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Marc L.
68 abonnés
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2,5
Publiée le 26 février 2018
Deux chasseurs de primes traquent un couple en possession d’un smartphone contenant des éléments compromettants pour le commanditaire. On perd vite de vue cette objectif-McGuffin, à mesure que se multiplient les rencontres étranges : un cerf, un cadavre momifié abandonné dans un entrepôt ou un clochard nommé Jésus. Au fond, la mission, la finalité de tout ça, ça n’a pas beaucoup d’importance. D’ailleurs, on ne sait pas où ça se passe. Ni quand. Juste que le monde a l’air d’avoir connu des jours meilleurs. Sous couvert de cette idée qui se traduit, comme toujours avec lui, en road-movie initiatique, Bouli Lanners livre le fruit de ses méditations sur le genre humain. Les “Premiers�, ce seraient ces deux fugitifs, simples, enfantins, très amoureux. Les Derniers, ce sont les autres, dépressifs, angoissés, brutaux et cyniques. Ce qui les différencie ? Pas tant de choses, au final, juste la certitude, profondément ancrée chez les seconds, d’appartenir à une société qui a mal tourné. La fantaisie en berne, le sérieux en étendard sans que le surréalisme de certaines rencontres et situations prenne jamais le dessus, ‘Les premiers, les derniers’ m’a beaucoup moins séduit que ses réalisations précédentes: à vrai dire, on s’y ennuie un peu, et un peu trop rapidement, et même la tendance récurrente à s’approprier les codes du cinéma de genre promet plus que ce qu’elle a à offrir. Là où Bouli Lanners marque toujours des points sans difficultés, c’est dans son étonnante capacité à transcender la réalité de ce que sa caméra observe : si la Hesbaye ressemblait au Midwest dans ‘Eldorado’ et les Ardennes à une forêt enchantée dans ‘Les géants’, la plaine de Beauce, ses villages et ses axes de communication offre ici une illusion parfaite de région déliquescente en voie de pré-effondrement.
Thriller un peu trop spécial pour être vraiment séduisant. C'est particulier à cause du fait qu'on ne visualise pas complètement le vrai enjeu du film. Un téléphone à retrouver, un couple qui veut rendre visite à une jeune fille en fuyant une "fin du monde"... Rien de vraiment fort pour nous captiver dès le départ. Mais on se laisse finalement prendre par les différentes actions qui se suivent et les petits rebondissements, même si l'on garde un sentiment mitigé. Le duo de quinquagénaire est assez agréable, mais on peut avoir plus de mal à s'attacher au jeune couple. Film pas désagréable, mais qui laisse perplexe (je cherche encore où voulait en venir les scénaristes avec ce film).
Un chef d'oeuvre. Une poésie infinie. Une leçon de vie. La générosité du cinéma à l'oeuvre. Un ouragan de beauté. J'ai envie de hurler comme les loups de Jack London devant cette oeuvre. Merci à Bouli Lanners. Merci à Albert Dupontel.
Road movie dans un monde pré-apocalyptique avec des images sombres et soignées d'un plat pays glauque et déshumanisé, des personnages sobres et justes et un rythme lancinant donnent a ce film qui se veut porteur d'un message d'espoir un ton décalé qui m'a vraiment plu.
Des interconnections humaines riches, Et un parti pris apaisant pour un joli final. Belles images, Et splendide distribution. Dupontel ne me déçoit jamais.
Un film lent, peu loquace, construit autour d'histoires parallèles qui s'entrecroisent lors d'un dénouement final en happy end. Il y a peu d'action et le film s'attarde sur des scènes qui sont la pour faire du remplissage. J'ai pas aimé. Difficile d'accrocher....
J'aime bien Lanners, j'adore Dupontel, l'ambiance dans l'ensemble est sympa, les personnages plutôt attachants, mais là c'est un peu trop long ... on s'endort ...
Un ovni cinématographique... une sorte de western contemporain, à la fois esthétique, poétique et touchant... ambiance grise, acteurs géniaux, scénario bien décalé et réalisation impeccable... peut être un chouia longuet par moments...
Pas ordinaire, comme film, du Bouli Lanners, quoi...partant d'un mince scénario (deux types doivent récupérer un smartphone compromettant dérobé par un couple d'handicapés), Bouli nous fait une histoire à rebondissement dans laquelle les personnages prennent constamment de l'épaisseur, et, pour certains, de l'humanité...difficile d'expliquer même leur comportement, sans doute une envie de rédemption pour les deux...hem...héros. Le décor: de la plaine désertique et des friches industrielles oubliées des hommes, un temps perpétuellement alourdi par des nuages bas. Dupontel est extra de sobriété, Lanners aussi. Un peu dur à suivre au début, mais une fois que la sauce a pris...des seconds rôles de luxe: Lonsdale et Von Sydow, rien que ça....tout est à sa place, rien de superflu. Ca tient du western, du polar, du film social...Bref, un vrai bon film, qui continue après la projection.
Dans une ambiance pré-apocalyptique, deux hommes cherchent un téléphone. Deux jeunes ont un téléphone. Un groupe d'hommes cherche à faire sa loi. Une femme ne cherche rien de spécial. Un vieux cherche à vivre. Et Jésus cherche à aider. Un film contemplatif, qui sait mettre en scène le vide. Des décors à l'ambiance décrépie. De vieux bâtiments industriels, des ruines. Des champs où seule la terre pousse. Et surtout, un absence de vie, où seuls survivent quelques humains. Et un cerf. Les acteurs sont crus aussi : ici, pas de jeune premier ou de magnifique héroïne : juste des humains, simples et sans apparat. L'histoire importe peu : même si elle est loin d'être creuse, elle n'a rien d'exceptionnel, et ne cherche pas à l'être. Ce qui compte, c'est des vies qui s'entrecroisent, une ambiance crue et une nature nue. C'est là le vrai cœur de ce film, magnifiquement terne et extraordinairement commun.
Un western belge (ou franco-belge). Je ne sais pas si c'est nouveau, en tout cas, c'est réussi. Images dépouillées, personnages atypiques, musique intégrée, histoire simple et efficace. Un de ces films qui mériterait d'être plus largement plébiscité et diffusé.
Ton de néo-western coenien mêlé au surréalisme belge avec Dupontel et d'autres acteurs de courants francophones reliés, on voit d'ici l'emballement des investisseurs avec ce genre de pitch. Ce patch-work d'influences pourrait avoir du charme s'il ne se prenait pas autant au sérieux, ce ton calculé est tellement à l'opposé de ce que le film prétend transmettre!
il faut avouer qu'il s'agit d'un film assez spécial... mais je pense que cela fait parti du délire du réalisateur. Je ne cache pas mon ennui pendant une bonne partie du film. Le casting est pourtant au top! à voir...ou pas!
Excellent ! Les décors, costumes, personnages, scénario qui part éclaté pour arriver reconstruit et doux. Sublime musique. Course poursuite en très grosses voitures sur des routes immensément droites ... une Wallonie qui rêve US. Ça cogne, mais avec ce décalage frais et totalement belge ! ... l'intelligence qui ne se prend pas du tout au sérieux.
une triste plaine, vide - une ciel gris, le soleil ne perce jamais - 2 chasseurs de prime, qui finissent par perdre le sens de cette existence - la vie, la mort, quel sens donner à tout ça ? - un petit couple de handicapés qui apporte un peu d'humanité - et si c'était ça, le sens de la vie ? - excellents acteurs, Albert Dupontel et Bouli Lanners sont des monuments, Suzanne Clément est lumineuse - excellente musique façon western