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btravis1
127 abonnés
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3,0
Publiée le 6 juin 2016
On n'attendait mieux de Verhoeven mais l'ambiance assez perverse du film est réussie, l'histoire un peu moins. Isabelle Huppert interprète à merveille le rôle titre, le casting est haut de gamme même s'il ne dessert pas forcément le film. Le fait d'avoir placé l'histoire dans le monde du jeu vidéo ne fonctionne pas, les 2 femmes d'affaire sont ici peu crédibles, l'équipe de travail trop réduite pour un projet de cet envergure, ça ne marche pas. Ensuite, le passé chargé de l'héroïne ne fait qu'alourdir le récit qui s'égare déjà en partie dans les seconds rôles dont certains sont très inaboutis. Reste ce rapport au sexe et cette certaine ambivalence entre la victime et son agresseur, qui comblent un peu les lacunes du scénario.
Un film d'un ennui abyssal dont les incohérences et les maladresses sont omniprésentes. La direction des acteurs est ahurissante d'invraisemblances. Les dialogues sonnent faux, les personnages aussi. Un film qui s'adresse sans doute à celles et ceux qui aiment trouver des justifications aux incohérences les plus farfelues. La "critique" y trouvera son compte c'est une évidence. Pour ma part les seuls sentiments furent ceux de l'agacement et une immense déception.
Un film haletant et bien rythmé au cours duquel on ne s'ennuie pas. Isabelle Huppert excelle dans ce rôle où l'ambivalence du désir prend toute sa place.
Quelle déception ! Paul Verhoeven que l'on a connu mieux inspiré nous gratifie d'un film bancal que le seul talent d'Isabelle Huppert ne suffit pas à sauver. Les dernières scènes sont affligeantes.
Elle, c'est Michèle, incarnée par Isabelle Huppert, dans le film de Paul Verhoeven inspiré du roman Oh... de Philippe Djan. Le film a été présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, le réalisateur revenant sur la croisette après le sulfureux Basic Instinct projeté en 1992.
Michèle dirige avec son amie Anna (Anne Consigny) une entreprise de jeux vidéo. Elle habite seule une maison de banlieue, à côté de ses polis et discrets voisins Rebecca et Patrick (Virginie Effira et Laurent Laffite). Elle fréquente toujours son ex compagnon Richard (Charles Berling) et rend visite régulièrement à sa mère, la fantasque et libérée Judith Magre. Alors qu'elle est à son domicile, un intrus fait irruption dans son salon, la frappe et la viole. Elle décide de ne rien dire, ni à la police, ni à ses proches. Elle reprend son travail, tout en menant son enquête et se méfiant de certains membres de son entourage...
L'originalité du film tient en la personnalité de Michèle qui est haute en couleurs. Elle est ainsi capable d'emboutir l'avant de la voiture de Richard, afin de régler une contrariété passagère ou de tenir des propos très crus à sa mère qui fréquente de jeunes amants. Les dialogues sont rafraichissants et surprenants. On rit beaucoup grâce à cela, malgré la noirceur des situations.
Le film dure 2h10. J'ai été conquise par la première 1h30 et le ton très original dû en grande partie à la personnalité d'Isabelle Huppert. Ensuite, j'ai été un peu déçue par des répétitions et la non-compréhension de certaines décisions du personnage de Michèle. C'est malgré tout un bon film, singulier par son ton, mais qui aurait pu être amélioré selon moi grâce à un scénario moins répétitif.
Film ou le danger et la violence ne sont pas trop loin de note héroïne qui veut chasser les souvenirs d'une enfance bien difficile à l'ombre d'un père psychopathe et d'un violeur qui ne vont pas laisser notre héroïne insensible.
Intriguée par les très bonnes critiques spectateurs, j'y suis allée, 3 mots me viennent à l'esprit : tordu, malsain et une galerie de personnages pervers qui ne m'a nullement touchée. Un casting extraordinaire pour un scénario malsain à souhait, sans justification ni explication. 2 heures 10 terriblement longues et pénibles, donc. Je regrette profondément d'avoir choisi de voir ce film, c'est une horreur.
