c'est ça le cinéma se permettre des choses, avoir de l'audace, créer, déranger, inventer des histoires, là nous sommes servis une histoire atypique avec une galerie d'acteurs tous aussi loufoques et un duo d'actrices magistrales. que du bonheur.
Un film original, aux personnages attachants et généreux, au scénario bien monté et aux dialogues qui ne manquent pas d'aplomb, mais hélas je me suis un peu ennuyé vers la fin ce qui à gâché mon plaisir . À voir quand même !
Moins bon que les précédents films mais toujours aussi agréable à voir, cette dernière oeuvre des frères Larrieu séduit par son ton original, la qualité de jeu des acteurs, le naturel très fin avec lequel ils parlent de sexe (et sans jamais être finalement vulgaires), une grande humanité pleine de petites leçons de bonheur, de belles images parfois presque oniriques, On ne s'en lasse pas
Quelques longueurs qu'on pardonnera volontiers à cette petite comédie sympathique, portée par des actrices et un Dussolier en forme, pleine de personnages marginaux et attachants et de fantaisie. Malgré la crudité des dialogues, rien de tel pour sortir de la séance de bonne humeur.
S'il s'agissait de musique, on la trouverait sans hésiter dans le rayon "alternative". Les dialogues sont au cordeau, les acteurs formidables dans les rôles de composition de " frappadingues", la réalisation soignée, les décors superbes. Maintenant, vu le sujet et son angle de vue, c'est sûr que le risque est grand de ne pas aimer, pour peu que l'on refuse de jouer le jeu du voyage poétique au second degré. Ceux qui s'y sont ennuyés ne sont peut-être pas montés dans le bon wagon.
Je suis assez partagée sur ce film, voluptueux et étrange, avec des longueurs, mais qui laisse tout de même un souvenir marquant après l’avoir vu. Karine Viard est étonnante dans ce rôle plein de spontanéité bavarde et de gourmandise, Isabelle Carrée est fraîche en femme mûre. La Nature est omniprésente, moussue, ou noyée de soleil. On a l’impression tour à tour d’être entré dans une scène de la mythologie peuplée de faunes et de nymphes, dans un bal campagnard, dans un banquet hédoniste avec mets et vins délicats, dans une chambre à coucher ou dans un caveau mortuaire. La vie , la mort et le plaisir se mêlent. Côté positif c’est étrange, cela parle de jouissance, c’est très bien écrit et dit. Côté négatif c’est parfois verbeux et un peu longuet.
21 nuits avec Pattie, ou comment parler de sexe pendant 1h55 sans jamais en montrer ! Après un passage par le drame apocalyptique (Les derniers jours du monde) et le thriller (L'amour est un crime parfait) les frères Larrieu nous concoctent l'une des comédies les plus divertissantes de l'année. Ça parle donc beaucoup de cul, (sans que, paradoxalement, ce ne soit jamais vulgaire) mais aussi de mort, de deuil, d'amour, d'amitié, de temps qui passe. C'est aussi léger que (parfois un peu) grave mais toujours plein d'humour, de vie, et d'une belle énergie à la limite du fantastique. Le casting n'est pas la moindre des satisfactions. Après quelques errances, Karin Viard retrouve les sommets. Elle est impayable, on écouterait Pattie raconter ses expériences sexuelles pendant des heures. Isabelle Carré et André Dussollier sont aussi, comme toujours, très biens. Tout comme le reste d'un casting très masculin : Denis Lavant, Sergi Lopez, Laurent Poitrenaux, Jules Ritmanic et Philippe Rebot. Bref, une comédie pleine de soleil, plus que réjouissante, vraiment très drôle, fraîche et irrévérencieuse. Les frères Larrieu font une fois de plus preuve de leur talent particulier (à part un petit accident avec Le voyage aux Pyrénées). Un vrai plaisir jubilatoire. Dans cette morosité ambiante ça fait un bien fou...
C'est l'été, les rues sont désertes mais gorgées d'un soleil radieux. Caroline débarque dans le sud pour l'enterrement de sa mère, décédée deux jours plus tôt. En faisant la connaissance de Pattie, la femme de ménage de la défunte, elle va découvrir ce petit village pas comme les autres. Fêtes, alcool et étrange retour à la vie vont ponctuer son séjour... comment dire, décapent.
Les frères Larrieu utilisent l'humour et le sexe pour célébrer la vie. Tous les monologues d'une crudité exaltée balancés par Pattie sont autant d'invitation à la joie et à la légèreté. Les personnages, tous victimes, tous coupables, constituent le jeu d'échec extravagant auquel les réalisateurs se prêtent. Sur fond (désormais commun chez ces derniers) de fin du monde libératrice, les pulsions sont déchaînées et la poésie pastorale des artistes se transforme en une expérience quasi métaphysique.
Opposée à la toujours extraordinaire Karin Viard, Isabelle Carré joue la retenue avec un plaisir vivace. Les deux constituent une antithèse fameuse et profondément comique. Dès la première scène, la plume des auteurs nous invite à une partie loufoque. Multipliant ensuite les autres personnages, les cinéastes créent une sorte de Cluedo attrayant. Dans ce huis-clos où le décor estival (la Lausanne mystérieuse de L'amour est un crime parfait a cédé la place à la chaleur suffocante du sud de la France) prend encore toute son importance, on se demande qui joue quel rôle.
