The Strangers
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296 critiques spectateurs

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Catherine V.
Catherine V.

67 abonnés 610 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2018
Scénario tellement confus qu'il en devient incompréhensible :( Voilà ce que j'en retiendrai : des hurlements en permanence, des zombies, du "vaudou", des flics débiles (surtout le héros, on dirait même un benêt neuf fois sur dix... le comble de la stupidité à lui seul). Bref, zéro pointé pour moi, alors que le départ laissait espérer une suite pouvant être captivante.

Je suis d'autant plus déçue que j'avais adoré "Le chaser". J'avais beaucoup moins aimé "The murderer" mais avec maintenant "The Strangers", j'aurais peut être intérêt à abandonner le cinéma sud-coréen :( Enfin, il ne faut jamais dire jamais.....
Casimirismylegend
Casimirismylegend

64 abonnés 327 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2016
Ce thriller fantastique provoque un mélange de surprise et de déception. A un moment, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une parodie. Il a pourtant rencontré un beau succès critique. Je suis étonné. Déjà, le film est beaucoup trop long... Et puis le scénario m'a paru bizarre, un peu faible... J'admets qu'il se montre original, avec des instants de dérapage ( ou de délire ) intéressants.

L'ensemble est mal maîtrisé, peu crédible, et même cocasse.

A essayer si vous avez 2h30 à " tuer " dans votre existence. A l'avenir, Na Hong Jin devra faire plus court et plus clair...
lsnico
lsnico

41 abonnés 891 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2016
Très bonne réalisation, excellente photo et un scénario pour le moins décapant. Un mélange de genre parfaitement maîtrisé. Fantastique et drôle au départ pour par la suite sombré peu à peu dans l'horreur. La descente aux enfers d'un père qui enquête sur une affaire qui va le dépasser et finir dans une tragédie qui jusqu'au bout, m'aura tenu en haleine grâce à des rebondissements bien pensés. Surprenant.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2016
Un village de montagne sud-coréen. La vie des habitants est bouleversée par une série de violents meurtres inexplicables. Les policiers n’ont jamais vu ça et leur incompétence se fait ressentir. Mais que se passe-t-i donc ? Le film aurait pu être un thriller policier à l’image des films noirs que les pays scandinaves réalisent. Mais c’est bien en Corée du Sud que nous sommes et ces cinéastes nous emmènent toujours en terre inconnue. Voici que The Strangers prend une tournure de film fantastique où les morts vivants vont rendre cette histoire de près de 2h36 très inquiétante. Piégés dans l’intrigue de départ, nous ne pourrons qu’être nerveux face à l’exorcisme qui s’immisce. Après The Chaser et The Murderer, Na Hong-jin réalise une œuvre brillante, difficilement racontable. La mise en scène est maîtrisée et même si les acteurs eux, frôlent la parodie, il y a dans toute cette stratosphère, une tension déconcertante.
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Dik ap Prale

304 abonnés 3 095 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Et de trois. Na Hong-Jin n'en fini plus de surprendre. Une enquête sauvage qui se déroule dans la bonne humeur, du spirituel chamaniste au gore délirant jusqu'à l’extrême, on ne peut pas bouder notre plaisir devant cette perle qui ne vous restera pas longtemps étrangère. Pour profiter de tant de folie, l'expérience s'attarde sur de nombreux détails, qui peuvent étirer le suspense parfois exagérément mais prolongent l'expérience unique sans trop de déplaisir.
Alolfer
Alolfer

191 abonnés 1 844 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
Le cinéma asiatique adore cassé les codes du cinéma traditionnels, et mon dieu qu'ils le font si bien ! The Strangers est tout simplement excellent dans son ensemble ! Son histoire si bizarre et incroyable, son ambiance unique, et sa mise en scène exceptionnelle, nous donne un film presque parfait ! La performance des acteurs et des actrices donnent à ce film une part de "vérité" et de "réalité", ce qui accentue l'ambiance du film.

Mais que dire principalement de son histoire ! À chaque minute du film, on se pose des questions avec peu de réponses jusqu'au dénouement final ! C est palpitant et réussi ! Un film d'horreur/Thriller si originale et innovant !

