Une Histoire de Fou
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56 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2015
Grosse morale, bien sûr, digne des Arméniens, héritiers d'un christianisme prégnant - et pour cause! Le style impeccable et intelligent sans chichis. Très éducatif, avec une portée allant au delà de ce que beaucoup peuvent considérer comme du nombrilisme arméno-turc. Merci Guediguian et merci également à l'auteur d'avoir témoigné de son expérience dans un livre ayant inspiré le réalisateur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 décembre 2015
Un film appliqué, mais qui s'avère un peu long. Peut être trop explicatif...Je pense que sur le sujet, je préfère un documentaire. Le film a le mérite de traité le génocide, sa mémoire et les hommes qui en souffrent encore.
jpdeg
jpdeg

8 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2015
Ce film de Robert Guédiguian méritait de bien meilleures critiques tant sa construction est réussie et son cheminement excellent. En adaptant un roman, le réalisateur nous rappelle non seulement des faits historiques mais comment ne pas penser à tout ce qui agite notre monde actuellement ? Le génocide arménien et la lutte menée par ceux qui restent et leurs descendants n'autorise pas tout. Cela, le film le montre très bien, sans pathos, sans larmoiement.
Robinson Stevenin, Simon Abkarian, Ariane Ascaride, Syrus Shahidi et surtout Grégoire Leprince-Ringuet sont parfaits dans leur rôle et je ne peux conseiller d'aller voir ce film car Robert Guédiguian ne déçoit jamais.
fcaponord
fcaponord

18 abonnés 98 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2015
:red :red :red une histoire poignante et totalement renversante, les émotions ressenties dans cette histoire sur le fond du triste génocide arménien orchestré par des pays voisins en quête de pouvoir sont très fortes, voire violente.....un clin d’œil à l'actualité des extrêmes en gardant le contact sur l'humanité.....grâce à 2 protagonistes que tout oppose autant culturellement que socialement, mais qui se sentent finalement si proche....une leçon de vie inoubliable en qlqe sorte...à voir pour apprendre à considérer la différence autrement..... :$ :$ :$
cinema69
cinema69

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Comme à chaque fois, Robert Guédiguian, nous prend par la main pour nous raconter une histoire et il nous fait vibrer par le réalisme de ses images. La cause arménienne et le génocide de ce peuple valait bien ce rafraîchissement de mémoire et aussi de nous montrer que les êtres humains, victimes ou violents sont capables de faire des auto-critiques et d'ajuster leurs positions. Merci Robert pour ce nouveau chef d’œuvre et vive Marseille.
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2015
Bouleversant, une histoire d'Hommes dans la grande Histoire, celle du génocide des arméniens. Ce n'est pas un film à grand spectacle qui a pour but de détendre. Mais comment peut-il en être autrement tant le sujet est grave. Non, c'est un film engagé qui nous montre combien est difficile le chemin de ce peuple pour faire reconnaître leur Histoire. Le mélange d'une fiction tirée d'un roman, nous enseigne mieux qu'un documentaire historique que nous oublierions assez rapidement. Ce film ne peut pas s'oublier. Pour les hésitants, il a été exposé au festival de Cannes en hors compétition. Je vous le recommande chaudement pour sa dimension documentaire sur le génocide arménien et aussi pour la fiction comme moyen de nous faire comprendre combien cette cause est difficile: le pot de terre -L'Arménie- contre le pot de fer - la Turquie- ce qui a conduit une minorité aux actions violentes contre des turques. De nouvelles victimes... Une mention toute particulière pour la qualité des acteurs et les prises de vues saisissantes de réalisme.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 novembre 2015
un peu décevant à mon gout, car même si l'intérêt historique et politique est présent, la mise en scène est assez conventionnelle et les situations très attendues. On retrouve une fois de plus Ariane Ascaride en mère courage passionnée, le son des cigales dans la bonne ville de Marseille, bref du Guédiguian traditionnel.
sans surprise mais pas (trop) ennuyeux.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2015
On aime Robert Guédiguian! Même si on ne souscrit pas à tous ses engagements politiques, on l'aime parce qu'il a foi dans les vertus civilisatrices du cinéma, qu'il croit en l'humanité, au pacifisme, tout ça tout ça.... Un petit côté fossile par ces temps où il est de bon ton de ricaner.

On ne s'étonne que d'une chose: qu'il n'ait pas encore parlé du génocide arménien. En y associant son pote Simon Abkarian, évidemment!

On ne va pas dire que ce film est sans défauts. Il y a une telle volonté chez Guédiguian d'être à la fois grand public et didactique, pour toucher le plus possible de spectateurs, que ces deux volontés mises ensemble conduisent à un résultat un peu indigeste. Et puis, même si on aime beaucoup Ariane Ascaride, elle a tendance à s'enfermer facilement dans son personnage de mère courage...

