Les Innocentes
Note moyenne
4,0
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248 critiques spectateurs

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Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2016
Anne Fontaine est décidément imprévisible. Après avoir réalisé "Perfect mothers", un hymne ambigu à la sensualité la plus décomplexée, puis "Gemma Bovery", une comédie douce-amère en forme d'hommage amusé à "la" Bovary de Flaubert, voilà qu'elle donne dans le drame le plus sombre en évoquant la vie dans un couvent polonais en 1945 traumatisé par le viol des religieuses par des soldats de l'Armée Rouge. Une grande partie du film est placée sous le signe de l'obscurité et surtout de l'obscurantisme religieux : le couvent est en effet dominé par une mère supérieure qui entend garder le secret pour ne pas couvrir de honte et de déshonneur celles dont elle a la responsabilité morale. Puis rapidement intervient une jeune infirmière française qui sera appelée à venir en aide aux femmes éprouvées tant dans leur corps que dans leur esprit et qui donneront naissance à des enfants conçus dans la violence. Sa présence sera différemment perçue : tantôt comme une gêne, tantôt comme une délivrance. Deux conceptions de l'humain se font alors face : d'un côté la vision étriquée d'une religion marquée par la hantise du péché et la peur de l'enfer, de l'autre un regard plein d'humanité et de tendresse sur des femmes qui ont été victimes des horreurs de la guerre et des ignominies du sexe "fort". Comment apprendre à regarder le monde et à se regarder soi-même après avoir été l'objet d'une violence irréversible ? Telle est la question à laquelle le film entend donner une amorce de réponse. Inspiré de faits authentiques, il propose une leçon d'optimisme : malgré l'horreur, l'être humain peut demeurer grand à condition d'accepter des solutions proprement humaines. C'est ce message d'espoir que nous transmettent des interprètes d'exception, tout particulièrement Lou de Laâge, dont la présence et la détermination forcent l'admiration, et Agata Buzek, une actrice polonaise peu connue en France mais dont le jeu tout en retenue et en intelligence dit bien les contradictions du personnage qu'elle incarne. Anne Fontaine a montré une fois de plus qu'elle peut passer d'un registre à un autre avec toujours le même bonheur.
Francois L.
Francois L.

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2016
Un beau film sobre et poignant servi par des acteurs à leur place.
Des images froides et belles, une musique et des chants qui en augmentent la mystique.
Un sujet traité avec délicatesse et pudeur où des responsables sont montrés, les autres barbares qui venaient d'être vaincus sont évoqués; mais où il revient au spectateur de faire le lien avec les barbares de ce siècle.
Un trio classique : le catholique, le communiste et le juif unis pour l'humanité.
Ce film prenant pose aussi d'autres questions plus intimes, morales et éthiques : Jusqu'où le courage que donne la Foi peut-il et doit-il conduire ?
En sortant je pense à un autre film, "des hommes et des dieux"....
A voir, mais pas pour se détendre ou passer une soirée sympa entre potes ou copines....
