Jamais de la vie
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143 critiques spectateurs

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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2015
Dans le genre film-de-banlieue-au-héros-mutique-qui-se-finira-mal, Jamais de la vie est plutôt réussi.

Pierre Jolivet, qui est un réalisateur très estimable (je me souviens avoir adoré Simple mortel), réussit plutôt bien sa première partie de film. Olivier Gourmet compose un anti-héros particulièrement opaque - probablement son meilleur rôle - et le film tisse autour de lui une trame narrative intrigante.

Les seconds rôles sont réussis (étonnant Benabar en patron sympa) et la photographie glauque rend très présente la cité dans laquelle l'intrigue se déroule.

Malheureusement, la deuxième partie du film verse un peu plus dans la facilité et le déjà-vu, même si la réalisation reste sèche et intéressante.

A voir pour le numéro d'acteur de Gourmet, si on apprécie sa dégaine de gros ours à la fois bedonnant et musclé.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2015
Quelque chose ne fonctionne pas dans ce film : le scénario sans doute, incertain, qui ne met pas en valeur les acteurs pourtant justes et sincères.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 avril 2015
Olivier Gourmet peut tout jouer. Même un haut fonctionnaire, on l'a vu! Ce qui ne veut pas dire que tout le monde peut interpréter ce qu'il joue. Qui d'autre aurait pu sauver ce nanar -oui, il faut le dire- qui au début se traîne comme une vieille chaussette trop lavée et se termine en mélo à la frontière du grotesque (dépassée, la frontière....) Mais la présence, le charisme de Gourmet rendent supportable ce médiocre film de Pierre Jolivet. On est loin du punchy de Ma petite entreprise!

Franck a été ouvrier dans une usine qui a fermé, et délégué syndical -grande gueule. Trop grande gueule: il passe dix ans sans retrouver d'emploi (le misérabilisme pointe le bout de son nez). Finalement, grâce à l'aide de son beau-frère, le voila vigile de nuit dans un centre commercial. Il vit dans une cité des Yvelines, plus pourrie tu meurs, y a que des ados arabes qui font du deal, et des jeunes arabes qui organisent des casses, en gros. Misérabilisme à pleins tubes. Quelle vision! Ca fait plaisir aux bobos, qui surnotent le film parce qu'il leur a donné des frissons dans le dos....

Franck est un solitaire. Il a du avoir une femme, autrefois, mais maintenant, à part la picole, il n'a rien. Ni copine, ni amis, ni chien, il n'écoute même pas la radio. Ses meilleures relations, elles sont avec sa conseillère aux Assedic, famille monoparentale, qui n'a pas, non plus, la vie facile (Valérie Bonneton, excellente aussi). Il fait son boulot: il est honnête, Franck. Et consciencieux. Le seul problème c'est que, s'il se produit quelque chose, son premier interlocuteur doit être la police -et il n'aime pas les flics. Le jour où il voir un 4X4 qui rode autour du centre, deux mecs de la cité qui a priori n'ont rien à y faire, un de ses collègues au comportement bizarre, il décide d'intervenir, tout seul, et épie tout ce qui se passe, là, quand il n'y est pas....

C'est bien long à venir -et pas crédible pour deux sous. Dommage: c'était un personnage intéressant, incarné par un acteur prodigieux qui donnerait vie à une vieille casserole! A déconseiller
Daniel G
Daniel G

25 abonnés 110 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juin 2015
Franck s'ennuie... Et nous aussi. Vie moche, huis clos banlieusard glauque. Complaisance dans la médiocrité sur fond de nostalgie d'un "grand soir" qui n'est jamais arrivé lorsqu'il était délégué syndical.
Il n'est même pas capable de dire à la seule fille, pour laquelle ils éprouve une attirance( réciproque), qu'il l'aime. Juste capable d'espionner les autres avec des jumelles. Pour quoi faire ? Rien ou presque. Mourir bêtement au p´tit matin en croyant avoir fait une bonne action ? Avoir sauvé son voisin, puis après rien ?. Les personnages secondaires n'ont pas d'intérêt dans l'histoire. Affligeant.
MarceL
MarceL

