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alsud
2 critiques
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3,0
Publiée le 13 juillet 2016
Pour un puriste, le scénario serait quand même à améliorer: lenteurs, répétitions, manque de logique dans certaines choses (même si le film traite de faits paranormaux), cerains passages très théatraux, caractère stupide du policier un peu trop exagéré.. Cependant, le film vous installe dans une ambiance angoissante, effrayante, qui a l'intérêt de vous changer les idées... j'aurai même classé ce film dans le genre horreur-épouvante Je trouve que le public visé devrait être revu: ce film est tout de même assez perdurbant pour un jeune adolescent.
« The Strangers » souffre d’une surenchère qui vire au grotesque et qui épuise par sa vacuité. Le film débute en reprenant les poncifs du polar coréen (des crimes atroces, un flic limite débile, un univers en déliquescence – misère sociale, pluie battante, etc), traités avec efficacité (et un beau sens du cadre) mais sans y apporter quoi que ce soit de neuf (« Memories of Murder » plantait exactement le même cadre, il y a plus de 10 ans !). Puis, très vite, Na Hong-Jin ressort sont concept habituel : le duel à mort entre deux personnages (le flic simplet et un mystérieux ermite japonais accusé de tous les maux). Bien conscient d’avoir déjà usé jusqu’à la corde ce principe (dans l'habile « The Chaser » puis dans le réchauffé « The Murderer»), le cinéaste décide de sortir du thriller pour aller vers le fantastique. Bonne idée, sauf que rien ne marche ici : l’accumulation des thématiques (la possession démoniaque, les fantômes, les zombies, le chamanisme etc etc) et la succession ad nauseam de switchs et contre- switchs, fait perdre au film toute cohérence et l’ensemble bascule vite dans le ridicule. Malgré quelques scènes virevoltantes (Na Hong-Jin sait quand même filmer et instaurer une ambiance), comme la séance de chamanisme ou les visites dans la cabane du Japonais, « The Strangers » nous épuise rapidement par son incapacité à mener une ligne dramatique et sa propension exponentielle aux revirements factices. L’ennui nous happe bien plus fortement que son intrigue qui finit par tourner à vide. Quant au sous-texte politique (l’antagonisme de la Corée avec le Japon) il tombe ici dans le rance avec la « chute » finale.
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4,0
Publiée le 13 juillet 2016
Un troisième film différent pour Hong-jin Na qui avec "Goksung" délaisse petit à petit le thriller policier pour quelque chose de plus mystique et surnaturel ce qui nous donne un mélange des genres bien géré et redoutablement efficace. Il est clair que le changement de direction que prend l'histoire peut en laisser sur le côté de la route, mais le virage est tout sauf brutal et se fait progressivement ce qui est une très bonne chose. Dans un premier temps, je trouvais l'histoire un peu linéaire à cause des personnages qui ont un rôle trop bien défini (méchants et gentils) mais elle est finalement bien menée avec un dernier tiers qui bouleverse tout et qui nous offre un puissant et énorme final. J'ai trouvé le film excellent, c'est solide à tous les niveaux (réalisation, mise en scène, performance des Acteurs), c'est brutal et violent sans que ça soit gratuit et c'est prenant du début à la fin, on ne voit vraiment pas le temps passer.
Un film synonyme de too much en tous points : Trop gore, trop complexe, trop barré, trop long...mais aussi trop jouissif !!! Un scénario qui balance habillement du polar noir et glauque au fantastique pur et flippant. Une mise en scène magistrale qui nous envoie en pleine tronche des plans vertigineux de cette région montagneuse, sorte de Twin Peaks coréen; avec en point d'orgue une scène haletante de désenvoûtement qui restera à jamais gravée dans ma mémoire, par sa beauté terrifiante. Egalement un travail sur le son qui nous plonge encore plus dans la réalité de ce cauchemar.
Evidemment le metteur en scène a tellement à nous dire, beaucoup trop même, qu'il oublie de raccourcir un peu son film, quelques 20 minutes de moins ç'aurait été pas mal. Ou alors souhaite-t'il nous faire durer le cauchemar aussi longtemps que possible : si c'est ça c'est réussi !
Bref, un grand film fou qui ne vous quitte pas de sitôt !
