Note moyenne
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"Les premiers, les derniers", un très très bon film du réalisateur belge Bouli Lanners sorti en 2016.
Un magnifique duo avec Dupontel. Une bonne distribution, avec la participation de Max Von Sydow qui nous a quitté en mars 2020 et Mickaël Lonsdale qui vient de nous quitter en septembre 2020. Lionel Abelanski dans un magnifique rôle de salaud. La directrice de casting Aurore Broutin et l'acteur David Murgia qui font une belle prestation. Philippe Rebbot lui aussi valorisé par le film. Un film qui ne se fout pas de la tête des acteurs, ni du spectateur.
Un film avec une identité forte, une signature qui marque toute la réalisation, la lumière, le cadrage, la photo, tout est soigné, pensé, cohérent. Un scénario bien construit. Une vraie musique de film.
Un univers louche et sale, un climat particulier, un beau film à tous les niveaux.
C'est l'univers de Dupontel et Lanners. Le Loiret prend des allures de bourgade américaine. Le site d'essai de l'aérotrain abandonné donne le ton, des friches, des pick-up, des hangars vides et quelques humains au milieu.
Du bon cinéma.
Un magnifique duo avec Dupontel. Une bonne distribution, avec la participation de Max Von Sydow qui nous a quitté en mars 2020 et Mickaël Lonsdale qui vient de nous quitter en septembre 2020. Lionel Abelanski dans un magnifique rôle de salaud. La directrice de casting Aurore Broutin et l'acteur David Murgia qui font une belle prestation. Philippe Rebbot lui aussi valorisé par le film. Un film qui ne se fout pas de la tête des acteurs, ni du spectateur.
Un film avec une identité forte, une signature qui marque toute la réalisation, la lumière, le cadrage, la photo, tout est soigné, pensé, cohérent. Un scénario bien construit. Une vraie musique de film.
Un univers louche et sale, un climat particulier, un beau film à tous les niveaux.
C'est l'univers de Dupontel et Lanners. Le Loiret prend des allures de bourgade américaine. Le site d'essai de l'aérotrain abandonné donne le ton, des friches, des pick-up, des hangars vides et quelques humains au milieu.
Du bon cinéma.
Des interconnections humaines riches, Et un parti pris apaisant pour un joli final. Belles images, Et splendide distribution. Dupontel ne me déçoit jamais.
Mise en miroir et contraste : le titre contient le film. On reconnaîtra beaucoup la série Les Revenants dans la musique qui rappelle Mogwai et dans l’action brute qui émerge comme des injustices glacées sur un arrière-plan qui ne l’est pas moins.
Le monde de Lanners est froid comme La Route et cryptique comme Jusqu’au bout du monde de Wenders, sauf qu’en fait d’un tournage qui en fait le tour, il se renferme dans une plaine du Loiret qui portera sans cesse le lourd poids du ciel, toujours plus sombre que le sol, comme s’il confirmait le thème apocalyptique.
La même opposition mystérieuse se retrouvera dans des interprétations douces-amères faisant doucement mûrir le décor surréel vers l’irréel, depuis un lent fondu d’où les protagonistes émergent comme des silhouettes fantômatiques du brouillard, jusqu’à un autre où le sens de certains de ces fantômes est purgé, dissous : qui étaient ces cowboys sortis tout droit de Le dernier combat qui font usage du monde qui les entoure du bout des doigts comme si cela les blesserait d’y toucher trop ? À quoi rimait cette humanité aussi attentive que tendue, comme menacée par une force invisible plus grande qu’elle ? Jésus accompagnait-il vraiment les pécheurs sur la voie d’aérotrain désaffectée qu’ils semblent suivre pour nulle autre raison que de se sentir plus près, par instinct, du ciel menaçant ?
Le film est franco-belge et on a l’impression qu’il doit être filmé à la frontière pour vendre son mystère sauce Dardenne, pourtant non : la France est capable d’une photographie ne se reposant pas que sur ses paysages, d’un drame qui lui soit fidèle et d’une aventure morne et mystique à la fois, qui n’invente rien mais qui tient à tout revoir en profondeur.
