L'Ombre des femmes
Note moyenne
3,1
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78 critiques spectateurs

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pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2015
Alors c'est comment le nouveau Garrel ? C'est dans un noir et blanc très chic et très beau, il faut l'avouer, mais bon, la dernière fois pour "La jalousie", c'était déjà le cas. Cette fois-ci, toujours dans un décor d'appartement lépreux semi-insalubre, on trouve une vraie princesse (Clotilde Courau) qui revient courageusement à ses origines et un beau gosse photogénique qui fait la gueule et joue le bel indifférent (Stanislas Merhar). Elle surveille les cantines de la ville de Paris tout en aidant son mari, documentariste en recherche d'un vague succès, dans la réalisation de portraits de résistants. Ils n'ont pas l'air d'avoir grand chose à se dire et donc, pour meubler cette vie assez morne, prennent amant et maîtresse. Mais l'infidélité est un jeu qui brûle parfois...
Comme je connais peu le cinéma de Garrel, j'ai pris le film tel quel, sans m'appuyer sur les oeuvres précédentes, chose qui semble être le point d'accroche quasi unique si j'en juge les critiques. Brut de pomme et sans le filtre cinéphile, je dois dire que pépère Garrel n'est guère moderne. La situation boulevardière, mais en version prise de tête, est tout autant éculée que ringarde. Ils s'aiment (enfin il paraît, en fait, ils sont englués dans des petites habitudes) mais se trompent l'un l'autre. Comme le mâle trouve ça normal qu'il aille voir ailleurs, il fait la gueule parce que son épouse, elle, n'a pas le droit. Il sait que c'est con comme raisonnement mais l'impose tout de même. Elle sait que c'est con aussi mais en bonne gourdasse, elle obéit. Elle l'aime quoi ! (Alors que l'autre mec est, à mon avis , nettement plus attachant. Si j'avais été à sa place, je l'aurai planté là le macho !). Bref, la situation est un poil énervante car on ne sent jamais le moindre attachement entre eux. Et même si Louis Garrel (en voix off) essaie de nous dire le contraire, la mine chiffonnée de Clotilde Courau n'y peut rien, on a envie envie de hurler : Mais barre-toi ! Il faut dire que Garrel (le réalisateur) n'arrange pas les choses en filmant Mlle Courau et Mlle Paugam, les deux qui couchent avec Mr Merhar, sans les flatter une seconde, mettant en évidence la mine terne et leurs robes aussi fripées que leur teint. Je sais bien que c'est sans doute du cinéma réaliste mais alors pourquoi le beau Stanislas, pourtant faisant toujours la gueule, est, lui, toujours à son avantage ? (Je parle physiquement parce que pour sa beauté intérieure, on repassera.)
La fin sur le blog
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juin 2015
Mais qu'est-ce qui m'a pris d'aller voir ce film de Philippe Garrel ? Depuis le temps, je devrais savoir que son cinéma n'est pas fait pour moi, que je m'y ennuie profondément et qu'il ne m'apporte rien. "L'ombre des femmes" n'est pas pire que les précédents et j'ai même réussi à trouver 2 ou 3 scènes assez réussies, ce qui doit faire 8 minutes en tout sur une durée totale de 1 h 13 minutes. Mais quand même : une manière de filmer qui est une véritable caricature de ce qui se fait de pire dans le cinéma français se voulant intello ; un scénario sur des histoires d'adultère d'une banalité à pleurer, déjà vu 36 000 fois ; un noir et blanc très loin d'être somptueux ; des dialogues que je n'ose même pas évoquer (Allez ci, on donne un exemple : "qu'est ce qui est le pire, pisser où on prend sa douche ou prendre sa douche là où on pisse ?") ; un acteur principal, Stanislas Merhar, totalement inexpressif ; c'est un peu mieux du côté des femmes, surtout Vimala Pons, mais elle n'a qu'un tout petit rôle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 juin 2015
Un film décevant...Stanislas Merhar est peu expressif...je n'ai pas trop cru à leur histoire d'amour....le jeu de Clothilde Courau est au contraire exagéré...
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2015
Il ne suffit pas parfois d'un beau titre, de magnifiques actrices, de plans sublimes filmés en noir et blanc pour faire un film vivant. J'ai été profondément heurté par la lâcheté de cet homme incarné par Stanislas Mehrar. Clothilde Courraul, sa femme est magnifiquement engagée. Si elle le trompe, elle peut néanmoins s'engager, se prononcer. Lui est mutique, absent, déprimé alors qu'il est aimé. C'est comme s'il n'avait que sa mauvaise foi à offrir à ses partenaires. A part être méchant et dire pardon, de se montrer exigeant vis-à-vis d'elles, on le sent creux, inconsistant. Mon contre-transfert était massif tout au long du film, comme si je ne pouvais me reconnaître dans sa façon de mener sa vie, de "gérer" ses conflits et errances ou indécisions. Le plaisir de voir le visage si savoureux de Vimala Pons, dans un rôle secondaire était agréable. Vraiment, monsieur Garrel, vous filmez magnifiquement les femmes en leur insufflant une stupéfiante authenticité, mais les hommes dans tout ça, ne peuvent-ils vraiment se réduire qu'à être des salauds ou des faussaires? Ce n'est pas ainsi que j'ai envie de voir s'incarner la gent masculine.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2015
l'ombre des femmes présenté en ouverture du festival de cannes dans la séléction la quinzaine des réalisateurs décrit les aléas amoureux d'un couple ( amour passionnelle,adultère,mensonge,manipulation...),la composition d'ensemble est correcte j'ai ressentis à quelques moments de l'émotion face au désarroi de clotlide coureau e un certain dégout pour stanlisas merarh mais j'ai trouvé l'ensemble beaucoup trop lisse et manquant de rythme.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2015
Un film intense dont les acteurs sont au sommet. L'histoire, très simple, est filmée avec une grande justesse et un dépouillement qui rappelle les premiers films de la Nouvelle Vague. Les dialogues, co-écrits avec J-J Carrière, sont très beaux. Le seul petit bémol est le point de vue parfois trop masculin : l'idée que l'homme peut tromper mais pas la femme est franchement idiote et on voit un peu trop les femmes faire la vaisselle et à manger... Mais bon, c'est bien d'une femme dont on se souvient au final ; c'est elle qui domine le film.
nikko60
nikko60

