The Lost City of Z
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491 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 septembre 2019
«  A man’s reach should exceed his grasp ». Formidable leçon de vie que James Gray s’efforce de nous offrir au fil du superbe The Lost City of Z, nouvelle fresque du réalisateur qui remet les récits d’aventure au goût du jour, dans laquelle il nous raconte, en véritable romancier amoureux de la découverte, comment l’eldorado d’un explorateur signifie bien plus qu’une simple découverte. Tellement plus.

Entre biopic éthérée et récit d’aventure romanesque à la saveur Indiana Jones et aux décors Coppoliens (d’inspiration Apocalypse Now), James Gray se mue en cinéaste-magicien audacieux, et redonne ses lettres de noblesse à un genre trop injustement tombé en désuétude ces dernières années.

C’est par fierté familiale et en quête d’un honneur dont sa généalogie l’a injustement privé que l’officier Percy Fawcett se promet de redorer le blason de son nom en se muant en apprenti explorateur qui s’élance alors dans l’inconnu de l’Amazonie. On suit alors l’équipage à travers un bateau miteux, un train bondé aux odeurs d’épices... et on se retrouve alors à leurs côtés, sur un fragile radeau, au beau milieu d’une jungle menaçante au parfum exotique. On déambule dans les recoins hostiles de cette masse broussailleuse comme dans un mirage. La magie des décors sème en nous cette sensation volatile que les premiers explorateurs ont du ressentir à la découverte d’un monde encore inexploré. Cette sensation d’aventure. Si sa mission était d’abord de seulement dresser une carte fiable de l’endroit visité, Fawcett découvre quelques vestiges d’une civilisation. Obnubilé, son intuition - celle qu’une cité perdue se trouverait au milieu de l’immensité de la jungle - se transforme lentement en une irrépressible obsession.

De retour au pays, il se heurte au scepticisme ambiant de ses pairs. Les récits fantasques de l’explorateur ne conviennent pas aux petits esprits conservateurs de l’aristocratie anglaise. L’existence d’une civilisation avancée autre que celle occidentale dépasse leur imagination étriquée. Fawcett repart néanmoins, et le film se construit alors au rythme de ses allers-retours. Entre odyssée dans l’inconnu et retour à la mère patrie aux côtés de sa famille - seulement entrecoupé d’un bref passage sur le champ de bataille lors de la Première Guerre Mondiale, où, confronté à d’occultes prophéties qui lui confirmeront que son destin s’écrira sous l’égide de l’aventure, Fawcett comprend que la finalité de son existence ne réside que dans la découverte de la cité d’Or.

À mesure que chaque scène s’agence lentement et silencieusement (la bande-son est quasi absente du film), on découvre la profondeur du récit orchestré par James Gray. The Lost City of Z regorge d’enjeux, tous abordés avec une sobriété apparente mais une efficacité redoutable. Il est question d’honneur, de famille, de paternité difficile, de la société méritocratique de l’époque, d’amitié, de détermination et de découverte de soi selon le rapport à « l’autre ». À mesure que le récit continue, on se plaît à se perdre sur les rivages des rivières, où la nature troque son apparente hostilité pour une étonnante tranquillité, avant que 2-3 coups de flèches d’indigènes viennent nous rappeler que l’Homme blanc n’est jamais le bienvenu sur ces terres. Entre quelques mouvements de caméras épurés où l’on distingue des visages apeurés, on comprend vite que la nature n’est pas un endroit que l’occidental peut librement appréhender.

Les années passent. Fawcett repart en expédition, cette fois accompagné de son fils, animé par la même foi inexorable que son père. Cette détermination sans faille de mener à bout cette entreprise peut être taxée de psychose maladive par certains, mais la quête qu’un père et son fils entreprennent ici doit se lire par le prisme du symbolisme : c’est la recherche d’un sens à la vie qui est ici dépeinte. L’existence ou non de cette cité est bien peu importante. Et le mystère doit rester complet. Jusqu’à l’ultime plan qui laisse une silhouette doucement s’éloigner dans les nébuleux recoins de la jungle et ses secrets
Adrien J.
Adrien J.

