Dheepan
Note moyenne
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389 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 août 2015
Un film fort et intense qui nous dépeint la difficulté des immigrés en France, leur quotidien de ghetto, une violence qu'ils fuyaient, une violence qu'ils retrouvent... spoiler: J'ai vu la fin de cette histoire comme une sorte de rêve idéal, je pense que nos héros sont morts, la séquence finale ultra violente de guérilla dans l'immeuble semble presque irréelle...
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 août 2015
Je ne suis décidément pas cliente de ce genre de film et surtout bien heureuse de n'être qu'une spectatrice et pas membre du jury du festival de Cannes car si celui ci à eu la palme, je me demande quel est le niveau d'ennui des autres. Il manque à ce film ce qui fait le cinéma : la passion, la magie, l'intensité, la lumière ou encore la puissance . Enfin, malgré tout, c'est plus vivant que " tree of Life "......
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2015
Le principal protagoniste, Anthonythasan Jesuthasan est le premier point fort de ce film. Un homme qui, entre ses seize et dix-neuf ans fut enrôlé par les Tigres de la Libération. Réfugié politique par la suite, il est aujourd'hui écrivain. Une autre façon de raconter ses souvenirs, pendant son engagement et de rappeler ce lointain et douloureux conflit au Sri Lanka.

Un interprète idéal à la fois fascinant, inquiétant, émouvant, doux et violent. "Une espèce de charme, de nonchalance, dans un corps meurtri" déclarera le réalisateur.

À ses côtés, Kalieaswari Srinivasan tiendra le rôle d'une prétendue épouse. L'énergie du désespoir lui offrira quelques belles scènes dans lesquelles l'actrice se montre particulièrement convaincante. Avec son éclatante beauté et toute la fraîcheur de son jeune âge, Claudine Vinasithamby apporte une touche de douceur et d'émotion.

Noé Debré, à l'origine de ce projet participe à l'écriture du scénario avec Jacques Audiard et Thomas Bidegain. Le film oscille sans cesse entre polar et cruelle actualité sociale. La musique de Nicolas Jaar, élément majeur du film, est une parfaite réussite.

Dès le début du film, entre la préparation d'un bucher et le passage dans les camps de réfugiés, le spectateur se trouve pris dans une atmosphère oppressante et d'une grande férocité. Impossible de rester insensible devant tant de cruautés. Impatience, aussi, de savoir où nous mènera cette pseudo famille, au moment même où notre actualité témoigne de la détresse de tous ces réfugiés.

Dans la deuxième partie du film le scénario devient plus alambiqué et multiplie les récits sans véritablement en développer un seul. L'ensemble devient confus. Dommage. La banlieue et ses barres d'immeubles apparaissent, une fois encore, comme autant de repères pour trafics en tous genres.

La photographie n'en reste pas moins exceptionnelle. La finesse de la réalisation remarquable.

Loin de laisser insensible, Dheepan laisse passer l'émotion sans la retenir.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2015
Grosse attente pour ce nouvel Audiard. Cela commence très bien, on se dit que cette Palme d'or est méritée. Jusqu'à la dernière partie avec l'arrivée des gangs et leur guerre, Dheepan se transforme en justicier. Cela nous donne une fin ratée et invraisemblable. Mais la mise en scène est maitrisée, les images sont superbes, le scénario parfait au trois quarts. Et l'interprétation est formidable. Surtout de la part de l'actrice indienne dont c'est la première apparition au cinéma. Bizarrement, le film s'appelle Dheepan, du nom du personnage masculin, alors que c'est le personnage de la femme qui est le plus important et le plus intéressant. La dernière partie gâche un peu le tout même si le sentiment d'ensemble n'est pas mauvais. Mais c'est dommage, on est pas passé loin du chef d'oeuvre...
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2015
Étonnant que Jacques Audiard ai remporté la Palme d'Or pour ce film qui est tout de même bien inférieur à "Un Prophète" ou "De Battre Mon Cœur s'est Arrêté".
Racontant l'histoire de réfugiés fuyant la guerre de leur pays pour en trouver une autre dans les cités de nos banlieues.
Avec son style réaliste et naturaliste qui a fait son succès, Audiard place son histoire dans un contexte social et politique qui fait directement écho à notre époque.
Rare sont les films français d'aujourd'hui qui décrivent avec autant de véracité les zones de non droit que sont devenues certaines cités, ce qui rend le film de ce point de vue là important et nécessaire.
Mais là où le film perd de sa force, c'est principalement dans la cohérence de son récit et dans l'impact qu'il arrive d'habitude à lui conférer, donnant l'impression qu'Audiard s'est quelque peu reposé sur ses acquis.
Pourtant le film avait très bien commencé, montrant avec authenticité le parcours de ces sri-lankais arrivant dans un quartier sensible, avant que le scenario se perde un peu.
Néanmoins, Audiard se révèle toujours aussi virtuose lorsqu'il met en image la violence de scènes d'action.
Chapeau également aux acteurs amateurs sri-lankais qui passent vraiment pour des professionnels.
Malgré les défauts du film, Jacques Audiard hisse un cinéma français sclérosé à un niveau qu'il est le seul à pouvoir le faire garce à une audace et à un talent immense.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 août 2015
Audiard prouve qu'il est un réalisateur à multiples facettes car on peut difficilement oublier cette scène de fusillade époustouflante, filmée à l'intérieur d'une voiture, comme un vent de tempête viscéralement spectaculaire ! Le problème avec Dheepan, c'est qu'Audiard ne sait plus trop sur quel pied danser au bout d'un certain temps… À cloche-pied entre une tendance thriller américain et une vision plus dramatique à la française, le cinéaste finit par se perdre et empêche le spectateur de s'intéresser totalement à l'histoire de Dheepan et sa famille. L'analogie qui existe entre fuite de la guerre au Sri Lanka et entrée dans un guerre de gangs à Poissy arrive un peu tard dans le film.Il est aussi intéressant de constater (je pense pour l'obtention d'un financement du film et du politiquement correct) que le caïd de la cité et de la majorité de ses collègues voyous sont de type caucasien !!??
Dick
Alice025

