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Kouto
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3,0
Publiée le 12 septembre 2025
Un biopic très conventionnel revenant sur le procès intenté par une autrichienne spoliée de ses biens par les nazis tentant de récupérer des tableaux lui appartenant à l’Etat autrichien. L’ensemble est très balisé, souffrant d’une construction narrative ultra basique et très académique dans sa réalisation, au final, seule l’interprétation rehausse le long-métrage, une touchante Helen Mirren en tête.
Quel très beau film ! Helen Mirren a beaucoup de classe, avec un jeu superbement sobre mais juste. Le canadien Ryan Reynolds dans le rôle du jeune avocat fait un peu gendre idéal mais sait se donner quand il le faut (lorsque Maria Altmann le renvoie par exemple). Plus d'une fois, on ne peut s'empêcher d'être submergé par l'émotion. La reconstitution des séquences de l'occupation nazie est époustouflante avec de beaux moyens en acteurs et figurants et cette photo si délicate, légèrement teintée cépia. Ce film est la perle filante de l'été et je plains tous ceux qui vont la rater. Le propos du réalisateur n'est pas de refaire le procès du vol des oeuvres d'art commis par les nazis durant la guerre mais de retracer une histoire vraie... et c'est réussi ! Les nombreux flashbacks contribuent à un rythme impeccable qui rend le film fluide et jamais ennuyeux. Pour moi, assurément un film à ne pas manquer.
Cela avait beau sentir l'académisme à plein nez, je m'y suis quand même risqué au vu du sujet très intéressant... Et pas sûr que j'aurais dû. Ça n'est pas insoutenable, on apprend quelques informations sur la complexité à se voir restituer des œuvres d'art volées par les allemands durant la Seconde Guerre mondiale et face à une Helen Mirren en faisant des tonnes (avec talent, quand même), Ryan Reynolds livre une prestation très convaincante : la bonne surprise du film. Seulement, alors que j'avais plutôt aimé son « My week with Marilyn », Simon Curtis semble ici totalement tétanisé par l'enjeu tant sa mise est d'une platitude déconcertante, ses flashbacks historiques lourdingues et son incapacité à créer du rythme, de l'intensité, de l'émotion (à de rares exceptions près, notamment spoiler: la poursuite dans les rues autrichiennes ) étant quasi-rédhibitoires. Après, comme d'hab, il y a un travail de mémoire, une poignée de réflexions sur le sujet et certains enjeux qui ne sont pas à jeter, mais à ce point d'absence de personnalité et d'idées nouvelles sur une période abordée des centaines de fois au cinéma, difficile d'avoir autre chose qu'une indifférence polie.
Toujours friand d'histoires vraies, le cinéma se tourne cette fois vers celle de Maria Altmann, autrichienne juive réfugiée aux États-Unis depuis l'invasion de son pays par les nazis. Décidée à se battre pour récupérer les peintures de Gustav Klimt appartenant à sa famille et ayant été volées par les nazis, elle s'adjoint l'aide d'un jeune avocat d'origine autrichienne pour l'aider à récupérer ces œuvres d'art qui constituent son seul héritage et souvenir de sa famille. Pour raconter cette histoire, Simon Curtis (''My week with Marilyn'') laisse le sujet se porter de lui-même et nous livre un film de facture très classique, le tout étant relativement académique, que ce soit en terme de mise en scène ou de construction narrative. Si l'histoire est belle et qu'elle réserve son lot d'émotions (grâce à Helen Mirren et Tatiana Maslany, interprétant toutes deux Maria à une époque différente), elle ne saura guère nous surprendre. Reste que l'on passera un agréable moment devant ce film sans prétentions.
L'action en moins, on peut penser à "Monuments men" concernant le vol de nombreuses œuvres d'arts par les nazis. La restitution de ces œuvres aux propriétaires n'est pas du tout évidente, surtout faute de preuve et il est intéressant de voir où elles sont allées après la guerre. Ce film raconte le combat d'une "propriétaire" et de son avocat pour la restitution d'une oeuvre. Les flashs-back ne m'ont pas beaucoup plu et j'ai eu un peu de mal à me faire aux lentilles de Helen Mirren mais le film se défend bien, surtout par son réalisme et ses moments de découragements.
