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Victor M
2 abonnés
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2,0
Publiée le 10 août 2026
Le film va bientôt fêter ses 40 ans et n'arrive pas à nous faire oublier (ou pardonner) son grand âge : les images ont vieilli et le manque d'action est cruel.
Pension Bertolini – Florence, romanesque escapade ou comment un échange de chambre avec vue rapproche une fille coquette de la haute bourgeoisie Lucy (Héléna Bonham-Carter) avec George Emerson en visite touristique avec son père. Nullement aisé de s’émanciper lorsque la tante Charlotte (la merveilleuse Maggie Smith ( 1934 – 2024 / 90 ans) ) chaperonne Lucy selon des principes rigoristes en phase avec les mœurs de l’époque post-victorienne. Judi Dench complète cette distribution prestigieuse typiquement britannique. Adapté d’un roman de (1879 – 1970 / 91 ans) , deux conceptions de l’existence s’opposent entre un univers guindé limite suranné conditionné par une fausse ou feinte retenue et le déterminisme libertaire sans entrave affiché par Georges Emerson. « Vous rendez vous compte du bonheur pour quelqu’un de trouver son complément »telle est la morale de l’histoire.
Chambre avec vue - l’amour au temps du désir, des chaprons et des bonnes manières ! Tous les ingrédients pour plaire à notre côté adolescent romantique ! 3,5/5
Comédie de moeurs autant que de caractères, "Chambre avec vue" raconte comment le sens des convenances et le puritanisme de la bourgeoisie victorienne pourraient empêcher l'histoire d'amour entre la jeune Lucy et George Emerson. Ils se sont rencontrés en Italie et le hasard les fait se rapprocher une nouvelle fois en Angleterre. Costumé et ouvertement romantique -la nature, dans le préambule italien comme la suite dans le cottage anglais, tient une place prépondérante- le sujet sentimental de James Ivory est somme toute conventionnel. Mais il est riche de ses personnages, de cette belle et virginale Lucy jouée par la ravissante Helena Bonahm-Carter, de cette tante vertueuse et coincée ou de ce peut-être futur époux amidonné, trop cérébral pour être viril semble-t-il. Tout au long du film, Ivory oppose à l'éducation anglaise corsetée l'image ou le souvenir de l'Italie, emblématique d'une certaine liberté et d'élans du coeur non contenus. En jeune fille bien élevée, Lucy refoule ses sentiments "italiens". Le film n'est pas sans quelques longueurs en rapport avec certaines évidences du scénario et des personnages, mais on demeure constamment sous le charme, sous une séduction à laquelle l'interprète de Lucy n'est sûrement pas étrangère.
Chambre avec vue fait partie de ses films bourgeois d'un autre temps qui, un jour, ont pu avoir leur heure de gloire avant de s'affadir. Rarement le terme "engoncé" ne m'a paru aussi approprié, que ce soit pour les personnages, pour l'histoire ou les situations. Au début, on se demande si tout cela est fait exprès. Au fur et à mesure, cela devient plus subtile - on voit bien qu'il y a une moquerie sous-jacente - mais le film reste lourd et corseté. Malgré le talent des acteurs, tout est prévisible, lourd. Si le réalisateur devait faire une critique acerbe de milieu bourgeois - comme il en a l'intention - autant qu'il aille jusqu'au bout. Là, nous sommes dans un entre-deux. Finalement, rien ne change vraiment, tout est très convenu, jusqu'à la rupture et au mariage entre les deux êtres qui s'aiment. Fin que l'on aurait pu deviner au bout de 20 minutes de film. Certaines scènes sont très maladroites, frisant même le ridicule quand il s'agit de montrer la rixe de la "plèbe" florentine, aboutissant au mièvre évanouissement de l'héroïne et de son sauvetage par l'aspirant. Tout sonne faux et prête le propos à une fausse subversion maladroite. La contemplation de la nature toscane et des bocages britanniques, la scène du premier baiser dans les champs d'orge et surtout, celle de la couse poursuite entre Culs Nus, interrompue par le passage inopiné de la bonne société, réhaussent l'intérêt du film.
Complètement oubliable car d'un ennui scénaristique fou ! J'avais la bêtise de croire que la barrière des manières bourgeoises anglaises allait petit à petit tomber pour qu'on puisse plus intimement découvrir les personnages. Le ton du film ne change pas tout du long, les premières quinze minutes résument à elles seules l'heure quarante cinq restante !
Au début, le film donne une impression de quelques incohérences, en lien avec un scénario quelque peu maladroit. Puis, les choses se mettent en place, nous donnant un film plutôt intéressant, où des êtres, par ailleurs oisifs, se cherchent, peinent à se trouver et où l’amour n’est jamais une évidence.
ce n'est pas l'arice qui fait son personnage c'est le réalisateur; le pouvoir fascinant de ce visage et de ses émotions c'est le talent d'Ivory qui le crée. Toute la beauté du film y est enfouie
Bien, effectivement en regardant le film on a l'impression de lire un roman anglais à la jane austeen... Les décors sont jolis mais un peu plat tout ça...
Difficile d'adhérer à cette réalisation surannée, chapitrée avec des titres caustiques, dans un décor so british, certes inspiré de l'art pictural, mais diffusant une atmosphère aussi corsetée que les héroïnes! Malgré des interprétations plaisantes (dont un surprenant Daniel Day-Lewis), aucune émotion n'affleure, d'autant que l'accumulation d'heureuses coïncidences manque de crédibilité et les enjeux de force ou d'originalité. There's only one thing impossible: to love and to part...?...