Ce qui est sûrement le plus étonnant dans le film de Lanners, c’est que ses inspirations apparaissent brièvement, avec l’humilité qui va avec le fait de créditer Von Sydow en ”apparition exceptionnelle”, mais elles font tout dans sa revisite biblique du drame moderne.
→ https://septiemeartetdemi.com/
Le monde de Lanners est froid comme La Route et cryptique comme Jusqu’au bout du monde de Wenders, sauf qu’en fait d’un tournage qui en fait le tour, il se renferme dans une plaine du Loiret qui portera sans cesse le lourd poids du ciel, toujours plus sombre que le sol, comme s’il confirmait le thème apocalyptique.
La même opposition mystérieuse se retrouvera dans des interprétations douces-amères faisant doucement mûrir le décor surréel vers l’irréel, depuis un lent fondu d’où les protagonistes émergent comme des silhouettes fantômatiques du brouillard, jusqu’à un autre où le sens de certains de ces fantômes est purgé, dissous : qui étaient ces cowboys sortis tout droit de Le dernier combat qui font usage du monde qui les entoure du bout des doigts comme si cela les blesserait d’y toucher trop ? À quoi rimait cette humanité aussi attentive que tendue, comme menacée par une force invisible plus grande qu’elle ? Jésus accompagnait-il vraiment les pécheurs sur la voie d’aérotrain désaffectée qu’ils semblent suivre pour nulle autre raison que de se sentir plus près, par instinct, du ciel menaçant ?
Le film est franco-belge et on a l’impression qu’il doit être filmé à la frontière pour vendre son mystère sauce Dardenne, pourtant non : la France est capable d’une photographie ne se reposant pas que sur ses paysages, d’un drame qui lui soit fidèle et d’une aventure morne et mystique à la fois, qui n’invente rien mais qui tient à tout revoir en profondeur.
Ce qui est sûrement le plus étonnant dans le film de Lanners, c’est que ses inspirations apparaissent brièvement, avec l’humilité qui va avec le fait de créditer Von Sydow en ”apparition exceptionnelle”, mais elles font tout dans sa revisite biblique du drame moderne.
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C'est long, c'est lourd, convenu, pas très bien joué par moment... film soutenu par les inconditionnels des réalisateurs mais qui serait mal noté sans cela.
Film vu il y a quelques moins maintenant. Je me rappelle qu'il était sympathique mais ne cassait pas trois pattes à un canard. Si vous vous ennuyez et pouvez le voir, voyez le. Mais ne courrez pas non plus après, il n'en vaut pas autant la peine. Loin d'être mauvais, il sera juste assez vite oublié.
J'ai voulu voir ce film pour Dupontel, toujours irréprochable, dans ses choix comme dans ses talents.
Ce film est un peu déroutant : rythme un peu lent, ambiance tristounette. Cependant les personnages gentils sont attachants, les méchants sont vraiment méprisables, et ce petit côté manichéen (quoique, pas vraiment non plus) en fait un film qui fait du bien spoiler: car finalement tout est bien qui fini bien
on sort finalement plutôt content de ce moment de cinéma.
Les acteurs sont tous excellents et le film finalement très sympatique.
Ce film est un peu déroutant : rythme un peu lent, ambiance tristounette. Cependant les personnages gentils sont attachants, les méchants sont vraiment méprisables, et ce petit côté manichéen (quoique, pas vraiment non plus) en fait un film qui fait du bien spoiler: car finalement tout est bien qui fini bien
on sort finalement plutôt content de ce moment de cinéma.
Les acteurs sont tous excellents et le film finalement très sympatique.
Un très bon film français avec Bouli Lanners , un acteur belge talentueux et brillant dans ses rôles au cinéma.
Un ovni cinématographique... une sorte de western contemporain, à la fois esthétique, poétique et touchant... ambiance grise, acteurs géniaux, scénario bien décalé et réalisation impeccable... peut être un chouia longuet par moments...
