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ned123
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4,0
Publiée le 2 septembre 2015
J'ai vu un film... d'une violence inouïe sur la notion de divorce dans la religion juive et dans la société israelienne... A travers cette histoire, qui doit être banale de la séparation d'un homme et d'une femme, on découvre les soubresauts d'une société résolument ancrée dans la modernité, mais régie par des lois qui ne donnent pas le droit de choisir à la femme... Et ceci fait froid dans le dos. Ronit Elkabetz est sublime, bouleversante, minimaliste dans son jeu, et ses explosions de colères nous bouleversent. Tandis que Simon Abkarian est absolument fascinant de contrôle et de retenus... Il convient également de noter la qualité de la réalisation, la recherche des angles, les cadrages près des émotions... Ce huis-clos est étouffant et particulièrement stressant... Et pendant toute la durée du film, on est mené par nos émotions, nos tensions et l'impression que le film peut et va basculer, tant la violence sous-jacente est forte.Tout contribue à faire de ce film un film poignant, révoltant et pour tout dire, parfois incompréhensible sur les valeurs qui animent le judaïsme... Et le titre du film est absolument parfait, car c'est bien la femme qui, ici est jugée, et non la mari, ni le couple, ni la famille... juste la femme...
Un film qui arrive à soutenir notre attention durant deux heures, grâce aux interprètes exceptionnels et à un scénario écrit comme un thriller et ce malgré un seul et unique décors, qu'est celui d'un petit tribunal. Il fallait oser, c'est prenant et fort.
Un peu inquiet dans un premier temps : comment tenir le concept (très théâtral) pendant les presque 2 heures que dure le "procès de Viviane Amsalem"... S'il n'évite pas complètement les longueurs, le film tient heureusement plutôt bien la distance, s'appuyant sur un script traitant subtilement ses personnages et sur une mise en scène inspirée.
Un procès interminable de la regrettée Ronit Elkabetz qui a réussi a instauré la véritable injustice de son pays face une femme souhaitant divorcer. La religion fait foi, le mariage est sacré et les rabbins ont tous les pouvoirs pour la raisonner et la convaincre de faire perdurer cette union. On retrouve à ses côtés les excellents Sasson Rabai et Simon Abkarian qui vont tout donner dans des dialogues percutants qui mettent très mal à l'aise pour contrecarrer la plaidoirie de son avocat. Tout le film se déroule au tribunal. Elle en a fait un peu trop dans certaines scènes mais cela reste une oeuvre intéressante pour comprendre la culture de ce pays...
Le film n'oublie pas d'être drôle, face à l'absurdité de la situation et la mauvaise foi des témoins convoqués (...). Pour le spectateur, la situation devient également insoutenable, sentiment amplifié par le huis clos mis en place. Ronit Elkabetz, tragique et grandiloquente, est magnifique et tranche avec le jeu en retenue de Simon Abkarian.
Quel huis-clos passionnant ! Quelle actrice, disparue prématurément. Le frère et la sœur Elkabetz issus de l’immigration sépharade marocaine, nous proposent une plongée dans une réalité totalement inconnue, en tout cas de moi-même, à savoir la mainmise en Israël des religieux-orthodoxes pour la plupart- sur les affaires matrimoniales. Ambiance controverse de Valladolid, ou des grands classiques américains de confrontation en justice. Une confrontation glaçante, le non-dialogue absolu, des certitudes inamovibles de part et d’autre. Au milieu, une série de témoins pris à contre-pied dans leurs affirmations maladroites et pourtant sincères. Le scénario, basé sur des éléments autobiographiques suinte de réalisme et emporte la conviction. La caméra porte le regard des uns sur les autres, la musique est rare et discrète, on savoure cette exploration des âmes perdues mais déterminées. Une sorte de Voyage au bout de la souffrance morale. Sans scories, ni effets de manches. TV - novembre 16
Un huis-clos implacable et remarquable sur la bêtise des Hommes, de la justice et l'absurdité du poids des traditions et de la religion. Très bien écrit, réalisé et interprété, le film souffre juste d'une longueur au milieu (un témoin en moins aurait donné plus de rythme au métrage, surtout que tous les témoignages vont dans le même sens) et le regard des enfants du couple, curieusement absents aurait été intéressant.
