"Marie Heurtin" est le genre de film dont il est déjà acquis qu'il sera assurément bon, mais pas à ce point, tellement l'émotion pure et absolue est au rendez-vous, pour nous submerger et nous bouleverser du début à la fin... On reste pantelant devant des moments de grâce qui nous font vibrer, frissonner par la force et la sincérité de la beauté du jeu de la jeune Ariana Rivoire. Son attitude, ses réactions, ses expressions et l'intensité qu'elle y met pour le faire passer, font frémir ! Isabelle Carré est elle-même rayonnante dans sa composition, tellement elle est transfigurée par cette patience et cette volonté mêlées à une tendresse inouïe dans son projet, devenu une véritable mission titanesque... La détermination qu'elle met à amadouer Marie est d'autant plus forte qu'elle pressent sa fin toute proche... De plus, alors qu'il s'en défend, le réalisateur Jean-Pierre Améris a intégré le contexte historique qui a justement toute son importance par l'intérêt qu'a suscité Marie Heurtin chez la sœur Marguerite, alors que les handicaps cumulés de sa protegée, la destinait à l'asile comme tant d'autres... Sa méthode d'apprentissage, malgré des erreurs de pédagogie manifestes, est remarquable dans son approche et sa construction. On y voit toute la conviction et l'ardeur qui émanent à travers ces gestes, ces caresses magnifiques, tout comme à contrario, dans la violence à l'état brut... Filmer les visages, les mains avec autant de sensibilité et de beauté est tout simplement enchanteur ! Il y aurait beaucoup à dire sur cette histoire vraie dont le récit laisse rêveur !!! On remarquera également la profondeur et l'apport des seconds rôles, dont les échanges et certains moments clé, ont toute leur justification, comme celui des retrouvailles de Marie et ses parents, magique... Jean-Pierre Améris a su éviter une trop grande connotation religieuse et en rester à la stricte et essentielle renaissance de Marie. Ce témoignage d'espérance nous rappelle qu'en chaque être quel qu'il soit, restent cachées des ressources que le phénomène de résilience permettra de faire jaillir, coûte que coûte... Ce film puissant et important dans sa démarche, non sans défauts, réclame toute notre humilité et mérite par ce qu'il fait passer qu'on le salue bien bas... Chapeau !
J'ai adoré ce film, il est merveilleux à la fois plein d'humour et d'émotion (prévoyez des mouchoirs si vous l'avez pas encore vu!!!;)) L'actrice sourde est superbe et j'espère qu'elle recevra une récompense de meilleure actrice de l'année, c'est un énorme travail pour elle de travailler dans un milieu d'entendants sans oublier qu'elle n'est pas une actrice professionnelle, elle a très bien joué ce film!! Bravo également à Isabelle Carré qui est également une bonne actrice et surtout son intérêt pour la langue des signes!! Merci au réalisateur d'avoir réalisé ce film et de le présenter aux gens qui ne connaissent pas l'handicap et cela montre que les personnes handicapés sont tous des combattants, ils peuvent réussir leur vie quand on les aide même pour la plupart, sont déjà débrouillards comme moi, étant sourde! ;) Je recommande vivement ce film aux sourds, aveugles et aux entendants aussi!!!! D'ailleurs, mon mari étant entendant et ne pratiquant pas beaucoup de la langue des signes, l'a aimé et appris quelques mots en langue des signes, ça vaut le coup d'apprendre quelques mots grâce au film! hé! ;)
Un film magnifique, qui élève l'esprit. Le réalisateur met en avant les efforts nécessaires pour parvenir à vaincre le handicap, et montre en même temps la récompense que la persévérance apporte. Isabelle Carré joue très bien ce rôle, avec ses doutes, ses limites mais aussi ses convictions, sa ténacité.
Comme toute la presse l’a signalé, ce film reprend, à partir d’une histoire vraie, le thème de deux films célèbres : "Miracle en Alabama", d’Arthur Penn, et "L’enfant sauvage", de François Truffaut. Le déroulement est strictement identique (on imagine mal comment il pourrait en être autrement), la seule différence consistant en ce que l’éducatrice est une religieuse, Marguerite, qui travaillait dans une institution où l’où tentait d’éduquer de jeunes sourdes-muettes. Son élève, Marie Heurtin (1885-1921), alors âgée de quatorze ans, est aveugle, de surcroît.
Naturellement, le traitement très long, réussit – car, dans le cas contraire, il n’y aurait pas de film –, mais la religieuse, spoiler: malade dès le début, meurt à la fin .
Le film est honorable, mais on a eu la mauvaise idée de le diffuser dans une version pour sourds, de sorte que tout est sous-titré : les répliques des personnages apparents, en blanc ; celles des personnages hors-champ, en jaune ; les signes, en vert ; les bruitages, en rouge ; la musique, en rose ; etc. C’est assez pénible, et il faut plusieurs minutes avant de s’y habituer.
Le film est intéressant , émouvant, humain et visuel . Dans ce film , la culture Sourde est pure ! Et aussi le rôle d'une fille AVEUGLE et sourde est bien réussi grâce à Ariana Rivoire . Bravo pour le réalisateur et l'équipe C'est une histoire de communication entre deux mondes séparés. Je suis fière de ce film car le réalisateur veut les comédiens SOURDS pour jouer dans ce film ( il y a 4 ou 5 comédiens sourds signants dans cette histoire). Une actrice Isabelle Carré est bien choisie : elle est ouverte et humble . C'est une histoire vraie . ne la ratez pas Chapeau pour sous titrage comprise pour l’accessibilité Chapeau ! c'est le 1ere film de cinéma !
Magnifique ce film inondé d'amour et de lumière...Un 5 étoiles pour Isabelle Carré ,Ariana Rivoire et Jean-Pierre Améris qui nous rappellent que l'amour est au plus près de nous...Allez vite voir ce film et partagez votre avis sur Allociné ....juste pour lui laisser le temps de toucher votre cœur.
C'est un profond sentiment d'émotion et de compassion. Ce récit violent, hystérique sur l'enfermement de l’être humain dans son corps et son âme, par l'absence de la vision et de l 'ouïe, est une vraie leçon d'humanité. Le cas de Marie Heurtin (Ariana Rivoire, extraordinaire) en est la représentation idéal. Amenée dans cet institut pour sourds de Larnay par son père désespéré de la voir enfoncée dans les ténèbres, Marie est pris en charge par soeur Elisabeth ( prodigieuse Isabelle Carré). A partir de là, le film dérive dans une obstination hallucinée, de la part de sœur Elisabeth, à tout apprendre par le toucher, à Marie, par la répétition exacerbée des gestes et des signes. Quand enfin elle y arrive, c'est une explosion solaire de lumières, d'amour, de découverte. Magnifique ! On pleure, et dans un éclairage lumineux et harmonieux, au milieu des herbes folles et des arbres centenaires, on assiste après maintes péripéties filmiques à la renaissance de Marie.
Merci pour ces moments de grâce. Isabelle Carré est excellente comme souvent et tout est parfaitement exécuté par tous les acteurs de ce film. Je mettrai bien une piécette sur un césar pour Madame Carré