10130 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
575 critiques spectateurs
5
97 critiques
4
270 critiques
3
106 critiques
2
55 critiques
1
28 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2016
Vraiment magnifique ,on peut ou ne pas se reconnaître a chacun son histoire . Une histoire d'amour toxique .Une superbe interprétation des acteurs a la hauteur . A voir et revoir.
Maïwenn sait surprendre. La preuve avec ce film entre humour et drame. Tony (Emmanuelle Bercot, incroyable) s’est cassé la jambe au ski. Elle est dans un centre de rééducation. Dans ce centre, elle se souvient de sa vie amoureuse avec Georgio (Vincent Cassel, aussi bluffant que Bercot). Georgio lui demande tout de suite de lui faire un enfant. Depuis leur mariage, le couple va mal. Un coup ils s’aiment, un coup ils se font la guerre. Des souvenirs pas toujours très agréables. Georgio était un manipulateur, un flambeur. Quand leur fils est né la première chose que Georgio a fait c’est de montrer le petit à son ex-amoureuse. Georgio surnomme son ex « tata ». Pourquoi Tony, tombe t-elle amoureuse tout d’un coup de Georgio ? Maïwenn explique la vie de couple. Dix ans de mariage. Mais pour quel résultat ? Le duo Cassel-Bercot est parfait. Dix ans de vie de couple, est-ce que cela existe vraiment ? Georgio ment (exemple : il dit qu’il a un rendez-vous d’affaire, mais il trompe Tony). Et puis, Tony elle, ne sait pas quoi faire. Au moment de leur divorce, son mari lui lance des trucs pas possibles : « Tout de façon c’est moi qui aurait la garde du petit. Parce que toutes les crises que tu as faites devant lui (…) » Un jour elle a même oublié son bébé dans une pharmacie. Le regard d’Emmanuelle Bercot est superbe. Le montage est bien construit : un coup on voit Tony dans son centre de rééducation, un coup on la voit avec son « mec ». Le montage est très rapide. Et Maïwenn nous met une musique superbe : Easy. Emmanuelle Bercot a mérité son Prix d’interprétation féminine à Cannes. Aucune faute dans ce film. – Sandro Martinez, 9 ans
Pour moi c'est une vrai réussite ce film. Les 2 acteurs sont époustouflants. Emmanuelle BERCOT est tellement émouvante dans le rôle de cette femme blessée moralement et physiquement, CASSEL est magnétique dans ce rôle de manipulateur. De jolies scènes d'amour, d'humour malheureusement entachées de scènes de destruction. J'ai adoré ce film malgré quelques longueurs.
Excellent film, sur un sujet difficile mais parfaitement traité ici. La performance de Vincent Cassel est comme toujours ahurissante. Avec sobriété, il incarne un homme qui, très subtilement, fait souffrir sa femme, et l'entraîne dans un passion destructrice pour elle. Pas de violence physique ni verbale, mais quelque chose de beaucoup plus sournois. Sans en dire plus, c'est un film qu'il faut voir, en particulier pour dénoncer la manipulation mentale dont certaines femmes peuvent faire l'objet. Et la dépendance de quelques unes vis-à-vis de certains hommes qui les maltraitent, ce qui est une réalité.
Je me rappelle du final de "Polisse", qui à lui seul avait anéanti les quelques qualités du long-métrage. La lourdeur absolue de la mise en scène et de la métaphore m'avait clairement dégoûté de l'oeuvre. Et bien "Mon Roi" souffre du même problème mais durant toute sa durée. Le tout commence dès la seconde scène, et l'entretien avec la psychiatre, sur une psychologie de bazar d'une lourdeur assommante qui restera constante par la suite. C'est impressionnant de voir à quel point Maïwenn échoue dans tout ce qu'elle entreprend avec ce nouveau film. Cette ambition à dépeindre un couple dans ce qu'il a de plus vrai et de plus beau, avec l'influence de Pialat notamment, est une catastrophe. Rien de sonne vrai, la mise en scène de la cinéaste, l'aspect hystérique et l'artificialité de l'ensemble est plus proche de l'émission de variété que de l'envie de proposer du cinéma. Et c'est, je pense, le mot qui résume le mieux "Mon Roi" : artificialité. Car on souhaite ici nous montrer du vrai, du beau. Mais tout, en terme de cinéma, s'oppose à cette ambition. La lourdeur de la réalisation, qui film des personnages qui n'arrivent pas à exister, au sein d'un récit cliché, qui tente vainement la carte de l'humour (le personnage de Norman est risible). Le long-métrage essaie réellement de créer de la vie, de l'émotion, avec cette relation d'amour/haine qui aurait pû être passionnante, à la condition que l'écriture en fasse quelque chose, et pas comme ici une vision unilatéral et mortifère du couple. Le long-métrage est d'une grande redondance, et n'adopte au final que le point de vu de Tony (exaspérante Emmanuelle Bercot), Georgio (Cassel très juste) de son côté est vu comme l'éternel fautif. Le récit souhaite dire quelque chose sur le couple, mais de part son point de vu étriqué et son incapacité à montrer du vrai, ne devient qu'une suite saynètes se voulant réalistes mais d'une bêtise abyssale. Maïwenn confond mettre en scène un film avec des personnages, et, film avec des personnages qui se mettent en scène. C'est hystérique, c'est lourd, c'est étriqué, c'est faux et surtout profondément mal écrit. Reste les acteurs.