Je sais bien que tout le monde va vouloir voir dans ce film une dénonciation de la procédure religieuse pour obtenir le divorce, peut-être même que le réalisateur l'a vu dans ce sens, mais heureusement, peut-être malgré les scénaristes, il dépasse cela. La situation est bien choisie dans la mesure où les deux époux n'ont rien à se reprocher, au fond, qu'une incompatibilité totale d'humeur qui rend ce divorce inéluctable. Voilà qui me fait penser aux Lettres anglaises de Chesterton où est abordé, tant du côté positif que du négatif, le mariage forcé au XVIIIe siècle. Tout est bien filmé et ce même si tout est réduit dans peu de lieux, sans action, et un peu trop "causeur" à la façon de beaucoup de films de Bergman ou des plus mauvais de Woody Allen.
La performance de ce film (il s'agit bien d'une performance pour le personnage et pour la réalisatrice) est de tenir dans un seul et même espace. C'était le cas déjà dans un précédent film. Mais là, l'espace est plus confiné. Emouvant, fort, juste, et parfois drôle. Ronit Elkabetz a su se contenir : l'actrice avait tendance ces dernières années à se laisser aller à une certaine théâtralité (Callas & Papas). Fin superbe.
Même si je n'ai pas vu les deux premiers volets de la trilogie ce film se comprend aisément sans ça. C'est admirablement bien joué par Ronit Elkabetz dans ce rôle de femme qui ne veut plus de la vie qu'elle a menée, qu'on lui a fait mener, face à un jury fait d'hommes de religion qui fait durer indéfiniment ce procès et qui s'égare dans des questions hors sujet. C'est un huit clos où l'on ne s'ennuie pas mais où l'on s'agace de la mentalité que la religieuse, sans la compréhension, sans la compassion, sans la relation à Dieu mais vécue uniquement dans la loi peut anesthésier l'intelligence de certaines personnes.
un film magistral où on a envie de faire exploser la tête des mecs qui dirigent tout. la femme n'existe pas et c'est lamentable. heureusement qu'en Israël tous ne pensent pas comme ça mais malheureusement ils y sont confrontés s'ils veulent divorcer. Allez messieurs changeaient vos lois !!!!!
Un huis-clos parfaitement réussi de Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz qui clôt de façon magistrale leur trilogie ("Le procès de Viviane Amsalem" prend place après "Prendre femme" et "Les sept jours"). Plongée glaçante dans le droit religieux qui domine la législation Israélienne sur le divorce, le film gagne en force en ne suggérant rien dans la façon de filmer sur leur parti-pris. Ne se contentant pas de réaliser du théâtre filmé, il s'agit d'une vraie œuvre cinématographique ou chaque regard, chaque parole, peut changer la suite du procès. La vision du mari, de la femme et des juges religieux est parfaitement rendu. Un film qui ne peut que permettre de mieux comprendre une société fondée sur le droit religieux et ne peut que nous pousser à l'indignation ou la révolte sur la condition féminine dans ce pays qui, sur beaucoup de plans, n'est guère démocratique.
Cloturant la trilogie commencée en 2004 avec "Prendre Femme" et qui s'est poursuivie avec "Les sept jours", "Le Procès de Viviane Amsalem" est un véritable cours de civilisation Israélienne à lui seul. On y apprend d'une part que seul le mari peut accorder le divorce à sa femme et que tout est contrôlé par les autorités rabbiniques. Déjà il y a de quoi frémir. Dans cette histoire, il faut plus de 5 ans à Viviane pour obtenir son divorce, et on assiste à toute une série d'évènements risibles certes, mais vraiment tragiques pour ces femmes qui veulent seulement retrouver une liberté de couple. Le plus ahurissant étant le rituel de déclaration de divorce, grotesque et ridicule qui montre bien que la femme n'est qu'une quantité négligeable aux yeux des hommes et des rabbins. Ce film tourné exclusivement dans le tribunal met bien en évidence l'étouffement et l'oppression patriarcale et religieuse auxquelles elles sont soumises... Surprenant pour un pays aussi démocratique dans sa représentation parlementaire qu'est Israël. Et comme toujours Ronit Elkabetz est magistrale
J'ai un peu hésité à regarder ce film israelien comme pour me solidariser de ces militants BDS qu'on criminalise de manière scandaleuse. Je l'ai finalement vu et je ne l'ai pas regretté. Pendant prés de 2 heures on assiste incrédule au calvaire d'une femme dont le destin est confisqué par des hommes et leur Loi qui subordonne le divorce entre époux à l'accord donné par le mari. Suréaliste spectacle de patriarcat religieux Ce film est une magistrale illustration de l'Imposture qu'est encore une fois l’État d'Israel ,présenté et revendiqué au contraire comme le poste avancé de la Démocratie et de la modernité au Moyen Orient.