L'Odeur de la mandarine
Note moyenne
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87 critiques spectateurs

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Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2016
Injustement boudé par une bonne partie de la critique, "L'odeur de la mandarine" parle pourtant de manière très juste et délicate de la sexualité durant la première guerre mondiale pour des soldats invalides et révèle l'exquise Georgia Scalliet de la Comédie Française. Les dialogues sont de plus écrits avec intelligence et soin.
Post-xMoVie
Post-xMoVie

11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2016
Un film tendre, qui s'efforce de faire surgir un peu de lumière pendant la Grande Guerre, en créant une relation ambiguë, voire ambivalente entre deux personnages simples, l'un rescapé de guerre avec une jambe en moins et qui demande l'autre en mariage, une pauvre femme veuve mais résistante, autour de qui gravitent la mémoire d'un homme aimé et celle d'une fille à élever. De cette situation, Gilles Legrand fait découler une union à mi-chemin entre le devoir et le respect vis à vis de l'autre, avec une Angèle (Georgia Scalliet, impeccable quoiqu'un peu trop timide) tiraillée entre deux époques, qui frustre son mari Charles (Olivier Gourmet, rugueux mais fragile, qu'on imaginerait bien dans un livre de Zola) à cause du souvenir d'un fiancé mort à la guerre. Frustration sexuelle, en premier lieu, puis morale, et enfin sentiment d'impuissance et de jalousie. C'est une histoire assez naturaliste (on pense notamment à Maupassant), très propre et pas très audacieuse, avec des péripéties vite réglées par des élément réconciliateurs un peu bancals... Mais bon, si cet amour (parfait?) ne donne pas vraiment de relief au film, il reste encore la beauté des plans, la mélancolie et le romantisme qui en émanent, avec deux performances au sommet. Et un cerf bien mystérieux, assez allégorique et dont chacun pourra tirer sa propre interprétation...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 avril 2016
Film sans aucun intérêt.
La réalisation est à revoir, une belle histoire mal mise en scène, que dommage...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 avril 2016
Une belle histoire entre deux éclopés de la vie, entre deux victimes de la guerre, entre un homme gentil, spirituel et pas si moche que ça (ça vous sauve un bonhomme la barbe) et une femme drôle, pétillante et facétieuse... Ou entre un unijambiste et une grosse menteuse, entre un vieux monsieur très riche et une pauvre jolie femme très jeune (oups, désolée, ça m'a échappé).
Et pourtant, ce qui est fou c'est que, malgré tout, on se laisse véritablement embarquer par la relation qui s'installe entre Charles et Angèle, grâce à des dialogues savoureux interprétés avec un naturel confondant, grâce à des joutes verbales extrêmement modernes (au point de sembler un poil anachroniques par moment).
Jusqu'à ce que Charles demande à Angèle de l'épouser...
La suite ici :
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2016
Pendant la première guerre mondiale, Angèle, veuve de guerre, s'installe, avec sa petite fille, au domaine du Capitaine Charles de Rocheline. Elle est engagée comme infirmière pour soigner le Capitaine qui a perdu une jambe à la guerre.
Cette histoire d'amour entre arrangements et passion vaut surtout pour le portrait de femme qu'elle porte. L'héroïne d'une modernité insolente est interprétée par Georgia Scalliet dont nous connaissions déjà le talent sur les planches de la comédie Française mais qui éclate au cinéma pour la première fois. Olivier Gourmet et Hélène Vincent, comme toujours excellents, lui donne la réplique. Les images où la nature est reine sont très belles. Quant au scénario, à l'image de son héros, il boite un peu trop.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 mars 2016
Plutôt un mauvais téléfilm... Tout le film est rempli de sexualité : explicite ou implicite, ça en devient nauséabonde, même les animaux y ont droit... En plus de ça l'histoire n'est pas top et les jeux de rôle peu crédibles... il m'a laissé un mauvais goût... ou plutôt un dégoût !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2016
Sur fond de Guerre, une infirmière vient s’installer chez un homme ayant perdu une jambe lors d’un combat. Cet homme c’est Olivier Gourmet. Sa pudeur et la profondeur de son jeu nous procure beaucoup d’empathie. A l’inverse, quelque chose nous gêne dans la prestation de Georgia Scalliet. Sa voix minaude et son jeu plat, nous laisse de marbre. Pourtant la voici dans un film classique où son rôle ne lui demandait pas beaucoup de travail. Oui, L’odeur de la Mandarine suit un schéma linéaire, efficace certes, mais qui laisse peu de place au chamboulement. Pourtant les tentatives d’humours sont nombreuses et auraient pu bousculer le mélodrame qui plane incessamment sur le film, mais le manque de lâcher-prise est évident.
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Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 février 2016
Un drame sur le deuil et le désir au récit très bien écrit avec des dialogues fins, une parfaite reconstitution, ainsi qu'une belle mise en scène dans laquelle évoluent l'excellent Olivier Gourmet et révèle la jeune Georgia Scalliet. Du beau cinéma.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2016
Peu de plans, mais une réalisation attachante, on passe un bon moment........................................2 étoiles et demie.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2016
Je n'avais pas entendu parler de ce film de Gilles Legrand (Tu seras mon fils) sorti apparemment très discrètement en septembre dernier. Et c'est bien dommage car voilà un film absolument magnifique. Très belle mise en scène pour une histoire d'amour très particulière dans une période très troublée. Olivier Gourmet est une fois de plus impérial et Georgia Scalliet est une bien belle révélation. Superbe !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 février 2016
Interprétation remarquable de tous les personnages. Dialogues pertinents et savoureux. Film intelligent.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2016
Cela aurait pu être une histoire dans la lignée du "Journal d'une femme de chambre", côté "capitaine Mauger"/servante-maîtresse, mais là le capitaine (Charles de R.) est un homme digne et généreux (s'il ne la reconnaît pas, ou l'adopte, il couche Louise, la bâtarde d'Angèle, sur son testament), et non un personnage mesquin et grotesque, et l'héroïne (Angèle), ni une ancienne "fille" (Célestine), ni une bonne cupide et mal dégrossie (Rose), comme chez Mirbeau, mais une infirmière, (presque) veuve de guerre. On est à la fin de la Grande guerre, en Picardie, à quelques kilomètres du front (dont on perçoit, dans la distance, les lueurs et l'écho des canonnades). "L'Odeur de la mandarine" (ou plutôt de "Mandarine", la jument) n'est pas une critique sociale acerbe à la Mirbeau, mais un film d'apprentissage (ou de renaissance - à la vie - de deux "accidentés", lui, mutilé de guerre, elle, à qui ce conflit interminable a ravi le père de son enfant). C'est assez bien fait, même si les métaphores naturalistes (la saillie de Mandarine, les rencontres avec le cerf..) sont finalement un peu lourdes. Le meilleur de ce 4e "long" du quinqua Gilles Legrand (dont il n'est pas le seul scénariste - le chevronné Guillaume Laurant, souvent complice de Jeunet et ex-mari de Sandrine Bonnaire, à la coécriture) est, outre une belle photo (Yves Angelo), une solide distribution : l'excellent Olivier Gourmet (Charles), Hélène Vincent (Amélie, la gouvernante), la pensionnaire du Français Georgia Scalliet - première apparition sur grand écran (Angèle), et l'inquiétant Dimitri Storoge (la "tentation" de passage, façon "Joseph" - si l'on voulait poursuivre la familiarité avec Mirbeau). Même les petits rôles sont bien tenus (la petite Louise, les cacochymes notaire de famille et curé du village, le sergent-fourrier cherchant à réquisitionner de nouveaux chevaux - promis à l'horreur du front ....).
Michel P.
Michel P.