Le vol des œuvres d'art aux juifs par les nazis peut-être traité de différentes manières. "Le train " de John Frankenheimer en 1964 puis tout récemment "Monuments men" de George Clooney (2014) ont abordé le sujet sous l'angle épique. "La femme au tableau" choisit l'angle judiciaire en s'inspirant du combat pour la restitution mené par Maria Altmann, riche héritière juive dont la famille avait été dépossédée de plusieurs toiles de maitres dont la célèbre Adèle Bloch-Bauer de Gustav Klimt exposée à Vienne depuis la fin de la guerre. Simon Curtis qui aime insérer son cinéma dans des petits fragments de l'histoire à travers le choc des cultures, s'était auparavant intéressé à un épisode de la carrière chaotique de Marylin Monroe au moment du tournage en Angleterre du "Prince et la danseuse" qui avait vu l'actrice névrotique se confronter au flegmatique et shakespearien Laurence Olivier. Simon Curtis cherche ici à nouveau l'énergie féconde que peut provoquer l'alliance de tempéraments opposés en surfant sur l'opposition de styles entre la vénérable Mme Altman, riche héritière autrichienne réfugiée aux Etats-Unis, interprétée avec malice et justesse par la grande Helen Mirren et le jeune avocat inexpérimenté et impétueux (Ryan Reynolds toujours aussi terne), petit-fils du grand compositeur Arnold Schönberg. C'est donc l'autre face du miroir de cet épisode mal connu de la Seconde Guerre Mondiale qui nous est tendu montrant, que la reconnaissance de la spoliation est toujours difficile pour les Etats nationaux qui ont bien du mal à admettre de manière concrète leur implication dans la survenue des pires moments des nations qu'ils représentent. La France n'a pas dérogé à la règle avec le difficile accouchement de la décolonisation encore sujet à polémique cinquante ans après son achèvement. Si on n'échappe pas aux quelques fois un peu longuets retours en arrière, le film porté par la personnalité charismatique d'Helen Mirren réserve son lot de suspense tout en restant fidèle à la réalité historique. Au final, un film sympathique mais tout de même un peu convenu.
La femme au tableau aborde le délicat sujet de la reconstitution des oeuvres d'art volées durant une période de guerre (ici la Seconde Guerre Mondiale). Et le film est une très agréable surprise : le duo formé par Reynolds et Mirren fonctionne à merveilles : Ryan monte encore d'un cran dans mon estime, alors qu'il y a peu je ne le considérais pas comme un bon acteur (eh oui dsl^^), et Helen est tout simplement à croquer. Le film délivre une bonne dose d'humour à froid, bienvenue pour contre-balancer un drame définitivement original ajoutant en prime une très belle histoire de coeur, forte comme les tristes souvenirs de guerre d'une dame au crépuscule de sa vie, drame qui nous embarque rapidement et change vraiment de ces films relatant le macabre sort des juifs durant la dernière guerre, ressassant les faits sans ne jamais apporter un nouvel éclairage, un point de vue différent donc. Ici c'est l'Autriche, la peinture et un procès d'un genre nouveau et inédit au cinéma. Et puis c'est un "film de procès", justement, percutant et alletant, où tous les personnages sont équitablement développés. Une oeuvre très intéressante et vraiment émouvante pour qui s'aura l'apprécier à sa juste valeur. Chose que je n'ais pas réussi à faire, méritant donc pour moi un second visionnage.
Un beau film , de mouture classique, sur le thème de la spoliation des œuvres d’arts par les Nazis. Le sujet est celui d’une histoire peu connue en France, basé sur le destin du tableau le plus célèbre de Klimt . Celui –ci était le portrait d’une célèbre diva autrichienne, d’origine juive et le tableau appartient à une grande famille de l’élite juive d’avant guerre, subtilisé par les Nazis, après qu’ils aient déporté une grande partie de cette famille dans les camps de concentration.. Le film raconte le combat de la fille des propriétaires (installée depuis l'après guerre en Californie) pour faire reconnaitre l’origine réelle du tableau,et la restitution à sa famille, dans un combat juridique qu’elle va mener contre l’état autrichien, inflexible et peu compatissant. Le film est bien construit surtout dans ses flash backs intéressants. Une belle reconstitution de la Vienne d’avant guerre et de la période de l’ Anschluss .Bien que parfois un peu trop classique et guindé, le film doit beaucoup à son duo d’acteurs qui est formidable : Helen Mirren , éblouissante, est tout à la fois futile dans son mode de vie Californien , , et tragique dans les moments importants. Et Ryan Reynolds excellent qui confirme toute la très bonne impression qu’il avait faite dans le très bon film de Marjane Satrapi : « The Voices »
Sur un sujet historique et d'actualité qui aurait pu inspirer un bon téléfilm, les producteurs ont tiré une œuvre conforme à l'académisme de l'industrie hollywoodienne et BBC Films. La réalisation est honnête et sans âme, parfois de mauvais goût (les flashbacks sur l'horreur nazie hésitant entre couleur et noir et blanc, ou avec ralentis ringards). Mais le récit est efficace et Helen Mirren parfaite, même si son personnage est manifestement calqué sur celui de Judi Dench dans « Philomena » de Stephen Frears, un film beaucoup plus abouti dans le même genre.
