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4,0
Publiée le 3 juin 2020
podalydes a fait ici un conte. il m'a donné envie d'aller faire comme lui une balade dans les marais. un film qui se regarde avec delice et c'est rare.
Une première partie pas franchement passionnante d'un loser qui part faire du kayak. Et puis on part sur une comédie romantique dans la deuxième partie avec de bons moments sympas. C'est quand même très parisien comme film.
Ce film m'a ennuyé. J'ai trouvé le scénario lourd. C'est dommage car les paysages pouvaient inspirer une fable sympathique à la manière des "enfants du marais" mais là non la mayonnaise ne prend pas.
Film très poétique avec une bande son pleine de références et tout en douceur. Des relations parfois ambiguës entre les personnages, qui maintiennent l'intérêt du spectateur. Très bon film.
J'avoue que depuis l'insoutenable « Bancs publics (Versailles Rive-Droite) », j'avais quelque peu laissé de côté Bruno Podalydès réalisateur, ne découvrant « Comme un avion » que quatre ans après sa sortie. Sans doute aurai-je dû lui laisser une seconde chance plus tôt, car la surprise fut belle. Pourtant, habituellement, les contes hédonistes faisant l'éloge de la nature et du bien-être loin de la ville, cela me gonfle pas mal. Comme quoi, la manière dont on raconte une histoire est absolument essentielle, et l'ami Bruno ne s'y est pas trompé. Même si l'on peut trouver cette passion soudaine pour le kayak peu crédible, sa réalisation décalée, burlesque juste ce qu'il faut et souvent poétique à souhait permet de nombreuses et réjouissantes envolées spoiler: (ce décollage nocturne fantasmée sur une musique magnifique, superbe moment) , chaque partie s'emboîtant harmonieusement, la merveilleuse Sandrine Kiberlain, en épouse que presque tout homme rêverait d'avoir, cédant la place à Agnès Jaoui et surtout à l'irrésistible Vimala Pons, peut-être mon plus gros coup de cœur d'actrice ces dernières années. Alors oui : parfois, notamment à la moitié, le récit s'embourbe, l'acteur-réalisateur (pas mal du tout) ne semblant plus avoir grand-chose à raconter, en devenant même un peu lourdaud au point de nous inquiéter pour la suite. Mais ce sentiment n'est que passager. Le film prend même une tournure assez inattendue, abandonnant presque entièrement sa virée aquatique pour un éloge de la paresse et du lâcher prise, voire de l'adultère, toujours avec le sourire et décontraction. On atteint même des sommets lors de spoiler: cette fête pour le moins arrosée où l'auteur du « Mystère de la chambre jaune » se laisse aller au plaisir de l'ivresse sur le génialissime « Don't Let Me Be Misunderstood » de Santa Esmeralda . Un voyage bucolique étonnant, inhabituel, rêverie faisant le choix de prendre son temps, de revenir au simple plaisir du partage, de la liberté : un délice.
Ce film m'a fait du bien, comme un rêve calme, une histoire pour endormir. Je me suis laissée bercer...je ne spoile pas, laissez vous porter par de très bons acteurs, un film poétique.
Tout est léger dans ce film. Rien n'est crédible, mais au lieu d'être un défaut, à la limite de l'onirisme, tout s'enchaîne et on se laisse porter au fil de l'eau par ces aventures loufoques.
Je ne parviens pas à comprendre l’intérêt que la presse éprouve à l’égard des films de podalydès’ Bruno. Évaporation de la pensée, scénario nul, dialogues inconsistants, mise en scène indolente. Ce comme un avion où il joue le rôle principal renforce encore la nullité de sa production.
film sur l'évasion pour sortir du quotidien. c'est très poétique et mélancolique à la française. sur fond de balade en kayak, des gens à la recherche d'eux mêmes.
En dehors du final inachevé, les petites aventures de Michel sont amusantes, simples et tranquilles. Les acteurs jouent au naturel. On a l'impression d'être parmi eux et même l'envie d'être parmi eux. Le soleil est là, un peu pluie parfois, la nature... Le film donne envie de sortir prendre l'air, se poser en terrasse, sur l'herbe, à la campagne et même de ramer un peu !
Une comédie tendre et poétique aux dialogues décalés qui fait l’éloge de la vie buissonnière. Drôle par instant, mais malheureusement le film ne décolle jamais vraiment.
Film d'un ennui mortel, aucun scenario (pourtant l'idée de départ n'est pas mauvaise en soit (l'histoire d'un gars qui se prend de passion pour le Kayak car ça le transporte mentalement dans un avion). Des situations sorties de la réalité (dans quel monde avez vous vu que le livreur de colis refuse de vous deposer un ENORME colis devant votre porte et vous laisse venir le prendre dans le camion ?... ridicule ... Et je crois que c'etait censé etre comique ! Mais je ne sais meme pas quoi dire sur le film tant c'est mauvais, creux, insipide.
Film éminemment reposant très bienvenu en ces temps agités et d'angoisse généralisée. On a plaisir à suivre les petites péripéties cet avion kayak et de ses rencontres délicatement érotiques et gastronomiques. Tous les acteurs sont séduisants sans jamais en rajouter.
Comme un avion est une bouffée d'air frais. On a tous fini par s'ennuyer un jour au travail. Très peu peuvent prendre une semaine comme ça pour s'évader. Sur un coup de tête. Oui, ce type a l'air d'être une girouette. Un coup, il s'intéresse à ceci. Un coup, il s'intéresse à cela. Mais au moins, il s'intéresse. Il a des passions. C'est resté un grand enfant. C'est ça qui le rend touchant d'une certaine façon. Partir en barque et advienne que pourra, on pourrait trouver ça immature à son âge. Lui souhaiter méchamment qu'il ne tienne pas le coup et qu'il finisse par revenir parce que ce n'est pas fait pour lui. Le fameux "je te l'avais bien dit". Ça aussi, on l'a tous connu. Car on est dans une société où on n'a pas le droit d'essayer, de tenter, de se tromper. Lui, au moins, il a de la suite dans les idées. Moi aussi, j'ai été perplexe sur ses chances de réussir mais il a tenté. Ce côté Géo Trouvetout lunaire et poétique va encore plus s'affirmer une fois sur son kayak. Ses coups de pagaie vont l'emmener dans une buvette où ses habitants semblent vivre à l'écart des autres. Par rapport à la vie monotone et aseptisée de la ville, quand je parlais de bouffée d'oxygène, on en est là. C'est le plaisir de boire des coups, de dormir à la belle étoile ou sous une tente. De draguer et plus si affinités quand bien même on est marié. Ça ne durera qu'un temps. C'est ça qui est un peu triste. Les potes de vacances ou les premiers amours, c'est toujours dur de les quitter. Comme c'est tout aussi dur de retrouver la routine routinière. Et d'un autre côté, elle est rassurante. C'est rassurant de voir qu'il y a des proches qui nous attendent. Sur qui on peut compter et qui comptent sur nous en retour. Comme un avion est une escapade. Une parenthèse. Elle n'aurait pas son charme si elle devenait permanente.
Un jolie petit film comme seul Podalydes s'est faire. Il y a chez lui une légèreté fluette mélangée à une crise existentielle. Un flottement grivois. Il y a aussi de très beaux plans de la nature et surtout une belle ribambelle d'acteurs talentueux où les mots sonnent justes et les regards en disent long... Bref un bon moment.