excellent film ! Le décors de l'époque est très bien recrée, ce qui nous plonge directement dans le film. Les problématiques de Tolkien sont bien amenée et on y découvre sont génie a travers le film.
Mieux vaut avoir quelques éléments en mains avant de pousser la porte de la salle pour voir ce qu'on peut qualifier de pré-biographie, une fiction a priori très libre vis-à-vis des faits réels qui se clôt au moment où le héros entame son émancipation d'auteur. Par cet aspect, il rappelle le récent Colette, choisissant là aussi de se pencher sur une courte période au lieu d'un biopic de nature classique, relatant une mise en train plutôt qu'une consécration. Or certains fans du Hobbitt ou du Seigneur des anneaux seront susceptibles de s'en tenir là, de juger inintéressant tout le développement autour du traumatisme de la première guerre mondiale ou de la fondation de ce club très sélect avec trois amis étudiants de bonne famille. Le voir sous le prisme des éléments manquants et non de ce qui s'y trouve. Une fois régulé ce niveau d'attente, on peut se plonger avec délectation dans ce récit sobre et raffiné de la naissance d'une passion, de l'amour pour la langue littéraire et l'exhortation à la créativité. Il y a une familiarité certaine avec un film culte comme Le cercle des poètes disparus, tout juste nuancée par un cadre moins universel. Les références aux futures œuvres de l'auteur sont bien présentes, mais loin d'être limpides. Ainsi l'équilibre est précaire entre le fil rouge scolaire et les flashforwards nous envoyant sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Un problème de structure manifeste puisque nous sommes ballotés parfois de l'un à l'autre sans justification précise. Les séquences sur le front s'avèrent particulièrement énigmatiques, laissent tout juste échapper quelques indices pour permettre aux spectateurs de se raccrocher aux branches. C'est en fin de compte le verset sentimental de l'histoire qui produit les meilleures scènes (le « scandale » au restaurant) et soulève les meilleurs thèmes (la nécessaire marginalité, la langue comme vecteur de sens), la partition d'une Lily Collins solaire en future Mme Tolkien y est aussi pour quelque chose. Si ce n'est pas exactement le film qu'on était en droit d'espérer en termes de fantaisie, d'originalité, d'imagination (un comble), on tient néanmoins une narration efficace qui donne de la chair à tous les personnages secondaires, les rend infiniment sympathiques en dépit de leurs origines sociales aisées (à l'exception de JJR lui-même), pas une sinécure dans un long-métrage. L'approche intimiste permet d'associer le spectateur à chaque action, de littéralement participer aux mêmes jeux que les acteurs, de se projeter dans cette bourgade anglaise au début du XXe siècle. De quoi profiter d'un bon film sans ressasser l'idée du film immense qu'il aurait pu être sous la direction d'un créatif de la trempe d'un Tim Burton, Michel Gondy ou Wes Anderson (liste non exhaustive). La simplicité de la forme a le mérite d'éviter la sortie de route par excès d'ambitions.
J’ai beaucoup aimé ce film. Les images sont belles, les acteurs excellents, la musique envoûtante. A travers les tableaux successifs on voit se façonner et s’épanouir la personnalité du jeune Tolkien au contact des êtres exceptionnels qu’il côtoie : - sa mère, Geoffrey, Edith, ses 3 autres amis, le vieux professeur de philologie, mais aussi à travers les dures circonstances auxquelles il est confronté. Il fait face en effet à la mort de ses parents, à la pauvreté, et aux horreurs de la première guerre mondiale. Tout cela s’enchaîne, se complète, nourrit sa réflexion et enrichit sa sensibilité. Le film n’explique rien mais brosse par petites touches un portrait intimiste de Tolkien, chaque évènement étant vécu dans la réalité et sublimé dans l’imaginaire. Dans ses livres Tolkien exprime la quête d’amour et d’absolu qui l’anime, et il la réveille en chacun de ses lecteurs. A travers son film Dome Karukoski réussit à amener le spectateur aux portes de cet univers en créant des émotions et en suscitant des questionnements qui vont bien au-delà des faits racontés. Son évocation de Tolkien est tout simplement magnifique de justesse et de profondeur.
