Peu familier de l'univers du cinéaste, je me suis laissé porter par cette dernière réalisation, comme dans un joli conte. Un univers particulier dans lequel les rencontres offrent quelques joyeux moments de détente grâce à des dialogues soignés, divertissants, sans prétention, parfois attendrissants.
Rien n'est réellement défini. Le temps ne semble plus compter et seul ce lâcher prise prend de l'importance.
Pour mieux se moquer du principal protagoniste, légèrement fantasque, un rien désabusé, Bruno Podalydès endosse le rôle.
Sandrine Kiberlain dans le rôle de l'épouse est parfaite, comme à son habitude. La savoureuse Agnès Jaoui déploie tous ses talents. Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté, Vimala Pons et Michel Vuillermoz, tous parfaitement à l'aise complètent un beau casting.
Un autre point fort, la bande son qui accompagne parfaitement le propos.
Comme un avion est une sympathique flânerie flanquée d'une jolie poésie.
Un film qui fait du bien! Drôle et poétique à la foi, touchant et agréable. Il traite bien du besoin d'évasion de l'être humain parfois... Les acteurs sont justes, par contre j'aurais bien vu José Garcia dans le rôle principal pour son côté un peu plus séducteur à mon goût.
En voyant la bande annonce, je me suis dit que ce film ne me plairait pas, cela semblait étrange. Les critiques étaient carrément dithyrambiques, je suis allée le voir tout de même, le cinéma français nous ayant ces derniers mois réservé de bonnes surprises. Voilà un film totalement inclassable, dire qu’il s’agit d’un OVNI est encore en deçà de la vérité. S’il se regarde sans déplaisir, les paysages sont magnifiques et les acteurs plutôt bons, la psychologie des personnages est totalement surréaliste, pour ne pas dire incompréhensible ou encore insondable. Je n’ai pas compris grand-chose aux motivations du « héros » ni aux interactions qu’il entretient avec les autres personnages, tous plutôt névrosés. L’histoire n’a ni queue ni tête, je n’ai pas compris si la fin était réelle ou onirique. Il y a toutefois quelques moments et répliques assez drôles, j’ai souri plusieurs fois, mais je suis sortie de là en rigolant tellement ce film m’a semblé être du « grand n’importe quoi ». Surement le film le plus bizarre que j’ai vu, une énigme indéchiffrable.
Un personnage lunaire qui part (gentiment) en live, des rencontres décalées, des situations tirées par les cheveux... Bref du pur Podalydes. Ceux qui aiment son univers s'y retrouveront avec grand plaisir
Comme un avion est une magnifique comédie, un feel good movie pour tout le monde. On s'attache rapidement à ce personnage, aux rencontres qu'il fait, à son univers.
Seul point que je n'ai pas trop apprécié, mais après c'est très personnel, spoiler: c'est la fin qui n'en est pas vraiment une , à nouveau, ca ne regarde que moi.
Farfelue comme j'adore, des rencontres bizarres, des répliques qui font mouche, un bon moment d'oisiveté et de lâché prise, on se laisse prendre par ce personnage d'un autre temps.... Belle distribution d'acteurs
Comme un avion est un film qui nous promet l’évasion et l’aventure. Plutôt alléchant ! Pourtant, ce film nous a déçu : L’histoire commence bien, tous les personnages sont simples, attachants, sincères, on sourit beaucoup, on rit même parfois. Mais malgré tout, le rythme est trop lent, c’est long à se mettre en place, à avancer, il manque cette énergie communicative pour nous accrocher. De ce fait, passé la moitié du film, on commence vraiment à s’ennuyer. S’en suit un scénario qui dérape, qui perd de sa gaité en perdant sa moral et une fin bâclée qui gâche encore le tout. Dommage, vraiment, car ce film avait ce petit quelque chose de plaisant.
L’histoire d’un homme qui se lance dans un voyage solitaire en Canoë, afin de mieux vivre son rêve d’avion. On découvre assez rapidement que cette transposition fonctionne assez peu et qu’il cherche en réalité peut-être autre chose. Ne serait-ce pas simplement un film sur une crise de la cinquantaine, le besoin d’évasion et de vivre autre chose, ne serait-ce que pendant une courte durée ? Mais derrière cette banalité se cache aussi quelques comportements de personnages un peu loufoques et sur lesquels reposent l’humour Ca n’est pas désagréable mais, à l’image du personne principal, on a finalement bien du mal à se laisser complètement porter par le courant…
Il y a tout dans ce film : de la poésie , de l'humour , de l'aventure ( même si elle est plutôt dans la tête des personnages) , de l'amour ... beaucoup d'amour , et puis il y a Sandrine, Agnès , Bruno et les autres ... Le genre de film d'ou l'on ressort joyeux ... alors un conseil courrez vite voir ce film !