Un film à voir absolument !
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2017
Curieux, mystérieux, déroutant, troublant puis oppressant, le dernier long-métrage de Na Hong-jin déploie tout progressivement ses ailes, dans sa croisade audacieuse parmi une pluralité de genres cinématographiques. D’une introduction policière un brin burlesque, le cinéaste enchaîne sur le fantastique, le surnaturel, l’horreur, nous immergeant toujours plus efficacement dans son projet au fur et à mesure du durcissement de l’intrigue, de la mise en abime de la rationalité au profit de d’un mysticisme qui fera, à bien y réfléchir, froid dans le dos. Ayant bâti sa renommée internationale avec un thriller bluffant, d’une rare efficacité, The Chaser, le cinéaste sud-coréen, après un plus timoré The Murderer, nous revient en forme olympique, signant là un film à la maturité démontrée de par le mixage soigné et progressif des genres. Une montée en puissance, une véritable descente aux enfers, proposée sur un ton variable qui s’adaptera toujours aux retournements, jusqu’à un final qui, bien entendu, outre qu’il soit glaçant, demandera une certaine part de réflexion.

On le sait depuis des années, le cinéma sud-coréen est puissant, catégorique, peu enclin aux concessions. De Old Boy à J’ai rencontré le diable, en passant par justement The Chaser, les cinéastes locaux nous auront éblouis de par leurs manières d’appréhender le drame, principalement policier. Si ici Na Hong-jin se permet une approche conventionnelle, c’est pour mieux, ensuite, déterrer les morts, briser les codes et exposer tout son savoir-faire face à la complexité permanente de son projet. Si l’on en viendrait à douter, parfois, de la manière dont le cinéaste pilote son navire, il apparaît, en définitive que tout est écrit, prédéfinit, manière de démontrer qu’encore de nos jours, des réalisateurs sont maîtres des œuvres sur lesquelles ils planchent. Le cinéma sud-coréen, pour cela, démontre toute sa force, son intelligence, de par son indépendance, de par l’absence de limites qui font, n’en faisons pourtant pas une généralité, de projets tels que celui-ci des projets hautement captivants pour tous cinéphiles souhaitant sortir du carcan commercial hollywoodien ou européen.

Na Hong-jin, en effet, ne prend pas son public par la main, l’incitant plutôt à s’immerger de lui-même, si possible, dans son univers à la fois terre-à-terre et surnaturel. Le cinéaste maîtrise parfaitement la démarche, passant régulièrement ses vitesses, enfonçant toujours d’avantage le père de famille, personnage principal qui évolue littéralement sous nos yeux, dans une spirale infernale dont il est purement impossible de prédire le fin mot. Couleurs froides, décors naturels immersifs et splendides, mythologie locale, le cinéaste nous imprègne parfaitement de sa vision d’un monde froidement cruel. Il est, on le dira franchement, impossible de rattacher The Stangers à une quelconque référence occidentale tant les mœurs divergent, tant le cinéma sud-coréen possède sa propre indépendance. S’il faillait pourtant faire un amalgame, histoire de donnée une idée aux novices de vers quoi ils se dirigent, on dira que l’on pourrait retrouver ici la froideur des polars scandinaves, la curieuse dédramatisation de l’horreur, dans les attitudes, des frères Coen, et finalement, l’esprit le plus macabre qu’il soit possible d’imaginer dans le traitement de l’horreur, du surnaturel. Un mélange dynamique et explosif qu’il s’agit de dompter.

Pour conclure, si je suis d’ordinaire peu dérangé par les versions françaises, il n’est pas conseillé ici de découvrir le film en VF. La VOST s’avère nettement plus pertinente du fait que doubler des acteurs coréens dans la langue de Molière relève de la gageure, voire de l’impossibilité de retranscrire toutes les expressions, les attitudes et les intonations. Prenez-en bonne note, sachant, en effet, que The Strangers, dans sa version francophone, perd beaucoup de sa subtilité. Quoiqu’il en soit, voici encore un perle cinématographique venue des contrées sud-coréenne, une confirmation, une de plus, que ce cinéma-là se porte à merveille. Le festival de Cannes ne s’est pas trompé en proposant ce film hors compétition. 17/20
The Claw
The Claw