Le genre du polar n'est ici qu'un prétexte et ne sert qu'à perdre un peu plus des individus impuissants face au deuil, à leurs désirs ou leurs pulsions. Plus le récit avance, moins il semble compréhensible. Tel un rêve qui n'aurait pas d'achèvements et prendrait des chemins inconnus, mais attirants. Les protagonistes de 21 nuits avec Pattie n'hésitent pas à les emprunter et nous faire participer à leurs voyages intérieurs. En quête d'une certaine forme de reconnaissance, bien plus physique que mentale. Car, dans le cinéma des frères Larrieu, les corps des héros sont aussi communicatifs que les mots.
La bande annonce m'avait beaucoup plut, je me suis donc laissé tenter par ce film. Et je l'ai trouvé plutôt sympas. On fini certes par croire que ce village est complétement loufdingue, mais on s'attache assez vite aux personnages malgré leur histoire. On peut tirer différentes analyses de ce film, sur ses personnages, sur le final, sur le pourquoi de cette maison... Personnellement je pense que la mort d'Isabelle n'est pas arrivée par hasard, que malgré son absence elle devait connaître la situation compliqué de sa fille ou du moins le ressentir. Que cette maison, était un moyen de l'ancrer dans une vie, lui permettre de s'ouvrir dans ce village plus que sociable et de la guérir du mal qui l'a ronge depuis des années. C'est bien réalisé, on s'attache facilement aux personnages et on passe un très bon moment en leur compagnie. J'ai beaucoup aimé ce film, je n'ai pas vu les deux heures passés, et il y avait vraiment un super casting qui réunissait la plupart de mes acteurs français fétiche.
Je suis plutôt très cliente de l’œuvre des frères Larrieu. J’aime leur cinéma profond, atypique, fantaisiste et un peu baroque (« L’Amour est un crime parfait », « Les derniers jours du monde », « Peindre ou faire l’amour »…), toujours servi par un casting de choix. Celui-ci ne déroge pas à la règle avec cette fois, une incursion fantastique, au sens propre du terme (mais dont je ne peux vous dévoiler l’objet ici). Caroline (Isabelle Carré, subtile) débarque mi-août dans un village du sud-ouest de la France pour enterrer sa mère, Zaza, qu’elle connaissait assez peu, et vendre la sublime maison dont elle était propriétaire. En arrivant sur les lieux, elle fait la connaissance de Pattie (Karin Viard, épatante comme toujours), la femme de ménage, qui lui raconte avec force détails sa vie sexuelle débridée. Mais le corps de Zaza disparaît mystérieusement. Ce film solaire, original, surprenant et très drôle la plupart du temps, réserve des moments de grâce inattendus. Ce qu’il dit de l’amour physique, du désir, de la fête et du bon vin provoque un sentiment bienfaisant qui irrigue tout le récit. Pattie, libre dans sa tête, libre dans son cul, met le doigt sur les fragilités de Caroline, privée des bonheurs sensuels avec un mari qu’elle aime mais qu’elle ne désire pas. L’arrivée d’un ex-amant de sa mère (André Dussollier, burlesque) qu’elle prend pour J. M. G. Le Clézio (!), va faire vaciller son apparente sérénité et bousculer ses certitudes. Une grande importance est accordée à la nature, filmée comme un personnage à part entière : le soleil, l’orage, la forêt, les prés et les rivières qui cernent Caroline, vont, eux aussi, la révéler à elle-même. 21 NUITS AVEC PATTIE est un film impressionniste qui donne envie d’aimer, d’être en vacances et peut-être, aussi, de lâcher prise. En salles dès demain. #21nuitsavecpattie #frereslarrieu #isabellecarre #karineviard
bravo à Karine Viard qui parle de sexe comme il faut en parler. On la voit beaucoup en ce moment et tant mieux.isabelle carré toujours délicieuse Les autres aussi La scène de la table ou Dussolier s'énerve est excellente Mais le sujet du film est un peu light mais nous donne à voir une équipe sympa et je ne regrette pas
Arrivés en 1999 dans le monde des longs métrages, les frères Larrieu font un cinéma tellement particulier qu’il a tendance à diviser les cinéphiles de façon tranchée : on aime ou on n’aime pas ; ils ont leur fan-club, ils ont aussi leurs abonnés au dénigrement. "21 nuits avec Pattie", leur 7ème long métrage, Prix du scénario au très récent Festival de Saint-Sébastien, vient perturber ce déterminisme en prouvant qu’un membre de la famille des contempteurs peut trouver de la qualité et du plaisir à la vision d’un de leurs films. En effet, même si la deuxième moitié de "21 nuits avec Patti"e est moins jouissive que la première, il est difficile de résister à ce film qui mélange comédie, drame et fantastique. Cette fois ci, les frères Larrieu ont trouvé le bon angle pour enfoncer le clou de la transgression et on ne peut qu’aimer sans réserve la façon très naturelle avec laquelle Pattie / Karin Viard raconte sa vie sexuelle à Caroline / Isabelle Carré. Maintenant, reste à savoir si les fans, de leur côté, ne vont pas être déçus ?!
Les professionnels de la critique aiment beaucoup les frères Larrieu, les spectateurs visiblement moins. On a parfois du mal à suivre ce genre de film complètement barré. L'amour est un crime parfais était le seul film que j'avais apprécié. Les autres sont souvent des films bavards et inintéressants, celui ci en fait partie. Le parler cru de Karin Viard m'avait amusé dans la bande annonce, mais tout au long du film cela devient répétitif et lassant. Cette affaire de nécrophilie finit non pas par choquer, car c'est dépeint avec humour, mais par mettre quand même mal à l'aise. Karin Viard devrait maintenant passer à autre chose, car le rôle de nymphomane commence à lui coller à la peau et c'est bien dommage pour elle.