Ces réserves une fois faites, c'est un film passionnant à la fois par le monde qu'il nous fait découvrir et les vraies questions qu'il aborde de front. L'œuvre commence par un paragraphe strictement historique en noir et blanc. Les tribunaux turcs ont condamné à mort un certain nombre de responsables du génocide arménien. Mais ceux ci ont disparus, réfugiés en particulier en Allemagne qui se montrait particulièrement accueillante pour les génocidaires... (Vous savez que le génocide arménien est considéré par certains comme une répétition générale avant les camps nazis?) La Fédération Révolutionnaire Arménienne (FRA) lance en 1920 l'opération Némésis pour exécuter ces condamnations. Un de ces membres, Soghomon Tehlirian (Robinson Stévenin) exécute l'ancien ministre de l'intérieur puis Grand Vizir de l'Empire Ottoman, Talaat Pacha, celui qui donna l'ordre de tuer tous les hommes, femmes et enfants arméniens sans exception, en pleine rue, à Berlin, le 15 mars 1921. Son procès a lieu très vite et, de façon stupéfiante, il est acquitté, après avoir pu exposer et populariser l'horreur du génocide. Ma foi, rappeler au public français ce qu'a été cette première grande honte de l'humanité moderne, ce n'est peut être pas inutile;

On passe ensuite par la partie romancée qui se situe dans les années 75 /80 où la FRA développe une action terroriste beaucoup plus violente (suivant les orientations du Dachnak marxiste), beaucoup moins ciblée sans se soucier des victimes collatérales lors des attentats dirigés vers les diplomates turcs, et cela dans le but de libérer les terres arméniennes occupées par la Turquie. Les ambassadeurs de Turquie à Vienne, à Paris, y passent; des attentats ont lieu à l'aéroport et à la gare d'Istanbul. Plus tard ils assassineront les consuls généraux à Los Angeles et Boston.... on le voit, et on l'a sans doute oublié, les gentils arméniens n'ont pas toujours été des agneaux...

Voila le point de départ... pour ceux qui ne seraient pas trop familiers avec cet aspect de l'histoire contemporaine.

Hovannes et Anouch (Simon et Ariane donc!) vivent, quant à eux, paisiblement à Marseille où ils tiennent une épicerie orientale fréquentés par tous les arméniens du quartier. Pour Hovannes, les choses sont très claires: il a tourné le dos au passé, il veut faire sa vie à Marseille et y élever bien ses enfants. l'Arménie c'est fini. Mais il y a, avec aux, la mère d'Anouch, Arsinée (Siro Vazilian) qui n'a rien oublié (elle a vécu de terribles moments, violée, etc...), qui berce ses petits enfants de chants patriotiques glorifiant en particulier le héros Tehlirian, qui veut revoir son village natal -au minimum, que ses cendres y reposent... Les enfants sont sensibles aux récits de leur pittoresque grand mère. Surtout l'ainé, Aram (Syrus Shahidi) est, comme les autres jeunes arméniens du quartier, à l'écoute des thèses du FRA.

Les Arméniens ont fait poser une stèle devant leur église, rappelant le massacre, sur un terrain privé mais visible de la rue; cela déplait aux Turcs, et les autorités politiques françaises viennent leur intimer de la faire disparaitre. Bizarre comme les autorités françaises font depuis toujours des pieds et des mains pour plaire aux Turcs..... La goutte qui fait déborder le vase: en pleine cérémonie commémorative, les flics interrompent la messe et font sortir de force l'assistance. C'en est trop pour Aram et son ami Vahé (Amir Abou El Kassem). Aram part rejoindre le FRA. Son premier attentat: la voiture de l'ambassadeur est bloquée. Mais au moment de faire sauter la bombe, se présente un jeune cycliste qui se place à côté de la voiture diplomatique. Aram appuie quand même sur le détonateur. Gilles (Grégoire Leprince-Ringuet), brillant étudiant en médecine, est très gravement blessé. Sans doute ne remarchera t-il plus jamais. Et surtout, il est plein de rage et de haine envers ceux qui ont brisé sa vie.

A partir de ce qui est maintenant le point de départ du drame va se dérouler tout une histoire assez abracadabrantesque (l'histoire d'amour d'Aram avec une belle guérilléra était elle vraiment nécessaire.... bof, bof...), qui nous ramène tantôt avec Gilles, tantôt avec Aram dans les maquis libanais où le FRA commence à se déchirer . Le chef prône toujours plus de violence, la seule façon de faire parler de la cause; certains commencent à refuser les assassinats non ciblés, qui font parler de la cause.... mais en mal. Bon, vous pouvez imaginer tous les grands débats, jusqu'où peut on aller pour faire triompher une juste cause? que Guédiguian décline d'une façon un peu scolaire. Débats aussi entre Hovannes, pour qui son fils doit rentrer et se dénoncer, point, et Anoush. Mais rassurez vous, ça ne va pas jusqu'à la rupture. Ils s'aiment. On est chez Guediguian, quand même....

Apres moultes péripéties, on terminera sur une sorte de vraie-fausse happy end. On est chez Guediguian, quand même, qui croit à la bonté de l'humanité.

