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BeatJunky
192 abonnés
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3,5
Publiée le 10 juillet 2016
Nouveau film de Veroehven mais son tout premier tourné à Paris avec des acteurs français :Laffitte, Consigny , Berling et surtout Huppert, qui est une fois de plus exceptionnelle ici. Aucune autre actrice française n'aurait pu mieux interpréter ce personnage atypique..... Grâce à sa mise en scène, on rentre dans cette ambiance stressante voire oppressante que Verhoeven installe dès les premières minutes avec ce personnage de femme dure, devenue presque insensible avec ce lourd passé .... (Au lieu d'être anéantie par celui-ci, elle en a au contraire, fait sa force. C'est justement ce que Verhoeven nous démontre dans ce thriller assez haletant puisqu' avant de nous faire douter et cogiter sur l'identité et les motivations de l'agresseur, il nous fait observer comment Michèle change la donne et devient la manipulatrice , la dominatrice de ce "petit jeu" un peu comme ce fut le cas avec Sharon Stone dans "Basic Instinct". "Elle" est tout aussi réussi selon moi voire plus (Peut être par chauvinisme!) ! L'équilibre parfait entre le thriller haletant et un portrait captivant mais complexe de la personnalité de son personnage... Bref, un très bon come back de Vehoerven. A voir!
Après dix ans d'absence, Paul Verhoeven (Total Recall, Basic Instinct, Starship Troopers...) surprend tout le monde en choisissant d'adapter en français un roman de Philippe Djian joliment intitulé « Oh... ». Le long-métrage, largement à la hauteur des espérances, est à l'image du cinéaste hollandais : grinçant et provocateur ! Si aux premiers abords, Elle semble réunir tous les archétypes du cinéma d'auteur français, de sa mise en scène sobre jusqu'à ses personnages un poil caricaturaux, en passant par le jeu très particulier de ses comédiens, le film nous réserve cependant bien des surprises, à commencer par un ton humoristique extrêmement corrosif et en profond décalage avec la lourdeur de son sujet (il est quand même question de viols, de manipulations, de frustrations sexuelles...). Une nouvelle fois, Paul Verhoeven s'empare d'un genre et, pour notre plus grand plaisir, le teinte d'une ironie ravageuse. Néanmoins, j'apporterais un léger bémol quant à l'extrême prévisibilité du scénario. On ne va pas se mentir, on voit arriver certains retournements à des kilomètres et l’identité du violeur s'avère tout de même très facile à deviner. Mais ce n'est pas bien grave, car Verhoeven parvient malgré tout à nous surprendre par le biais de quelques scènes étonnantes, tantôt hilarantes, tantôt troublantes, ou les deux à la fois par moments. Doit-on rire ou hurler ? Est-ce une comédie subversive ou un thriller érotique ? Là aussi, nous sommes tentés de mélanger les deux. Isabelle Huppert incarne à la perfection cette ambiguïté perverse, l'état de détachement et les névroses psychologiques de son personnage fascinent constamment, elle est tout simplement formidable dans ce rôle ! En somme, voilà une oeuvre aussi dérangeante que jubilatoire, qui marque une entrée fracassante de Paul Verhoeven dans le cinéma français et dont il serait regrettable de passer à côté.
Étonnante et talentueuse Isabelle Huppert qui tient le film à bout de bras. Quel aurait il été sans la présence charismatique de cette actrice? L'histoire se veut thriller mais je dois dire que dés le début on sait qui est qui. Les relations mère- fille, belle-mère belle-fille, mère et fils......viennent entacher le scénario et n'apporte pas grand chose à l'histoire. On attend de se faire emporter dans ce drame et qu'il se passe quelque chose de surprenant mais non.......c'est long et décevant.
"Elle" prouve qu'a Cannes en selection officielle on s'emmerde et que les critiques cinés doivent picoler tous ensemble du muscadet bien sec pour se mettre d'accord. Mais qu'a voulu dire Verhoeven dans ce film ? Que la vie des femmes est décidément un mystère et que les hommes qui les violent ne sont que des enfants apeurés dans des caves ? La misogynie inversée de Verhoeven est légendaire, dans Elle ça devient du bon gros foutage de gueule. Le trouble et l'ambiguité revendiquaient vont donc se faire au détriment non plus seulement du personnage d'Isabelle Huppert mais de l'ensemble du casting, ce qui reste c'est vrai presque du jamais vu (sauf dans les sitcoms comme amour gloire et beauté). On est donc bien obligé de faire le constat des dégâts. Peu vraisemblable (Huppert en manager de jeux videos aussi concernée par son travail que par sa mère), peu palpitant (mise en scène aussi fascinante qu'une scène de nue dans un Clint Easwood) et de l'erotisme sauvage, bien qu'à part la scène du viol on est plus chez pervers pépére que chez Vincent Gallo. Quant à l'humour il est très sublimanal dans le film. Il manque un certain sens comique aux acteurs eux même qui louvoient comme ils le peuvent entre sérieux et second degré, on sent que Verhoeven d'ailleurs leur permet à peu prés toutes les maladresses qu'il a lui même mis en place. Surjeu, caricatures vaudevillesques, des regards très très méchants, et des yeux exorbités. Pourtant ce sont quelques gestes qui s'impriment mieux que milles dialogues (une photo au milieu d'une table, un téléphone décroché, des volets qui claquent) sans ce fétichisme des situations, le film serait juste un empilement à dessein. Quand à la situation d'Isabelle Huppert victime incomprise puis bourreau calculateur ont a bien du mal à y trouver un quelconque intérêt sinon à penser que le film peut prêter le dos au pamphlet pour la vengeance personnelle, avant de rire sous cape et d'avancer vers d'autres pistes saugrenues, voir un goût pour l'abstraction bourgeoise, un comble pour un film aussi anti bourgeois. Non seulement ça manque complétement de respect et d'intégrité mais en plus c'est extraordinairement vulgaire, le peu de vertige, viendra d'un jeu de piste lacanien à deux sous (jusqu'à singer une emission de faites entré l'accusé!!). On ne pensait pas bien entendu que Verhoeven allait nous faire du Raoul Ruiz, mais du Derrick perfusé à Hollow Man !!... Quand à Huppert avec son jeu buldozer quasi identique à chaque film, on a bien compris que tout le film n'était q'une autofusion narcissique qui la fétichiserait à l'insupportable renvoyant son image partout dedans, dehors, confondant le gâtisme du cineaste à de l'abus de confiance, et que le récit et ses méandres lui serviraient de support ad nauséam. C'est surement cette mise en abîme pas bien subtile qui a laissé la critique pantoise. Huppert a donc réalisé son premier film en se laissant violer par Verhoeven pour mieux l'abuser. Résultat, c'est un cauchemard d'ennui.