La Seconde Guerre Mondiale est un thème riche pour le cinéma et il a été utilisé sous divers angles, allant de l’évocation militaire du conflit aux histoires individuelles dans cette période troublée. Ce film revient sur un fait connexe à cette période : l’aryanisation des biens juifs ou pour être plus transparent l'accaparation par le régime nazi de tout ce qui appartenait aux Juifs dans les pays où il a mis les pieds. Parmi ces biens proprement volés à leurs légitimes propriétaires les plus célèbres et les plus symboliques sont les œuvres d’art, dont une grande partie d’ailleurs n’a jamais été restituée, soit que les ayants droit ne les aient pas réclamés, soit que la Shoah ait fait sombrer dans la mort tous les membres des familles qui auraient pu porter réclamation. Certains pourtant ont survécu et son venu demander aux gouvernements de ces pays occupés (ou occupant) la restitution de leurs oeuvres. C’est ce que raconte ce film au travers du portrait de Maria Altmann héritière d’un riche famille juive viennoise collectionneuse d’art : les Bloch-Bauer. Le film se décompose entre le récit de cette lutte judiciaire entre l’État Autrichien et l’héritière et des flashbacks qui décrivent comment s’est passée cette spoliation et la persécution des Juifs autrichiens (puis leur génocide) après l’Anschluss. Le film est intéressant, d’abord du fait d’un récit de combat judiciaire suffisamment documenté sans être rébarbatif et ensuite du fait de la personnalité singulière de Maria Altmann femme caustique qui mènera la vie dure à ce jeune avocat (descendant lui aussi d’immigrés juifs autrichiens) qui ignore tout de la période à laquelle elle a survécu. Cela dit, le film est quand même d’un grand classicisme et peine donc à sortir des sentiers battus ce qui le prive d’une certaine ampleur narrative. L’interprétation est brillante de la part d’Helen Mirren et solide de la part d’un Ryan Reynolds qui trouve ici un rôle loin des films d’action ou des comédies potaches ou romantiques qui ont longtemps été son fond de commerce. Un film plein d’enseignements donc, qui rejoint à la longue liste de films sur la Seconde Guerre Mondiale fournissant matière à aborder l’histoire tout en se divertissant. À voir.
J'ai vu un film... qui retrace avec émotion et grandeur le combat d'un avocat "rookie" et de sa cliente pour la restitution des œuvres d'art volées aux Juifs par les Nazis... Le reconstitution est parfaite et Helen Mirren ainsi que Ryan Reynolds sont vraiment émouvants. La réalisation est subtile et émouvante. On suit les méandres de cette bataille juridique avec un grand plaisir, sans toujours en comprendre les subtilités, mais on est sous le charme d'Helen Mirren. On est porté par l'émotion des personnages dans leur combat. Les période de reconstitution de la Vienne Nazie font froid dans le dos, tant la cruauté est présente, tout comme les qq gestes de "résistance" à la violence qui s'annonce...
Que d’émotions dans ce film retracant l’histoire réelle d’une rescapée juive Maria Altmann. L’histoire est poignante et magnifique. Et Helen Mirren est formidable. Le plus génant dans ce film est sa construction. Les scènes du passé s’entremèlent avec le présent mais dans un désordre pas très agréable à suivre. Cela ne vient pas complètement gâcher les magnifiques reconstitutions des scènes historiques. Le cinéaste nous plonge dans une époque douloureuse et cruelle. L’antisémitisme filmé sous nos yeux nous glace. Ce film est passionnant par son histoire. La musique qui accompagne les moments tragiques est omniprésente et rajoute un peu trop de mélo à des scènes qui n’en avaient pas vraiment besoin
Quant au casting, Helen Mirren donne la réplique à Ryan Reynolds dans un contre-emploi, celui de l’avocat junior et non expérimenté. Un peu trop fade face à la talentueuse Helen Mirren. Quant aux seconds roles, comme celui de Katie Holmes sont complètement en retrait.
La femme au tableau raconte une histoire poignante, Helen Mirren est formidable. Classique et académique La femme au tableau est cependant un film passionnant.
MONUMENT MAN. Welcome in Vienna pour un Museum Hours. Après la guerre, il faut retrouver non pas le soldat Ryan, mais le tableau de Klimt. Ryan Reynolds dans le rôle de l'avocat est éteint, mais Helen Mirren attire l'oeil du maître. Une leçon d'histoire et de peinture traitait de manière trop consensuel...un peu de fauvisme dans la réalisation aurait fait du bien.
Un film à la fois culturellement intéressant et cinématographiquement réussi. En effet le sujet met en lumière la terrible spoliation de nombreuses œuvres faite par les nazis en se focalisant plus particulièrement sur cette héroïne très attachante. Les acteurs interprètent parfaitement leur rôle respectif en distillant émotions et crédibilité, les ambiances d'époque bien retranscrites et la musique renforcent cette impression. Un film efficace avec une certaine facilité dans le scénario mais taillé pour la réussite.