76 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2017
Dès la première image du film, on voit qu'il y a du niveau, côté esthétique. Dès la fin de l'introduction, on voit qu'il y a du niveau côté mise en scène, acteurs, et ambiance sonore. Le film est vraiment très ambigu et on se demande constamment ce qui est en train de se passer sous nos yeux : est-ce que c'est un film policier ou un film d'horreur ? Est-ce que c'est une histoire de serial killer, d'épidémie, ou est-ce que c'est une histoire surnaturelle ? Qui est le méchant et qui est le gentil ? Mais y a-t-il vraiment un méchant et un gentil ? Bref, tout cela semble un incroyable melting pot des genres cinématographiques, et on suit cela et on se laisse entraîner jusqu'à la conclusion en étant tantôt émerveillé par ces plans sublimes, tantôt hébété devant des scènes stupéfiantes ou tout simplement la performance d'actrice de cette petite fille qui est juste hallucinante! Si vous avez 2h36 devant vous, que vous n'êtes pas allergique au cinéma sud-coréen et que vous avez envie de voir un très bon film vraiment différent de tout ce qu'on voit d'habitude, alors foncez!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 janvier 2017
« The Strangers » est un très bon film qu’il n’est pas évident de classifier. Policier, avec une enquête sur des meurtres. Horreur, car on fait appel à des scènes violentes, un zombie, des esprits maléfiques, du surnaturel. Drame, car l’ensemble est finalement assez sombre et se conclut de manière tragique. Comédie, car certaines scènes sont réellement drôles. Chacun choisira le point qui lui plaira de mettre en avant. L’histoire est originale et l’intrigue est bien ficelée. Le script est parsemé de fausses pistes et ce n’est que dans la toute dernière partie que la lumière se fait sur certains des protagonistes. La photographie est plaisante et la distribution est excellente. Le métrage souffre cependant d’une certaine lenteur qui étire exagérément sa longueur. L’ensemble reste un divertissement de premier plan.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2018
Ma découverte de Na Hong-jin est assez récente, son The Chaser m'avait plutôt enthousiasmé, mais j'attendais The Strangers avec une certaine impatiente, fort d'une réputation assez flatteuse, confirmée par mes éclaireurs.

Ce qui me frappe en premier lieu ici, c'est la gestion du scénario, sa construction et l'habile mise en scène pour le sublimer. L'auteur arrive à nous laisser penser que certaines pistes vont aboutir, avant de nous mettre face à l'erreur puis nous surprendre sans jamais tomber dans la surenchère ou la lourdeur. C'est un thriller remarquablement bien ficelé, bénéficiant en plus de protagonistes intéressants et d'une intrigue plutôt solide où l'on va suivre un policier face à une violente série de meurtres.

Le côté un peu mystique est aussi appréciable, Na Hong-jin nous emmène dans une Asie où l'on va rencontrer des chamanes ainsi que diverses croyances, vers une culture plus inconnue. Il garde d'ailleurs un aspect réaliste tout le long de l'oeuvre, et montre une certain savoir-faire dans la gestion du rythme. On peut néanmoins regretter que dans ce mélange des genres, allant du thriller à l'horreur, le côté humour noir soit un peu moins travaillé, tout comme certaines séquences qui ne semblent pas forcément loin de la caricature.

Rien de bien préjudiciable non plus, l'oeuvre reste agréable à suivre malgré sa longueur, elle ne tend jamais vers l'ennuie et on peut apprécier la façon dont l'auteur traite de la chute des repères, la façon de se retrouver face à l'inconnu ou encore sur la foi et la croyance. Il parvient à instaurer quelques forts moments de tensions, notamment dans la dernière partie alors que les comédiens se montrent irréprochables, en particulier la jeune Kim Hwan-Hee, Kwak Do-Won ou un remarquable Jun Kunimura.

Na Hong-jin propose avec The Strangers un thriller particulièrement bien ficelé, sachant lorgner vers divers genres et régulièrement sous tension où nos convictions vont tomber les unes après les autres.
raphaelK
raphaelK

18 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2017
The Strangers prouve encore une fois qu'en la matière, le savoir-faire coréen est quasi-sans égal dans le genre. Le polar est poisseux, l'orage gronde même quand le ciel est dégagé, et Na ne laisse pas une demi-seconde de mollesse s'installer dans son film... de 2h36. La mise en scène accompagne ce crescendo émotionnel avec maestria, une précision qui rend l'action toujours parfaitement claire, et une inventivité qui fait parfois passer cette 2D pour de la 3D. L'une des spécialités maison est aussi de mélange de genre. La discipline n'est pas aisée, et pourtant en quelques secondes, avec fluidité, The Strangers sait installer son sérieux comme le secouer par l'humour et le rendre vivant. Le héros est évidemment une formidable poule mouillée, les flics gesticulent dans la gadoue - l'horreur et l'absurde marchent main dans la main lorsqu'un personnage finit... foudroyé.
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2022
Le petit dernier du cinéma de genre coréen ne fera pas honte à ses aînés, loin de là. Long métrage protéiforme au possible, « The strangers » réussit à captiver son auditoire malgré sa durée conséquente (2h36) et mélange tout un tas de références ésotériques et religieuses autant qu’il brasse les genres (film de possession, de fantômes, de zombies, polar, comédie asiatique absurde …). Le héros n’en est pas un car il est corpulent, fainéant et surtout hyper peureux, mais plus encore, c’est sombre, magnifiquement filmé et parfois coupé par des scènes cocasses, toutefois cela reste, au final, nihiliste au possible. Seul bémol pour moi : la fin qui s’étire en longueur et aux twists multiples, sinon c’était un très grand film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 janvier 2017
Le cinéma sud coréen me réussit plutôt bien en général, mais celui-ci ne fera clairement pas partie de ma sélection. Les phénomènes d'états possédés sur les villageois sont trop nombreux et identiques (puis les exorcismes sont du même acabit), cela sert-il à quelques choses d'en voir autant (?), du coup nous avons un film de 2h40 qui pourrait bien être écourté de trois-quart d'heure voir une heure sans que cela ne change le résultat. Les explications sont compréhensibles de tous mais il était déjà trop tard. A voir par curiosité.
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2024
The Strangers – Quand le village devient le terrain de jeu du Diable

