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La Vie très privée de Monsieur Sim
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Michel Poletti
1 critique
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1,0
Publiée le 28 juillet 2026
Un road movie qui s'annonce gentiment comique et s'enfonce très vite dans l'ennui des poncifs, un jeu d'acteurs lassant faute de scénario crédible, jusqu'à une chute finale d'une audace d'ados bobos. Tant de moyens techniques et financiers pour un tel navet.
François Sim a une vie profondément banale mais suite à son divorce et à son licenciement, celle-ci devient carrément triste.
Pour jouer ce personnage en 2015, je ne vois pas qui aurait pu le faire encore mieux que Jean-Pierre Bacri. Parce que si on regarde d'un peu plus près sa filmographie, force est de constater que cet homme de type lambda, triste et bougon, Jean-Pierre Bacri le travaille déjà depuis longtemps.
J'ai toutefois trouvé une différence ici avec d'autres films de l'acteur, c'est que Monsieur Sim trimballe une tristesse depuis toujours sans pour autant trop savoir d'où elle vient. Son divorce, son licenciement ne sont finalement pas des éléments déclencheurs de son mal-être mais plutôt une résultante de ce dernier.
François s'autorise pourtant des moments de joie, notamment lorsqu'il qualifie la rencontre avec son ex-femme chez Léon de Bruxelles comme étant un des moments préférés de sa vie. Voire même quand il annonce avec un grand sourire à Poppy qu'il fait une dépression depuis six mois; non pas qu'il soit satisfait d'être dépressif mais plutôt de trouver enfin une oreille à qui parler.
On débute le film avec l'histoire d'un mec banal et la petite centaine de minutes nous emmène finalement dans les années 60 dans une brasserie parisienne, en Italie et presque en Provence. Un peu huis clos sur les bords lorsque François converse avec Emmanuelle dans sa 3008 hybride. Des chouettes moments tout du long.
Il y a de la tristesse dans ce film mais il y a aussi de l’humour, la première scène étant d’ailleurs particulièrement savoureuse. Le rythme du film risque d’en gêner plus d’un mais il va de pair avec la mélancolie qui s’en dégage. J’ai bien aimé. Et puis y’a Jean-Pierre Bacri, génial dans la peau de cet homme dépressif, maladroit et touchant.
Beau film au ton tragi-comique avec Jean-Pierre Bacri exceptionnel et juste dans son jeu. Une oeuvre sans prétention qui m'a touchée par sa simplicité et le naturel confondant de Bacri. Un genre de road movie où le héros dépressif retrouve des connaissances et affronte ses doutes, ses peurs, ses vieux fantômes, et va vers son vrai "lui".
une fin déconcertante, en rupture brutale avec la scène précédente - sinon du grand Bacri, mais c'est un pléonasme, il porte tout le film, comme souvent
Un film sur l'homosexualité et la solitude. Il s'agit d'un thème profond qui laisse penser que le père transmet quelque chose à son fils, de l'ordre d'une homosexualité refoulée et non assumée. Un histoire tendre, avec un Bacri excellent. En toile de fond, nous avons ce parallèle avec la vie solitaire de Donald Crowhurst et sa fin tragique (disparu en pleine mer). Des parallèles se tissent entre la vie insipide du personnage et celle tragique du marin. Finira-t-il comme lui. Comment interpréter la dernière scène alors que l'avant dernière laissait peu d'espoir ?
Le film est un éloge des gens ennuyeux et en cela il y arrive parfaitement. C'est à périr d'ennui. Jean-Pierre Bacri fait ce qu'il sait faire, le chien battu. Autant dire qu'il n'a pas révolutionné sa carrière avec ce rôle. Seul petit plaisir, l'apparition (fugace) de Venantino Venantini.
Un peu long par moments, mais d'une grande finesse. Bacri excelle dans ce rôle difficile de vieil homme dépressif qui semble être passé à côté de sa vie, voire de la vie tout court. Le dernier tiers du film est très bien fait, lui donne toute son ampleur et amène à revoir l'ensemble d'une façon différente.