Quel plaisir. Quel bonheur. Quelle liberté de ton et de rythme. L'embarcation avec Podalydès dans ce kayak est formidable. Peut-être son meilleur film depuis Dieu Seul me voit et Oléron. Le fait de le retrouver aussi en acteur principal donne au film une intimité et une drôlerie encore plus forte, comme un woody allen, un pierre richard ou un Tati. C'est un voyage génial et si drôle.
J'éprouve une sorte de plaisir irrationnel à regarder les films de Bruno Podalydès. Je ne saurais pas vous expliquer ce plaisir, mais ce qui est sur c'est qu'il est bien présent. Même constat avec "comme un avion". J'ai passé 1h45 avec une sorte de sourire paisible face à l’extrême douceur qui se dégage de ce film. Pourtant, en apparence, "Comme un avion" n'est qu'une comédie familiale de plus dans le paysage cinématographique français. Mais il y a "quelque chose" qui permet à ce film de se détacher de la médiocrité habituel de ce genre de film. Comment expliquer que l'accumulation de gags balourds d'un film de Dany Boon me laisse de marbre, tandis que le simple fait de voir Bruno Podalydes errer dans le rayon jambon d'un super-marché soit capable de provoquer chez moi un rire incontrôlable. C'est peut être ça la force de Podalydes. Plutôt que de faire rire par du gros comique visuel bien appuyé, il le fait par de petite touches très discrètes. Un regard, un son, une hésitation dans une phrase... "Comme un avion" c'est pleins de petits trucs insignifiant qui mis bout à bout deviennent étrangement hilarant.
Je me suis demandé si un film comme celui-ci méritait la note maximale que je viens de lui attribuer. Puis je me suis souvenu de ma déception lorsque j'ai vu le générique de fin. Quand on a envie qu'un film se prolonge sur une heure supplémentaire, alors c'est que l'on frôle la perfection.
A partir à l'aventure on risque bien de rester sur place. Non pas qu'on manque de talent ou d'idée mais on est toujours tenté de musarder et d'oublier le but que l'on s'était fixé. Michel au seuil de la cinquantaine obsédé par l'aéropostale (cette invention du début de l'autre siècle qui cherchait à relier les hommes entre eux) tombe au hasard d'un palindrome sur une nouvelle passion : le kayak. Je dis nouvelle mais c'est aller un peu vite si l'on considère que le fuselage de l'objet, les pagaies qui servent à le faire avancer, rappellent l'objet idéalisé de l'enfance : l'avion des pionniers. Ainsi le "Spirit of Saint Louis" devient-il le "spirit of Saint Cloud" et nous embarque dans un voyage inattendu tout autant que désiré. Rien d'étonnant alors si le film nous égare dans un périple sans issue. En se laissant porter par le courant, Bruno Podalydes emprunte le chemin qu'en son temps avait défini Renoir : la philosophie du bouchon. Spectateur pressé et soucieux d'efficacité, passez votre chemin, l'ennui peut vous guetter, mais c'est que vous avez sans doute perdu cet esprit d'enfance fait à la fois de gravité et d'abandon, de poésie (ah comme ce mot sonne faux !) et d'absence de sérieux. Comme le kayak reçu en kit, le film de Podalydes est conçu avec suffisamment de rigueur pour affronter sans peur les risques de la navigation. Plein d'échos et de rimes, il se présente comme une invitation à la rêverie. Si l'on se fie aux classifications toutes faites il appartient au genre de la comédie, mais il est plutôt un objet dont l'identification ne dépend que du regard qui l'observe. Si le mort et le mensonge nous guettent, ils n'en restent pas moins aux marges du récit (?) et le film se clôt sur un le plan d'une rivière à l'imprévisibilté de laquelle s'abandonne la caméra, quand il s'était ouvert sur ces images de synthèse en chantier qui n'offrait de la fugue que sa contrefaçon. Après "l'enterrement de mémé" (dont est repris la chanson de Moustaki) succède ce voyage immobile dans un "avion sans ailes" (mais avec bien des rencontre féminines) qui nous réconcilie avec le temps.