Je mets seulement une étoile bien que ce film ne soit pas mauvais. Mais c'est une histoire tellement compliquée, violente, glauque, déprimante que c'était très pénible à visionner et que je ne peux pas mettre une meilleure note. Aussi, les deux personnages principaux sont en souffrance, tirent la gueule tout le temps et que c'est pénible !
Bon polar, original et qui révèle la capacité du cinéma chinois à s'approprier de nouveaux genres. On pourra toutefois rester extérieur à cet exercice de style maîtrisé mais froid.
Un polar d'ambiance, le récit reste secondaire. Dommage car c'est joliment filmé, beau travail sur les clairs-obscurs. La critique crie un peu vite au chef-d'oeuvre, exaltée par tant d'exotisme, comme l'hiver dernier avec le Jia Zhang-ke. Un cinéaste a suivre tout de même.
Intrigue incompréhensible, mais mise en scène très forte et une vison terrifiante de la chine d'aujourd'hui. Bons acteurs, belle lumière mais on s'ennuie un peu.
L'ours d'Or certes ,mais, pour moi ,on est loin de l'exceptionnel "Touch of sin" Reste un bon film qui fait à la fois référence au passé du film noir américain et ses archétypes , au présent d'une Chine au peuple malmené dans l'ébullition de son développement et au futur d'une mutation uniformisante ou ne reste que l'affectif ou se raccrocher : l'amitié fidèle du collègue de travail plus que les relations amoureuses filmées plus comme des luttes que des embras(s)ements et cela dés le début du film ( scène de fusion rupture de Zhang et son ex épouse) J'ai apprécié : les petites touches ironiques sur les rapports sociaux souvent de domination (de rôles ou d'argent) la beauté des photographies dans un décor bien glauque et la virtuosité de certaines prises de vue.
Ours d'or au dernier festival de Berlin, j'attendais quelque chose d'autre de ce Black Coal. Surtout après avoir vu partiellement la bande-annonce, je pensais voir un polar musclé et efficace, emprunt d'une certaine poésie. Pour ce qui est du rythme, c'est plutôt le contraire. L'ensemble est très...
Black Coal a bien mérite son Ours d'Or à la 64 ième berlinale . Un polar envoûtant dans une région de Chine filmée au naturel . Très bien interprété (d'ailleurs un Ours d'Argent de meilleur acteur a été donne Liao Fan qui joue l'ex flic) . Passionnant aussi dans ces multiples rebondissements . Une sombre immersion dans une Chine où on peut y voir une certaine ambiance des polars américains des années 50 notamment (pour ma part le troisième homme) Un bon film .
C’est un polar d’un noir charbonneux qui se passe en Mandchourie au tournant des années 2000. Des restes humains ont été retrouvés dans des cargaisons de houille. Un de ses collègues se fait tuer et l’inspecteur Zhang foire son enquête. Plaqué par sa femme, il sombre dans la déprime et l’alcool. Cinq ans plus tard, l’ex-flic va pourtant avoir une seconde chance lorsqu’on découvre d’autres morceaux de cadavres dans des convois identiques... Pourtant, le vrai point commun entre 1999 et 2004, c’est un pressing tenu par une belle et énigmatique teinturière. La fille est bien gardée et on ne l’approche pas sans risque. Sauf si on est amoureux et têtu... . « Je veux juste avoir quelque chose à faire pour ne pas être un perdant » avoue-t-il. Comme dans un bon film de genre, Zhang mène son enquête en parallèle avec la police. Et s’offre quelques rudes bagarres, à coups de pétard ou de patins à glace ! C’est pourtant l’autre versant de ce polar qui fait son originalité. La peinture d’une Chine provinciale qu’on ne voit pas souvent ; le rendu des nuits glaciales sous la neige ; un portrait des travailleurs isolés par leur propre individualisme autant que par l’absence de repères sociaux. Du point de vue formel, cela donne lieu à une mise en scène d’une grande beauté plastique. Scène d’amour avant la rupture, glissement de plaisir au cours de danse, angoissants ballets nocturnes sur la patinoire et le final du « feu d’artifice en plein jour » qui scelle l’adieu de deux amants impossibles. Des scènes magnifiquement réglées et éclairées qui signent un grand cinéaste.
