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Jérôme V.
7 abonnés
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2,5
Publiée le 31 juillet 2014
Bof, bof et rebof...Très déçu, la bande annonce donnait pourtant pas mal mais le film s'avère plein de clichés d'autres films du genre et n'arrive pas à nous faire bondir dans nos fauteuils. Même la fin, qui dans les films d'épouvante et généralement plutôt malsaine, est très médiocre. A voir en dvd tout au plus...
" Rivalise avec The Conjuring et Insidious " Et bien on n'a pas du voir le même film ! Cela ne faisait qu'à peine une heure que le film avait commencé que je m'ennuyais déjà! Aucune action! Aucune peur! Aucun frisson! Cependant, très bonne actrice! The Conjuring reste le meilleur film, et ne rivalise avec aucun autre et surtout pas avec "Mister Babadook"
Qualifier "Mister Babadook" uniquement de film d'horreur serait presque de l'irrespect. Pas que le genre soit dégradant, plutôt que son utilisation s'est grandement banalisée de nos jours, suivant des schémas de pensée, d'idées et de codes pré-tracées sans aucune originalité - et pour éviter tout malentendu, disons tout simplement que "Mister Babadook" c'est bien plus qu'un film d'horreur. Si le retour d'une vague de métrages maîtrisés à l'ambiance rétro, deux ou trois fois par an (comme "The Conjuring" ou "La Dame en Noir") apporte à chaque fois un vent de fraîcheur poussiéreux que l'on accueille avec plaisir, c'est avec beaucoup de mal que l'on cherche des véritables produits originaux dans une industrie qui semble de plus en plus s'être réduite à faire le plus basique pour le moins cher. Véritable raz-de-marée à Gérardmer et à Sundance, tout droit venu d'Australie, "Mister Babadook" arrive enfin dans nos salles françaises.
On a affaire à un vrai film de personnages - recherche psychologique favorisée, message évident sur le deuil et la hantise du passé, "Mister Babadook" est à la fois un film intelligent dans son fond scénaristique, car il prend son temps pour construire ses protagonistes au lieu de foncer tête baissée dans le vif du sujet (et une fois arrivé, y avance par paliers), mais aussi un film intelligent dans sa forme, dans sa manière de distiller son ambiance, sa tension - monument de suggestion, en en montrant juste assez pour réussir à surprendre jusqu'au bout - beaucoup de metteurs en scène feraient bien de s'inspirer de Jennifer Kent sur ce coup là. Tout ceci porté en plus par un duo principal incroyable : Essie Davis tient probablement l'un des meilleurs rôle de sa carrière, saisissante et bouleversante en mère rongée par son passé, et le jeune Noah Wiseman est tout aussi incroyable en gosses à problèmes. Pourtant c'était pas gagné, et je n'aurais jamais pensé vanter le talent d'un acteur dans le rôle d'un gamin capricieux et perturbé, typiquement le type de personnage casse-gueule mais qui est ici écrit et surtout interprété de telle manière qu'il arrive à enclencher une forte empathie.
"Mister Babadook" est un film qui restera - pas un chef d'oeuvre, encore moins une révolution (on voit mal des productions américaines imiter la construction d'un tel film), mais indéniablement une réussite, qui de par son ambition d'être en marge de ce qui se fait depuis plusieurs années dans le genre en tirant presque un trait sur l'épouvante pure, que le film arrive pourtant à gérer d'excellente manière en installant un véritable climat de terreur à plusieurs reprises (c'est du niveau de "Les Autres" de Amenabar, la barre était pourtant très haute), mais aussi de par sa grande intelligence, porteur d'un réel propos, marqué d'un symbolisme fort et parfois peut-être un peu trop lourd, mais qui reste dans tous les cas profondément humain. Certains y seront sans doute plus sensibles que d'autres, ceux en attente de sensations fortes n'y trouveront pas leur compte - mais "Mister Babadook" ne laissera aucun spectateur indifférent.
Un film d'horreur en provenance des Antipodes,primé à Gerardmer? À priori,pour tout amateur de frissons,ça sentait la bonne pioche. Mais "Mister Babadook" n'est qu'un ersatz sans saveur,sans odeur,sans rien de notable à vrai dire,de tous les films de possession et de maison hanté. Le sommet du ridicule est atteint avec ce croquemitaine,qui n'aurait même pas fait bonne figure à sa grande époque(les années 80). D'accord pour le budget minimaliste et l'atmosphère poisseuse à privilégier,mais encore aurait-il fallu un point de vue,et ni du pompage en règle sur Polanski et James Wan. Il s'agit avant tout de l'histoire d'une mère qui n'aime pas son fils hyperactif et responsable(pense t-elle)de la mort accidentelle de son mari. Malheureusement,les deux acteurs australiens jouent très très mal. Dans la première partie,progressive sur la montée de l'angoisse,c'est acceptable. Mais la seconde qui se transforme en hystérie généralisée et en granguignol,fait bien pitié. La fin,mièvre,et incohérente par rapport à ce qui est pressenti auparavant,ne fait qu'achever mon opinion particulièrement défavorable.
Film très moyen qui essaie poussivement de renouveler le genre. Trop lent, peu d'effet. Deux passages de quelques secondes angoissants mais c'est tout ! La fin est un peu simplette ! mais je ne spoile pas ...
L'originalité réside dans le scénario (la problématique du deuil telle qu'elle est abordée), les procédés et la réalisation étant ceux d'un film d'épouvante classique. C'est trop peu pour donner un véritable intérêt au film.
Quand on va au cinéma pour voir un film d'horreur, ce n'est pas forcément pour voir du "gore" mais au moins pour avoir un peu peur, sursauter de temps à autre... Mais là rien, du début à la fin... Le gamin m'a fait mal aux oreilles durant tout le film, c'est tout... Arrêtons de voir des chefs-d’œuvres là où il n'y en a pas ! On s'ennuie, on n'a pas peur, bref, c'est raté.
