Nocturama
Note moyenne
2,7
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175 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 mars 2017
Fascinante mise en abyme de la vacuité d une époque, dont le nihilisme béat et la médiocrité érigée au rang d'art se voient confirmés par le nombre de critiques positives que peut encore susciter une telle paresse cinématographique.
Ce chef d'oeuvre d'autosatisfaction bêtement contemplative fera date : ce film est le nouveau mètre-étalon du naufrage du cinéma français.
Apres l'unanimité des critiques hors-sol devant le grotesque Elle et les récompenses injustement attribuées au médiocre Juste la fin du monde (du cinéma..?), ce film en est en quelque sorte le coup de disgrâce : la fin d une civilisation..?
Sans même le plaisir d'une décadanse.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2017
Bonello est un cinéaste 100% conceptuel et "Nocturama" en est la preuve parfaite. De ce groupe d'adolescents que nous suivons pendant 2 heures, nous ne saurons quasiment rien de leur passé et de leur motivation. Mais, instaurant un climat oppressant et prenant, Bonello nous donne ici une grande leçon de mise en scène. Décomposé en 3 parties, la première montre ces jeunes gens en route vers leur destin : remarquablement filmés dans les rues de Paris et dans les couloirs du métro, la caméra, en perpétuelle mouvement suit les jeunes gens avec un rythme incessant. On pense à De palma, similitude que l'on retrouve dans la deuxième et troisième partie du film, le fameux procédé de partage d'écran, souvent gratuit mais pas ici. Un procédé que Bonello avait déjà utilisé de façon superbe pour les défilés de son film sur Saint Laurent, ici procédé utilisé efficacement pour montrer la similitude des événements et dans un deuxième temps, le film se passant dans un grand magasin, utilisation fascinante des écrans de surveillance. La dernière partie du film, la plus intéressante où l'on commence à cerner les personnages et surtout les fêlures, où Bonello joue aisément et brillamment du coté fantastique que peut recéler un grand magasin désert. Certes, on peut regretter l'absence d'engagement réel de Bonello sur un sujet aussi grave et actuel, mais indéniablement Bonello n'est pas et ne veut pas être un Costa Gavras ou un Dardenne. Bonello croit au visuel et au pouvoir de l'image, Bonello est en ce sens un très grand cinéaste.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 février 2017
Nullisime.
Bonello n'a aucune idée, il pique tout aux autres, par exemple, sa mise en scène s'inspire de la caméra hyper dynamique de Gaspard Noé (au passage remarquez le son basse fréquence que Noé à utilisé dans Irréversible) et du cinéma des années 70 mais sans avoir compris que ca ne marche que si c'est court
Bonello ne sait pas diriger ses acteur car les acteurs se contentent de tirer la gueule d'un bout à l'autre du film, et c'est normal car le scénario tient en deux lignes.
Bonello n' a aucune idée de ce qu'il filme, il n'y même aucun portrait ou idéologie, à part la dénonciation de la financiarisation de la société, seigneur, on l'a pas attendu pour comprendre ça
Bonello n'est même pas un bon musicien, depuis l'Apollonide, on sait qu'il adule la variété qu'il croit être en décalage par rapport aux scènes mais c'est juste lourd (Chanter "My way" dans un film devrait être interdit !)
Ce film est vide d'un bout à l'autre. A fuir
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 février 2017
Ce film est d'une nullité :o

Beaucoup trop d'incohérences, aucune rythmique, une chute... inexistante
Bref scénario claqué, 2h de perdu.. oui j'ai espéré que le film prenne une meilleure tournure, mais nan rien.