C'est un film à voir, en étant conscient de ses défauts, parce que c'est une leçon d'histoire, et surtout, un film profondément intelligent et humaniste, qui brasse de grandes notions sur le pardon, sur l'appréhension et la compréhension de l'Autre... Comme pour Je suis un soldat, quand au lieu de nous raconter des petites histoires de coucheries crapuleuses, un film français nous parle d'un vrai, réel problème de société, on est preneurs! Et comment!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2015
Un film exceptionnel! Bien réalisé et qui garde votre attention pendant tout le temps... Très touchant, émotionnel, qui provoque les pensées...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2015
Film très juste et intéressant sur une partie de l'histoire des Améniens. De grandes interrogations et réflexion sur l'engagement, la vengeance, la transmissions d'une culture et du souvenir.
Guediguian a su trouver le ton, les mots et les images pour faire vivre l'une des plus grandes tragédies du 20e siècle et son retentissement toujours actuel. Les personnages sont aussi très attachants et on passe un très bon moment. Film à ne manquer sous aucun prétexte!
mem94mem
mem94mem

135 abonnés 590 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2015
Le film est un peu trop explicite à certains moments, un peu naïf ou manichéen à d'autres, mais le tout reste largement au dessus du lot de la production française. Le casting est excellent, Syrus Shahidi en tête. Le processus de radicalisation paraît très plausible et particulièrement au point. La narration est assez tendue, et le scénario assez imprévisible. Le film mélange les genres et donne l'occasion de surprendre.
Anne M.
Anne M.

88 abonnés 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2015
Servi par des comédiens touchants et justes, avec en toile de fond, l’histoire du combat pour la reconnaissance du génocide arménien, le film raconte la rencontre entre un activiste arménien, sa famille et une victime innocente d’un attentat.

Le film est construit comme une dissertation et problématise plusieurs questions en confrontant les points de vue. C’est très intéressant, Guédiguian fait des analyses très fines. L’émotion est tout de même présente.

La justesse de la cause justifie-t-elle les moyens utilisés, dont la violence ? Jusqu’à quel degré la violence est-elle possible ?

Le bourreau et sa victime : à quelles conditions justifier la vengeance ? Comment tourner la page, comment pardonner, à condition que ce soit possible ?

Des images touchantes de l’Arménie d’aujourd’hui avec une sublime église.
ffred

1 995 abonnés 4 306 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 novembre 2015
Le dernier film de Robert Guédiguian que j'ai apprécié remonte déjà à 2008 (Lady Jane). Depuis aucun n'a vraiment été réussi, le pire a même été commis avec L'armée du crime. Je ne sais donc pas trop pourquoi je suis allé voir celui-ci. Peut être parce qu'il est d'origine arménienne et que je m'attendais à une grande fresque sur l'histoire de l'Arménie depuis le génocide. La déception est une fois de plus au rendez-vous. Excepté une première partie à Berlin en 1921 assez réussie, avec un excellent Robinson Stévenin, le reste est vraiment très lourd. Le tout est fait, on en doute pas, avec beaucoup de conviction et de sincérité mais l'ensemble est beaucoup trop appuyé. Quelques paysages magnifiques (Arménie, Liban) mais les décors studio font vraiment carton-pâte. Et la musique de Alexandre Desplat n'arrange rien. L'interprétation non plus. Ariane Ascaride s'en sort à peu près bien (comme souvent), Syrus Shahidi (24 jours) est prometteur, et, miracle, Grégoire Leprince-Ringuet a enfin pris quelques cours de comédie. Mais le reste de la distribution en fait des tonnes, Simon Abkarian en tête. Bref, mise en scène, écriture et technique sont d'une lourdeur assez pesante. C'est dommage car on aurait pu assister à une belle saga historique et familiale. Reste quelques jolis moments d'émotion qui ne sauvent malheureusement pas grand chose...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 novembre 2015
Un film qui tombe à pic après les attentats de Paris... à conseiller!

Pas trop glauque, avec un zeste d'optimisme ce film est très riche et apporte de nombreuses nuances.
Caine78

7 780 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2015
Dire que j'avais longuement hésité avant de le voir... Oui, c'est vrai : Robert Guédiguian est parfois un peu didactique, son parti pris pour la cause arménienne étant on ne peut plus évident (comment le lui reprocher?). Mais bon, sans être un esthète, celui-ci garde un don inné pour nous raconter une histoire, à la fois simple et complexe, le tout sans jamais perdre de vue sont point de départ initial, entremêlant le destin des différents personnages avec beaucoup d'aisance et de talent. Le regard est ainsi beaucoup moins manichéen qu'on aurait pu le craindre, celui-ci prenant le soin de montrer les conflits idéologiques au sein des rebelles arméniens, loin d'être idéalisés. Cela manque peut-être un peu d'émotion, ce qui n'empêche pas la beauté de certaines scènes, quelques-unes s'avérant même vraiment poignantes. A noter qu'au milieu d'un beau casting, Grégoire Leprince-Ringuet s'avère pour une fois très convaincant, tout comme la révélation Syrus Shahidi : un nom à suivre de près. Le fait que les 130 minutes ne se ressentent absolument pas est d'ailleurs significatif, tout comme cette (longue) introduction qui aurait pu apparaître bien lourdaude mais ne faisant en définitive qu'éclairer un peu plus le récit. Une belle réussite, une de plus dans la carrière du talentueux cinéaste marseillais.
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