6 abonnés 48 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2015
Une fois de plus, mon avis est en opposition avec les critiques de la presse, qui ont encensé ce film, qui l'ont vu comme une oeuvre magistrale d'un des derniers représentants de la nouvelle vague... Ce film est une caricature, parfois à la limite du ridicule, de film intello. Tout y est : le noir et blanc à gros grain, le tournage pellicule, les décors paupérisants, les personnages insipides, les dialogues anémiques, le scénario squelettique... et c'est long, avec des plans interminables, des séquences redondantes, des silences qui n'expriment rien. La cerise sur le gâteau, c'est la voix off, qui nous explique ce qu'on voit dans les images, sur un ton monocorde et compassé. Ajoutons à cela un acteur principal aussi expressif qu'une bûche, et des seconds rôles négligés. L'ombre des femmes, l'ombre d'un film.
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2015
Excellent film dramatique et très touchant.
Ce qui peut rebuter : le film est court, on nage en plein drame sentimental, c'est en noir et blanc.
Il ne faut pas s'arrêter à cela et se laisser prendre par les émotions dégagées et bouleversantes.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2015
Il est parfois difficile de comprendre les critiques dithyrambiques de la critique envers des films d’auteur français terriblement intellos… Et ici on nage en plein dedans : noir et blanc, discussions sur l’amour, trois personnages, pas d’action, … Le genre de film qui plaira certainement et uniquement à une élite de cinéphiles courageux.
Cependant « L’Ombre des femmes » de Philippe Garrel est tout à fait regardable et ne manque pas d’intérêt à défaut d’être totalement renversant et inoubliable. D’abord parce qu’il dissèque le sentiment amoureux de la plus belle des manières et de façon simple et concise. Le film a le mérite d’être extrêmement court (à peine une heure et quinze minutes !) mais d’aller droit au but. Tout sonne vrai que ce soit dans les dialogues et les situations. On reconnait bien là dans ce classique triangle amoureux, voire carré amoureux, les hésitations des hommes et des femmes en proie à l’amour, ses contradictions, ses jalousies et ses déceptions. Et, fait rare, la lâcheté et les paradoxes de l’homme sont bien mis en avant.
L’interprétation est également pour beaucoup dans la réussite et la véracité des passions évoquées. Le trop rare Stanislas Mehrar, tout en sobriété et non-dits, campe un homme amoureux mais lâche avec beaucoup de succès. Quant à Clotilde Courau qu’on n’avait pas vue depuis longtemps au cinéma, elle est particulièrement émouvante dans un rôle difficile. On sera plus réservé envers l’objet du désir et de l’adultère, incarné par Lena Paugam, qui manque de mystère et de glamour. Un film très bourgeois et déjà-vu mais dont la synthèse du couple et de ses tourments inspire le respect pour un sujet si rebattu. Et on ne peut nier la beauté glacée du noir et blanc, certes accessoire, mais esthétiquement probante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 novembre 2020
Quelques longueurs malgré une esthétique toujours aussi réussie. Philippe Garel saisit là encore la beauté des images, les émotions de ses personnages, avec une réelle justesse à l'image de son précédent film La jalousie.
Mais dans ce film, même si le scénario s'avèrait plein d'intérêt, on s'ennuie par moments à cause de plans qui n'en finissent pas, on est énervé par un Stanislas (Paul) sans assez d'expression. Le film se sauve par la puissance de ses images.
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2015
Attention cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: Il doit falloir tourner drôlement tôt à Paris pour dénicher des grands boulevards aussi peu peuplés.
L'histoire est banale : un adultère. Mais avec ses décors humbles, une voix OFF qui souligne la simplicité des situations, une incarnation sobre d'archétypes féminin et masculin, le choix du noir & blanc, le réalisateur touche à l'essentiel et signe un conte intemporel. Moralité : on peut surfer sur une ancienne nouvelle vague sans se noyer dans le passé.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2015
J'ai hésité avant d'aller voir ce film car il est très court, en noir et blanc et parle de l'infidélité, des difficultés de couple donc je ne voulais pas dépenser de l'argent pour un film si court en noir et blanc et de plus je craignais d'être trop bouleversée par cette histoire de couple.
Je suis finalement ravie d'avoir vu ce film.
