Le procès de Viviane Amsalem
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133 critiques spectateurs

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Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
Tres bon film, tres prenant, tres etonnant je ne savais pas qu en Israel ce genre de proces existe encore, que de retard pour l emancipation de la femme....
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2017
Drame socio-psycho-familio-culturel Israélien nous immergeant dans les épisodes d’une salle de tribunal qui a vu, mois, trimestres et semestres après années, les cinq ans du désespérant procès d’une femme souhaitant juste se libérer de l’entrave d’un mari traditionnel en réclamant le divorce.
Prisonnière également d’un système politico-religieux clairement patriarcal d’un autre âge, il dépend de l’accord d’un rabbin en plus du consentement de l’époux. Derrière cette fiction présenté dans l’intimité d’une caméra sur place, et menée par des acteurs renversants de réalisme, ainsi que dans les manières, logiques et état d’esprit de Juifs francophones, se jouent les enjeux bousculant la rigidité du fondamental matrimonial.
Renvois qui s’éternisent, lourdeurs et mauvaises fois qui se répètent, indécisions inextricables, interminables débats de sourds, les joutes absurdes et les incompatibilités surréalistes nous livrent le sort d’une femme qui n’a plus aucun choix. Dramatiques pour les deux parties selon leurs visions, les irréconciliables dualités luttent entre le droit au bonheur et à la liberté pour l’une, et l’inadmissible dépossession pour l’autre, entre la modernité et le conservatisme enkysté des pouvoirs et de la bienséance, et surtout entre la notion de droit au bonheur d’une part et la fonctionnalité matrimoniale d’autre part.
Dans un décor minimaliste réduit à une pièce, la déshumanisation d’un cadre familial et juridique périmé s’étale en cette bouleversante, douloureuse et poignante critique sociale, et en une formidable leçon d’endurance et d’espoir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 juillet 2014
Ce film nous plonge au coeur d'un chaos immense : un couple qui se déchire. Loin d'être stéréotypé, les acteurs sont excellents. Pourtant, même avec une musique qui nous met en haleine, le spectateur reste un simple badaud : ce qui dérange dans ce film, ce n'est pas le sujet (traité avec beaucoup de finesse), ni sa longueur (2 heures), mais c'est bien sa réalisation qui peine à nous plonger au coeur du conflit. Comme dans un véritable tribunal, le spectateur reste sur son siège et, même si le film surprend (un bon nombre de scènes se déroulent dans une même salle), il ne parvient à réellement nous interpeller. 12/20.
DX333
DX333

18 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2015
Quelque soit l'endroit d'où l'on viens, ce film est une sacré claque pour les hommes. Burlesque et absurde, cette oeuvre arrache des rictus de désarrois.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 juillet 2014
La majorité des films venant d'Israël que j'ai pu voir porte ou tourne autour du conflit Israëlo-Palestinien, j'ai donc découvert une facette différente de la société de là bas. Le divorce est en effet 'géré' de manière totalement différente, où l'homme seul a vraiment son mot à dire. On suit donc le calvaire de Viviane qui souhaite divorcer de son mari Elisha, qui lui refuse obstinément, pendant des années, pour des raisons de fierté et de convictions religieuses. Le film est assez froid, toutes les scènes se déroulant dans la même petite salle blanche du tribunal rabbinique, mais monte en intensité avec le temps et la détermination sans faille de Viviane. Les acteurs sont tous très bons et convaincants dans leurs rôles. Mais la dernière demi-heure du film ne m'a vraiment pas été plaisante, énervé par la situation et le renoncement froid et sans faille du mari, j'avais vraiment envie que le film se termine. Sentiment renforcé par les multiples avancées dans le temps (1 mois, 2mois, 2 semaines...) qui donne cette sensation d'enlisement définitif. Mais au final un film qui m'a beaucoup appris et touché
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2014
Ce huis clos oppressant et passionnant en dit long sur la position de la femme dans la société israélienne. Le mise en scène sobre, le rythme soutenu tout du long, les dialogues et les acteurs très justes. Un beau film très touchant et militant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juin 2014
Le procès de Viviane Amsalem...de Ronit et Shlomi Elkabetz. Le pitch ? En Israël une femme, Viviane, n’est plus amoureuse de son mari Elisha après plus de 20 ans de vie commune. Elle demande le divorce. Pour que le divorce soit validé, les époux doivent passer devant un tribunal rabbinique. Elisha refuse systématiquement de lui accorder ce qu’elle demande. La procédure va durer plus de cinq ans, et c’est ce que nous montre le film en deux heures.