Fuyez ce film pendant qu'il est encore temps pauvres fous !
Le cinéphile

793 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2017
Intéressant et prenant Nocturama offre un montage original, revenant constamment en arrière pour expliquer les conséquences de certains actes. Pour autant le long métrage manque de propos, manque de précision sur son message, la moral reste incertaine et ambiguë tandis que certains éléments demeurent inexpliqués. Quant à la conclusion, bien que celle ci soit concrète et prenante elle manque cruellement de fond.

https://m.facebook.com/la7emecritique/
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2017
Bertrand Bonello sait mettre mal à l’aise ses spectateurs en imposant un non-genre troublant. Il nous est difficile de placer Nocturama dans une catégorie. C’est l’histoire de jeunes d’aujourd’hui qui mettent en place un attentat à travers la capitale française, puis qui vont se réfugier dans un grand magasin en attendant que les choses se passent. Nous commençons alors dans l’interrogation et autant dire que nous n’aurons pas toutes les réponses. Chacun à un rôle à jouer face à ces bombes qui vont exploser. Composée comme une véritable organisation criminelle, les presque adolescents parviennent un insuffler au film un rythme alarmant. Nocturama devient significativement un film d’action. Mais l’heure est ensuite à la patience et les personnages vont véritablement se caractériser. C’est cette attente qui est la plus consternante. Il n’est pas question pour nous d’entrer dans la tête des protagonistes. Nous ne verrons que ce qui est montré. Du fait que le groupe ne parle pas de ses motivations, nous nous cantonnons à ce rôle de spectateur. C’est peut-être ça le cinéma, mais ne ressentir aucune empathie ou émotion l’est moins.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2017
"Nocturama" sera marqué avant tout par son extrême lenteur, ce qui le rendra à la fois original (notamment par rapport à son sujet) mais aussi quelque peu ennuyeux. On entame le film en suivant de jeunes personnes marcher durant vingt minutes (bon nombre de spectateurs abandonneront avant d’apercevoir la première ligne de dialogue) ; cette trop longue durée fera retomber le suspens, et encore plus lorsque l'on saisit l'objectif de ces jeunes dans les cinq premières minutes. Puis, après le moment fatidique, s'ensuivra une seconde partie tout aussi calme et inerte à l'intérieur d'un magasin, mais cette fois-ci bien plus longue...voire interminable. A l'image de ce groupe de jeunes, le spectateur tourne en rond avant d'affronter le tourbillon de l'ennui.
Et même si le film en ressortira parfaitement crédible, ce traitement agacera bel et bien, et ce très rapidement. On aura du mal à ne pas reprocher ce trop-plein de lenteurs/longueurs présent dans 90% du film, et ce n'est pas comme si l'on pouvait se raccrocher à des dialogues pertinents. En résumé, on dira oui pour l'aspect réaliste de cette description, mais on dira non pour ce moment nullement attrayant. Que cherche à atteindre le cinéaste par ce traitement lent et réaliste en mettant en scène cette jeunesse (jolies têtes-à-claques pour certains au passage) de milieux sociaux bien différents ? Avant tout, et derrière cette immersion d’attentats organisés, le cinéaste tient à dresser le portrait de la jeunesse actuelle, et par la même occasion, de notre société. De nombreuses interprétations nous viendront en tête quant aux questions que soulève le film, mais il ne ressortira rien de réellement bluffant tant ce regard est déjà partagé et envisagé par le spectateur. A l'inverse, le final, lui, aura tendance à surprendre, Bertrand Bonello se mouille un peu plus, et dénonce une procédure policière radicale dans ce genre de situation.
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2017
Bonello filme encore une fois avec Nocturama un groupe de personnes totalement coupées du monde extérieur, vivant en vase clos, déconnecté du reste du monde. Mais ici le contexte est bien plus tragique qu'une maison close, qu'une bande de bourgeois déconnectés de la réalité ou encore qu'une secte... il est ici question de faire exploser la ville de Paris, ce qui forcément rappelle forcément des images elles bien réelles au spectateur. D'ailleurs le film a dû changer de titre à cause de cela et on a perdu le merveilleux : "Paris est une fête". Pas sûr qu'ils aient gagné au change vu le faible nombre d'entrées du film.