82 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2015
C'est fou ce que le cinéma français se détériore en ce moment, à l'image de "héros" malgré lui d'un monde terne, triste, qui pue la clope froide et le frigo vide mal lavé. Ça n'a pas de charme, ce n'est pas sexy, c'est triste, c'est mou, ça se traine et ça annonce (quand on a l'habitude de regarder des films) une fin programmée dès les premières secondes. Pendant une heure dix il ne se passe pas grand chose à part un vieux (avant l'heure) aigri et terni par sa vie un peu beaucoup catastrophique. Il s'ennuie profondément et moi avec. C'est contagieux l'ennui, c'est gris l'ennui, ça donne envie de mettre le feu alors le réalisateur (Jolivet, dont c'est à mon avis son plus mauvais film) se dit spoiler: qu'à la fin faut bien réveiller le spectateur qui regarde sa montre; alors dans un décor aussi triste que la bande son et que l'air languissant et traine savate de son héros de banlieue, il met le feu, histoire de réchauffer un peu l'ambiance et d'achever cette vie de supplice.
Mais c'est trop tard, c'est couru, et la seule chose qui m'est venu à l'esprit ce fut "eh ben c'est pas trop tôt". Pessimiste sous lexo, à mon avis Jolivet avait appelé son film "toujours de la mort", et se producteurs ont du lui dire : "ah ben non, c'est un peu pessimiste, non ?" Alors il a choisi "jamais de la vie". Rien que le titre sonne l'ennui et la tristesse d'un parking de banlieue en plein hiver un dimanche matin, alors tu parles d'un programme.
Squall Monchagol
Squall Monchagol