Quel film ! Décapant, pourrait être un qualificatif approprié pour décrire cette expérience cinématographique incroyable, dans laquelle nous entraine Na Hong-jin. J'ai pensé à Michel Simon dans "La beauté du diable". Il y a de l'horreur, de l'inquiétante étrangeté, qui règne tout au long de ce film. Et parfois, on éclate de rire tellement le contraste entre deux plans peut être saisissant. L'omniprésence de la pluie ne lave de rien et surtout pas des soupçons. L'acteur central a souvent l'air d'être en décalage. On le sermonne pour ses retards récurrents, mais au fond, il est celui qui s'engage corps et âme dans l'enquête, qui est atteint jusque dans son univers conjugal et familial. C'est un trajet sinueux et sans issue dans lequel ce film nous embarque. Bravo pour ce bijou cinématographique !
On peut parler (ou écrire) sur "The Strangers" aussi longtemps qu'on veut - aussi longtemps qu'a duré l'épreuve sublime du film lui-même -, on n'en épuise ni le sens profond, ni les sensations, extrêmes, déroutantes. Mieux vaut peut-être se taire, comme les spectateurs hébétés, épuisés, terrifiés, qui sortaient de la salle hier après-midi autour de moi : retrouver le soleil de l'été après 2h30 face à l'obscurité intégrale du Mal absolu avait quelque chose d'inconcevable. "The Strangers", film excessif dans son accumulation d'éléments hétérogènes (une caractéristique du cinéma coréen moderne, on le sait...), comme dans son étirement et ses rebondissements artificiels (une caractéristique des films de Na Hong Jin, on le sait depuis "The Chaser"...), ne vise ni la logique - vite abandonnée, frustrant le passionné de polars mentaux en nous - ni l'efficacité narrative - totalement ignorée en faveur de l'impact émotionnel : il en a après notre ÂME, ni plus ni moins. Entre des scènes d'exorcisme hystériques et tonitruantes qui plongent la salle toute entière dans la même transe hébétée que les protagonistes du film (film à voir avec le son réglé au niveau maximal !), et une conclusion profondément perturbante qui nous laisse entrevoir un Mal incroyablement ancien et pervers auquel il est illusoire d'espérer résister, "The Strangers" vient d'exploser tous les codes du cinéma fantastique en un long trip grotesque, malade, d'une intensité invraisemblable.
Après les très bons "The Chaser" et The Murderer", le réalisateur s'attaque à un genre plus fantastique, mystérieux. Je l'ai visionné 2 fois avant de le noter. Globalement c'est encore un bon film, mais un cran en dessous. C'est bien filmé, une ambiance réussi. Et on retrouve le style propre au réal' Mais cette fois, la nullité des policiers est trop poussé. C'est trop. La réaction et la logique de certains personnages est incohérente au possible, bien plus que dans les 2 précédents films. Et il aurait été mieux de clarifier le but réel de quelques personnages. Pour l'étranger on est fixé, mais pour 2 autres, pas tout à fait. Le film est également long. 15min en moins aurait pu être possible je pense. 3,5/5
Un thriller maitrisé comme les coréens savent les faire, impitoyable, gore, le film de 2h30 ne faiblit pas, tant l'intrigue est bien mené. Avec un final brutal et brusque, qui nous laisse dans interrogation.