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2016
Anne Fontaine réussit avec Innocentes l'un de ses meilleurs films dans une carrière abondante mais marquée par une poignée de réussites seulement. Les décors naturels, un vieux couvent dans la campagne polonaise, la subtilité des images, l'interprétation sobre, notamment des premiers rôles, et un scénario clair qui expose des faits bruts sans pathos ni jugement de valeur constituent les principaux atouts de cette dénonciation d'un drame collectif et individuel, le viol quasi industriel par l'armée rouge d'une grande partie des femmes se trouvant sur son passage à la fin de la seconde guerre mondiale. On retiendra la montée en puissance de Lou de Laâge avec - enfin - un rôle à sa mesure et on ne peut qu'encourager Vincent Macaigne, magnifique en jeune médecin juif désabusé, à continuer à mettre son talent au service de films ambitieux.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2016
La Pologne, 1945, au moment de ce qu'on nous a dit en cours d'histoire comme la fin de la guerre et le début de la modernité. Il neige souvent dans ces contrées lointaines, et des religieuses vivent encore recluses dans un Monastère, certaines de leur croyance, alors qu'à quelques kilomètres, la Croix Rouge Française tente de secourir les corps meurtris par les combats. Parmi l'équipe médicale, il y a Mathilde Beaulieu, une jeune assistante dont une religieuse va implorer le secours. Car, dans ce couvent, des bébés naissent, des nonnes sont enceintes, au risque du scandale que l'institution religieuse ferme et que les femmes qui ont été abusées par les militaires russes et allemands perdent la foi. Anne Fontaine pose son regard sur ce monde clos, glacial. Elle offre un regard rempli de dignité, un regard qui ne juge jamais, qui ne condamne jamais. Même la Mère Supérieure devient légitime dans les choix qu'elle opère, pour protéger ses sœurs. Même Mathilde Beaulieu se confronte au risque de la désobéissance civique. Même quelques religieuses s'adonnent au péché de leur maternité. Le film est bouleversant et complexe. Il apporte du bien dans un monde actuel où le fait religieux est systématiquement mis en doute, contrarié ou déformé, et rappelle à des valeurs d'humanité universelles. Le titre lui-même est finement choisi. Car ces religieuse sont tout aussi innocentes dans le vœux et la croyance en Dieu qu'elle se sont imposés, qu'elles ne sont en rien responsables de la tragédie guerrière et des horreurs commises contre leur propre corps. Anne Fontaine est une réalisatrice inégale, capable du pire avec "Perfect Mother" ou "Mon Pire Cauchemar", et du meilleur, comme cet opus "Les innocentes", où elle parvient à restituer une époque, un lieu, un espace et des émotions sans vulgarité ou pathos. Lou de Laâge est exceptionnelle dans son rôle d'assistante médicale. C'est une actrice, particulièrement belle, qui rappelle une Isabelle Adjani en son temps, mais elle montre surtout une grande adresse dans la composition qu'elle donne à ce rôle qui aurait pu verser dans le maniérisme ou le grotesque. Le piano accompagne souvent les images, donnant ainsi au film une grandeur supplémentaire, comme un sursaut d'âme en ces temps difficiles que notre monde traverse.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 18 février 2016
Ce film laisse un malaise car on a peine à croire que la mère supérieure d'un couvent de sœurs bénédictines puisse condamner à mort des nouveaux-nés pour le simple motif qu'il faut assurer le noviciat des nonnes,lesquelles ont été violées par des soldats russes et qui se retrouvent enceintes.
Heureusement,une brave infirmière communiste et un bon médecin juif vont trouver le moyen d'arrêter le massacre !
Pourtant,en 1945,la Pologne n'était pas restée au temps du Moyen-Age.Or, le couvent qui nous est montré paraît est à peine au niveau de cette époque... Voilà pourquoi ,même si l'on est incroyant,on a peine à croire à cette histoire qui n'est qu'une sombre caricature.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2016
L'histoire (vraie) de religieuses polonaises violées par des soldats de l'armée soviétique au cours de l'année 1945. Le sujet est douloureux, l'austérité est présente, l'atmosphère est pesante. La réalisatrice est parvenue à nous plonger dans l'ambiance. On y ressent la peur des jeunes sœurs, leur détresse et leur questionnement face à l'horreur et aux conséquences de ce qu'elles viennent de subir. [...] Peut-être un tout petit peu de longueur sur la fin, mais l'ensemble vaut très largement le déplacement (sauf pour les dépressifs) !
