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Valentino B
2 critiques
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5,0
Publiée le 6 août 2019
J'ai trouvé ce film génial, magnifique, poétique. Emporter de la première à la dernière minute. Ce film m'a même fait m'intéresser à Percy Fawcett. Un personnage que je ne connaissais pas.
Habituellement fan de James Gray, là j'ai eu un peu de mal. Points positifs, le film est très beau, y'a un petit côté Malickien et les acteurs sont bons dans l'ensemble (sans qu'ils m'aient transcendé non plus, la faute au script).
Maintenant, il manque quelque chose au film pour que je puisse vraiment l'apprécier. Pour moi, y'a un problème d'écriture. Déjà parce que les ellipses sont incompréhensibles. J'ai pas compris pourquoi tout met autant de temps. Juste traverser une simple rivière, ça leur coûte 10 ans de leur vie ? Pourquoi ? Y'a des trous noirs en Amazonie ?
Il manque des bouts de l'histoire qui expliquent ce qu'il leur a pris autant de temps. Surtout si c'est pour rebrousser chemin à peines débarqués sur la terre ferme.
Et là, on entre dans le second problème. Chaque tentative de récompenser enfin le spectateur est désamorcée, ce qui rend le film extrêmement frustrant. spoiler: Alors, bien entendu, ils étaient obligés de coller à l'histoire de Percy Fawcett mais ils auraient pu, je sais pas, essayer au moins de nous faire penser qu'il était sur la bonne voie de manière un peu plus explicite.
A la fin, je me suis dit : "tout ça pour ça". Bref, assez déçu.
Très beau film d'aventure sur la vie de l'explorateur Percy Fawcett remarquablement interprété par Charlie Hunnam qui aura pris du galon dans cette oeuvre. Ca fait du bien de redécouvrir ce genre peu exploité de nos jours. C'est merveilleusement réalisé avec plusieurs expéditions, la guerre, les enfants, toute une page d'histoire où on avait encore des choses à explorer...
un chef d oeuvre et le livre encore plus... je suis meme allé au royal geographique society a londres pour consulter les archives et j ai une copie de lettre manuscrite adressée depuis la jungle au new york times
Pendant près de trente minutes, The Last City of Z s’offre au spectateur comme un vaste vestiaire où déposer ses présupposés et la conception de l’aventure que des représentations aujourd’hui érigées au rang de références – on pense ici à Indiana Jones, pour n’en citer que les meilleures – ont codifiée ; trente minutes où nous subissons, à l’instar des protagonistes principaux, la lourdeur du cérémonial aristocratique, enlisé dans ses procédures, ses us et coutumes, où le temps passe lentement. Et puis quelque chose se produit : les explorateurs entament leur marche vers ce lieu magique où le fleuve prend sa source, semblent se raccorder à leur nature première au point de ne plus pouvoir prétendre vivre sans elle (tel est le cas, du moins, pour Fawcett). Dès lors, The Last City of Z construit, avec une subtilité remarquable, la puissance d’attraction qu’exerce la jungle bolivienne sur l’esprit du cartographe et déjoue ainsi toutes les étapes obligées du film de conquête en les sublimant par la prégnance du mystère. La découverte des peuples s’écarte vite des sentiers si souvent empruntés par les ethnologues pour préférer assister à la naissance de la magie : une mixture dans la rivière et voilà les poissons remontés à la surface, des éclats de poteries retrouvés dans la terre, des effigies d’un culte ancestral logées dans des arbres. Le film oppose magistralement cérémonial et cérémonie, faisant du premier l’apanage d’une société dépourvu de surnature et du second la restauration de la magie inhérente à l’existence de l’homme dans la nature (ces lumières dans la nuit font revivre aux explorateurs la tragédie de la nature). Le film oppose magistralement cannibalisme ritualisé et boucherie militaire à échelle mondiale, et expose les dangers de l’exploration à plus ample échelle (et militarisée) des terres réputées indigènes. L’entreprise scientifique se transforme, dans The Last City of Z, en cartographie de l’intériorité sensible de l’être humain : le principe est de descendre toujours plus profondément dans cette jungle devenue entre-temps métaphore de l’inconscient. Et cette boussole renvoyée traduit la communion de l’homme avec sa nature intérieure retrouvée après tant d’efforts, preuve qu’il est désormais chez lui et ne se perdra plus jamais. Une œuvre brillante et ambitieuse qui, malgré quelques lourdeurs initiales, nous plonge dans la rêverie moite et obsessionnelle de Percy Fawcett tout en conviant chaque spectateur à reproduire cette descente en soi pour retrouver sa jungle perdue.
