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halou
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3,0
Publiée le 5 janvier 2016
Le ton change de plus en plus chez Jolivet avec ce dernier film bien sombre. Épaulé par un habituel grand Olivier Gourmet qui porte le film à lui tout seul, Jolivet dépeint ici une tranche de vie à l'avenir quasiment condamné. Décors tristes d'une banlieue française lambda, images volontairement ternes, le scénario reste finalement assez plat hormis la fin mais le principal est le personnage de Gourmet symbolisant la galère de beaucoup de citoyens.
Après avoir fait une excursion dans le polar avec "Mains armées", Pierre Jolivet revient dans la chronique sociale avec cette histoire sur la misère et la détresse dans la périphérie. Mais ce qui est bien chez ce réalisateur, c'est qu'il ne tombe jamais dans la démagogie ni aucun grand discours, laissant habilement le spectateur se rendre compte de la déliquescence de la France de François Hollande. Ce dernier se prend ici une critique acerbe avec ce pauvre bougre, superbement joué par Olivier Gourmet, qui perd ses dents. Par ailleurs, Jolivet ne se contente pas d'essayer de nous faire pleurer puisqu'il ajoute à "Jamais de la vie" une petite pincée d'action et de suspense. En espérant donc que vous avez compris la morale de ce film : de ne pas oublier de voir régulièrement le dentiste (même si vous n'avez pas mal aux dents).
Franck, la cinquantaine, est, à défaut d'autre chose, gardien de nuit dans un supermarché. Sa condition d'ancien syndicaliste l'a laissé sur le carreau pendant 10 ans. Résigné, il traine sa carcasse entre sa cité, le supermarché et Pôle Emploi. A travers son héros, Pierre Jolivet trace le portrait assez désespéré d'une France qui se débat pour survivre dans un univers économique sans pitié. Olivier Gourmet, très bien une fois encore, est de tous les plans. Il est l'intérêt essentiel du film. Car le récit et la mise en scène de Jolivet ne sont pas loin de la caricature et des dialogues trop écrits nuisent au réalisme du film. Même Valérie Bonneton, pourtant, toujours très juste, semble à côté de son personnage qui, il est vrai, n'a que très peu de scènes pour exister.
Un film prenant, même si au départ, il ne s'y passe pas grand chose. L'atmosphère de ce centre commercial la nuit est glaçante, et Olivier Gourmet est impeccable dans son rôle de gardien de nuit. Le film tourne ensuite au policier-thriller, et on est happé par l'histoire et la détresse des personnages.
Un pur chef d'œuvre, ce film est tourné d'un grand naturel et Olivier Gourmet n'y est pas pour rien. Galère à rien faire de plus que de surveiller un parking de supermarché ou bricoler des voitures téléguidé tel est l'histoire d'un homme sans histoire. Et il y a cette rencontre avec une femme qu'il admire , mais elle..... ( Bonneton sublime de justesse et de beauté) . Et lui tombe petit à petit de nouveau dans l'alcool et à surveiller des petits malfrats. Bref du vrai cinéma simple et génial. A noté la remarquable présence de Marc Zinga . J'adore
La particularité de ce type de films, c’est son sujet et sa forme. Jamais de la vie ne divertit pas. Il parle d’une réalité connue par une grosse partie de la population, notamment en France. Porter cette réalité à l’écran, libère le message « parlons-en » ou « ne l’oublions pas », ce qui me laisse un gout amer en bouche je dois dire... Mais les françaises et les français ont-ils besoin de Jamais de la vie pour ne pas oublier ? Ce film a-t-il un public cible ? Si oui, l’atteindra-il ? Je pense qu’un documentaire ou encore une docufiction assumée aurait été plus approprié. On s’accordera pour dire que la réalité, aussi sombre soit-elle, n’a pas toujours besoin d’éléments fictifs pour passer un message, surtout quand ces éléments sont encore plus sombres que la réalité. Le mal qui ronge la société française (et autres) depuis des années est connu et le "polar" en toile de fond ne décolle pas du fond.. Inspirez les gens!