Lire ma critique complète :
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2016
Anne Fontaine a su décrire le drame des religieuses avec une grande pudeur
loin d'être mélo ou scabreux elle film avec une vraie mise en scène extremenent bien soignée avec respect
quand a la prestation des comédiens menée avec un talent immense par Lou Delaage est tout simplement magnifique générosité et simplicité du très grand beau cinéma
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2016
Très beau film que ces Innocentes qui nous fait découvrir une histoire proprement hallucinante, évoquant encore une conséquence indirecte de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Avec beaucoup de tact et de pudeur, la réalisatrice nous plonge dans l’intimité de ce couvent bénédictin marqué par les horreurs de la guerre. Les auteurs parviennent à saisir le trouble de ces femmes qui ont voué leur âme et leur vie à Dieu, mais qui sont confrontées à une situation qui contredit l’intégralité de leur engagement. Sans juger qui que ce soit, les auteurs arrivent à exposer les doutes, craintes et tourments intérieurs de ces femmes, toutes magnifiquement incarnées par un casting impeccable. En toute fin se dégage une forme d’émotion liée à l’issue finalement positive d’une histoire pourtant très sombre. La sobriété de l’ensemble est en tout cas admirable et Anne Fontaine signe là son œuvre la plus maîtrisée.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2016
Dans la Pologne ''libérée'' de 1945, la rencontre d'une jeune médecin de la Croix Rouge avec une communauté de nones victimes de viols par des soldats soviétiques.
L'affiche semble avoir été faite pour rappeler le magnifique ''Ida'' de Pawel Pawlikowski. S'il est vrai que des nones polonaises en hiver se ressemblent à quelques 35 ans d'intervalle (''Ida'' se passe en 1980), au-delà de l'ambiance visuelle, tout est différent. ''Ida'' traitait du désarroi personnel d'une none découvrant sa propre histoire. ''Les innocentes'' raconte la confrontation entre deux croyances, deux convictions : celle des nones attachées au respect des règles de leur religion et à l'honneur de leur institution, et celle de cette jeune doctoresse, communiste de naissance, moderne…
Lou de Laâge joue de façon lumineuse le personnage de la doctoresse, qui ne nous convainc pourtant pas complètement : il lui manque de la révolte vis-à-vis de l'attitude des nones, mais aussi on comprend mal comment un personnage si lisse a pu acquérir -en 1945 !- autant d'assurance et d'autorité face à ses collègues masculins.
A l'opposé, les nones semblent trop soumises, inintelligentes, voire cruches. Seules trois font exception : une jeune sœur qui renoncera à ses vœux, la mère supérieure qui se perdra pour protéger ses ouailles et l'institution, et enfin sœur Maria, qui sera la seule à faire preuve d'intelligence positive. Anne Fontaine, avec la culture religieuse qu'elle a, aurait sans doute pu mieux montrer comment la foi n'interdit pas l'exercice de l'intelligence…
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2016
Un tel sujet ne devrait pas s’exposer comme un spectacle, c’est forcement bien autre chose et la confidentialité du document d’origine écrit par Madeleine Pauliac, médecin à part entière et haute responsable à son époque de la croix rouge française, ne peut permettre aucun lien avec lui. Dans ces conditions, il devient possible aussi de considérer que nous sommes en présence d’un récit imaginaire ce qui autorise beaucoup plus de liberté dans le fond et la forme, notamment la musique plus adaptée à un fait divers spectaculaire qu’à une reconstitution. Le ressenti et le jugement seront donc bien différents selon l’état d’esprit du spectateur. Il reste cependant des évidences sur le plan du cinéma. En premier, la mise en scène qui ne sort pas de la moyenne actuelle, elle est souvent assez insistante et encombrée de gros plans qui pourraient se trouver dans un téléfilm. Or, la taille d’un écran de cinéma nécessite  beaucoup plus d’espaces autour des personnages. Les dialogues ensuite qui sont loin d’exprimer les souffrances vécues et font paraitre le temps long par manque d’intérêt intellectuel. Le final enfin beaucoup trop joyeux pour être crédible avec une sortie de villageois venus d’on ne sait où. Il reste heureusement de très belles choses : quelques moments de grâce comme ceux accordés par sœur Maria lorsqu’elle se confie, le passage sublime de la carmélite qui découvre son chemin de vie : ‘’je serai mère’’, la réflexion de Mathilde à Samuel : ‘’ je crois que tu me manqueras plus que tu ne l’imagines’’.  