14 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2015
Ce film m'apparaît comme une version française de Drive, j'y retrouve les thématiques qui m'ont marqué (le héros au passé trouble et violent, invisible qui revit par l'attachement, pris dans l'engrenage d'un coup qui tourne mal, et pour lequel il va se battre non par pour lui mais pour le bien de quelqu'un qui lui est cher...) mais en plus...française quoi, et avec un style naturaliste. Cela nous donne au final un bon petit thriller social un peu lent tout de même, mais à l'ambiance réussi, les acteurs sont bons, mais les péripéties peines à amener une fin attendue et pas très original. Il y a un manque de rythme, il y a trop de personnages, la plupart des enjeux ne sont que lancé, jamais traité, et la fin ne résous, concluant simplement l'une des histoires de cet univers gris. C'est pas mal, mais ça va pas plus loin.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2015
Pierre Jolivet signe un drame social jamais plombant à la fois juste, réaliste et sans concession porté par une très convaincante prestation d'Olivier Gourmet, parfait dans le rôle de cinquantenaire usé et cabossé par la vie. Une histoire pleine d'humanité.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2015
On pense à Ken Loach ou aux frères Dardenne pour ce film noir. Pierre Jolivet continue dans le genre polar social. La banlieue, les centres commerciaux sinistres, tout ce monde déshumanisé est représenté avec beaucoup de pessimisme mais aussi de justesse. Olivier Gourmet y est excellent ainsi que Valérie Bonneton et tous les seconds rôles. Ce n'est pas une comédie, c'est certain, mais il faut aller voir ce film qui sauve le cinéma français de la médiocrité du moment.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2015
Un Gourmet mélancolique pour un film social réaliste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2015
Jamais de la vie est un très bon film noir mais néanmoins juste. Olivier GOURMET est incroyable et bouleversant ! A voir absolument.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2018
Ce nouveau film de Pierre Jolivet est une petite rèussite qui doit beaucoup à son acteur principal! Olivier Gourmet manque rarement un rendez-vous! Et quand il incarne un nouveau personnage, il le joue à fond avec, à chaque fois, une force nouvelle et naturelle! Franck, la cinquantaine, est un peu dans l'errance mais on sent au fond de lui une vraie montèe! Mais qu'est-ce qu'il est seul dans cette sociètè difficile! Nous sommes ici au top du combat, du travail et de l'engagement social..et puis tout d'un coup il ne se passe plus rien! Et puis un soir, il y a cette voiture sur le parking d'un supermarchè qui ne devrait pas être là! Un braquage se prèpare et Franck le sent! il y a, du coup, quelque chose en lui qui se rèveille [...] Un film dur comme le monde d'aujourd'hui mais en même temps il y a beaucoup d'humanitè dans le personnage de Franck, magistralement interprètè par Gourmet! Même Valèrie Bonneton est convaincante en conseillère de pôle emploi! Final très beau, très « hustonien » où Gourmet se rèapproprie son destin en retrouvant sa part de dignitè! Magnifique chanson de Stacey Kent qui reprend dans le gènèrique de fin le mythique « What a wonderful world » de Louis Armstrong...
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2015
Nouveau film de Pierre Jolivet, qui depuis bientôt trente ans nous offre une filmographie éclectique, alternant le bon (Force majeure...) et le moins bon (Je crois que je l'aime). Jamais de la vie nous paraît d'abord un peu entre les deux, un peu en demi-teinte. La mise en scène est plutôt élégante. Le personnage principal est bien écrit, les seconds rôles aussi. On s'attache d'emblée à eux. Les acteurs sont tous impeccables. De Olivier Gourmet, toujours parfait, à Marc Zinga ou Julie Ferrier, en passant par Valérie Bonneton, toujours excellente dans les drames (Propriété interdite). A côté de cela, on a souvent l'impression d'être à la limite de l'ennui. Tels les protagonistes, on regarde un peu le temps passer. Certes, on a là un constat social assez désespéré, l'ambiance est bien sombre, bien lourde. Mais l'action est lente (ce qui n'est pas rédhibitoire en soi) et il ne se passe pas grand chose. Par contre, la « happy end » que l'on pressent (que l'on espère) n'est pas vraiment là, et c'est tout aussi bien. Cela rattraperait presque le coup et l'on sort de la salle avec une boule au ventre. Avec le recul, on en apprécierait presque le film différemment...
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2015
Un film brillant par son interprétation, mais franchement décérébré par son scénario vide et sans intérêt, qui ne fait que rappeler ce qu'on peut voir ou entendre au quotidien aux informations. Plombant, mais du travail de pros!
Marclille
Marclille