Beau travail de Jennifer Kent dont le film atteint son but. Une oeuvre qui est assez réussit avec des inspirations de L'Exorciste et quelques passages type Série B mais qui ne glisse jamais dans le grotesque ou le ridicule.
J'ai adoré ce film. Ceux qui ne l'aime pas ils ont soit rien au compris au film soit été déçu car ils s'attendaient à voir un vrai film d'épouvante. Car c'est plus un drame psychologique. Mais j'ai vraiment adoré même si moi même je m'attendais à un film d'horreur. Le jeu des acteurs est vraiment excellent. Et les clins d’œil aux autres y en a beaucoup ! On sent que la réalisatrice connait les films du genre et les techniques. Un scénario très bien fait ! Je vous le recommande sans hésitez !!
Voici un petit message à l'attention du troupeau de 4-5 bovins congénitaux vosgiens, qui se trouvaient derrière nous lors de la séance du 31 juillet, à 20h40, à Epinal, (3e rang en partant du haut, mais ils se reconnaîtront j'en suis certain), et qui n'ont cessé de parler, commenter et faire des blagues de beaufs tout au long du film. L'un d'entre eux ayant dit qu'il viendrait détruire le film sur ce site à la fin de la séance, j'espère qu'il lira ce message.
Loin de moi l'envie de dire que le film est exceptionnel. On l'aime ou on ne l'aime pas, là n'est pas le problème, même si ne s'improvise pas critique de cinéma qui veut : les références cinématographiques essaimées dans ce film, la qualité de la photographie et du jeu de l'actrice principale, n'étaient peut-être pas à la portée de personnes qui, comme vous, ne comptent que trois mots à leur vocabulaire.
Mais, libre à vous, malgré tout, de ne pas aimer le film. Cependant, cela ne vous donne pas le droit de passer votre temps à le commenter et à le railler à haute voix, les pieds sur le dossier du fauteuil de devant comme chez mémé, une blague stupide en suivant une autre, ponctuée de rires gras à la Salvatore, quand les autres spectateurs voudraient tout simplement regarder le film tranquillement et en entier, sans avoir à supporter votre connerie. Si vous n'aimez pas le film, sortez de la salle et foutez la paix au reste des spectateurs. C'est juste une question de respect. Mais là encore, c'est comme essayer d'expliquer la physique quantique à un lamantin. L'encéphalogramme reste plat.
Il faut vraiment avoir subi en trépanation avec complications pour payer une place de cinéma et passer son temps à échanger des blagues Carambar avec ses copains. Pour le même prix, vous pourriez aller dans un bar sans emmerder le reste du monde avec, en prime, l'opportunité de paraître intelligent qu'offre l'alcool à des imbéciles entourés d'autres imbéciles aussi bourrés qu'eux. L'alcool étant interdit dans les salles de cinéma, vous n'avez malheureusement pas eu cette chance avec nous hier soir.
Il a fallu lancer des campagnes dans les cinémas avant les films pour faire comprendre aux crétins de votre espèce qu'il fallait éteindre les portables, afin d'éviter les "allo, non j'peux pas t'parler, j'suis au cinéma ! Non, bof, ouais, c'est un film de merde! Et toi t'es où ?...". Faudra-t-il maintenant mettre également un slide pour vous rappeler de respecter les autres spectateurs et de vous la fermer pendant le film ? Cela en deviendrait risible si ce n'était pas affligeant et désespérant.
En guise de morale à cette histoire : un mort ne sait pas qu'il est mort, il ne souffre pas, mais ce sont les autres autour de lui qui souffre. Avec la connerie, c'est pareil. A bon entendeur salut !
Ce film d'angoisse très sombre et presque en huis clos tient en haleine tout le long et se double d'un drame psychologique assez justement traité. Il doit aussi beaucoup à la performance de son actrice principale.
Multi référentiel, ce premier long métrage témoigne, en plus d'une cinéphilie relativement variée, d'une maîtrise certaine. Entre Bergman et Sjöström, quelque part au loin d'une Scandinavie décoloré se cache ce film, pourtant australien, à l'horreur psychologique. Il touche un peu à tous les monstres connus: les griffes de Freddy, la possession de L'Exorciste, la silhouette de Nosferatu, la respiration tuméfié des fantômes de The Grudge, la mise avant garde de The Ring, la noirceur personnifiée et l'écran interposé à la façon Lost Highway de David Lynch, puis des silhouettes sur l'écran de Méliès, Mario Bava... comme si déjà tout cela ne suffisait pas! Le montage est symptomatique dans l'introduction et les bonnes idées de mise en scène sonore malheureusement répétées. Et pourtant une poésie se dégage de cette monstration visuelle. L'actrice, entre Tilda Swinton dans "We Need To Talk About Kevin" et Liv Ullman dans "L'Heure du loup", mérite quelques éloges, car elle porte extraordinairement bien ce poids maternel angoissant.
Je constate, avec regret, qu'au dernier tiers du film, la réalisatrice s'épanche à n'en plus finir sur le symbolisme et le combat solitaire. Presque envie de dire: "on a compris, avance" Il reste encore 20 minutes. C'est la plus grosse faiblesse du film. Donc des longueurs qui aurait pu être éviter, une subtilité améliorée, un montage et des échelles de plans simplifiés, il aurait gagné une étoile! Bien mérité.
Coup de chapeau pour une première fois, peu s'y relève aussi fièrement. Jennifer Kent abandonne l'effet de surprise pour un hommage à tout ce qui a berné son enfance!; On lui souhaite d'accoucher d'autres films, qu'elle aimera cette fois*