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Ghibliste
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3,5
Publiée le 21 mars 2015
Etrange film d'animation que "L'Ile de Giovanni"... Déjà, les choix visuels du réalisateur, Mizusho Nishikubo, sont critiquables : de la splendeur de ses jolis paysages et décors pastel, aux personnages animés et dessinés de façon plutôt sommaires, en passant par des plans 3D pas toujours bien sentis, on se retrouve avec un mélange des genres plutôt difficile à digérer. Heureusement, le sujet du film, traitant de l'après 2ème Guerre Mondiale au Japon, est passionnant et rare - il raconte ici l'arrivée des soviétiques sur une petite île du nord nippon. L'intrigue du film est intéressante, mais il y a quand même un moment où la ressemblance avec "Le Tombeau des Lucioles" d'Isao Takahata est trop évidente, et limite gênante... Mais bon, on a quand même droit à quelques moments très poétiques, je pense notamment aux scènes mignonnes entre Fiona et Giovanni, ou encore à celle du train électrique - le train céleste sera le thème onirique majeur du film. Mais surtout, c'est la bande son qui donne toute sa force au film... Le mélange des thèmes traditionnels russes et nippons formant un tout particulièrement émouvant. Après, on peut aussi reprocher au film d'être trop gentil étant donné les évènements qu'il nous narre, c'est vrai, mais au moins il évite tout manichéisme, comme l'écueil de la mièvrerie. Au final, "L'Ile de Giovanni" est un hymne au mariage des cultures qui, malgré ses défauts évidents, a su me toucher au coeur.
Eté 1945. Alors que la deuxième guerre mondiale prend fin en Occident, l’île japonaise où grandit Giovanni (Junpei en langue du pays) se voit envahir par la Russie. Le jeune garçon vit dans une humble demeure avec son père (résistant), son oncle (vendeur au marché noir) et son petit frère (Kanta) à deux pas de leur grand-père pêcheur à l’éducation ancestrale bien ancrée. Leur vie n’est pas facile et cette guerre n’a bien évidemment rien arrangé. Très vite, les privations s’enchaînent et l’occupant prend de plus en plus de place dans cet espace jadis paradisiaque. Les familles des militaires viennent s’installer sur ce territoire nouvellement conquit au détriment de leurs occupants légitimes. C’est alors qu’arrive Tanya, fille de commandant soviétique et bientôt voisine des deux garçons. Très vite, une amitié va se nouer entre les jeunes représentants de deux peuples que tout oppose. L’innocence de l’enfance a le don de faire oublier la dure réalité des choses mais les âpres de la guerre vont vite les rattraper et leur vie va basculer lorsque les habitants de l’île se verront expulsés.
Mizuho Nishikubo signe ici un long métrage brillant et touchant. Bien moins célèbre que son compatriote Hayao Miyazaki, il excelle dans la présentation d’un drame historique inspiré de faits réels. Les dessins sont certes moins bien léchés mais le scénario et la puissance du récit n’ont rien à envier au maître du genre. Amateurs de manga ou cinéphiles curieux trouveront un plaisir à s’immerger dans ce film malheureusement trop peu médiatisé. Dans la même veine que l’excellent «Tombeau des lucioles» Takahata , « l’île de Giovanni » est un film à découvrir !
Tons camaïeux à tous les étages, couleurs froides, dialogues simples mais profonds et sensés, animation parfais saccadée, ... on est vraiment dans l'animation japonaise. Le fond du film est cru et dur, mais vu par des yeux enfantins. Les situations de l'après guerre sont très bien décrites. L'ensemble est émouvant.
J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans ce film, ayant le souvenir toujours très présent du fantastiquement terrible "Le tombeau des lucioles". Je craignais de souffrir autant qu'en regardant ce dernier. Le studio Production I.G, plus connu pour ses productions de SF, nous donne ici une vraie leçon d'histoire sur une période en un lieu très mal connu voire inconnu pour nous, occidentaux. Je ne savais pas du tout que les russes étaient venus annexer certaines îles du nord du Japon, d'où les problèmes actuels de batailles juridiques pour savoir de quel pays dépendent ces îles. On y voit néanmoins, qu'après les rumeurs, les peurs et les tensions, les gens apprennent à se connaître et parviennent tant bien que mal à vivre en communauté. Cependant, certains problèmes demeurent et mènent à la catastrophe, je ne vais pas spoiler ici, mais c'est un passage très dur que ce train qui vole dans les étoiles. Le graphisme quant à lui, assez anguleux avec des teintes pastels sied parfaitement à l'ambiance générale du film. A découvrir...
Si l'animation est un peu hésitante, entre les splendides pastels des paysages et des personnages qui manquent de rondeur, l'histoire fait la lumière sur des faits méconnus par chez nous et est à la fois tendre, pleine d'espoir, mais aussi bouleversante et cruelle. Un très beau film d'animation.