Deux heures de huis clos, dans la même pièce, un tribunal qui ressemble davantage à une salle de classe. Les époux sont représentés par leurs avocats respectifs. Puis sont invités à s’exprimer des témoins, des proches, les frères, soeurs, voisins, du couple.
Deux heures qui nous font faire des bonds de quinze mètres sur nos sièges, tant les arguments exposés par les rabbins sont grotesques ! Je me demande encore ce qu’il y a de plus cons que trois juges religieux, aux pensées archaïques, bloqués par une tradition millénaire complètement obsolète aujourd’hui, franchement c’est prodigieux !
Mais ce qui est démontré en filigrane, c’est la place de la femme aujourd’hui dans une société placée sous le joug de la religion. Sa place ? C’est que dalle ! Du vent ! De la merde ! D’ailleurs si le divorce est prononcé, voici la dernière procédure : l’acte est scellé par les juges, remis au mari. Devant lui se tient sa femme...ou bientôt son ex-femme, mains jointes, suppliantes. Le mari prononce quelques phrases d’usage, puis remet l’acte entre les mains de la femme, qui doit la placer sous son aisselle, et marcher jusqu’à la porte pour ensuite revenir devant ses juges ! Nous sommes dans une réalité terrifiante et grotesque. Mais le pire reste à venir : quand le divorce est enfin prononcé, il est bien précisé que le mari a décidé de «répudier» sa femme...oui oui, «répudier». On croit rêver ! Le film dénonce énormément de choses, et c’est incroyable de constater que cela se passe au XXIème siècle, à quelques pâtés de maison de l’endroit où nous nous trouvons.
J’en ai trop dit ? Pas assez ? Je vous conseille vivement d’aller voir cette merveille, deux heures qui passent très vite, deux heures «pleines», deux heures qui soulèvent l’émotion, l’indignation, l’énervement, l’empathie, deux heures formidables. Et que dire des comédiens ? Ils sont exceptionnels. Ronit Elkabetz me fait penser à Anna Magnani dans ses plus beaux rôles, Simon, Abkarian est formidable de retenue dans le rôle le plus difficile du casting. Allez y sans réfléchir, foncez ! Je recommande !
Spe64
Spe64

26 abonnés 191 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2014
Un huit clos très bien mis en scène ou la caméra scrute les moindres détails pour faire la part belle au jeu d'acteur. Une critique d'une absurdité bien réelle..tout en sobriété, en passant par beaucoup d’émotions, de l'indignation au rire, on assiste à ce procès surréaliste et au combien difficile pour les nerfs.. ou malgré son rythme lent, on restera scotché dans son siège en attendant enfin une libération..
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2014
C’est à la fois drôle et absurde, tragique et léger, une farce judiciaire à laquelle on assiste comme à un spectacle de marionnettes. Mais la réalité est bien présente dans cette diatribe raisonnée du réalisateur et de sa sœur réalisatrice qui mettent en scène le désarroi d’une femme israélienne confrontée à l’entêtement de son mari qui lui refuse le divorce. Les comédiens sont au fil des débats, épiques, drôles ou cassants, de plus en plus habités par leurs personnages auxquels on s’attache au point de ne plus distinguer au bout du compte le vrai du faux. Seule certitude, cette loi inique qui rend la femme totalement dépendante de son mari.