Un film qui s’ouvre sur « O mio babbino caro » de Puccini, moi je lui mets d’office la moyenne. On a droit aussi à quelques belles images de Florence, autre bon point. Les british font très british, les costumes et les décors sont soignés. Le bat-blesse au niveau des interactions entre les personnages qui sont vraiment trop superficiels. Les deux tourtereaux n’ont absolument aucune personnalité, le fiancé est ridiculement coincé, l’amant benêt. Je trouve qu’Helena Bonham Carter joue très moyennement (apparemment se sentait mal pendant le tournage), aucune personnalité comme son personnage. J’ai noté une scène incongrue où un prêtre batifole nu avec 2 autres hommes dans une mare. Ces dames peuvent admirer ses belles balloches. Pour résumé un film cucul, mais qui a le charme du kitsch. On notera le genre de flou hamiltonien qui sert de filtre aux images et qui rajoute au kitsch du film.
James Ivory est connu pour ses films anglais d'époque et à costumes, surtout lorsqu'il s'associe avec Ismail Merchant, le producteur, et Ruth Prawer Jhabvala, la scénariste, dont le trio se spécialise alors dans ce genre de production (enfin sauf quand ils produisent des films indiens). Mais bref, du trio, je n'avais jusqu'à présent vu que "Les Vestiges du jour" (enfin et la production "Call me by your name" dans un tout autre style) et je savais donc à peu près à quel style m'attendre, c'est-à-dire très pictural mais surtout très "anglais" finalement. C'est-à-dire que nous avons des parties de thé qui s'en finissent plus, des échanges dialogués aux accents à couper au couteau, toute une mise en scène de la bourgeoisie de l'époque, des petits cottages sympas et surtout une mise en avant de la culture de manière générale. J’énonce tous ces éléments ici comme si c'était des défauts mais c'est justement, au contraire, ce qui participe au charme de ce genre de films, surtout lorsque c'est maitrisé comme ici. Car oui, si le le scénario est tout de même assez mièvre et prévisible, on ne peut s'empêcher de se prendre d'affection pour les personnages et en particulier l'héroïne donc qui essaye de sortir de son monde étriqué, de sa fameuse chambre finalement. Au cours d'un voyage en Italie, Lucy et sa cousine Charlotte font la rencontre de George et de son père. Lucy tombe amoureuse de George mais tente de l'oublier. De retour en Angleterre, elle fait la rencontre de Cecil, un dandy très pompeux, qui la demande en mariage. Elle accepte mais c'est sans compter sur le retour de George et son père qui ont loué un petit cottage pas loin. Bon voilà, c'est clairement "Les Feux de l'amour", surtout que les coïncidences sont un peu grosses, malgré tout plus ou moins justifiées par le film, mais ce dernier a cette ambiance si particulière qui nous accroche malgré les quelques longueurs. Il y a également la mise en scène qui captive le spectateur, autant que le scénario d'ailleurs avec donc, encore une fois, ces plans très picturaux et à la photographie magnifique qui rappellent d'ailleurs parfois "Pique-nique à Hanging Rock". Concernant les acteurs, nous avons un excellent casting dont Helena Bonham Carter dans son premier long-métrage. "Chambre avec vue" est donc un film qui n'est certes pas passionnant mais qui est déjà d'une part visuellement magnifique et qui a cette faculté à mettre en scène des personnages attachants.
Film d'époque bien réalisé, mis en scène et merveilleusement interprété par Helena Bonham Carter, mais aussi tous les autres : casting excellent. Même si c'est une histoire clichée, on rentre dedans et on se demande bien comment ça va se terminer...
L’intrigue de ce drame d’époque est classique. Une jeune Anglaise se retrouve tiraillée entre deux hommes. Un passionné ténébreux qu’elle a rencontré lors de vacances en Italie. Et un riche snob très rigide qui la demande en mariage. Lequel va-t-elle choisir ? Ca aurait pu être sans grand intérêt, sauf que « A Room with a View » est un film du tandem Ivory / Merchant. En conséquence, les dialogues et les situations s’avéreront subtils. Dévoilant les complexes so british de la haute société, les non-dits, et autres implicites. Ce triangle amoureux sera en réalité un prétexte pour dresser une peinture de cette époque. En parlant de peinture, James Ivory se complait d’ailleurs à filmer certaines scènes comme des tableaux, ou à faire des parallèles avec des œuvres d’art. Je citerai à ce niveau le premier acte qui offre une très jolie visite de Florence (Duomo, Piazza della Signoria, Ponte Vecchio, tout y passe !). Dont une séquence surprenante de rixe sanglante au milieu de statues Renaissance. Mais aussi une étonnante scène de bain masculine, où nos acteurs jouent aux faunes, et s’adonnent à de la nudité frontale ! Tandis que le film bénéficie évidemment de ses interprètes de qualité. Helena Bonham Carter, dont c’était le premier rôle au cinéma, et qui incarne une protagoniste qui a tendance à mentir (y compris à elle-même) pour fuir ses sentiments. Maggie Smith, qui même plus jeune, a toujours l’air vieille (!), joue le chaperon un peu trop strict. Judi Dench interprète également un petit rôle de critique/auteur pompeuse. Avouez que ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir ces trois dames réunies dans une même scène ! Chez les messieurs, Daniel Day-Lewis, alors peu connu, cabotine doucement en snobinard guindé. Feu Julian Sands m’a pour le coup surpris. On le voit en général dans des seconds rôles sinistres, il incarne ici l’amant reclus mais passionné ! Un beau film.