J’ai vu les 3 films (« The Chaser » (2009), « The Murderer » (2011) et « The Strangers » (2016)) du réalisateur Na Hong-Jin et, d’un film à l’autre, il prolonge la durée de ses long-métrages de 15 minutes pour atteindre son record personnel de 2h36 ici. Autant le dire tout de suite, c’est bien trop long et un stage de montage aurait été le bienvenu. Ce thriller policier d’horreur bénéficie d’une belle ambiance bien sombre, d’une fillette qui est parfaite dans un rôle peu évident et de nombreuses scènes d’horreur et d’exorcisme à l’ancienne plus vraies que nature. Mais même si l’histoire est retorse à souhait, cela manque vraiment de rythme. Si vous n’avez jamais vu un film de Na Hong-Jin, je vous conseille plutôt de voir son premier film, « The Chaser », que son dernier. Quant aux films policiers coréens en général, on est loin de la qualité de « Memories of Murder » (2004). Ce film est interdit aux enfants de moins de 12 ans en France, pays le plus laxiste sur les visas d’exploitation de ce film. Vous pouvez être sûr que si un enfant de 12 ans voit ce film, cauchemars assurés pendant de nombreuses nuits…
Avec cette manière en tous les cas désinvoltes que le policier Jong-Gu annonce le crime sordide d'un couple de cultivateurs dans son petit village à sa famille, le spectateur se doute bien que l'affaire sera plus grave qu'elle n'en paraît. Nous voilà ainsi plongés dans un univers pour le moins macabre où l'on apprend que le mythe de la possession diabolique est universel. Des meurtres terribles se commettent dans ce village, tous aussi terrorisants les uns que les autres. Le film "The Strangers" tout aussi étrange d'ailleurs que l'allusion au titre, commence par une exergue énigmatique d'une page de Saint Luc, s'agissant de la résurrection du Christ. On s'attendrait sans doute plus à une citation d'un philosophe asiatique, mais très vite le récit obscur et terrifiant, dérive dans une sorte de conte baroque et sanguinolent, aux airs évangéliques et diaboliques. Cette histoire est irracontable dans ce qui en fait sa substance propre. Il pourrait y avoir du Lynch là-dedans, ou encore quelques films de zombies ou de Wes Craven. En réalité, derrière cette plongée en enfer, se cache une fable souvent burlesque, faisant penser à quelque jeu vidéo dit de Survival Horror qui combine à la fois de franches scènes fantastiques, une véritable critique de la société coréenne où les préjugés racistes vont bon train, et un humour psychologique assumé. Comme beaucoup d'œuvres cinématographiques coréennes, le film fait montre d'une remarquable inventivité et intelligence dans le récit. On regrettera peut-être quelques longueurs, mais en ce début d'été, "The strangers" vaut bien un petit frisson dans une salle obscure.
Il s'agit d'un thriller fantastique et surnaturel coréen. J'ai été passionnée par cette histoire. Toutefois, étant très sensible, je reconnais que certains scènes sont très dures. Mais à part cela, le film est remarquable.
Ce film mérite amplement les très bonnes critiques de la presse. Je confirme. Il est réellement excellent. Quel suspens ! Quelle enquête ! C'est de l'excellent cinéma japonais qui mêle drame et fantastique.
Ce film est très long, dur, difficile mais quel film prenant, angoissant et sensationnel. C'est bien fait, bien amené, et il y a de l'humour bien dosé pendant la première partie. J'ai beaucoup apprécié (malgré quelques scènes difficiles). On suit un officier de police dans une enquête passionnante mais qui va malheureusement l'atteindre lui et sa famille.
Ce film réussit à mêler différents grands genres du cinéma avec énormément de succès ! Les sensations respectives que l'on peut ressentir devant un grand thriller policier et un grand film d'horreur fantastique sont très différentes, mais elles se mélangent ici à la perfection pour donner quelque chose de presque inégalable en terme de puissance et d'intensité. Car lorsque notre angoisse est suscité par un grand suspens (très bien amené et maîtrisé dans ce film) et par des visions d'horreurs complètement gores, cela nous procure des effets magistraux sur la durée, ce dont les traditionnels jumpscare en sont incapables. La mise en scène est également incroyable, comme lorsqu'elle nous présente une course poursuite haletante sous une pluie torrentielle, ou les pratiques d'un chaman qui semble lui-même complètement possédé. Les personnages sont tous très bons car ils ont chacun leur rôle : on s'attache et on soutient certains d'entre eux, ou on est très intrigué par d'autres. On ne sait d'ailleurs jamais qui est véritablement l'ennemi, ce qui rend l'intrigue captivante. Mais ce qui est très dommage, c'est qu'à la fin, il reste encore quelques points de l'intrigue qui ne sont pas très clairs, et on a encore des doutes sur la nature d'un ou deux personnages. Mais cela n'empêche pas ce film d'être une énorme claque qui s'intensifie dans la durée.
Ce film mérite d'être vu (âmes sensibles s'abstenir) mais le scénario est assez médiocre comme le montre la fin du film ! Néanmoins le jeu d'acteur est fantastique et les prises de vu à couper le souffle L'idée étais là mais le résultat laisse à désirer