Ouch... Loin d'être une jolie et amusante comédie française sur le mythe du Père Noël, ce film éponyme n'est qu'une accumulation de situations burlesques et ratées, toutes menées sans grande imagination par le metteur en scène de "Eyjafjallajökull", qui était déjà un film embarrassant de par ses cascades attendues et à la limite du gênant. Ça fait mal pour Tahar Rahim, à force de le voir dans ce genre de rôles (donc celui d'immigré clandestin débrouillard à lequel le public doit s'attacher car au final c'est un gentil bonhomme) on pourrait croire qu'il va s'y attacher et qu'on ne le verra plus que dans ça. Mais surtout qu'entre l'enfant et lui, il n'y a rien à l'écran, aucun liens ni affinités, comme si le tournage avait été fait à l'arrache. Et puis... Pour un road-movie dans les rues de la capitale française et puis sur les toits, on ne rencontre pas vraiment de choses intéressantes... Bon, d'accord, il y'a un "grand" méchant roux à qui le personnage de Rahim doit de l'argent, et qui est la limite de la caricature, mais sinon... Plus rien, nada, oubliettes, à part une fille d'un cabaret, relation amoureuse d'un soir de ce dernier, qui ne servira au final à rien, comme beaucoup de choses dans ce long. Le passage au cabaret aura au moins servi à une chose : offrir au film sa plus belle scène, celle des ombres qui se reflètent, insidieuses et légères, sur les rideaux couleur rouge bordeaux, et qui se détachent avec élégance pendant un spectacle dont on puisse facilement imaginer la teneur formelle. C'est gentil dix minutes, voir quinze, mais malheureusement la moralité-même de ce projet s'effiloche et tombe en lambeaux bien trop vite. Enfin, il en faut pour tous les goûts pour en faire un monde.