Comment rendre compte en images de l'inspiration géniale d'un homme sans histoire ? Ce défi est partiellement relevé par ce film classique aux vagues accents de "chariots de feu" qui exploite comme il peut l'enfance d'orphelin de Tolkien dans la Cambridge fuligineuse du début du XXème siècle, la camaraderie d'étudiants se préparant à Oxford et Cambridge ou les tranchées de la Somme en 1916... De nombreuses scènes renvoient par analogie ou par évocation à la saga des hobbits et du Seigneur des Anneaux et les fans s'y retrouvent. Même la bluette gentiment incarnée par Nicolas Hoult et la délicieuse Lily Collins prend des tours elfiques. Las, on ne fait pas de la vie sage et tranquille d'un prof de philologie à Oxford un nouvelle épisode de l'affrontement entre le Mordor et les gentils. Le film, aux décors bien léchés et à la belle musique, tire un peu en longueur. Merci d'avoir essayé !
un biopic très intéressant et mis en scène de façon magistrale. beaucoup d'émotion et beaucoup d'admiration pour ces 4 personnages. hélas une fois de plus les horreurs de la guerre vont faire des dégâts. un film fort et sincère qui m'a fait un bien fou.
John Ronald Reuel (J.R.R.) Tolkien était un écrivain britannique de talent, essentiellement connu de nos jours pour avoir écrit "Le Hobbit" en 1937 et "Le Seigneur des anneaux" en 1954. Ce biopic nous propose de mieux connaître la jeunesse de ce philologue de génie, entre ses 12 et 25 ans environ. C'est l'occasion pour nous de découvrir la genèse de son style Fantasy si prisé aujourd'hui. Intéressant, oui... Captivant, non... C'est le bilan que je pourrais faire de ce film inégal, possédant quelques atouts manifestes dans son jeu, mais plongeant également le spectateur dans certaines scènes ennuyeuses évitables. Je reste donc mitigé et moyennement emballé par ce "Tolkien" qui aura au moins le mérite d'être enrichissant culturellement. Site www.cinemadourg.free.fr
Si vivre d’une passion artistique n’est pas simple aujourd’hui, qu’en était-il le siècle dernier, à l’époque de J.R.R Tolkien ? À Birmingham, foyer de penseurs et d'industriels, quatre étudiants ont l’ambition de changer la facette du monde, par l’expression de leurs talents respectifs : la musique, la peinture, la poésie, et l’écriture… On fait tourner des livres, non des pétards, à la bibliothèque universitaire ou dans les salons de thé. Dans cette ambiance et cette époque superbement bien retranscrites, j’ai aimé rêver avec eux. Naissent des liens indéfectibles, et pour le jeune Tolkien un univers magique, influencé par des épisodes parfois heureux, parfois traumatisants. Les allers-retours temporels, peut-être trop récurrents, ont l’avantage de rythmer l’ensemble. Car ce biopic était un pari risqué, dans le sens où de grande chose peuvent surgir de personnes menant une vie sans relief. Je craignais une exploitation un peu « facile » de la Grande Guerre, et des visions oniriques. Ce ne fut pas le cas.
A vrai dire, je ne sais pas à quoi je m'attendais avant de le voir. Mon esprit dogma me faisait craindre le pire.
Mais j'y suis allé. Le film ne traite pas de l'oeuvre immense de l'auteur, ni de son travail de linguiste, ni de sa poésie. C'est un film sur le jeune homme qu'il a été, avec sa part de romance. Le récit est prenant, c'est un joli conte romantique sur un auteur romantique.
Mais il s'est passé une chose à laquelle je ne m'attendais pas. spoiler: Quand sont venues les dernières secondes du film, et que l'on voit JRR écrire les premiers mots du seigneur des anneaux : j'ai pleuré pendant 5 minutes toutes les larmes de mon corps.
Ces mots m'ont accompagné toute mon enfance et mon adolescence alors que je n'arrivais pas à m'intégrer, que j'étais le sujet des moqueries tout le long des 5 années passées au collège.
" Dans un trou vivait un hobbit. ce n'était pas un trou sale et lugubre.... "
La comté m'a fait sortir du Mordor de mon enfance. Merci Tolkien <3
Dome Karukoski parvient à traduire le processus de création d’une œuvre, en visualisant la matière dont sont faits les rêves, avec un romanesque achevé.
Un intéressant biopic sur le maître de l'heroic fantasy. Sa jeunesse, ses amis, son amour et ses drames. Nicholas Hoult continue de progresser dans sa panoplie de rôles toujours plus aboutis et les seconds rôles sont tout aussi convaincants.
Ce film est très classique, très académique, et donc malheureusement soporifique. Cependant, la réalisation reste très belle mais cela manque de vigueur.