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virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2014
Belle claque d'utilité publique je dirai! Film tout simplement scandaleux pour toute femme (mais sans être féministe!). Comment un tel beau et plutôt moderne pays peut-il encore fonctionner dans un tel système rétrograde pour les femmes? Si ce n'était une réalité, on se prendrait à rire. Ce que le spectateur fait à qq occasions, indépendamment de l'histoire, des personnages, de Vivianne Ansalem! C'est juste inimaginable qu'un divorce dure sur 5 longues années de déballages d'intimité, et afin de trouver quoi ? Une raison assez justifiable pour que l'homme accorde sa liberté à sa femme ou que les juges estiment devoir le faire pour lui... ce qu'ils ne feront jamais car ils ne peuvent au final pas le contraindre ?! Bon je raconte le film mais c'est si fort que cela ne peut laisser personne indifférent. C'est au-delà d'une histoire de femmes ou de féministes. C'est une histoire de liberté que chacun mérite, le droit de vivre sa vie selon ses choix et avec la personne de son choix (ou seule). Mais n'oublions pas aussi l'homme du film : le mari. C'est également un film sur le poids culturel qu'ils subissent, comment ils doivent être face à la société, le rôle qu'ils doivent tenir dans leur communauté, au-delà même de leur vie, de leurs sentiments à cacher, y compris (et surtout) à leurs épouses. C'est l'incompréhension de 2 êtres qui vivent avec leur ressentis et envies ou désirs antinomiques, inavoués, inconsolables. C'est une recherche de l'amour, un appel à l'autre qui se passe devant un tribunal figé et ridicule souvent et qui rejette la modernité et une autre vision de l'amour et du respect. Ce sujet est bien sur aussi fort grâce à une réalisation inspirée qui alterne des longs plans fixes sur les émotions (tout est montré habilement, pas forcément quand le personnage parle, c'est donc brillant) ou ceux plus larges qui soulignent les confrontations de tous, leurs motivations, leurs troubles, leurs doutes (les souffles et soupires prennent bcp d'importance). On pourrait craindre que les seuls plans de cette salle froide ou du couloir étouffent la force de l'ensemble. Bien au contraire! Et ce n'est surtout pas un théâtre filmé, loin de là. On ressent une sensation d'étouffement mais complètement souhaité et qui renforce ce que peut vivre Vivianne. Et quelle actrice Ronit!!! D'une telle beauté atypique (ça fait du bien!). Simon Abkarian montre ici qu'il est juste l'un des nos meilleurs acteurs. On est tout aussi tiraillé par ce que vit et donne (pas) cet homme. Certaines de ses scènes sont justes déchirantes. Le titre résume à lui seul le propos : il s'agit ni plus ni moins d'un procès, d'une femme qui souhaite sortir de cette vie malheureuse mais qui est jugée par Dieu et ses représentants, par ses soit disant amis, frères et hommes de ce pays qui utilisent la religion dans ce qu'elle a de plus détestable (archaïque, rétrograde et sectaire). Je recommande plus que vivement.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2016
Gett, le procès de Viviane Amsalem de Ronit et Shlomi Elkabetz constitue certainement leur film le plus intense dans leur création cinématographique. On se rappelle de leur premier film mutuel "Prendre femme", puis de "Sept jours". 2 beaux films illuminés par la présence de Ronit Elkabetz. "Gett, le procès de Viviane Amsalem" termine cette trilogie. C'est le testament cinématographique et féministe de Ronit Elkabetz. Avec ce drame étouffant, on pense au film "Divorce à l'iranienne" sur le parcours semé d'obstacles pour pouvoir divorcer dans un tribunal à Téhéran, et on se demande comment la société israélienne peut tolérer aussi un pareil système d’oppression pour les femmes ? Viviane Amsalem attendra 5 longues années pour obtenir son divorce, aidée par son avocat, Carmel Ben bon (Menashe Noi). Le défilé des témoins, comme si Viviane était une accusée, est prétexte à des personnages truculents. Silencieuse, prostrée, résignée, Viviane est interprétée magistralement par Ronit Elkabetz.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2014
Gett est un très bon film dont le sujet original et engagé propose quelque chose de nouveau en terme de cinéma. Par une mise en scène astucieuse, des acteurs excellents toujours dans un registre juste et des dialogues toujours tranchants, ce film conquiert son public tout en diffusant son message. Une bonne surprise venue de Cannes !

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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2014
Un huis-clos de deux heures dans un tribunal, souvent étouffant, parfois un peu long. Le combat de cette femme pour divorcer, véritable parcours du combattant en Israël – tout du moins, telle est la thèse des réalisateurs – prend la forme d'un formidable réquisitoire de Ronit et Schlomi Elkabetz contre la misogynie et l'archaïsme structurants les institutions de leur pays natal. Seules les dernières images du film, pourtant d'une grande simplicité, laissent entrapercevoir le bout d'un tunnel de plus de cinq ans pour la principale protagoniste, le début d'un retour à une vie normale...
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
D’une brutalité inouïe, "Le procès de Viviane Amsalem" de Shlomi Elkabetz et Ronit Elkabetz livre le témoignage d’une injustice caractérisée. En Israël, les femmes mariées ne peuvent pas divorcer de leur mari sans le consentement de ce dernier. Et l’intensité de l’histoire est d’autant plus marquée que le film se passe dans un huit clos avec un nombre réduit de personnages.
Témoin privilégié du procès, le spectateur n’en est pas pour autant un juré et les réalisateurs lui enlève tout pouvoir de choix : Il doit assister avec la même passivité que Viviane à l’irrésolution du conflit.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2021
Intéressant huis-clos documentaire sur la condition des femmes juives... qui rappelle celle des musulmanes… Quelques longueurs ou invraisemblances. Générique catastrophique.
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