150 abonnés 168 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2019
C'est beau, puissant et hypnotisant. James Gray signe ici un immense film qui propose aux spectateurs un expérience sublime, un voyage cinématographique des plus réussi.
Shirokuromelt
Shirokuromelt

34 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2019
Le film raconte l'histoire émouvante et exaltante du major Fawcett, (dont la trajectoire est plutôt remarquable, c'est une histoire, une vie à connaître), et il le fait bien, cela suffit à rendre le film très prenant et très beau.
La réalisation restant cependant très classique, c'est un film qui ne gagne pas spécialement à être revu, mais son premier visionnage vaut largement le détour.
Valentino B
Valentino B

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2019
J'ai trouvé ce film génial, magnifique, poétique. Emporter de la première à la dernière minute.
Ce film m'a même fait m'intéresser à Percy Fawcett. Un personnage que je ne connaissais pas.
Fabien S.

694 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2019
Un très bon film d'aventures et de guerre de James Gray . Un bon long métrange intense rempli de bravoure.
Ezhirel
Ezhirel

61 abonnés 267 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2019
Habituellement fan de James Gray, là j'ai eu un peu de mal. Points positifs, le film est très beau, y'a un petit côté Malickien et les acteurs sont bons dans l'ensemble (sans qu'ils m'aient transcendé non plus, la faute au script).

Maintenant, il manque quelque chose au film pour que je puisse vraiment l'apprécier. Pour moi, y'a un problème d'écriture. Déjà parce que les ellipses sont incompréhensibles. J'ai pas compris pourquoi tout met autant de temps. Juste traverser une simple rivière, ça leur coûte 10 ans de leur vie ? Pourquoi ? Y'a des trous noirs en Amazonie ?

Il manque des bouts de l'histoire qui expliquent ce qu'il leur a pris autant de temps. Surtout si c'est pour rebrousser chemin à peines débarqués sur la terre ferme.

Et là, on entre dans le second problème. Chaque tentative de récompenser enfin le spectateur est désamorcée, ce qui rend le film extrêmement frustrant. spoiler: Alors, bien entendu, ils étaient obligés de coller à l'histoire de Percy Fawcett mais ils auraient pu, je sais pas, essayer au moins de nous faire penser qu'il était sur la bonne voie de manière un peu plus explicite.


A la fin, je me suis dit : "tout ça pour ça". Bref, assez déçu.
Uncertainregard
Uncertainregard

143 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2019
Très beau film d'aventure sur la vie de l'explorateur Percy Fawcett remarquablement interprété par Charlie Hunnam qui aura pris du galon dans cette oeuvre. Ca fait du bien de redécouvrir ce genre peu exploité de nos jours. C'est merveilleusement réalisé avec plusieurs expéditions, la guerre, les enfants, toute une page d'histoire où on avait encore des choses à explorer...
Andy Angus
Andy Angus

13 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2019
Un film magnifique avec une belle histoire... Qui ne peut décevoir personne, la ligne est droite et précise.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2019
un chef d oeuvre et le livre encore plus... je suis meme allé au royal geographique society a londres pour consulter les archives et j ai une copie de lettre manuscrite adressée depuis la jungle au new york times
Fêtons le cinéma