Le début inquiète grandement. Rythme bizarre, volonté d'absurde pas franchement convaincante, personnages peu intéressants... Rien ne fonctionne vraiment. Et puis, presque d'un coup, le charme opère. Les décors, l'étrangeté, les personnages : tout ce qui était jusqu'alors une faiblesse devient une force : tout est plus clair, l'univers est cohérent, séduisant, les différents récits se regroupant bien, chaque personnage ayant sa place, signifiant quelque chose. Le duo Albert Dupontel - Bouli Lanners fonctionne, le second (également réalisateur) assumant avec une certaine aisance sa dimension mystique décalée, presque « pour de rire ». Il y a de la personnalité, des moments surprenants, sans oublier quelques figures bienveillantes et inattendues : le duo Michael Lonsdale - Max von Sydow, bien que discret, apporte un vrai plus. En tout cas, voilà une œuvre originale et ne laissant clairement pas indifférent : une belle curiosité.
Un scénario bien léger avec beaucoup d'invraisemblances.
Des acteurs principaux, excepté Lonsdale qui est excellent, qui en font le minimum.
Tout ça pour ça ?
Des acteurs principaux, excepté Lonsdale qui est excellent, qui en font le minimum.
Tout ça pour ça ?
Bon film où toutes les histoires se mêlent et se démêlent pour un thriller original. Bon moment à découvrir
Deux chasseurs de primes traquent un couple en possession d’un smartphone contenant des éléments compromettants pour le commanditaire. On perd vite de vue cette objectif-McGuffin, à mesure que se multiplient les rencontres étranges : un cerf, un cadavre momifié abandonné dans un entrepôt ou un clochard nommé Jésus. Au fond, la mission, la finalité de tout ça, ça n’a pas beaucoup d’importance. D’ailleurs, on ne sait pas où ça se passe. Ni quand. Juste que le monde a l’air d’avoir connu des jours meilleurs. Sous couvert de cette idée qui se traduit, comme toujours avec lui, en road-movie initiatique, Bouli Lanners livre le fruit de ses méditations sur le genre humain. Les “Premiers�, ce seraient ces deux fugitifs, simples, enfantins, très amoureux. Les Derniers, ce sont les autres, dépressifs, angoissés, brutaux et cyniques. Ce qui les différencie ? Pas tant de choses, au final, juste la certitude, profondément ancrée chez les seconds, d’appartenir à une société qui a mal tourné. La fantaisie en berne, le sérieux en étendard sans que le surréalisme de certaines rencontres et situations prenne jamais le dessus, ‘Les premiers, les derniers’ m’a beaucoup moins séduit que ses réalisations précédentes: à vrai dire, on s’y ennuie un peu, et un peu trop rapidement, et même la tendance récurrente à s’approprier les codes du cinéma de genre promet plus que ce qu’elle a à offrir. Là où Bouli Lanners marque toujours des points sans difficultés, c’est dans son étonnante capacité à transcender la réalité de ce que sa caméra observe : si la Hesbaye ressemblait au Midwest dans ‘Eldorado’ et les Ardennes à une forêt enchantée dans ‘Les géants’, la plaine de Beauce, ses villages et ses axes de communication offre ici une illusion parfaite de région déliquescente en voie de pré-effondrement.
Un film lent, peu loquace, construit autour d'histoires parallèles qui s'entrecroisent lors d'un dénouement final en happy end. Il y a peu d'action et le film s'attarde sur des scènes qui sont la pour faire du remplissage. J'ai pas aimé. Difficile d'accrocher....
Sans doute n'ai-je pas bien saisi l'enjeu, ni la finalité du film, mais dieu que c'est mou. Si l'on passe l'esthétique terne (lorgnant du côté de La Route ou encore Maggie) mais aguicheuse et le casting 4 étoiles, Les Premiers Les Derniers est d'un ennui profond... Des scènes qui se suivent sans rythme, une thématique douteuse et pas vraiment approfondie... Le film survole son sujet sans vraiment convaincre, tant et si bien que le spectateur arrive au générique de fin sans questions ni réponses, avec un sentiment de malaise qui vous susurre à l'oreille que vous avez perdu votre temps.
Road movie presque post apocalyptique, Les Premiers, Les Derniers est une œuvre humaniste, un ovni somptueux et passionnant. Le film mélange les genres, surtout grâce à ses dialogues prolifiques et intelligents, et ses personnages en évolution perpétuelle.
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