Ni emballé , ni envoûté par ce film pourtant récompensé d'un Ours d'Or au festival de Berlin. Peut être dans la tradition des films noirs américains, mais des références qui datent un peu. Ambiance totalement glauque, triste, froide, déprimante. Un scénario qui s'étire en longueur et qui manque de vraisemblance...En matière de violence dans la Chine contemporaine A Touch of Sin est d'une autre facture..
On a souvent porté aux nues les polars sud-coréens, et à raison : véritables chef-d’œuvres de cinéma, les « Memories of Murder », « The Chaser » ou « J’ai rencontré le Diable » sont autant de pépites inoubliables. Depuis quelques années et le développement du cinéma chinois, on fait de même avec les leurs. Bien plus souvent à tort ! Récipiendaire de l’Ours d’Or à Berlin, ce polar est davantage ennuyant et interminable que mémorable, c’est dire la qualité de la sélection de la biennale cette année ! Doté d’un rythme décousu et de nombreux passages à vide, ce « Black Coal » est mortellement chiant. Pourtant l’intrigue en elle-même était prometteuse et le contexte de cette Chine citadine désœuvrée intéressant. D’ailleurs le climat glacial et poisseux du film est l’une des rares réussites de cette bobine. Sinon, durant une heure on s’ennuie, ça patine (dans tous les sens du terme) avant qu’une seconde partie éveille un peu notre intérêt lorsque le mystère s’éclaircit. Mais pour cela, il faut essayer de ne pas s’endormir tant la résolution est ténue et opaque. Qui plus est, et cela est propre à la sensibilité cinématographique asiatique, le jeu des acteurs est outré ce qui passe encore moins bien dans le cadre d’un film ennuyant et décousu. Pour un excellent thriller, revoyez plutôt le film de Denis Villeneuve, « Prisoners » au contexte semblable. Là cela méritait amplement les applaudissements.
Je comprends bien et partage en partie la critique "officielle" sur l'aspect visuel, poétique (et politique..sur l'état de la Chine actuelle) , je comprends aussi ceux qui ont trouvé le film bien chiant..! Pour ma part après 75 minutes séduisantes j'ai commencé à être agacé par ces situations non abouties, ou gratuites, les acteurs qu'on a du mal à identifier, le pourquoi du comment .Tout ça vient-il du "génie" de ce réalisateur ou plutôt d'une certaine puérilité de sa part, d'un scénario pas assez travaillé ou du montage ayant exigé de couper les scènes pour tenir les 2 heures maxi ? Hummm
Le réalisateur lorgne tout à fait ici du côté du cinéma coréen des années 2000, par la profondeur de l'atmosphère et la tentation d'un scénario à tiroirs..... C'est donc tout à fait louable et emmène le spectateur dans un film qu'on dirait à mi chemin du chinois (on pense à Jia Zhang Ke) (film social) et du coréen (on pense à Im Jang Soon, parmi d'autres) ??? Mais ça c'est dans les intentions, car même si le film est intéressant il ne parvient pas à captiver, à éveiller réellement le spectateur à un autre monde que ceux précités..... le scénario a des moments de mystère, et je regrette personnellement en tant qu'européen, que le réalisateur est choisi pour acteurs du psychopathe aux patins à glace et pour inspecteur deux personnes si proches physiquement, pour moi la confusion a été réelle et pénalisante pendant les deux heures du films..... Scénario confus donc en terme d'histoire et en terme d'acteurs, on soulignera quand même un indéniable souci formel et heureusement pour le film, la photo est gracieuse, et l'espace est soigneusement découpé, certaines scènes restent dans la mémoire spoiler: (la patinoire, la grande roue, le feu d'artifice) après qu'on est visionné le film... C'est vrai que les descriptions sont brillantes, visuelles et iconoclastes, et que le dénouement du polar est très intéressant, mais on se demande au final pourquoi ^prendre tous ces chemins pour y arriver....A revoir peut être pour mieux comprendre......
Ambiance fascinante. Décor glacé, enneigé, hostile. Un film à la beauté âpre... mais j'ai dû lutter contre le sommeil. Je dirais donc: esthétiquement intéressant mais un peu ennuyeux.
Dieu que ce film est chiant! Ours d'or, critiques à genoux, je me suis méfie mais j'y suis allé tout de même. Grosse erreur! Ok c'est joli parfois. Mais c'est long et lent et absurde tout le temps! Non vraiment ok intérêt à perdre 2h dans le trou de balle de la Chine...