Ce film sur la France d'en bas, comme diraient nos politiques, nous touche bien évidemment, mais sans misérabilisme, avec même un certain optimisme au milieu de la résignation ambiante. C'est dur, c'est fort et c'est beau. Mention spéciale pour les acteurs.
Pierre Jolivet est décidément notre réalisateur le plus social, avec des scénarios toujours empreints d'une réalité sociale très fine. Et quel directeur d'acteur ! Alors quand il dirige le formidable Olivier Gourmet, c'est du grand art. À voir absolument.
Malgré une interprétation hors-pair, on ne rentre pas vraiment dans cette histoire un peu en creux et assez lente qui ne décolle jamais vraiment. Aucun personnage n'arrive à nous toucher.
Lire la critique complète ici : https://doisjelevoir.com/2023/05/13/jamais-de-la-vie-une-vision-sombre-de-la-societe/
"Jamais de la vie" présente une histoire simple mais intéressante qui plonge dans la vie d'un homme marginalisé malgré son travail. Le film dénonce avec force sa condition sociale et met en lumière les difficultés qu'il affronte quotidiennement. Cette vision sombre de la société peut sembler pessimiste, mais elle révèle une réalité souvent ignorée. Malgré sa haine envers le système, Franck dégage une grande humanité qui le rend attachant. Il peut compter sur des amis qui lui apportent réconfort et soutien dans sa vie difficile. Au fur et à mesure du récit, on découvre Franck et son parcours, révélant une personnalité complexe. Son passé syndicaliste et son arrogance de vouloir sauver le monde l'ont conduit à commettre des erreurs, mais il continue de faire des choix marquants qui le plongent dans des situations de plus en plus tendues. Son caractère se révèle dans chaque scène, le rendant à la fois fascinant et difficile à cerner. Olivier Gourmet est remarquable dans son rôle, offrant une prestation exceptionnelle qui donne vie à son personnage de manière touchante. Grâce à son jeu d'acteur remarquable, on ressent toutes les difficultés traversées par son personnage. Les autres acteurs qui accompagnent le récit sont également convaincants et s'intègrent parfaitement à l'ensemble du casting, notamment Valérie Bonneton, Marc Zinga, Jean-François Cayrey et Nader Boussandel.
A mi-chemin entre le drame social et le thriller, "Jamais de la vie" est un film sobre, bien réalisé et brillamment interprété par un Olivier Gourmet impeccable. Le plus intéressant dans le film reste les interactions que peut avoir le personnage principal avec les différents protagonistes. La tension latente tout au long du film culmine jusqu'à un final magistral. Certains pourront reprocher un manque de rythme certain, mais là n'est pas le but recherché par le réalisateur.
Un film sombre avec un olivier gourmet qui porte le film sur ses épaules. Un drame social qui nous raconte la misère, la précarité dans les banlieues. Surprise de voir valérie Bonneton tout en simplicité et maitrise d'elle-même. Un film qui ne donne pas le moral par contre.
Fan autant de Pierre Jolivet que d'Olivier Gourmet, c'est avec délectation que je m'installais devant mon écran. Et comme prévu, ce film m' a intrigué, embarqué, marqué. Le réalisateur, comme souvent, met le social au coeur de son film et c'est plus à un drame social qu'à un polar auquel on assiste. L'amitié est elle aussi mise en valeur dans chaque relation, ainsi que le respect et l'ouverture vers "l'autre". Tous les personnages sont extrêmement fouillés, ont une vrai épaisseur et Pierre Jolivet met vraiment en valeur chacun de ces solitaires, sans aucun misérabilisme. Comme dans "Ma petite entreprise" et "Zim and Co.", il est question de leurs luttes, de leurs résistances face à l'indifférence générale, à une époque économiquement et humainement désenchantée. De plus, c'est esthétiquement très réussi malgré le gris des cités ou des parking de supermarchés.
Ne vous attendez pas à un actioner en lisant "Policier"! En effet on est dans la fable sociale où l'on suit avec intérêt la vie d'un homme désabusé, solitaire et miséreux magnifiquement interprété par Olivier Gourmet. Un voyage désabusé dans la solitude et la misère sociale où la moindre petite chose peut faire sortir d'un quotidien aliénant. Un joli film.