Criminal Squad – Des bastos, des braqueurs et de la testostérone en vrac
Criminal Squad, c’est pas un film, c’est un programme de musculation pour tes yeux : deux heures de gros bras, de flingues et de regards de tueurs. Christian Gudegast te balance son scénario comme une patate chaude. Ça vole pas haut, mais c’est bien tendu comme une corde de string, et franchement, on n’est pas venu pour de la poésie : on veut des bastos et des braquages, et bordel, on est servis.
Butler, c’est la version flic corrompu qui sort tout droit d’un garage : gras, nerveux, et toujours sur le point de t’en coller une. Le mec passe la moitié du film à boire des bières, l’autre moitié à foutre des patates. Sa technique d’enquête, c’est "je tabasse d’abord et je pose les questions quand je m’en fous". Et ça marche, parce qu’il porte le film sur son dos comme Atlas portait le monde.
En face, Pablo Schreiber incarne le braqueur charismatique avec la coupe de cheveux d’un coach de MMA et la cervelle d’un joueur d’échecs. Sa team, c’est du lourd : 50 Cent (ou 50 kilos de muscle pur) et une bande qui pourrait braquer un casino les yeux fermés. Les braquages sont réglés au millimètre, c’est Ocean’s Eleven version bad boys. La tension monte à chaque plan comme dans Heat, sauf qu’ici, c’est pas De Niro et Pacino, c’est Butler et Schreiber en mode "je vais te crever avant que tu me crèves".
Tu cherches la finesse ? Change de chaîne, ici c’est des AK-47 et des cartouches à la chaîne. La scène de la fusillade finale, c’est du Call of Duty en live : bruit d’enfer, impacts de balles, cris, et explosions. Le film te prend à la gorge et te fait bouffer de la poudre, et même si on sait qu’on est loin du chef-d’œuvre, on applaudit parce que c’est franchement jouissif.
Et là, bam, twist final. Alors ouais, c’est pas du Usual Suspects, mais c’est propre et bien amené. Ça fait plaisir de se faire avoir gentiment, comme quand t’ouvres un Kinder Surprise et que la figurine est pas nulle. La morale ? Y’en a pas. Juste des mecs bourrés de testostérone qui se battent pour voir qui a la plus grosse (la plus grosse mitraillette, bien sûr).
Criminal Squad, c’est comme un bon gros steak saignant : gras, brutal, et sans chichi. On sait que c’est pas du trois étoiles, mais ça cale et ça fait plaisir. Butler est en mode ours mal léché, les scènes d’action envoient du pâté, et le twist final fait le taf. C’est pas de la grande cuisine, mais c’est une bonne bouffe entre potes.
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