Nocturama
Note moyenne
2,7
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175 critiques spectateurs

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ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2016
Ca, pour la mise en scène, il s'y connait, Bertrand Bonello. Sa camera bouge, danse, tangue et, surtout dans la première partie du film, c'est époustouflant. Il fait de l'esthétisme avec tout, Bonello: le triste destin des filles de maison close tout comme les papillons noirs du pauvre Saint Laurent....

Et tout ça pour quoi? En l'occurrence, pour réaliser le film le plus bête de l'année;

Vous connaissez tous l'argument, on en a assez parlé. Un film en deux parties. Première partie: une bande de jeunes prépare un attentat, en prenant grand soin de ne pas être vus ensemble; en prenant grand soin de ne pas se faire remarquer; deuxième partie: ils se réfugient dans un grand magasin très chicos pour passer la nuit. Les admirateurs de Bonello s'étouffent de bonheur: on ne sait pas comment ils se connaissent! On ne sait pas ce qui les a réunis! On ne sait pas quel est la signification de leur acte! Mais c'est génial!

Non. C'est juste idiot....

Reprenons. Ils sont donc une petite dizaine regroupés dans un but commun: faire sauter en même temps le Ministère de l'Intérieur, une tour de bureaux, quelques voitures, et..... la statue de Jeanne d'Arc, on se demande bien pourquoi.... Dans la bande il y a deux jolies filles, une beurette et une bourgeoise, pour équilibrer; un petit couple bcbg et très amoureux qui prépare Sciences Po (Finnegan Oldfield et Laure Valentinelli); un garçon qui y est déja, à Sciences Po, et se prépare pour l'ENA (Vincent Rottiers); et des beurs descendus de Saint Denis, la jolie Manal Issa, Hamza Mediani qui adore descendre les escaliers en robe de chambre de satin et en beuglant My Way.... Evidemment que ceux là n'avaient aucune chance de se rencontrer. On sait bien que les bandes sont avant tout territoriales. Première idiotie. Mais leurs déambulations dans le métro et les rues parisiennes sont scénarisées de main de maître.

La bande se réfugie dans un magasin très élégant du centre de Paris, où il est en sécurité (????). Ils paniquent un peu, se rassurent en pensant qu'ils ne seront jamais retrouvés, impossible, ils ont pris trop de précautions, tout en laissant des empreintes partout (le niveau intellectuel pour rentrer à Sciences Po a dû bien baisser récemment...), mettent du disco à plein tube mais ne veulent surtout pas regarder les infos, ça fait trop peur! essayent des fringues par ci par là, font joujou avec les jouets.... on descend en spirale dans le trou sans fond de la bêtise abyssale. Mais Bonello se fait plaisir, montant et descendant entre les canapés design, les mannequins vêtus des tenues les plus pointues, on reste chez Saint Laurent quoi.... Y a pas de mal à se faire du bien. Ajoutons, parce qu'il faut bien mettre une dernière touche, que le Raid préfère les dézinguer plutôt que de les prendre vivants pour connaitre d'éventuelles complicités!!

Du cinéma à l'esbrouffe, du toc de chez toc, pas de la sculpture, du stuc, l'eusse stuc crû?? Que de talent gaspillé pour un grand rien au final. C'est rageant. Quand d'autres cinéastes ont des choses à dire mais ne savent les exprimer que maladroitement. Mais le terrorisme est une chose trop grave pour qu'on puisse en faire juste le support d'une démonstration de virtuosité.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2016
bon, ben, voilà, je l'ai vu... et mes craintes se sont confirmées. c'est long, mou, et truffé d'invraisemblances, à croire que personne n'a relu le scénario avant le tournage. des tueurs d'élites qui abattent des ados non armés les bras levés? vraiment? vous êtes sérieux, là? et cette bourde n'est qu'un exemple des incohérences qui émaille ce... euh... c'est quoi, déjà, le contraire de "réussite"? ah oui! : échec.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2016
Entre la glace et le froid

Le film débute sans prologue, la caméra s’attache tour à tour à des jeunes que l’on sent tendus et en plein préparatifs, sans savoir de quoi, on sent que c’est grave.
Et en fait le film ne démarre jamais malgré ses 2h10 au compteur. Tant on reste en surface, à la porte; c’est selon, et qui plus est une marque de fabrique de Bertrand Bonello.
Il n’est qu’à se souvenir de « L’apollonide… » Foin! Le réalisateur a la carte (je crois que je n’ai jamais écrit cela) Télérama/Libé…
Donc adoubement en règle; comme si justement il pouvait y en avoir une !