Il est extrêmement bien vu, traité, réalisé et il est très touchant.
Je le recommande.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 30 mai 2015
J'ai trouvé ce film vain et crade; Garrel tourne en une seule prise, dans chaque mouvement des acteurs il m'a semblé entendre le metteur en scène dictant le jeu, tant il manque de naturel. Le héros masculin joue de sa démarche chaloupée jusq'à donner le vertige, Courreau est filmée rabaissée physiquement. Et le pire c'est la voix off qui se voudrait Truffaut.... Hélas n'est pas Truffaut qui veut.
La vacuité du sujet est abyssale lorsque l'on sort de voir "L'épreuve" et "La sapienza".
L'extase qui revient sans cesse c'est savoir que le metteur en scène ne fait qu'une prise....Alors, soyons snob et extasions nous!!!! Pauvre prétexte
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2015
La plus grande force de « L’ombre des femmes » est sans doute sa durée. Suffisante pour exprimer, en jeu de miroirs, sa perception sur la fidélité d’un cinéaste exigeant et savamment étudiée pour ne pas lasser le spectateur. Garrel fait place nette dans sa mise en scène, ne retenant que le sensitif pour ce trio adultérin pourtant classique. Cet ascétisme visuel laisse s’exprimer les corps, bien plus que les émotions, souligne également le dénuement des protagonistes tant matériel que sentimental. La voix of quant à elle, ne fait que confirmer, du bout des lèvres de Louis Garrel, nos impressions. Le scénario et les dialogues sont précis et incisifs, proche d’une certaine théâtralité contrariée fort heureusement par la lumière de Renato Berta (dont le travail extraordinaire de noirs et de blancs contrastés se rapproche du « Rendez-vous » de Téchiné), le son et la musique (Aubert des grands jours) jouent aussi un rôle primordial, insufflant au film le vérisme de la situation. Car il s’agit bien de cela, l’infidélité porte ici plusieurs masques, elle tient au couple mais également à l’individu dans sa perception des et par les autres, Pierre et Manon autant en perte de désir que de confiance et se jouent l’un de l’autre. Pierre, c’est Stanislas Mehrar qui, d’un rôle très ingrat, se révèle avec beaucoup de finesse dans le détachement ou le désabusement. Manon est interprétée par Clothilde Courau, et c’est elle qui emporte les suffrages de l’émotion tant son jeu est précis et juste. Elle exprime vraiment un talent que l’on ne lui connaissait pas jusque là, cantonnée dans des rôles hystérico-comiques (parfois même à son insu). Mais l’esthétique beauté de l’ensemble et ses interprètes impeccables, ne viennent pas pour autant combler totalement la distance posée par Garrel entre le spectateur et lui, une véritable constance dans son cinéma. Sa manière d’appréhender son sujet et de le filmer, à la manière « Nouvelle vague » (on pense à « La peau douce » de Truffaut) dégage une certaine froideur, une distance qui gênera sans doute plus d’un spectateur. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié, peut-être par le fait que ce film là est moins « oppressant » que les précédents. Plus certainement parce que j’ai été touché par l’histoire de ce couple si banale et si admirable en même temps. Une jolie mélodie de vie qui fait appel aux paroles de la chanson de Pierre Barouh pour « Un homme et une femme », à l’ombre de Manon et Pierre restera toujours un goût d’éternité, au nom de leur amour, une ombre va rester…
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2015
Un film très court, tourné dans l'ordre chronologique en seulement 21 jours. Visiblement, une seule prise pour chaque scène, empêche tout droit à l'erreur. "… C’est toujours fondamentalement ce qui se passe au tournage, c’est là que tout se joue vraiment" déclare le réalisateur

Un budget minimal qui est "la contrepartie d’une totale liberté" avoue Philippe Garrel.

Le scénario explore l'usure de la vie d'un couple et ses relations extra conjugales. L'ensemble est tourné dans des décors sinistres. Le portrait des hommes n'est guère flatteur. Les femmes semblent rester beaucoup plus perspicaces.

Tourné en noir et blanc la photographie de Renato Berta reste lumineuse et absolument magnifique. Une voix off, inutile, vient ponctuer ce que nous voyons à l'écran ou ce qu'il n'était pas difficile de comprendre.

Rien de très nouveau dans le propos et malgré une certaine noirceur, ce film apporte une nouveauté dans tout ce qui a déjà été fait grâce essentiellement à une écriture très personnelle et un Paris loin de tous clichés.
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