Cependant, malgré sa volonté assez apolitique, le film reste toujours bien plus pertinent qu'un Made in France, qui était totalement déconnecté de la réalité alors même qu'il se voulait réaliste. Bonello a inclut dans son récit des indices raccrochant le film à ce que l'on connaît, comme les "terroristes" qui regardent leur lieu de retranchement se faire cerner par le GIGN, mais sans jamais rien sacrifier à ce spleen magnifique et tragique qui se déroule devant nos yeux.

Concernant l'apolitisme, je n'y crois pas, même si je pense que la volonté de ne pas rallier les événements du film à un groupe précis susceptible de commettre des attentats en France lui permet d'être universel, atemporel... Mais surtout de poser un réel constat sur la société actuelle, sur le fait que peu importe le milieu d'où l'on vient on s'ennuie, on n'en peut plus de cette société à bout de souffle... D'ailleurs le personnage joué par Adèle Haenel qui ne fait pas partie des terroristes ne dit pas autre chose : "ça devait arriver". Il fallait que quelqu'un ait l'idée (pas forcément qu'il réussisse) de faire exploser cette société de l'intérieur, juste pour qu'il se passe quelque chose, pas par goût du sang ou du meurtre, mais juste pour montrer son ras le bol...

Évidemment que ces jeunes ne peuvent pas plus changer le monde que les prostituées de l'Apollonide ou que les bourgeois de Saint-Laurent... Ils ne peuvent que profiter des derniers moments ensemble pour danser, pour se lover dans la mélancolie, dans le macabre que peut comporter le romantisme...

Et ça donne lieu à des scènes absolument sublimes, Bonello est, et le confirme encore une fois ici, le réalisateur qui utilise actuellement le mieux la musique, qui arrive à plonger son spectateur, ses personnages dans un état de transe, dans un spleen total, où la mélancolie vient gagner les cœurs de chacun au fur et à mesure que tout se détruit.

Et si toute la seconde partie du film semble être un mélange entre les personnages de l'Apollonide qui se retrouveraient dans Zombie de Roméro pendant Elephant de Gus Van Sant est définitivement la plus belle, puisque c'est la partie où les sentiments des personnages et les émotions sont si purs, si beaux, la première n'est pas en reste non plus... on est pris dans une sorte de mise en marche incompréhensible pendant 41 minutes... On voit des personnages agir comme si tout était minuté, sans réellement interagir ensemble, marcher dans le métro, c'est tendu sans que l'on sache pourquoi... les quelques flashback pas forcément indiqués n'aidant pas réellement à comprendre ce dont il retourne, ils servent au mieux à rythmer cette marche en avant et à éventuellement comprendre comment se sont rencontrés certains personnages... et pourtant malgré l'inexplicable, malgré l'incompréhensible ça fonctionne réellement bien, la mise en scène fait tout... On sent une sorte de stress, d'angoisse qui monte, sans que l'on puisse réellement savoir pourquoi...

On n'aura pas toutes les réponses et pourtant ce n'est pas grave, parce que chaque personnage, bien qu'on ne connaisse pas forcément son nom a ses moments de grâce, ses moments où il est sublime... et c'est finalement ça qui compte, voir des gens ordinaires, les suivre et se rendre compte qu'ils veulent tout faire péter, parce que la civilisation engendre ses propres démons, parce que la vie actuelle ne leur suffit pas...

Bien sûr que leur petite révolte est vaine, comme tout petit malêtre bourgeois, plutôt que de choisir la difficulté du combat idéologique ils préfèrent se vêtir de soie... on ne change pas une société avec du velours... et pourtant c'est si beau...

C'est si beau de voir ce couple se regarder pour la dernière fois, de voir ces corps morts qui semblent allongés lascivement comme une invitation érotique... Parce que finalement au moment de mourir, au moment où tout est perdu comme tout le monde on ressent la peur, l'amour, le désir...