864 abonnés 3 758 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2019
Pendant près de trente minutes, The Last City of Z s’offre au spectateur comme un vaste vestiaire où déposer ses présupposés et la conception de l’aventure que des représentations aujourd’hui érigées au rang de références – on pense ici à Indiana Jones, pour n’en citer que les meilleures – ont codifiée ; trente minutes où nous subissons, à l’instar des protagonistes principaux, la lourdeur du cérémonial aristocratique, enlisé dans ses procédures, ses us et coutumes, où le temps passe lentement. Et puis quelque chose se produit : les explorateurs entament leur marche vers ce lieu magique où le fleuve prend sa source, semblent se raccorder à leur nature première au point de ne plus pouvoir prétendre vivre sans elle (tel est le cas, du moins, pour Fawcett). Dès lors, The Last City of Z construit, avec une subtilité remarquable, la puissance d’attraction qu’exerce la jungle bolivienne sur l’esprit du cartographe et déjoue ainsi toutes les étapes obligées du film de conquête en les sublimant par la prégnance du mystère. La découverte des peuples s’écarte vite des sentiers si souvent empruntés par les ethnologues pour préférer assister à la naissance de la magie : une mixture dans la rivière et voilà les poissons remontés à la surface, des éclats de poteries retrouvés dans la terre, des effigies d’un culte ancestral logées dans des arbres. Le film oppose magistralement cérémonial et cérémonie, faisant du premier l’apanage d’une société dépourvu de surnature et du second la restauration de la magie inhérente à l’existence de l’homme dans la nature (ces lumières dans la nuit font revivre aux explorateurs la tragédie de la nature). Le film oppose magistralement cannibalisme ritualisé et boucherie militaire à échelle mondiale, et expose les dangers de l’exploration à plus ample échelle (et militarisée) des terres réputées indigènes. L’entreprise scientifique se transforme, dans The Last City of Z, en cartographie de l’intériorité sensible de l’être humain : le principe est de descendre toujours plus profondément dans cette jungle devenue entre-temps métaphore de l’inconscient. Et cette boussole renvoyée traduit la communion de l’homme avec sa nature intérieure retrouvée après tant d’efforts, preuve qu’il est désormais chez lui et ne se perdra plus jamais. Une œuvre brillante et ambitieuse qui, malgré quelques lourdeurs initiales, nous plonge dans la rêverie moite et obsessionnelle de Percy Fawcett tout en conviant chaque spectateur à reproduire cette descente en soi pour retrouver sa jungle perdue.
RealPrime
RealPrime

134 abonnés 2 062 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2019
Au départ, l'affiche et le titre m'avaient fait croire à l'adaptation du jeu d'horreur et survie, mais j'avais clairement pas correctement lu le titre. Je retrouve Charlie Hunnam après l'explosif "Pacif Rim" mais dans un rôle bien plus noble. Costumes comme décors sont impeccable, les plans en plein jungle sont géniaux mais sont ceux ou les longueurs sont présentes en raison d'un vide, pas ou peu d'action et un script peu dynamique. Une histoire d'exploration version Christophe Colomb moderne avec ces indiens peut accueillent, mais çà se comprend. L'ensemble patine avec ces longueurs mais reviens de temps à autre. La scène la plus emblématique est celle de cette sorte de tribunal ou le personnage de Charlie expose son ambition de retourner en forêt. Un jeu et une ambiance géniale. Pour résumé, des longueurs, du noble en période 14/18 et de la jungle à perte de vue.
ManoCornuta

369 abonnés 3 101 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2019
Film d'aventures optant pour l'angle dramatique, The Lost City of Z bénéficie avant tout d'un casting bien pensé, duquel Charlie Hunnam se détache quand même nettement. Néanmoins, l'histoire en elle-même est faite de ressorts plus qu'évidents, et l'on ne ressent guère le tiraillement qui s'opère dans la tête de l'explorateur (comme évoqué dans le synopsis) entre exploration et vie de famille rangée. La photographie du film est de qualité et le rythme de la mise en scène plutôt correct, l'ennui ne vient jamais vraiment pointer le bout de son nez mais, en dépit de qualités esthétiques évidentes, on aurait souhaité un film plus intense sur le plan émotionnel.
manuher
manuher

7 abonnés 247 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mai 2019
Le problème avec les biopics, c'est qu'on ne peut pas accabler le scénario puisqu'il se base sur la réalité...
Ici donc une histoire qui personnellement ne m'a pas touché, surement fidèle à la réalité mais qui ne me semble pas mériter un film, une histoire qui finalement n'aboutit sur rien ou pas grand chose.
En plus c'est long si bien qu'à la fin, on se dit "tout ça pour ça?"
De plus sur le plan de l'image, c'est souvent sombre, avec des contre jours assez fréquents, bref c'est pas d'une grande qualité cinématographique.
lejojoducoin
lejojoducoin

29 abonnés 876 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2019
Une très belle plongée dans le début du 20ème siècle et de la découverte des profondeurs de la jungle amazonienne encore inconnues à cette époque. L'histoire vraie est fascinante, et très bien interprétée. L'obsession de cette découverte a marqué ce lieutenant pour la vie. Je regrette toutefois un rythme parfois un peu lent, pouvant perdre le spectateur.
Laetitia M.
Laetitia M.

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mars 2019
On s'est bien ennuyé jusqu'au bout mon conjoint et moi même, on s'attendais à un film d'aventures comme annoncé et c'était très mou et ennuyeux à mourir sans compté la fin est pire que tout le reste
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