1 888 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2015
Quel formidable film, dur et poignant ! Dheepan nous raconte l'histoire de trois personnes fuyant la guerre au Sri Lanka pour venir s'installer dans une cité « très » sensible en France. Ils doivent tout reconstruire, une apparence de famille, apprendre le français, travailler, s'intégrer, vivre... L'évolution de cette intégration nous captive de but en blanc, on voit leurs difficultés mais aussi leur grande volonté de repartir de zéro tout en apprenant à se connaître davantage.
Mais les luttes de quartier sont très violentes et rappellent sans cesse cette guerre. Vouloir échapper à une guerre pour en retrouver une dans un autre contexte est quelque chose de très traumatisant.
Le film ne tombe pas dans les clichés car, même si la France est un beau pays, ces cités sensibles existent et ne sont en aucun cas exagérées.
La fin nous tient en haleine jusqu'à la fin, et le trio d'acteurs (non professionnels je précise) est simplement magnifique. Une Palme d'Or vraiment mérité !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 août 2015
Une palme d'or moyenne. On sent Audiard toujours aussi en forme et inventif formellement. Mais le récit reste assez miève et, surtout, la fin semble complétement inexplicable et renvoie aux grandes heures de Charles Bronson. Pour la subtilité on repassera. Dommage, Audiard nous avait habitué à mieux !
Martin P.
Martin P.

57 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2015
Audiard fils jouit désormais d'une réputation solide, suite à ses succès critiques et commerciaux que sont De battre mon cœur s'est arrêté, Un prophète et De rouille et d'os pour les plus récents. Ayant reçu la récompense suprême à Cannes, on pouvait donc attendre énormément de ce Dheepan.
Il est important de noter ici que le casting est composé d'inconnus, a priori acteurs amateurs. Il s'agit d'un mélange de film social et d'histoire d'amour, avec pour toile de fond la société française et plus particulièrement des banlieues, ou les immigrants sont la plupart du temps logés.
Une fois de plus la mise en scène est somptueuse, je reprocherai juste au scénario une fin en dessous du reste du film. A signaler également que la bande sonore est signée Nicolas Jaar, elle est donc discrète et très bonne.
Un très bel exercice de style pour l'un des meilleurs réalisateurs français du moment.
PIERRE-QUI-ROULE
PIERRE-QUI-ROULE

94 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2015
Un scénario subtil, fin et intelligent (probablement le plus intelligent des scénarios écrits pour des films d'Audiard). Une photo très originale. Un excellent casting (Jesuthasan et Rottiers très charismatiques).

Moi qui détestait Audiard, pour son côté nihiliste comme Hanecke (je n'ai pas aimé son Amour qui sonnait tellement faux), j' étais surpris de voir un film enfin humain. Ceux qui ont aimé Le Prophète, ne trouveront peut-être pas leur compte.

Contrairement aux autres, le pétage de plomb à la fin du film,était juste, bien filmé et nécessaire.