Et l'idée du film est là, montrer comment des gens qui ont eu une mauvaise idée pour changer le monde, pour tromper leur ennui, se retrouvent alors qu'ils sont sur le point de tout perdre à aimer et à tenir à la vie.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2017
Des jeunes gens, une dizaine, entre 15 et 25 ans. Ils sillonnent chacun de leur côté les rues de Paris, ils s’engouffrent dans le métro, l’un d’entre eux se rend à un rendez-vous avec le Ministre de l’Intérieur, une jeune fille vient prendre possession de la chambre qu’elle avait réservée dans un hôtel, d’autres montent en ascenseur vers des étages en rénovation dans une tour, siège d’une grande banque (sans doute un moment d'escort^^). De temps en temps, l’heure s’affiche à l’écran avec une grande précision. Ils donnent l’impression d’avoir sérieusement travaillé une action. Mais quelle action ? Se connaissent-ils ? Et puis, brutalement, des armes apparaissent, des coups de feu partent, des hommes s’écroulent, morts. Et puis, simultanément, une cascade d’explosions se déclenche, touchant des voitures, la statue de Jeanne d’Arc, la tour... Tous les protagonistes, à l’exception de deux d’entre eux, convergent vers un grand magasin qui vient de fermer ses portes pour la nuit. Une nuit qu’ils comptent passer coupés du monde extérieur, loin du tumulte qu’ils viennent de causer, avec pour objectif de ressortir le lendemain, dans un monde qui, grâce à eux, « ne sera plus pareil » (selon ce qu'on leur a inculqué et ce que le film veut bien nous faire comprendre à travers leur propre réflexion). De ce film qui comporte trois chapitres différents (en gros), on se gardera de dire quoi que ce soit sur le dernier qui quoiqu'on en pense. Amène froideur mais en même temps une certaine modestie au niveau de la réalisation (partie que l'on considérera ainsi avec un peu de recul ; quasiment comme la meilleure partie (pour ma part), C’est en 2011 lors du tournage d'une autre oeuvre ; que le réalisateur a senti l'envie de s'intéresser à la France contemporaine ou l'on sentait déjà qu'elle était au bord de l'implosion (propos tenu du réal en 2011^^). Aussitôt, il a commencé à travailler sur le scénario. Mais faute de temps, de réflexion ou je ne sais quoi ; le réalisateur ne sait lançait à fond sur le sujet qu'en 2015. Et pourtant en 2015, depuis 2011 ; il y avait eu CHarli Hebdo.... On sent que tout le monde sait que "sa" doit arriver mais après cela sera "au petit bonheur la chance" (dire t-on). Lorsqu’on arrive au jugement à porter sur ce film, il est difficile de savoir par où commencer tant le film sonne faux et présente autant de défauts (mais bon le point de vue d'où on se place doit jouer pas mal et si le film avait été réalisé en 2011 avant les attentats et compagnie cela n'aurait surement pas été le même. Par le fond ? Par la forme ? Difficile de prendre vraiment position. le « pourquoi »?. Pour que ce choix soit respecté, le spectateur est jeté dès le début dans la réalisation d’un projet dont il ne saura jamais ce qui l’a motivé et se perd plus ou moins dans les abîmes de la société. Résultat : ce film prétendument politique mais omettant de trop appuyé là dessus et je pense que cela n'ait pas un mal. Pourra assez facilement être récupéré, dans un sens ou dans un autre, par toutes les familles politiques de notre pays puisque on ne sait rien des raisons qui ont poussé ces jeunes gens à se regrouper et à commettre ces assassinats et ces attentats. Chacun est donc libre de choisir celles qui l’arrangent et de se positionner du point de vue dont il veut, si il veut gagner de l'argent, rallier les troupes aux autres.. ! En tout cas, le fait est qu’il a fallu un grand sens de l’organisation, une préparation