Là qu’est-ce ? Qu’y a t-il de génial dans ce film ? Qu’y a t-il de profond ? Je n’y ai rien vu ou si peu mais alors beaucoup beaucoup de mode, puisque les jeunes terroristes se réfugient dans le grand magasin (hélas pas de Marx Brothers dans ces « frères LaTerreur » !) du Printemps.

Quel long plan séquence, lorsqu’un des protagonistes sort fumer, sur les vitrines Myake, que l’on sait, dorénavrant l’écrire correctement. Et puis les longues, très longues déambulations, dans les rayons de mode, encore, toujours, jusqu’à plus de pellicule. Il est vrai que le sieur s’est fendu d’une réalisation sur Saint Laurent.

Des jeunes gens nous ne savons rien. Rien de ce qui les motive ou de ce qui les unit -le peu que nous savons ou devinons est pauvre- alors qu’à l’attaque d’un sujet de ce type, un minimum est même en deçà; mais sans doute monsieur Bonello est au-dessus.

Il n’y aura donc aucune polémique avec l’actualité car le film est sans âme, froid et inanimé. Certes, on a compris Bertrand, les personnages sont -et nous sommes- des pantins! La belle affaire…
Alors pantins en Cardin, en Myake ou Saint Laurent?
Je m’en fous un peu, non! royalement.
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2016
Des jeunes agissent méthodiquement pour faire exploser 4 sites symboliques dans Paris. Du terrorisme dit "cocotte minute" (selon Bonello lui-même) où comment des jeunes, devant le constat que notre société n'est plus viable, décident d'agir et de répondre à l'extrême à la question "pourquoi ça n'explose pas ?". Bertrand Bonello est un grand réalisateur, d'une inventivité certaine mais malheureusement si la forme est créative et prenante le fond est vain et sans grand intérêt.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 septembre 2016
Devant les invraisemblances et l'effet panel social stéréotypé des personnages (depuis les immigrés de banlieue jusqu'aux petits bourgeois en passant par les prolos blancs et le couple de SDF sympathique) - on comprend vite qu'il faut laisser là tout réalisme. Ce qui serait plutôt une bonne nouvelle devant l'hégémonie du cinéma naturaliste. Mais quand on se lance dans la parabole, mieux vaut peut-être éviter les pensées trop schématiques ("capitalisme-injuste-tout-péter-destin-tragique") qui n'en paraissent que plus simplistes et inopérantes. Et la forme maniériste du film qui lisse toute aspérité ne révèle finalement rien d'autre que l'extrême fascination de l'auteur pour la bourgeoisie - ce que faisaient déjà ses prostituées théoriques de l'Apollonide et son Saint-Laurent immobile, comme une ode pétrifiée au statut quo social.
ToulouseEvents
ToulouseEvents

50 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2016
Ça n'est pas plus ni moins qu'un film d'auteur traçant la vie d'ados qui se rebellent contre la société. On les voit la 1ere heure se préparer pour quelques choses qui va changer leurs vies : spoiler: Un attentat dans un centre-commercial parisien "La Samaritaine".


Le film aurait pu être bien si les personnages étaient plus travailler, plus profond, si nous en savions plus sur eux, leurs passés, leurs envies ou les raisons de leur colère. Au final, on ne sait pas d'ou ils viennent ni ce qu'ils ont vécu et c'est frustrant tout au long du film parce qu'on sait qu'ils se connaissent mais on ne sait pas comment ils se sont rencontrés ni comment ils en sont venus a cette envie de "No Futur"

Certains acteurs comme Vincent Rottiers sont rodés a la caméra mais les autres sont plus spontanés, tandis que la fille aux cheveux bouclés minaudes tout le long du film, ce qui est très énervant parce que j'ai eu l’impression qu'elle jouait un rôle qui ne lui allait pas du tout.

Le 2eme acte nous montre l'attente dans la Samaritaine, l'attente des jeunes mais, bizarrement, on ne s'ennuie pas. On les voient déconner, manger, boire (il y en a même un qui prend un bain et un autre qui volent des fringues) et c'est plaisant. Jusqu’à l'assaut final, bâcler et attendu spoiler: ils meurent tous mais on a tellement du mal a s'attacher a leurs personnages qu'ont se demande qui va mourir en premier.
.

