Premier et meilleur film de Frédéric Schoendorffer, « Scènes de crimes » fait preuve d'une assez belle maîtrise dans la réalisation comme dans la manière de saisir les codes du polar qui, à défaut d'être bouleversés, sont exploités avec efficacité. Sans être captivante ni réellement originale, l'enquête, parfois très crue (spoiler: la scène de l'autopsie en étant le point d'orgue ) et souvent réaliste, maintient une certaine tension, et ce malgré un dernier tiers légèrement en roue libre niveau rigueur narrative, sans parler d'un tueur en série pas franchement crédible... Enfin, si leur duo n'est pas franchement novateur, Charles Berling et André Dussollier font bien le boulot, parfois presque « melvilliens » dans leur approche très mélancolique des rôles. J'admets que la dernière partie me laisse un peu sur ma faim et qu'on a déjà vu thriller plus surprenant. N'empêche, un réalisateur faisant preuve de savoir-faire et de personnalité dès ses débuts, qui plus est à travers un univers sombre voire inquiétant sans jamais apparaître comme un banal plagiat des classiques américains est à saluer : un essai plutôt prometteur que Schoendorffer ne transformera hélas jamais par la suite.
Un bon petit film, mai rien de transcendant..On est proche du téléfilm mais avec un réalisme plus cru. Les acteurs sont bons, mais le scénario est flou parfois et se perd dans des méandres. La manière de filmer assez hyperréaliste est intéressante . Se laisse voir .
S'attaquer au polar pour un cinéaste français est toujours une gageure. Le genre a connu ici son heure de gloire dans les années 50-60 (Melleville, Sautet, Costa-Gavras, Malle, etc) avant de tomber en disgrâce dans les années 70-80 (Belmondo-Delon), malgré quelques joyaux plus ou moins underground ("Poussière d'ange" de Niemens, "Polar" de Jacques Bral, "Mortelle randonnée" de Miller entre autres). Les années 90 marquent son timide retour sur le devant de la scène, mais sous haute influence américaine (Besson). Schoendoerffer adopte une voix médiane qui a sa cohérence : une sorte d'ultraréalisme qui se démarque du copier-coller américain. Cela ajouté à la nervosité de son filmage apporte certes un peu d'air frais. Mais est-ce suffisant ? Malhreureusement non. Car son enquête est assez poussive et, à part une scène étonnante où la police scientifique retrouve les traces d'un meurtre dans une pièce vide, rien de très différent que dans un épisode de Derrick. Sans compter une résolution expédiée à la va-vite, proche du grotesque (pour le coup, on n'y croit pas du tout à son serial killer). Peut-être pour mieux travailler les personnages me direz-vous ? Que nenni. Ils sont survolés et rien ne nous permet de nous y accrocher vraiment - Dussolier ne sait quoi faire d'un personnage ultra caricatural, quand à Berling, il s'en sort mieux, mais lorsque son rôle commence à être intéressant (son rapprochement de la prostituée, son début d'obsession pour l'enquête) le réalisateur revient impitoyablement au ronron de l'enquête. C'est sûr : on n'est pas chez Friedkin ! Ah... Mais si ! Dussolier clamse d'une crise cardiaque au milieu du récit, comme "Police Federale LA" ! Et là, on a un peu honte, parce que Friedkin racontait l'histoire d'une transmutation, le collègue du mort devenait son double et tombait dans les mêmes obsessions, comme un Mal qui se répand. Et ici ? Et bien rien. On ne voit plus Dussolier. C'est tout. C'est la vie, c'est ça ? C'est un peu court Frédéric...
Quel dommage. Ce film bien interprété, qui nous tient en haleine a une fin complètement bâclée et incompréhensible; cela ne colle absolument pas avec le reste du film. Contrairement à d'autres thrillers, les personnages sont des hommes et non pas des super-héros; nous nous sentons plus en phase avec eux. Mais alors que tout le film se déroule à un rythme modéré, le final nous fait penser que le metteur en scène est tombé brutalement en panne d'image, d'électricité ou tout simplement d'idées.
Enième enquête sur un sérial killer, d’un réalisme saisissant. Bien fait, avec impact sur la vie privée des enquêteurs. Avec Charles Berling et André Dussolier
Les deux têtes d'affiche font de la mauvaise figuration dans ce film d'une abjection totale, incohérent, invraisemblable, insensé, mal monté. Pauvre Pierre, son fils est un faiseur racoleur qui aurait dû mieux réfléchir sur ce qu'est le cinéma et la manière de raconter une histoire.
Pourri... un film made in France... Je ne l'ai même pas regardé jusqu'au bout tellement il était pompeux... franchement, le cinéma français a du soucis à ce faire...
Sur ma faim.... Pour une fois que je regarde un film français je ne suis pas déçu .......ou plutôt , si! On sent bien le côté documenté /réaliste, mais c'est lent, c'est mou. Ça tient du Maigret en pleine digestion ......Pourtant j'ai apprécié le début de l'enquête avant qu'il n'y ait trop de hors sujet,dommage. Et même si le coupable est démasqué, ça manque d'explications . Objectif partiellement atteint.....
film sans intêret, plat, c'est claire que le coté réaliste des enquetes françaises est bien la et on tombe même trop dans les clichés. on nous emmene dans la vie personnelle et sans importance des personnage qui nous égare du sujet principal. le scenario n'est pas tres explicite surtout dans le dénouement final ce qui nous laisse sur notre faim. en conclusion, film ininterressant, sans intrigue et ennuyant, comme la plupart des film français pour ma part.
stop et arrêtez de comparer ce qui n'est pas comparable !!! Silence des agneaux ... Non!!! Seven ?? ... Non!!! un polar ( polar...vous avez dit polar??) très mal ficelé même s'il est agréable enfin de voir des flics qui ne tirent pas à la Quentin Tarentino...au fait le serial KIKI il tue pourquoi dans ce film ??? il a coupé des têtes et des mains...Ok...et ?? peut-être est ce un taxidermiste se recherchant ?? on ne sait toujours pas !! autre question: de quoi est mort le premier flic ?? je crois que l'alcool et la fumée de pot d'échappement ne font pas bon ménage !! ;-) peut-être a-t-il décidé de mettre fin à ses apparitions dans le film pour sauver sa réputation de bon acteur ?? Car quand même: Dussolier et Berling sont "d'habitude" d'excellents interprètes ! Se sont-ils égarés dans un studio, ils ont vu de la lumière, ils sont rentrés ?? Ou alors, le Glen faisait déjà son effet ?? Question elle est...question elle restera !
pour moi Navarro et Le commissaire Moulin étaient 100 fois supérieurs en crédibilité !!
Le début du film est prometteur, l'intrigue est prenante et on est pris dans l'action et puis patatra, dans la dernière partie le scénario part en vrille, on ne comprend plus rien, c'est brouillon, une impression de bâclé, dommage.
C’est la première fois que je tombe nez à nez avec un polar français contemporain d’une telle qualité. Froid, incisif, implacable, sensible, fin, touchant, intelligent. Rien à dire. Brillant Certains diront que le scénario n’est pas d’une grande originalité mais il est suffisamment intriguant pour qu’on se laisse porter, Les deux grands acteurs que sont Dussolier et Berling forment un duo d’enfer