Le film le plus incroyable que j'ai vu jusque maintenant , qui fait écho à mon vécu. Et au vécu de beaucoup d'entre nous probablement. Une analyse du pervers narcissique plus vraie que jamais, avec un jeu d'acteurs au sommet. Bouleversant.
Encore une réalisation de Maiwenn d'une élégance rare. Film superbe qui m'a boulversé. Jeu d'acteur de Emmanuelle Bercot incroyable. Bravo. Merci pour ce genre de film qui me rend adepte du cinema français!
J'aime ce que fait Maïwenn. Je pars pas très objectif. "L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu." Sans ses deux supers acteurs, pas certain que cette passion me tienne 2h
Une chute à ski et voilà le genou cassé, ou plutôt devrait-on rectifier "je-nous" comme la psychologue l'explique à Tony au début de "Mon Roi". C'est donc sur des sommets de lourdeur que commence le nouveau film de Maïwenn, sommets dont le film ne descendra jamais car trop fier de son hystérie gratuite, de ses blagues vaseuses et de sa mise en scène tape-à-l’œil avec au centre des acteurs faisant chacun leur petit numéro. On peut au moins reconnaître que les interprétations de Bercot et de Cassel sont impressionnantes, tant les deux acteurs se fourvoient sans hésitation dans ce cinéma dégénéré qui fait l'éloge des néo-beaufs tout en excluant les autres. Mais cette vision des "vrais gens", ceux qui jonglent avec des pots de yaourt ouverts, qui s'amusent à casser des verres au restaurant ou qui prennent pour alliance des bouts de saucisson, prête au moins à rire tant elle est ridicule; car la vision du couple de Maïwenn, elle, est bien plus exaspérante car partiale, dépourvue de nuances et atrocement répétitive dans sa représentation. On l'a compris, c'est de la faute de Georgio, pas de Tony; ils se séparent parce qu'il la trompe et se remettent ensemble parce qu'il l'a fait rire; il se drogue et elle prend des médicaments : ces raccourcis qui se voudraient la base d'un réalisme poignant, équivalent à celui de Kechiche mais surtout digne du modèle Pialat, sont en fait terriblement artificiels et ne témoignent jamais d'un véritable point de vue sur le couple. Ils ne font que définir vaguement les personnages sans jamais explorer leur intériorité, se révèlent des moyens utiles pour remplir le scénario et pour enfin justifier la séparation finale. Car outre une mise en scène plus que discutable, "Mon Roi" est faiblement écrit, jusque dans sa structure problématique et les nombreuses scènes de rééducation qui, parce qu'elles ne sont pas le sujet du film, ne laissent à aucun moment transparaître un réel désir de cinéma. En somme, un très mauvais film, accablant de bêtise et de simplisme.
Je suis très mitigé sur ce film, soit Maïwenn a voulu faire un film sur la difficulté de se défaire d'un amour même destructeur et alors c'est une réussite. Si son but était de montrer la souffrance du personnage de Tony de vivre avec un pervers narcissique c'est totalement loupé. Car le rôle de Vincent Cassel est tellement bien écrit et ce dernier est tellement époustouflant dans son interprétation qu'il vampirise tout le reste dont le personnage d'Emmanuelle Bercot qui a fini par me rendre indifférent alors qu'elle est censée être le personnage central du film. Si Maiwenn voulait jouer sur les deux tableaux c'est alors un film bancal qui vaut surtout je le disais pour le grand numéro de Vincent Cassel qui joue un salaud fini mais qu'on arrive pas cependant à détester et de ce point de vue l'empathie avec le personnage de Tony fonctionne bien. Je n'ai pas été convaincu par la mise en scène le style souvent caméra à l'épaule qui rend le film sincère et nerveux mais qui ne correspond pas toujours au ton du film. Ni dégoûté, ni emballé par ce film qui est cependant la confirmation que Vincent Cassel est au sommet de sa carrière.
Malgré certaines longueurs le film est une petite réussite. Plusieurs raisons à cela : un casting excellent, surtout ces deux acteurs principaux. L'un comme l'autre sont vraiment excellent dans le rôle respectif. Ensuite, la mise en scène. La réalisatrice a réussi à donner beaucoup de vie et d'intensité à une histoire relativement banale.
Très beau sujet traité en subtilité : comment un homme peut-il avoir une telle emprise sur une femme, comment peuvent-ils s'aimer autant et se faire souffrir à ce point ? Ces relations déchirantes ne sont pas rares et pas si facilement détectable: voilà pourquoi je trouve ce film à la fois utile, et très beau.
La justesse des sentiments et les émotions sont une fois de plus exprimés avec beaucoup de délicatesse par la réalisatrice Maiwenn (Polisse). Emmanuelle Bercot est parfaite, mention spéciale à Vincent Cassel, définitivement grand, troublant en pervers narcissique.