Pour la B.O, c'est du bon gros son éclectique et surprenant.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2016
Sous des allures de film politique, qu'il n'est peut être pas tout à fait, Nocturama me semble plus être un objet conceptuel, théorique recherchant l'abstraction formelle. Bonello montre une nouvelle fois le brio de sa mise en scène : cadrage, multiplication des points de vue, split screen, utilisation astucieuse et contre intuitive de la musique mais aussi à quel point il est capable de diriger ses acteurs, avec beaucoup de pudeur. Nocturama, et c'est tant mieux, ne donne aucune explication sur les motivations de ses personnages. Ce qui fait la force de ce film (voir infra) fait aussi ses grosses faiblesses. Car, Nocturama est souvent bien trop désincarné, froid. Ceci est surtout vrai dans la très longue partie et souvent ennuyeuse, dans le supermarché. L'allusion est très clairement faite à la société de consommation dans laquelle se vautrent ces jeunes alors qu'ils voulaient, sans doute, la dénoncer. Heureusement que le cinéaste film frontalement les froides exécutions des terroristes. Film inspiré par le cinéma de John Carpenter (Assaut), il apparait que Bonello n'est jamais si bon que lorsqu'il s'écarte de ses références cinéphiliques. Nocturama, par la fluidité sa mise en scène et son montage acéré est ainsi le plus réussi dans toute sa première partie (bravo aux effets numériques) et lors de sa terrible conclusion. Nocturama est sans doute le film le plus ambitieux de Bonello mais je lui préfère largement L'Appolonide ou Saint Laurent, émouvants et plus réussis artistiquement..
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 septembre 2016
Nocturama nous montre des jeunes qui font des trucs dans le métro : ils utilisent leur pass navigo, prennent leur montre en photo et regardent les autres voyageurs d'un air coupable.

Ils font tous salement la gueule : on sent bien que ça ne va pas rigoler, et qu'un truc horrible les attend, du genre passer le bac, ou aller chez le dentiste.

D'où viennent-ils, comment se sont-ils connus : on ne le saura pas. Ils sont pourtant visiblement d'origine, de milieu et d'âge très différents, et leur rencontre est bien curieuse. Bonello n'a pas l'intention de nous fournir d'explication, et il les filme comme il filmerait des employés de bureaux en train de classer des archives.

Au bout d'un moment infiniment long, une bombe explose au Ministère de l'Intérieur, et là, il faut bien le dire, le responsable des effets spéciaux de Nocturama mérite instantanément d'être rayé des répertoires professionnels, tellement l'image semble photoshoppée par un stagiaire en BTS.

Nos apprentis terroristes, pour qui poser des bombes semble un agréable passe-temps, se réfugient dans un grand magasin, ce qui à l'évidence est une idée géniale pour se dissimuler. Ils prennent des bains, essayent des fringues, boivent de l'alcool et écoutent de la musique placidement, en attendant qu'arrivent des gendarmes dans un fourgon réformé, qui les tirent comme des lapins.

L'ensemble du film semble durant toute sa durée essayer de combler le vide qu'il creuse : sa bêtise insigne l'en empêche peu à peu. Il sombre progressivement dans des abîmes de nullité indigente, à l'image des apparitions de Luis Rego et Adèle Haenel, prodigieusement ratées. Tout devient artificiel et de mauvais goût, de la bande-son à la dernière image.

Nocturama, malgré son sujet explosif, ne parvient pas à être polémique tellement il insulte l'intelligence des spectateurs. C'est triste, pitoyable, et même pas beau, ce qui est un comble pour un film de l'esthète Bonello.