5 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2016
Les canons grondent au loin. En 1918, un officier de cavalerie , amputé d'une jambe, retourne dans sa grande propriété perdue aux milieu des forêts. Pour lui prodiguer ses soins quotidiens, il engage une jeune infirmière qui s'installe avec sa fille. Les sentiments humains étant ce qu'il sont, bien difficiles à contenir, et le bon parti qu'il représente malgré son handicap, lui font espérer un rapide mariage. Mais elle, pense toujours à son amour parti sur le front, et ne veut pas trahir.

Olivier Gourmet, tour à tour, amant pressant, et mari colérique, est juste impressionnant une nouvelle fois. Ça devient une bonne habitude. C'est pour moi, un des meilleurs acteurs francophones et son jeu touche la perfection (aussi bon que Vincent Lindon dans Journal d'une femme de chambre

Je ne connaissais pas Georgia Scaliett. Elle crève l'écran en femme tourmentée, qui essaie pourtant d'accomplir ses devoirs conjugaux. Lorsqu'elle se promène sur son cheval au galop, elle croise souvent un cerf. Symbole du difficile choix entre la sécurité du cheval (l'aisance promise à sa fille par un bon mariage) et la liberté du cerf majestueux (l'absence de bride à laquelle aspire chaque femme). La toute dernière image du film donne la réponse.

En nous transportant au milieu des paysages bucoliques d'un autre siècle, dans une vieille atmosphère des campagnes profondes, des domestiques curieux, d'un déserteur intéressé et d'un couple qui se cherche, avec des scènes d'amour intenses, une bien belle découverte en ce dimanche morose et pluvieux d'octobre.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2016
Nous sommes en 1918, à la fin de la Grande Guerre. Lui, Olivier Gourmet, propriétaire terrien, capitaine de cavalerie, y a perdu une jambe. Elle, Georgia Scalliet (sociétaire de la Comédie-Française et révélation du film), infirmière, y a perdu le père de sa fille.
Comme de bien entendu, ces deux écorchés vont se rencontrer, se plaire, s’aimer et se marier. Sauf que… ils le feront dans le désordre !

C’est d’abord la rencontre de deux solitudes et la camaraderie des survivants ; puis le mariage, par pur calcul rationnel, malmené par l’arrivée d’un soldat désertant le front.

Gilles Legrand filme à l’ancienne, sans se presser, cette histoire. La passion que les humains peinent à exprimer est mise en image à travers les animaux : la jument Mandarine et l’étalon Oslo. La métaphore ne brille pas par sa subtilité, mais reconnaissons-lui son efficacité.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2015
Une belle histoire comme le cinéma français sait si bien les raconter. La relation qui se noue entre les personnages des excellents Olivier Gourmet et Georgia Scalliet est très intéressante. J'ai eu un peu de mal à comprendre ce dénouement assez inattendu mais j'ai quand même passé un très bon moment.
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