Un montage un peu plus serré aurait été mieux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 novembre 2018
Histoire de 3 vies humaines très touchante. Très bon jeu de l'ensemble des acteurs.
Le démarrage peut sembler un peu long mais finalement nécessaire pour appréhender au mieux les personnages et comprendre les événements qui se passent à la fin du film...
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2015
Vu DHEEPAN ce soir, la Palme d'Or de Jacques Audiard. Certains disent qu'Un Prophète l'aurait méritée davantage. Peut-être, sans doute… Personnellement, je trouve à son nouveau film tellement de qualités que l'idée ne me serait même pas venue à l'esprit. Quel réalisateur en France, aujourd'hui, fait preuve d'autant d'audace et de maîtrise ? Qui manie aussi bien que lui la finesse et la puissance ? Qui porte son ambition de cinéaste aussi bien sur la forme que sur le fond ? Je ne sais pas… Ce que je sais en revanche, c'est que le destin de ces trois êtres fracassés par la guerre et l'horreur qui tentent, dans une banlieue à feu et à sang, de se reconstruire et de s'aimer, m'a ébranlée. La première partie, qui s'attarde sur leur tentative d'intégration, la naissance des sentiments, l'apprivoisement réciproque, est bouleversante. Les deux acteurs (le Sri-Lankais Antonythasan Jesuthasan et l'Indienne Kalieaswari Srinivasan) sont magnifiques de bout en bout. Puis le récit se complexifie, le contexte se tend, l'ambiance devient irrespirable. Alors le passé refait surface, les démons ressurgissent et l'harmonie fragile vole en éclat. La guerre civile au Sri-Lanka a fait des ravages dans le cœur et l'âme de Dheepan et les traces qu'elle a laissées hantent ses rêves. Ce deuxième chapitre, très nerveux, cloue sur place. L'épilogue, rapide, cathartique (!), peut surprendre. Il est, après réflexion, assez cohérent. On reproche souvent au cinéma français de se regarder le nombril : Jacques Audiard prouve de films en films sa curiosité insatiable pour toutes les histoires, tous les genres, tous les horizons. Leurs points communs ? Une force sensible, une profondeur rare… Et une maestria qui impose le respect.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2015
« Dheepan » est un film hautement imprévisible, que le spectateur ne réussira pas à ranger dans un genre précis. Le mélange des genres était, depuis ses débuts, une des signatures d’Audiard. Il n’a jamais été aussi foisonnant que dans « Dheepan ». Le film avance donc des territoires connus du spectateur mais en renouvelant le regard qu’il leur porte. Comme tous les films d’Audiard, en fait. Sauf que… quelque chose finit par affleurer, que l’esprit du spectateur ne va pas réussir à absorber.
Une semaine après la projection, je ne sais toujours pas si cela fait de « Dheepan » un très grand film, ou un film raté – ça le rend en tout cas passionnant. Le final guerrier est à ce point perturbant, nouveau et déroutant que je ne sais pas encore si cette idée était un coup de génie – un pied de nez formidable au naturalisme français, une échappatoire dingue à ce canon du grand cinéma d’auteur français, justement récompensée par la Palme d’or – ou un coup de grâce à un film qui commençait à craquer, écartelé entre les appels contradictoires au réalisme du film social et à la mécanique spectaculaire du film de genre.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2015
Avec son sujet exotique (combien de spectateurs pourraient situer l'origine du peuple tamoul sur une carte du monde ?), ses acteurs inconnus et son titre curieux, le film de Jacques Audiard ne cherche pas la séduction facile.

Pourtant, la première chose qui frappe en découvrant la Palme d'Or, c'est sa fluidité, l'élégance de sa mise en scène qui semble débarrassée des afféteries coutumières d'Audiard.

Ici, tout semble simple : les scènes s'enchaînent habilement, même si elles sont âpres et violentes, suscitant la curiosité et l'intérêt. L'intégration de la famille sri lankaise interpelle : elle est à la fois facile et impossible, commandée par une impérieuse énergie et figée vers une utopie de départ qui rend le passage français accessoire dans la trajectoire des personnages. L'invention d'une famille est également une magnifique idée de cinéma, que j'aurais aimé voir creusée en profondeur.

Toute la première partie est fraîche, originale et admirablement mise en scène, zébrée de visions magistrales et enveloppée par une bande-son impeccable. Un régal.

Le film se brise malheureusement en son milieu pour verser dans un film d'action et de violence assez lambda. Le héros Dheepan se transforme tout à coup en Sylvester Stallone sévèrement bur(i)né. C'est qui faut pas l'énerver, le Tamoul.

Si ce virage scénaristique peut se défendre, c'est la façon de le filmer comme une explosion de violence qui gâche un peu le film. Tout devient alors too much (cette montée d'escalier interminable), alors que tout était dans le mystère et la retenue quelques minutes auparavant.

Les choses empirent encore d'un cran dans les ultimes scènes (que je ne révèlerai pas ici), avec une rupture de ton encore plus grande et un basculement dans la mièvrerie qui laisse un goût amer.

Audiard frôle le chef-d'oeuvre, mais le hiatus au coeur du film l'empêche de concrétiser.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 août 2015
Très bon film ! C'est du ( Jacques ) Audiard !! j'ai retrouvé la même intensité "dérangeante" que dans Un Prophète: ses films nous mettent mal à l'aise, et me captivent !!
Il ne fait pas des films juste pour distraire les foules.
Il évoque de milieux durs, qu'on ne veut pas connaître, parce qu'on préfère regarder ailleurs, pour rester ds notre confort égoïste. Et pourtant, ça se passe près de chez vous, ou pas loin, en France !!
Comme pour les immigrants actuellement: tant qu'on les voit à la TV, on veut bien s'indigner, mais pas !

Ces personnages passent d'une guerre ethnique à une guerre de clans: entre ceux qui se font la guerre et ceux qui jouent à la guerre... la même bêtise humaine ... la femme est l'avenir de l'Homme.
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