Au départ, l'affiche et le titre m'avaient fait croire à l'adaptation du jeu d'horreur et survie, mais j'avais clairement pas correctement lu le titre. Je retrouve Charlie Hunnam après l'explosif "Pacif Rim" mais dans un rôle bien plus noble. Costumes comme décors sont impeccable, les plans en plein jungle sont géniaux mais sont ceux ou les longueurs sont présentes en raison d'un vide, pas ou peu d'action et un script peu dynamique. Une histoire d'exploration version Christophe Colomb moderne avec ces indiens peut accueillent, mais çà se comprend. L'ensemble patine avec ces longueurs mais reviens de temps à autre. La scène la plus emblématique est celle de cette sorte de tribunal ou le personnage de Charlie expose son ambition de retourner en forêt. Un jeu et une ambiance géniale. Pour résumé, des longueurs, du noble en période 14/18 et de la jungle à perte de vue.
Film d'aventures optant pour l'angle dramatique, The Lost City of Z bénéficie avant tout d'un casting bien pensé, duquel Charlie Hunnam se détache quand même nettement. Néanmoins, l'histoire en elle-même est faite de ressorts plus qu'évidents, et l'on ne ressent guère le tiraillement qui s'opère dans la tête de l'explorateur (comme évoqué dans le synopsis) entre exploration et vie de famille rangée. La photographie du film est de qualité et le rythme de la mise en scène plutôt correct, l'ennui ne vient jamais vraiment pointer le bout de son nez mais, en dépit de qualités esthétiques évidentes, on aurait souhaité un film plus intense sur le plan émotionnel.
Le problème avec les biopics, c'est qu'on ne peut pas accabler le scénario puisqu'il se base sur la réalité... Ici donc une histoire qui personnellement ne m'a pas touché, surement fidèle à la réalité mais qui ne me semble pas mériter un film, une histoire qui finalement n'aboutit sur rien ou pas grand chose. En plus c'est long si bien qu'à la fin, on se dit "tout ça pour ça?" De plus sur le plan de l'image, c'est souvent sombre, avec des contre jours assez fréquents, bref c'est pas d'une grande qualité cinématographique.
Une très belle plongée dans le début du 20ème siècle et de la découverte des profondeurs de la jungle amazonienne encore inconnues à cette époque. L'histoire vraie est fascinante, et très bien interprétée. L'obsession de cette découverte a marqué ce lieutenant pour la vie. Je regrette toutefois un rythme parfois un peu lent, pouvant perdre le spectateur.
On s'est bien ennuyé jusqu'au bout mon conjoint et moi même, on s'attendais à un film d'aventures comme annoncé et c'était très mou et ennuyeux à mourir sans compté la fin est pire que tout le reste
Pourquoi faire court quand on a les thunes pour faire long. James Gray est une valeur sûre. C’est l’histoire d’un soldat britannique qu’on envoie éviter une guerre au Brésil. De fil en aiguille, le voilà explorateur de la jungle amazonienne, à la recherche d’une cité mythique. On retrouve certains thème mieux traités ailleurs comme la relation père-fils ou le défi scientifique qui ne plaît pas à une communauté de savants ronronnante. On se dira aussi que les constants allers et retours entre l’Amérique du sud et l’Angleterre saccade le rythme. Mais on appréciera quand même le suspens et le partage d’une quête tout à fait sympathique. Pour résumer, c’est un peu long mais ça fonctionne bien.
Malgré sa bonne réputation, ce film est plutôt décevant. Le sujet n'y est pour rien, bien qu'on aurait pu se dispenser de séquences mélos, le problème vient surtout de la réalisation, des dialogues et des acteurs. Forcément, la comparaison avec Aguirre est destructrice pour ce film auquel il manque une âme, un lyrisme, une foi et surtout une technique cinématographique, malgré les beaux paysages ici et là. Sans tenir compte des incohérence parfois dans le récit, l'âme de l'aventurier ne ressort pas ici, pas de vrai émotion, même la peur est absente, et la fin grandiloquente du chercheur est très préfabriqué pour plaire à un certain public. C'est un peu du Spielberg, en pire....