Ce fut très compliqué de réellement savoir ce que j'ai pensé de Elle. C'est un film très perturbant, qui marque le retour du grand Paul Verhoeven, qui retourne sa veste dans ce thriller.
Thriller prenant place dans la bourgeoisie française. À première vue, le nouveau film du Hollandais violent contient tout ce qu’affectionne l’intelligentsia mondaine. Un récit centré sur les faux semblants de la bourgeoisie, une protagoniste principale au passé glauque, une description documentaire et naturaliste du quotidien, une thématique qui se voudrait subversive mais au final inoffensive.. Pour ne rien arranger, Isabelle Huppert campe un personnage strictement identique à ces précédentes prestations. Une personnalité haut placée et antipathique dont les récents évènements vont mettre à jour une sexualité et un passé trouble. Cette façon de jouer ici marque une personnalité très forte dans le personnage de Huppert. Mais à travers ce drame, une ironie très sarcastique vient s'installer durant tout le film.
Si le film énumère avec aplomb tous les clichés du cinéma d’auteur français et que le rebondissement principal est prévisible, Verhoeven parvient à maintenir notre attention par un traitement hyperbolique des enjeux. Chaque situation, chaque personnage et presque chaque dialogue semble être une caricature « over the top » de ce que l’industrie cinématographique hexagonale produit de pire depuis des décennies, finissant par faire de Elle une comédie noire, ce qui correspond totalement au style du réalisateur, très gand fan de ce genre d'humour gênant. Mais la question qu'on peut se poser est la suivante : jusqu'où est ce que c'est volontaire ? Car si on ressort de la salle comme ayant vu un satire du cinéma français, il en reste pas moins des détails qui frustrent dans la mise en scène. Pourtant, quand on y pense, tout fait écho au cinéma de Verhoeven.
C'est comme si il choisissait de parodier son propre univers en caricaturant les problématiques et les frustrations des personnages. C'est pourquoi il est très compliqué de le juger car il est aussi malsain qu'il est..drôle au final ! Mais Elle demeure un long métrage à découvrir, tant les questions volontaires et involontaires qu’il pose nous donnent l’occasion de prendre du recul sur notre regard de spectateur et notre volonté de vouloir interpréter les choses dans le sens qui nous convient. Une qualité indéniable qui mérite d’être soulignée.
Paul Verhoeven est un réalisateur qui a l'habitude de faire des films sans concession et de ne pas épargner le spectateur. On connais principalement ses films très violents des années '90, mais il n'a pas toujours travaillé ce genre. Là, il nous offre un thriller psychologique très dérangeant de par ses personnages ou son intrigue. C'est très bien réalisé et filmé avec brio. Chaque cadre est parfaitement bien travaillé. Le jeu des acteurs est exemplaire pour tout le monde (avec une petite mention spéciale pour Anne Casigny, même s'ils sont tous d'une très grande justesse). J'aime bien le fait que ça soit vraiment tourné comme un film français avec des décors de la banlieue française et pas des plans aériens de la Tour Eiffel. Un léger bémol : j'ai trouvé qu'on donnais trop d'indices très vite et j'ai deviné qui était l'auteur du viol assez tôt, mais ça n'enlève rien à la tension présente tout au long du film et avec tous les personnages, car tout le monde a des secrets.