Cela suffit déjà pour rendre ce film utile même si pour ma part j’aurais aimé vivre un chef-d’œuvre artistiquement et humainement inoubliable car les événements décrits sont si graves pour qu’une reconstitution plus réaliste et traumatisante s'imposait. L'émotion ressentie dans ces conditions est toujours suspecte, elle aurait du s'apparenter à celle de ''l'armée des ombres'' qui nous terrasse.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2016
Il y a d’abord eu la similitude de deux affiches, celle d’IDA film de Pavel Pawlikowski sorti il y a deux ans presque jour pour jour, film magnifique, tout en retenue…et celle des Innocentes…l’une comme l’autre montrant une religieuse dans un paysage enneigé… avec un message quasi subliminal…vous avez aimé IDA, vous aimerez Les Innocences…et pour moi cela a fonctionné…j’ai trouvé le film d’Anne Fontaine magnifique…basée sur une histoire vraie, celle de Madeleine Pauliac, engagée dès 27 ans dans la Résistance, partie prenante de la libération de Paris ainsi que de la campagne des Vosges et d'Alsace, nommée médecin lieutenant des Forces françaises de l'intérieur., envoyée à Moscou pour des missions de rapatriement. Son parcours la mènera dans les camps, mais l'amènera aussi à découvrir une autre forme d'horreur, dans les maternités, où les soldats russes avaient perpétré des viols en série de femmes accouchées ou enceintes. Dans un couvent, des religieuses ont été victimes des exactions des soldats de l'Armée rouge. C'est cet épisode, durant lequel Madeleine Pauliac s'implique pour sauver ces femmes, les aider à libérer leur conscience ainsi qu'à sauver le couvent que reprend Anne Fontaine pour réaliser un beau film, plein de grâce et de retenue, plein de lucidité, de dignité, aidé en cela par les images de son chef opérateur, Caroline Champetier qui a joué dans les clairs-obscurs, le gris et les beige, à l’extérieur dans des nuances de gris et de blanc donnant au film une indéniable beauté formelle…la jeune doctoresse , magnifiquement interprétée par la lumineuse Lou de Laâge, fille de communistes est confrontée aux silences des religieuses, repliées sur leur secret, leur honte, leurs interrogations sur leur foi mise à mal par une telle épreuve…certains dialogues font penser à Bernanos… certaines scènes sont dures, d’autres plus gaies permettent de respirer un peu…les deux actrices polonaises sont aussi admirables, Agata Buzek qui joue une sœur Maria pleine de contradictions, et Agata Kuleska, qui jouait déjà dans Ida, mais dans un rôle hors des murs, qui joue là, une mère supérieure, sévère gardienne de la règle et prête au pire pour étouffer la honte…beaucoup de pudeur dans ce film pour exprimer la foi, le viol et la maternité…vraiment très prenant mais cependant pas glaçant ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 février 2016
Très beau film qui sert magnifiquement une histoire humaine d'une grande densité. Car cette histoire de religieuses, victimes collatérales de la guerre et surtout de la cruauté des hommes envers les femmes, perdues dans cette immensité glacée de la Pologne envahie par les Russes et désormais "ennemies du peuple" par l'effet d'une idéologie dévastatrice, même si l'on n'est pas croyant, vous touche "en plein coeur". C'est l'expression qu'utilise l'une d'entre elles pour tenter d'expliquer comment l'horreur de ce qu'elles ont subi vient, sinon fracasser leur foi (la plupart d'entre elles resteront religieuses), du moins la rendre extrêmement difficile à vivre. Et pourtant, par un renversement superbe dont le dénouement nous livrera la clef, l'intervention de la jeune médecin française (elle doit porter secours aux religieuses enceintes), son dévouement et son