Au début, tu te crois presque dans Amour, Gloire et Montagnes. Les villageois font leurs petites affaires, les rumeurs courent, mais ça reste gentillet. Et là, boum ! Les mecs commencent à saigner des yeux, à se taper des crises de rage et à se transformer en machines à découper. Tu comprends vite que t’as mis les pieds dans une version hardcore de Resident Evil… sauf que là, pas de Jill Valentine pour te sortir du pétrin.

Le scénario, c’est un labyrinthe où chaque virage te met une claque. Une fois t’es sûr que c’est le vieil ermite chelou, puis bam, tout accuse le chaman. Et là, le prêtre débarque pour t’embrouiller encore plus. T’as l’impression d’être dans une partie de Cluedo où tout le monde triche. Ce film te manipule comme un pad PlayStation entre les mains d’un gamer coréen.

The Strangers commence presque comme une comédie. Les flics sont plus amateurs que Scooby-Doo et son gang, et t’as deux-trois scènes tellement absurdes que t’en pleures de rire. Puis, sans prévenir, l’ambiance bascule. On passe d’un épisode de Brooklyn Nine-Nine à un final digne de The Conjuring. Autant te dire que le fou rire te reste coincé dans la gorge.

Na Hong-jin, c’est pas un rigolo quand il s’agit de tenir une caméra. Chaque plan est travaillé au scalpel. La pluie, la boue, les forêts oppressantes… tout respire la désolation. Les scènes rituelles sont d’une intensité folle : entre le chaman qui fait son show à coups de tambour et le prêtre qui se tape un combat spirituel, tu te dis que même Gandalf aurait jeté l’éponge face à ce chaos mystique.

Les acteurs ? Incroyables. Do-Won Kwak est parfait en flic paumé qui subit plus qu’il n’enquête. Hwang Jeong-min en chaman, c’est le MVP du film, mélangeant charisme et folie. Et Jun Kunimura… ce mec te glace le sang avec un simple regard. Même le figurant qui crève au début a plus de profondeur que certains héros de blockbusters américains.

The Strangers, c’est pas juste un film, c’est une expérience. Une plongée dans l’horreur à la fois viscérale et psychologique, avec un réalisateur qui te tient par les tripes jusqu’au dernier plan. Si t’aimes les thrillers qui te retournent l’âme et les intestins, fonce. Si t’es du genre à avoir peur d’un bruit de porte, bah… regarde un Disney.

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rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2016
Il fallait toute l’audace du cinéma sud-coréen pour oser livrer une œuvre aussi protéiforme que ce The Strangers. Si vous entrez dans la salle en pensant savoir ce qui vous attend, alors oubliez tous vos repères car The Strangers est un film-somme complètement fou qui surfe allègrement entre les genres avec une aisance honteuse. Cela démarre comme une comédie, puis évolue en thriller, puis en film d’horreur avec des démons et des zombis, avant de nous paumer complètement dans un déferlement de twists pas toujours facilement compréhensibles. La force du film de Na Hong-jin est de nous embarquer avec lui à chaque fois, en nous prenant à rebrousse-poil. Il cherche à nous confronter à toutes les figures possibles du mal. Chaque personnage semble finalement confronté à ses angoisses les plus profondes, que ce soit la peur de l’étranger, la peur de la maladie, de la mort, des fantômes ou encore du diable pour les personnages qui sont religieux. A chaque fois, les explications données ne débouchent sur aucune certitude et le spectateur reste avec ses doutes et ses croyances personnelles jusqu’au bout. Par contre, les rires de la première heure font peu à peu place à une ambiance anxiogène particulièrement sombre et nihiliste, jusqu’à un final qui ne fait aucune concession aux goûts du public. Réalisé de main de maître, le film réussit le tour de force de ne jamais ennuyer malgré ses 2h36. Et c’est déjà beaucoup.
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