minutieuse, un grand sens de l’organisation, une bonne dose d’intelligence et de courage, probablement puisée dans le dégoût de la société dans laquelle ils vivent et où toute personne de l'état quoiqu'elle dise vive la belle vie alors qu'il pourrait faire. Car X association ou autre, c'est bien facile d'être marrain ou parrain mais ce sont les citoyens souvent sans trop de revenu qui donne ; là ou les parrains à part les photos rajoutant de la promos en donne un peu..., ou bien dans le désespoir, qui entraîne ou engenre une violence qui va de plus en plus fort, pour arriver à obtenir le résultat auquel on assiste. Et voilà qu’une fois dans le Grand Magasin, leur façon de se comporter vient complètement infirmer ce jugement qu’on pouvait porter sur eux : ils transforment le magasin en mélange de piste de danse et de karaoké, certains flippent, d’autres se comportent en victimes consentantes de la société de consommation. Par ailleurs, on se demande bien quelle peut être la motivation du réalisateur lorsqu’il impose aux spectateurs certaines scènes (ou le public si reprendra à plusieurs fois^^). Quant à la mise en scène, le jugement qu’on peut lui porter dépend de la faculté qu’on a de résister ou non aux effets faciles, aux ralentis, aux effets de disque rayé consistant à interrompre une scène au bout de quelques secondes pour la redémarrer aussitôt à l’identique (mais donnant un petit je ne sais quoi sur ce que le réal veut montrer ou nous faire passer. Par contre, je n'aurais pas cru ; mais on peut saluer l'utilisation: si de l’incrustation de l’heure à l’écran, certes efficace, sans être franchement révolutionnaire. Mais le fait d’utiliser une chanson diffusée dans tout l’espace concerné pour servir de repère temporel est non seulement efficace mais également très astucieuse comme idée pour imprégner le subconscient et ajouter à la nostalgie des moments importants à notre vie. Une surprise, je ne peux le nier ; mais au vue de l'histoire et de la BA ; je m'attendais un peu à autre chose. Le réalisateur se serait il fait surprendre a vouloir aller trop loin, du moins ; pousser la chose trop en profondeur??? Après le coté original et là, et une fois dedans ; on passe un moment certes ou la réflexion sera là ; mais ou l'on est plus ou moins subjugué par l'ensemble qui se démarque des choses habituelles.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 janvier 2017
Je me suis ennuyé comme pas possible. Chaque scène est trop longue, comme le film dans son ensemble. Rien n'a vraiment de sens... A fuir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2017
Un film prenant dès le départ, j'ai beaucoup apprécié la manière de filmer et la réalisation qui nous immerge dans ce projet fou.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 janvier 2017
Après tout pourquoi pas ne pas évoquer les motivations de ces jeunes nihilistes de milieux très divers,mais que d'invraisemblances : certains acteurs n'ont vraiment pas la gueule de l'emploi(quel que soit leur milieu d'origine),se désintéresser totalement du nombre de victimes,est-ce réellement crédible?penser que les forces de l'ordre tirent et tuent des êtres humains(qui plus est adolescents)sans sommations?Quant au placement de produits,il n'a pas dû être difficile pour le réalisateur,dans ce grand magasin où une profusion de marques nous sautent aux yeux.Alors oui c'est remarquablement filmé et bien construit mais un minimum de réalisme n'aurait pas été de trop.On est malheureusement passé à côté d'un grand sujet et d'un grand film.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 janvier 2017
J'ai été intrigué par la bande annonce qui annonçait un film à suspens et passionnant. Finalement ce film m'a déçus dans l'ensemble.