Un film d’animation japonais où l’émotion affleure peu à peu dans un récit évoquant au travers le regard d’enfant l’occupation URSS d’une petite île japonaise non sans un certain lyrisme. Avec ses graphismes étonnant de simplicité et ses personnages attachants, le long-métrage émeut.
Décidément il y a 3 mondes: l'animation américaine, française et japonaise.
Décidément je déteste le nouveau dessin anime en "3D", le premier quoi. Le français et le japonais ont de quoi rivaliser de beauté.
Car celui dont on parle aujourd'hui est tout simplement merveilleux; l'amour, la tristesse, la peur et la mort: tout cela vécu par deux enfants autour desquels gravitent des êtres préoccupés par des événements graves. La guerre, l'occupation, la déportation.
On est ému du sort de cette famille. On passe du rire aux larmes avec deux parties vraiment différentes dans ce film.
Évidemment on ne peut pas éviter de parler du "tombeau des lucioles" un chef d'œuvre insurpassable mais on est complément séduit et entraîné par cette recherche du père et cette volonté de vivre dans le train de la voie lactée, là où le bonheur existe sans limite.
S'inscrivant dans le contexte d'après-guerre, une famille japonaise voit son destin chamboulé par l'occupation russe de leur île. Commençant comme un conte romantique et poétique, "L'île de Giovanni bascule dans le drame et les scènes dures et poignants s'enchaînent. L'histoire et son intensité émotionnelle rappelle fortement celles du "Tombeau des lucioles" (1988) d'Isao Takahata. Mizuho Nishikubo y ajoute une touche d'onirisme liée à l'enfance. Tout cela est magnifiquement mis en image à travers de somptueux dessins aux couleurs savamment étudiée. Le résultat est excellent et vous tirera plus d'un larme et plus d'un rire.
Publiée le 11 septembre 2014 ( par Michel Crotti ) Film d'animation bien fait quoique un peu fade au niveau des couleurs. Faits historiques un peu confus. Histoire triste, mais réaliste. Le rytlme reste nian nian pour moi et les images pas assez accrocheuses. BOF.
Si la dernière demi-heure plonge trop volontiers dans le pathos, le film n'en est pas moins une nouvelle preuve du savoir-faire nippon en matière d'animation.
La tristesse domine ce film d'animation japonais qui retrace le destin terrible d'une famille japonaise sous l'occupation russe. L'animation n'est peut être pas le point fort mais l'ensemble du film est très convaincant. 8.2/10
Peu connu du public, Mizuho Nishikubo propose pourtant une œuvre digne du Tombeau des Lucioles sorti il y a bientôt vingt ans. L’île de Giovanni est un film d’animation plein de poésie et d’émotions. La douleur beaucoup présente est apaisée par beaucoup d’amour. Cet amour n’est pas gratuit et est mit en scène dans beaucoup de sincérité. Les dessins et les couleurs sont entraînants. Le Japon nous offre régulièrement des mangas de qualités, mais les jeunes européens pourront avoir quelques difficultés à comprendre l’ensemble de l’histoire. Les adultes eux, se régaleront de cet espoir face à l’occupation soviétique sur l’Île de Giovanni. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ce film a le mérite de mettre en lumière une page méconnue de l'histoire japonaise. Il le fait avec sérieux et poésie au travers des yeux d'enfants partagés entre la dur réalité et l'imaginaire qui leur permet de s'évader. Les dessins traditionnels et la B.O japonaise contribue à l'immersion. Malgré tous ces points positifs je n'ai pas pu m'empêcher de m'ennuyer un peu sans trop savoir pourquoi.
Une animation avec des enfants avec une histoire pleine de bons sentiments comme savent le faire les japonais. Avec cela un incontournable de l'histoire récente du Japon la période autour de 1945 vu par un petit bout non sans intérêt. Je n'ai pas été complètement emballé par la poésie de ce train qui "navigue" dans les étoiles et trouve que le tout ne fait pas un mélange assez fort ou bien ajusté car autant il y a de la tristesse autant il y a de la gentillesse et cela forme une certaine confusion. Les histoires ne semble pas trop aboutir et le récit supposé raconté avec plus de 50 ans d'écart assez moyen comme perspective. Ce n'est pas trop une animation pour enfants ni trop poétique ni trop précise plus une sorte de nostalgie. C'est cependant très sensible et avec cette approche du monde enfantin particulièrement réussie dans ces animations japonaises.
Une belle oeuvre dédiée à l'enfance et au monde de l'imaginaire dans lequel les enfants vivent, malgré la réalité qui n'est pas toujours tendre. Cependant, n'étant pas un enfant, il y a beaucoup de moments que j'ai trouvé décalés par rapport à mon âge et qui confirment que c'est bel et bien destiné à des enfants, malgré une fin plus "rude" qui elle se révèle plus appropriée à un public plus grand. Mais il y a toute une poésie dans la vision du monde des deux enfants qui est très jolie à voir tant graphiquement que musicalement. Après, au niveau du scénario, seule la fin a réellement attiré mon attention. À recommander pour des enfants qui sont déjà en route vers leur préadolescence !