Après des œuvres comme Hollow man, Black book ou Tricked, on pourrait penser que l’âge avait un peu calmé Paul Verhoeven. A 78 ans, le cinéaste prouve qu’il n’en est rien en signant Elle adapté du roman Oh… de Philippe Djian. Sous des dehors de classique film français à la Chabrol (car ce film est bel et bien français), Elle présente des personnages ayant tous plus ou moins des comportements étranges. Effectivement, ce film risque de choquer le spectateur non pas d’un point de vue graphique (la violence et les scènes sexuelles sont loin d’être les plus crues que l’on ait vu au cinéma) mais par le fait que les personnages entretiennent des rapports très étrangesspoiler: (Michèle continue tout de même à avoir une relation avec un homme dont elle sait qu’il l’a agressée et violée) et surtout par le fait que Paul Verhoeven ose inclure de l’humour à propos de faits abominablesspoiler: (la séquence où Michèle raconte les massacres que son père a causé est à la fois hilarante et gênante) . Ainsi, il faut pouvoir accepter ce second degré pour apprécier pleinement cette œuvre. Les acteurs sont tous très bons et apportent également beaucoup de recul au filmspoiler: (il faut voir Virginie Efira en fervente chrétienne vouloir faire les bénédicités et écouter la messe pour le repas de Noël) mais celle qui apporte toute son âme au film est véritablement Isabelle Huppert : elle possède une froideur assez glaçante qui peut la rendre effrayante et comique, alors qu’elle est d’abord une victime, et qui peut se comprendre au fur et à mesure de l’évolution de l’intrigue et de la découverte de son histoire passée. Elle est donc une véritable réussite mais qui possède un univers très spécial et un tel décalage dans le traitement qu’il peut facilement déplaire à de nombreux spectateurs : si on ne se sent pas directement en connexion avec ce type de sensibilité, on détestera le film mais, dans le cas contraire, on pourra être happé du début à la fin et regretter qu’il n’y en ait pas plus de ce type. Paul Verhoeven est décidément un cinéaste rare !
Époustouflante interprétation d'Isabelle Huppert dans ce film sur fond de tragédie familiale. Les réactions de Michelle après ce qui lui arrive sont à l'opposée de ce que l'on aurait attendu. On comprend sa froideur en découvrant son passé. Tous les autres acteurs sont également très bon dont Laurent Lafitte dans le rôle d'un déséquilibré. Le jeu pervers entre Huppert et Lafitte est glaçant.
Un film bien décevant qui pêche surtout par son manque de crédibilité. Les personnages et le scénario sont complétement loufoques,on n'y croit pas une seconde. En tout premier lieu le personnage principal qui se fait violer et prend cela avec désinvolture, elle ne se plaint pas , ne porte pas plainte, lave simplement son corps et continue à vivre normalement. La violence se répetera mais elle continue à rester passive, voir même commence à enter dans une sorte d'attirance sado-mado pour son agresseur . Le film commence alors à explorer la piste de " Portier de Nuit" et du syndrome de Stocklom, mais sans faire mine d'y toucher,et sans approfondir. Le fils de Huppert est un personnage absurde , tout heureux d'avoir un enfant ( noir) qui n'est pas de lui. La mère , une cougard , bien improbable, ridicule. Huppert couche aussi ,( ou plutot à des rapports non jouissifs ) avec le mari de sa meilleure amie. Tout cela est absurde , grotesque ,et nous ferait presque sourire de pitié. A la base il y a un roman de Djian , qui malheureusement n'écrit plus rien de bon depuis des décennies. Il commit deux chef d'oeuvre au tout début de sa carrière ( adaptés au cinéma : "37.2 " à la belle adaptation de Benneix et "Bleu comme l'enfer" , à l'adaptation ratée par Boisset) . Mais depuis les années 80 il n' écrit plus que de la soupe prétentieuse. Pourtant les acteurs sont excellents : Huppert , toujurs magistrale dans son rôle de femme tourturée et un brin perverse est à son apogée. Anne Consigny une des meilleures actrices françaises trouve là un rôle à sa mesure, Berling et Laffite , très justes, sont impeccables , tout en finesse. Et VIriginie Effira, toute mignonne dans son rôle de catho traditionnaliste.Quel gâchis. Mais le scénario aurait eut besoin d'être étoffé et canalisé. Cela part dans tous les sens, comme un patchwork sans fil conducteur, et le film nous parait très long et souvent insupportable .