D'emblée un gros problème est à souligner, c'est l'action qui ne surgit qu'à partir de 40 minutes de film avant il ne se passe absolument rien, on croise des jeunes qui se connaissent dans les rues de la capitale et les couloirs du métro. Viens ensuite un moment d'action spoiler: celui des ces attentats à des endroits précis de la ville
avec quelques effets spéciaux qui reste médiocres puis le film retombe à nouveau dans le néant jusqu'au final qui ne frisonne pas des masses le spectateur.
Des plans qui se répètent et très peu de dialogues qui n'est pas constructif et n'a aucun intérêt au film. En revanches les acteurs dont le panels assez large relève le film : Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Rabah Naït Oufella et Manal Issa, de jeunes acteurs performants et talentueux.

La prise de conscience au fil du déroulement de l'histoire des jeunes de leur bêtises reste cependant intéressante mais n'est pas assez marquée (des jeunes qui attendent dans un centre commercial, pourquoi pas ? on ne connait cependant pas leurs motivations de leurs gestes précisément, la bêtises humaines de cette jeunesse : une jeunesse en quête de sensation ?) .

Au final quel est l'intérêt du film et quel message précis le réalisateur à t'il souhaité nous adresser ?

Le film ne m'a pas convaincus et m'a déçus.
Patrick
Patrick

9 abonnés 79 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 janvier 2017
J'ai regardé le film jusqu'au bout pour vérifier qu'il était bien ennuyeux et inintéressant. Et bien le résultat c'est que je ne me suis pas ennuyé mais par contre je n'ai pas trouvé d'intérêt. La jeunesse qui s'emmerde et cherche à s'occuper en mettant des bombes ça ne me passionne pas. La trame n'est ni angoissante, ni surprenante. Les scènes de violence sont battues à plate couture par tout ce qu'on voit ailleurs ( séries modernes, films britanniques sur l'IRA, ....).
Il n'y a même pas de suspense, ni de message dans ce film. Le début du film qui se veut silencieux et méthodique spoiler: à la façon " Ocean's eleven "
est spoiler: chiant et
compliqué .
Les scènes du grand magasin sont-elles sensées nous rendre les personnages sympathiques ? Je ne sais pas. En tout cas si c'est ça c'est loupé.
Certaines personnes qui n'ont jamais rien vu ou qui vivent dans une tour d'ivoire bien protégés de la réalité de la vie pourront peut-être sortir " choquées " de la séance ? qui sait....

Il y a beaucoup plus de violence dans les films de Ken Loach, car lui, il filme la vie et la vraie vie est violente tous les jours.

Nocturama : un film inutile.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2017
Ça laisserait presque sans voix, pfiou quelle leçon de mise en scène, quelle intelligence, le seul truc que j’aurais à reprocher au film c’est qu’il est un poil trop long et qu’il joue une sorte de surenchère extatique de temps à autre, quelques séquences de la seconde partie ne sont pas géniales (voire pas nécessaires), mais alors le reste est complètement scotchant ! Surtout cette logique de réalisation qui nous conditionne à la tension permanente, au départ on suit un cheminement coordonné, puis des effets chocs, ça m’a beaucoup rappelé Elephant de Van Sant à certains moments, Bonello propose un lancinement qui n’évoque jamais le "vide". Et au niveau des personnages ce qui est intéressant c’est de brosser un tableau de la jeunesse multi-couches dans un cadre contextuel épineux, je pourrais comprendre qu’on puisse y voir une immoralité quant à s’en servir ainsi mais le film ne raconte pas ça, et au bout d’un moment on l’assimile très bien. Bonello dépeint le mal-être d’une génération (voire deux), d’un mouvement anarchique désabusé contre l’État, et sans spoiler la fin est complètement symptomatique, il y a une sorte d’atmosphère de désenchantement (parfois un peu trop poussée donc), et toute la dernière partie fait à la fois éprouver l’empathie et la volonté d’ordre par une pulsion d’adrénaline crescendo en multipliant les points de vues, la rythmique atteint la perfection. Franchement à la fin j’en pouvais plus (de plaisir), on ressent les émotions, l’ironie fataliste, et en définitive tout reste assez minimaliste, tu donnes ce thème à un cinéaste lambda je suis certain qu’il pond un truc sensationnaliste et excluant, là on est juste à fond dedans et intimement concerné (enfin personnellement ça a été le cas), très fort.
Un des meilleurs films de 2016 sans hésitation …

PS : D’ailleurs j’ai lu quelque part que Bonello voulait arrêter le cinéma, c’est pas sérieux j’espère.
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