J'ai vu un film... avec Jean-Pierre Bacri... Donc, c'est bien... Il joue le rôle d'un dépressif de haut niveau, touchant, fragile, émouvant... et tout en lui est sensible... Cette histoire est inspirée d'un romancier que j'apprécie particulièrement, Jonathan Coe, très efficace dans ses chroniques, proche de l'humain... On suit le parcours de cet antihéros dépressif, mis en parallèle avec un navigateur, falsificateur de génie, dans les années 60... Cette comédie noire nous montre comment un individu banal semble passer à côté de sa vie, et nous montre comment on peut être ennuyeux à mourir (jusqu'à tuer... ? la scène du début donne le ton ;))... C'est un film qui ne laisse pas indifférent, qui oscille entre rires et larmes. La richesse de ce film tient au fait qu'on suit le parcours intérieur de cette personne en perdition, de ses échecs familiaux, sentimentaux, professionnels, émotionnels... Et pourtant Bacri est au sommet du point d'attendrissement maximal, et sa vie est un échec, et pourtant il continue, il essaie de donner de l'intérêt à sa vie, à sa pauvre vie, à sa vie... La réalisation de Michel Leclerq (j'avais adoré "Le Nom des Gens") est subtile, fine et douce... Malgré quelques longueurs, on se laisse emporter par cette fable moderne. Et quel casting, avec Mathieu Amalric, Vimala Pons, Vincent Lacoste, Isabelle Gelinas, Valeria Golino... Si l'on déprime un peu, ce film est une ode à la vie, et aux signaux qu'on ne perçoit pas toujours lorsqu'ils se présentent... Et si l'on ne déprime pas, eh bien, c'est l'occasion de se dire qu'il faut savoir s'accrocher aux signes que la vie nous envoie...
Une jolie adaptation du roman pourtant très british de Jonathan Coe. Un rôle de vrai tendre pour Jean Pierre Bacri très à l aise et à la fois très touchant. C est même parfois drôle et le scénario bien écrit.
Un petit film qui se laisse regarder si on aime le style de Bacri. Sinon passez votre chemin, vous allez vous ennuyer bien que l'histoire fameuse de Donald Crowhurst dont elle s'inspire est passionnante.
LES +
- Histoire originale: celle d'un menteur à la vie ratée tant professionnellement que du côté de sa vie privée (Bacri). Intéressant si vous vous intéressez à la célèbre histoire vraie du navigateur Donald Crowhurst qui mentit sur son tour du monde à voile et sans escale (la première course de ce type dans l'histoire avec de grands navigateurs comme Moitessier).
- Un très bon Jean-Pierre Bacri (voir les moins).
- Almaric est bon. Je me souvenais l'avoir vu dans un rôle de "méchant" mais je ne savais plus où. Il se trouve qu'il jouait le méchant principal dans le James Bond Quantum of Solace. D'où cet impression de faux gentil que j'avais de lui car je me souvenais de son côté sadique dans James Bond. Ilse trouve dans ce film, qu'il devient ami avec Bacri. Je n'en dis pas plus...
LES -
- Faut aimer le caractère chiant, ronchon de Bacri. Moi je n'y arrive pas, je m'emmerde à chaque fois, je le trouve terriblement chiant. J'ai tout de même réussi à aller jusqu'au bout car l'histoire avait de l'intérêt.
- J'ai trouvé certains moments particulièrement ennuyeux, notamment le début dans l'avion, j'avais failli arrêté.
La Vie très privée de Monsieur Sim est une pépite du cinéma français qui possède le mérite de m'avoir fait découvrir l'immense Jean-Pierre Bacri. François est un personnage attachant et empathique interprété avec douceur et honnêteté par un excellent Jean Pierre Bacri. C'est une personne solitaire, seule et naïve, mais qui ne va pas pour autant s'apitoyer sur son sort, grâce à un optimisme immuable et un bon vivant palpable. La manière dont il raconte facilement à qui veut l'entendre sa vie est drôle, mais au fil du temps cela en devient déprimant et assez triste, car on se rend compte qu'il n'a personne à qui parler. Et même quand il a un auditoire ; sa fille, une ancienne amie ; cela se finit mal et il est obligé de passer à autre chose... Cette petite odyssée qu'il entreprend est intéressante et prenante car cela lui permet de faire une véritable restrospective sur sa vie passé. Les différents flashbacks donnent à François de la consistance et de l'épaisseur et nous permettent de comprend d'où provient son mal être. Le parallèle avec le marin disparu en mer est ultra pertinent.