humanité vont ramener la joie à ces femmes qui se croyaient déchues et auxquelles une nouvelle mission (élever des enfants, les leurs et ceux des autres, orphelins et abandonnés) va redonner non seulement une raison de vivre mais de croire. Deux personnages tragiques assombrissent ce tableau de la rédemption: la mère supérieure, emprisonnée dans la honte et qui en se faisant meurtrière pour tenter de sauver son couvent, se perd définitivement et la jeune femme qui, comprenant la première ce qui se passe, se suicide par désespoir maternel. Excellents acteurs, tous très inspirés; pas de mélo excessif, une très belle image. La guerre vient de se terminer et les épreuves qu'ils ont tous subies leur confère une dignité impressionnante. Une mention particulière pour l'acteur qui joue le médecin juif, fin, drôle, profondément humain et qui apporte cette note parfaite de dérision dont tout drame a besoin.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2016
Anne Fontaine change de registre en s’attaquant à cette page méconnue de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale. La réalisatrice étant plutôt habituée à convoler avec les drames et les passions de la bourgeoisie, qu’elle soit adultère (« Perfect Mothers », « Nathalie », …) ou criminelle (« Entre ses mains »). Une petite page pour l’Histoire mais une grande et malheureuse pour celles qui l’ont vécue de plein fouet. L’histoire de religieuses qui, une fois débarrassées du fléau nazi au crépuscule de la guerre, se voient confrontées au fléau communiste de l’Armée Rouge. Des sœurs violées par les soldats venus libérer la Pologne et qui se retrouvent enceintes dans un contexte religieux et sociétal qui ne le permettait pas.
Ce fait divers, tel qu’on pourrait le nommer, est parfaitement retranscrit, la cinéaste préférant s’attaquer aux conséquences dans le couvent plutôt qu’à ces actes de barbarie en tant que tels ; des actes qui resteront hors champ. On comprend bien les atermoiements des religieuses entre la Mère supérieure inflexible qui fait tout pour taire cet horrible coup du destin, les sœurs enceintes et en souffrance et une religieuse plus empathique qui se résout à demander une aide extérieure incarnée par une bénévole de la Croix-Rouge française ; un rôle interprété avec ferveur par la jeune et prometteuse Lou de Lâage. Dans le rôle du médecin supérieur de cette jeune fille, Vincent Macaigne, que l’on n’attendait pas là, apporte un zeste d’humour bienvenu et qui lui va bien à ce climat difficile.
Cependant, si l’émotion pointe le bout de son nez par moments, elle reste trop sporadique pour que l’on s’attache vraiment à ces personnages. En faute, un film très austère et parfois un peu lent. Le cadre ne permet certes pas la joie et la bonne humeur mais la forme comme le fond sont si tristes et si gris qu’il est parfois difficile de s’intéresser plus amplement à l’histoire et ces personnages. Un peu comme dans « La Religieuse » de Guillaume Nicloux, c’est à se demander si tous les films de couvent sont voués à être si froids et cliniques. On sort de la projection satisfaits d’en savoir plus sur une libération militaire qui a ses dommages collatéraux mais frustrés par tant de retenue émotionnelle et formelle. Nécessaire mais à la limite de l’ennui.
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2016
Pas loin du chef d'oeuvre un film magnifique qui pose beaucoup de questions sur la foi et ses dérives, l'humanité ou plutôt l'inhumanité de ces bourreaux libérateurs qui s'en prennent à des femmes sans aucune défense au nom du communisme, toutes les interprètes sont excellentes, mais un film qui peut être très dure comme l'est la vie en période troublée mais qui se termine sur une note d'optimisme malgré tout.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2016
Des plans à dessein faiblement lumineux, limite sépia. Lassant à la longue. Des dialogues chuchotés davantage que parlés. Agaçant à la longue. Rythme lent. Intrigue minimaliste. Questions philosophiques survolées. Le film "intello" par excellence. On aime ou on n'aime pas. On n'est pas obligé d'aimer.
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