Isabelle Huppert excellente dans son rôle; Laurent Lafitte qui sort de ses rôles habituels et Virginie Efira dans un genre totalement différent, en catho très affirmée. Tous ces ingrédients font que ce film est pour le moins déroutant. Très bien interprété ce scénario est original. Film un peu long peut-être mais mérite d'être visionné.
Si on aime Verhoeven cela doit plaire. Il a comme pour basic instinct offert un rôle de femme borderLine. La prestation de l'ensemble du casting est bonne. Shakespeare disait :"il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark". Ici je dirai : il y a quelque chose de pervers dans les films de Verhoeven. Je recommande.
Le retour en force de Paul Verhoeven avec un thriller sulfureux et d'une grande maîtrise. Son choix surprenant de réaliser un métrage au fort accent français s'avère finalement payant avec notamment une direction d'acteur impressionnante. Impressionnante comme Isabelle Hupert et son interprétation sans faille, toujours entre deux eaux. La paranoïa ambiante y est pour beaucoup dans le climat de tension constante qu'a réussi à insuffler Verhoeven à son métrage, sa mise en scène est de surcroît d'une redoutable efficacité et il n'oublie pas non plus d'implémenter quelques éléments humoristiques afin de faire redescendre de temps à autre la tension. Le casting est dans l'ensemble lui aussi plutôt surprenant mais comme de bien entendu, ça fonctionne parfaitement. Le retour de Verhoeven sur le devant de la scène dans un style tordu et relativement nouveau pour lui se pose en véritable réussite à tous les niveaux. Très appréciable.
Il faut se souvenir que Verhoeven a réalisé Basic Instinct pour comprendre ce premier opus français du sulfureux réalisateur néerlandais. Isabelle Huppert, comme Sharon Stone en son temps, y campe avec bonheur une héroïne perverse et dominatrice (mais elle brille toujours dans ce genre de rôles, cf. la Pianiste de Haneke). Fille d'un tueur en série qui purge en prison une perpétuité, elle semble avoir totalement repris le contrôle de son existence malgré des circonstances qui en auraient détruit plus d'une. Le film commence par son agression et son viol à son domicile. Mais la victime n'entend pas se laisser faire. Par un renversement complet de l'échelle des valeurs, Verhoeven nous mène rapidement en pleine transgression et c'est peu dire que le film dérange. Sans concession.
Faut-il compter sur Verhoeven pour réussir, du haut de ses 77 ans, à bousculer le cinéma d'auteur franchouillard comme il a su le faire aux mythes hollywoodiens il y a 30 ans ? Une chose est sûre, il a su offrir à Isabelle Huppert un rôle si dérangeant et sujet à polémique qu'il n'a pas fini de faire couler de l'encre, ne serait-ce qu'en tant que cas d'études psychanalytiques.
On suit donc Michèle, victime d'un viol mais qui ne s'apitoie pas sur son sort et devient une sorte de mante religieuse, vénéneuse et froide. Evidemment tout le film est porté par cette vision spéciale du réalisateur sur le rapport entre la victime et le crime, entre la victime et son bourreau. Verhoeven titille les consciences et mélange les styles entre thriller troublant et drame familiale en y instillant des moments frôlant la farce malsaine. Une chose est sûre, c'est que le réalisateur n'a rien perdu de sa verve et de son envie de bousculer les carcans et ça fait un bien fou !
En voulant créer le malaise du spectateur en mettant en scène des personnages tous aussi paumés et perturbés les uns que les autres, Paul Verhoeven donne dans la surenchère.
Vite, vite, je m'empresse de venir écrire ma première critique sur AlloCiné dans l'espoir de vous faire économiser une entrée au cinéma. Je n'ai jamais vu un film aussi ennuyeux de toute ma vie. Les acteurs sont mauvais et les dialogues/cris mal récités. L'histoire est remplie d'exagérations et d'incohérences qui discréditent l'oeuvre totalement. L'intrigue est inexistante, il n'y a aucune chute : vous êtes prévenus ! Je n'explique pas la manière dont la presse et les spectateurs ont encensé ce film dans les notes, ce doit être une grosse blague. Ah et puis, les placements produits sont ridicules ; la palme d'Or revient à la marque Bio C'Bon où des petits panneaux sont placés ça et là, dans le champs de vision du spectateur, à des endroits improbables. Bref, gardez votre argent, sauf si vous êtes maso, comme on le peine à le croire pour le personnage principal...