Très décevant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 octobre 2017
Quand tu téléchargeais un bon film et que tu te retrouvais avec une bouse à la place. Voilà le sentiment que j'ai eu après voir vu ce film. La jeunesse contre la libéralisation de la société, semble être le sujet de base de ce film vide de tous sens et de ligne directrice.
SociN
SociN

14 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2020
Il y a plusieurs lectures à ce film. D'un coté, on a une première partie avec un montage intéressant qui nous révèle les infos par bribes, puis une seconde partie huis-clos à la tension croissante qui assène quelques vérités et montre, sans juger, les comportements d'anarchistes du 21ème siècle.
D'un autre coté, on a une première partie très longue, où on suit pendant 20 minutes des personnages inconnus qui se croisent dans le métro sans se parler, on a ensuite des attentats dont les plans sont foireux et compliqués à souhait, dont on ne saura rien des protagonistes ou de leurs motivations, protagonistes dont on suit l'ennui dans un grand magasin abandonné (mais que sont-ils venus y faire ?), spoiler: avant une conclusion peu réaliste
.
Au final, une grand attente pour pas grand chose.
Bénédicte B
Bénédicte B

312 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 août 2019
Qui achète les Media, pour Bonello, alors que presque toute la presse encense ce film décousu, incompréhensible pendant 50 mn affreusement longue, puis plat, terriblement ennuyeux, et finalement GROTESQUE ?! Grotesque car bourré de poncifs (dialogues ridicules, idées révolutionnaires plaquées), et puis comment ose-t-on encore filmer des gens qui dansent ou qui chantent pendant de longues minutes, juste pour se "défouler", alors que ça a été déjà vu 150 fois ??? C’est bien beau d’avoir de l’argent pour acheter des musique coûteuses, mais y en a vraiment marre du cinéma français si bourré de mondanités et d’entre-gens qu’il en devient totalement corrompu.
Raphaël V
Raphaël V

31 abonnés 87 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2017
Je me dois de mettre en garde quiconque voudrait voir cette grosse bouse !

1ere partie du film qui dure environ 20 min : des jeunes préparent des attentats à Paris, ils tuent des agents de sécurité et posent des bombes dans des bâtiments publics, des ministères....
2eme partie du film plus de 1h30 : ces mêmes jeunes passent la nuit après que les bombes aient explosées, planqués dans un centre commercial, coupés du monde extérieur. Ils s'y ennuient ferment, et nous aussi.
Il s'en suit une série de scène profondément inutiles sur la vacuité de ces jeunes, et nulle explication de leur geste.
(ils font du karaoké, jouent à l'airsoft, au kart électrique...)
L'explication, le film la laisse aux spectateurs qui devront en trouver une eux-même, ils auront le temps car il ne se passe plus grand chose à l'écran jusqu'aux 5 dernières minutes quand le GIGN déboule et flingue tout le monde dans une scène aussi plate que l'ensemble du film, il faut dire aussi que des jeunes terroristes écervelés qui se font abattre, cela n'a pas de quoi émouvoir beaucoup.
Si vous voulez voir un film sur le mal-être dans la société de consommation, allez voir le chef d’œuvre "Fight Club".
Si vous voulez voir un film sur le mal-être d'une certaine jeunesse qui devient un terreau pour le terrorisme islamique , allez voir le chef d’œuvre "La désintégration".
Mais un bon conseil : évitez "Nocturama" , c'est un film auteurisant, indigeste, et profondément ennuyeux.
Marie H.
Marie H.

7 abonnés 13 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2016
Mon avis : le film ne raconte rien. Il est incomplet, insipide, creux. Beaucoup de scènes sont inutiles et la fin manque de réalisme. Les acteurs sont plutôt bons. Il faut dire qu'ils ont très peu de texte... En fait, les rares dialogues n'apportent rien au film... Le film est une belle éloge du vide.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 septembre 2016
Des jeunes antisystème de diverses origines sillonnent Paris pour poser des bombes et finissent retranchés dans un grand magasin. C'est typiquement le genre de film qui divise les avis. En effet, cette oeuvre visionnaire (tournée avant le 13 novembre) n'est pas sans poser de questions. Même si Bertrand Bonello, le cinéaste, résume son film à un pur geste artistique, il passe le plus clair de son temps à filmer du vide. Il n'explore pas la psychologie des personnages et de ce fait, l'émotion n'est pas au rendez-vous. Le huis clos dans le magasin est d'un ennui profond et la réalisation maladroite. 2h10 de gâchis cinématographique à mon sens mais à vous de vous faire votre idée!
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 523 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 septembre 2016
Que c’est long mais long… Et plat ! Seul l’issue incertaine de cette bande de jeunes nous pousse à rester jusqu’au bout. Nocturama a séduit la critique. Tant mieux pour Bonelli, chouchou de celles-ci. Certains y voient un film d’actualité. On parle même de terrorisme. En effet, les anti-héros...

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