35 abonnés 127 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2015
Bof. Triste à défaut d'être noir ce film sans surprise génère autant de déprime qu'un jour sans pain.
Une photographie sans surprise, un scénario commun, se regarde et s'oublie aussi vite. S'apparente plus au téléfilm qu'au cinema.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2015
Pierre Jolivet revendique haut et fort son appartenance au film de genre à connotation sociale, s'inscrivant dans la lignée de réalisateurs américains tels Paul Schrader ("Blue Collar" en 1978), Richard Mulligan ("Les chaînes du sang" en 1976) ou Martin Ritt ("Norma Rae" en 1979) qui puisent leurs sources dans les mutations du monde du travail. On peut penser aussi le concernant au cinéma de Ken Loach ou Mike Leigh ou encore plus proche à celui de Lucas Belvaux ("La raison du plus faible" en 2006) même si son esthétique le rapproche plus des cinéastes américains précités. Selon lui, Franck, (Oliver Gourmet) le gardien de nuit de "Jamais de la vie", serait le même personnage, qui du Daniel (François Cluzet) de "Force majeure" (1989) au chômeur fataliste (Vincent Lindon) de "Fred" (1997) serait parvenu brisé, à une phase différente de sa vie. Âgé de 52 ans, ancien syndicaliste très durement marginalisé après un grave conflit (connexion évidente avec "Fred") qui l'a fait plonger tant au niveau affectif que professionnel, Franck traine sa carcasse devenue lourde et un peu rouillée dans cette cité de la banlieue parisienne où il est désormais un travailleur pauvre que son salaire suffit juste à mal loger et à nourrir. Seul luxe dans cette vie sans autre horizon que celui des barres d'HLM et des tronçons autoroutiers qui mènent à Paris, une petite voiture télécommandée que pensif il regarde tourner la nuit sur le parking de l'hypermarché qu'il garde sous contrat CDD. L'alcool est bien sûr la compagne anesthésiante de ces journées qui s'enchaînent à rythme décalé. Franck n'est pourtant pas un exclu de la société, un CDI l'attend, mais force est de constater que depuis la fin des Trente Glorieuses, le chômage structurel qui ne baisse jamais réellement a favorisé la résurgence d'un lumpenprolétariat que l'on imaginait disparu à jamais. La mondialisation a encore accru le phénomène, donnant des ailes à un patronat qui sent bien que les classes populaires fragilisées et désunies sont prêtes à accepter un abandon progressif de tous les acquis sociaux des luttes ouvrières du XXème siècle. Franck s'est battu avec ardeur contre ce fatalisme et il en a payé le prix fort. Aujourd'hui il est un peu comme spoiler: la chèvre de Monsieur Seguin qui dans une nuit provençale mena un combat perdu d'avance. Au bureau d'aide sociale, il découvre horrifié qu'il lui faudra travailler jusqu'à 70 ans pour continuer à survivre jusqu'à l'hospice et que la conseillère qui lui fait face (Valérie Bonneton) est dans une situation presque pire que la sienne alors qu'elle tente encore de donner le change pour ne pas sombrer complètement. Comme Travis Bickle dans "Taxi Driver", Franck en vient à penser que si sa vie peut encore avoir un sens ou une valeur s'est peut-être dans le sacrifice qu'elle les trouvera
. La trame policière volontairement épurée par Jolivet sert de prétexte au constat terrible mis sous nos yeux. Alors que jamais les sociétés occidentales n'ont été aussi riches, elles sont de moins en moins solidaires du haut vers le bas, prônant hardiment le partage au sein d'une même classe. Sont ainsi encouragés souvent sous prétextes fallacieux (écologie, convivialité,...) la colocation, le covoiturage, les achats groupés et moult innovations via le net sous le sigle "uber". Dans ce monde du partage et de l'occasion, les foires à tout sont devenues le loisir du week-end. La solution idéale dans un monde où les ressources se font plus rares serait sans doute que certains fassent don de leur misérable vie pour offrir une seconde chance à un autre misérable qui espère encore, selon une sorte de darwinisme social poussé à son extrême. C'est ce que va expérimenter Franck arrivé au bout de sa route. L'humaniste vigilant et actif qu'est Pierre Jolivet ne peut que se révolter contre ce qu'il voit se mettre en place imperceptiblement avec la complicité des politiques de tous bords qui ne semblent plus capables que de trouver des patronymes lénifiants aux enjeux qu'ils ont depuis longtemps renoncer à relever. Il ne fallait donc pas compter sur lui pour pousser trop en avant l'intrigue policière qui aurait pu détourner notre regard de celui perdu dans le vague de l'immense Olivier Gourmet que sa caméra ne quitte jamais. Car "Jamais de la vie" est bien le film de deux hommes tant on imagine mal qui d'autre que l'acteur belge au diapason du réalisateur aurait pu imprimer autant de détresse contenue à cet idéaliste qui a vu ses illusions se fracasser contre le mur de l'argent et de l'indifférence. Sûr que tout le monde n'y trouvera pas son compte, certains reprochant à Jolivet de verser dans le documentaire non assumé. Mais comme les films de Loach et Leigh ont témoigné des dégâts du thatchérisme, ceux de Jolivet, de Brizé ou de Belvaux illustreront son prolongement par ceux-là même qui l'avaient dénoncé.
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