La première partie du film est prometteuse. L'idée de la miniaturisation des humains est intéressante et pleine de potentiel. L'histoire se met en place. Quelques scènes rigolotes pendant la miniaturisation. Au bout d'un moment, ça y est, tout est en place ! Maintenant la partie vraiment intéressante de l'histoire peut commencer !
... et c'est là que ça devient nul.
La miniaturisation n'est drôle et intéressante que par contraste avec le monde des "grands". Or, dans la deuxième partie du film, il n'y a plus de grands. Comme on ne voit que des petits et que tout est construit à leur échelle, on ne se rend même pas compte qu'ils sont petits et ça n'a plus aucune importance. Le thème central du film disparait pratiquement complètement du film.
La deuxième partie du film est dominée par le personnage de la Vietnamienne, un personnage extrêmement désagréable qui ruine le film. Plusieurs autres critiques disent que c'est le doublage français qui la rend insupportable. Non non, je vous rassure, j'ai vu le film en VO et elle est tout aussi détestable en VO. Un accent caricatural, agaçant et qu'on comprend à peine, et une voix criarde très désagréable, difficile à supporter. Le caractère c'est pas mieux. Elle pique des crises, elle est malpolie, autoritaire et horrible. Le caractère de Paul dit qu'il l'admire. Mais nous on l'admire pas du tout. Elle nous tape juste sur les nerfs. Je ne suis pas arrivée à avoir de l'empathie pour elle. Pas beaucoup pour Paul non plus, d'ailleurs, qui a l'air de penser à sa liste de courses pendant la majeure partie du film.
Combien de fois faut-il le dire aux scénaristes ? Les personnages principaux doivent être sympathiques. Pas parfaits, ils doivent aussi avoir des défauts, faire des erreurs... mais ils doivent rester un minimum sympathiques, sinon le public décroche. Ici, aucun des personnages n'est attachant. C'est peut-être ça le plus gros défaut du film.
Leur histoire d'amour n'est pas vraiment crédible non plus. On ne voit pas vraiment comment ils se rapprochent, pourquoi ça clique entre eux, comment les sentiments naissent. À la fin du film quand il veut, pour une fois dans sa vie, faire quelque chose qui a du sens pour lui, elle refuse de le suivre (mais n'explique pas vraiment pourquoi) et le culpabilise tellement qu'il renonce à son projet et se sacrifie pour passer ce qui leur reste de temps avec elle. Il doit vraiment l'aimer et l'admirer. Et on ne comprend toujours pas vraiment pourquoi, vu qu'elle est super désagréable et qu'elle a passé son temps à le martyriser et à lui crier dessus. J'ai fini le film en me grattant la tête sans trop comprendre.
C'est tellement dommage. À partir du moment où il est miniaturisé, le film aurait pu partir dans tellement de directions intéressantes ! J'aurais adoré voir une comédie romantique dans laquelle un "petit" fait la cour à une "grande" et à la fin elle se fait miniaturiser par amour pour lui ! Ah, comme c'est romantique ! Ou alors un film d'aventure : le monde des "grands" s'effondre dans une grande catastrophe écologique et les "petits" doivent se débrouiller tout seuls ! Comment vont-ils faire ?? J'aurais adoré les voir confrontés à des insectes et des rongeurs géants. J'aurais adoré voir des chats chasser les petits humains miniatures !
OU ALORS, si on veut faire un film profond sur des sujets qui dérangent, okay - mais alors, il faut le faire vraiment. Car ce film là touche à plein de sujets comme les inégalités de classe, l'écologie, le consumérisme, etc. mais tout est traité de manière superficielle et sans aucune solution. Le film ne va pas au fond des choses.
Aucune révolution n'a lieu à Leisureland. Les écolos sont juste une secte de hippies qui jouent du tambourin. Tout reste comme c'est et puis c'est la fin du monde. Youpi.
Il faudrait refaire un ou plusieurs films dont la première partie est similaire à celui-ci, mais la deuxième partie plus intéressante.