Chambre avec vue
Note moyenne
3,7
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71 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 décembre 2011
"Chambre avec vue" fait honneur à son titre, car c'est bien plus qu'un film que nous propose James Ivory, mais presque une oeuvre picturale. En effet, le film qui suit avec précision le chapitrage du livre de Forster nous présente plusieurs tableaux, plusieurs ambiances, plusieurs vues justement avec une rare finesse. L'italie tout d'abord nous apparaît tour à tour sublime et théâtrale (je pense notamment à la scène du meurtre qui paraît presque être un rêve, une mise en scène sous le regard des statues de Michel-Ange, divinités qui régissent le destin des mortels, et une foule en noir qui s'agite avec de grands gestes dramatiques), mais aussi enivrante et édénique lors de cette fameuse escapade dans les paysages gorgés de soleil qui entourent Florence. La scène du baiser reste un chef-d’œuvre en soi, où les personnages semblent tout droit sortis d'un tableau de Monet. Elle dans sa robe blanche, titubante dans l'orge, lui tel une statue grecque le visage tourné vers une vue fermée, jusqu'à la voir elle : il en devient exubérant et passionné. Nous sommes loin des clichés dans cette scène, qui aurait pourtant pu tomber dans cet écueil, mais la photographie, la musique et presque la maladresse de ces deux personnages en font un moment extrêmement poétique. Les vues s'enchainent et s'entrecroisent dans ce film de manière virtuose: les vues bornées des personnages guindés que sont Charlotte ou Mr Eager, celles ridicules de la romancière Miss Lavish, celles attendrissantes de Mr Emerson... Nous l'aurons compris, c'est la critique d'une société prise entre les traditions victoriennes et celles plus audacieuses d'un début de siècle que le livre et le film s'appliquent à dépeindre. Les personnages libres nous apparaissent sublimés, comme lors de la scène du lac, où, dénués de toute pudeur, des corps nus s'éclaboussent et se courent après, nous rappelant les statues qui trônait sur la place à Florence dans la première partie. Lucy dont la chevelure brune et ondulée rappelle les héroïnes romantiques en deviendra une à travers la vue que lui offre George, personnage taciturne et étrange dont la vie intérieure est bouillonnante, comme la sienne. Cecil (dont le nom évoque l'aveugle, contrairement à Lucie qui signifie lumière) quant à lui apprécie l'art, mais comme une chose qui se contemple plus qui ne se se crée, il cherche donc à enfermer Lucy dans un tableau plutôt que de lui ouvrir un cadre sur l'extérieur. Cecil est un personnage cependant comique, comme bon nombre d'autres dans le film qui sont tous interprétés avec justesse et talent, et nous donne l'occasion de rire plus d'une fois. Daniel Day-Lewis est délicieusement insupportable, tout comme Maggie Smith. Simon Callow at Rupert Grave respirent quant à eux la joie de vivre, et Denholm Elliott nous offre une interprétation d'une grande sincérité. Pour ce qui est du couple principal, le charme de Mlle Bonham Carter réside dans ses quelques maladresses, celle de Sand dans sa stature silencieuse. Le film prends sont temps, son rythme est tranquille car il nous incite à voir et à apprécier avant tout, pour pouvoir ressentir ensuite...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juin 2011
Un très beau film à costumes avec les excellentes Helena Bonham Carter et Maggie Smith . Ce film a quelque chose que les autres films à costumes n'ont pas et croyez moi c'est ce qui en fait quelque chose de magique .
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juillet 2014
Autant on pouvait encore apprécier « Retour à Howards end » pour l’histoire et le côté classique british, autant là on est trop sur le poids des convenances, de la politesse, de la bienséance, de l’éducation… Déjà que vu de son pays c’est chiant, alors avec la pseudo aristocratie anglaise c’est vraiment lourd. Surtout là il n’y a que ça, et si on l’enlève il n’y a plus d’histoire. Celle-ci d’ailleurs est très convenue, trop connue, tout comme la trame, ce qui rajoute un côté sans surprise qui finit de faire décrocher. Et pour achever le tout on ressort avec une impression de longueur qui s’étire, plombée par un rythme très lent et qui ne décolle jamais, bref ça endort. Bien sur le fait que ce soit un film romantique ne me le rend pas plus sympathique, mais là encore (alors que c’est tout le propos) on ne ressent pas les émotions, on ne voit pas ce qui amène l’amour et l’attirance entre les 2 qui s’ignorent sans cesse…
Une fois passé ces écueils plus que trop importants on observe de bonnes choses : des acteurs biens dans leur partition (Daniel Day Lewis notamment, inhabituel dans ce rôle, un des 1ers pour Helena Bonham Carter)sauf Julian Sands trop terne et fade, une musique dans le ton (Puccini), une mise en scène bien compréhensible, des dialogues et des costumes d’époque, des décors sympas… Pas mal de bons éléments en somme, presque une reconstitution historique tant le détail est travaillé, mais insuffisants pour relever le niveau plombé d’un long métrage à réserver aux fans de classicisme anglais.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2020
S'aimer...se sèparer...comment èchapper à l'amour selon James Ivory ? Sous le ciel romantique de Florence, Julian Sands fait l'èducation sentimentale de la jeune Helena Bonham Carter (on tombe complètement sous le charme de son personnage, une jeune anglaise qui arrive en villègiature dans la capitale de la Toscane) dans l'un des meilleurs films de son auteur! Une histoire d'amour dèlicate, et, en surimpression, le charme envoûtant de Florence au dèbut du siècle où l'on est agrèablement surpris par le raffinement des images! A noter que "A Room with a View" fut rèalisè à Florence puis dans la campagne anglaise et que Bonham Carter ètait tellement concentrèe sur ses propres angoisses qu'elle ètait incapable de jouer! Un calvaire parait-il ? Heureusement Ivory et ses partenaires ètaient là pour lui remonter le moral! C'est donc à ne pas manquer car c'est un petit chef d'oeuvre sur le plan plastique qui place Ivory dans la lignèe de Bolognini et Visconti! Subtil et èlègant dans une Italie vibrante...
konika0
konika0

36 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2016
La comédie de mœurs, genre anglais s'il en est. Évidemment, avec James Ivory, on est en plein dedans ! L'histoire d'une jeune anglaise de la haute au début du XXème. Elle tombe amoureuse du gars qu'il faut pas mais se marie avec celui qu'il fallait, le tout avec moult descriptions des usages de l'époque, autant de carcans pour cet esprit libre. L'image est belle, notamment les scènes italiennes, les décors et costumes soignés. On suit avec intérêt les turpitudes du personnage d'Helena Bonham Carter (excellente comme toujours) et on se délecte de la prestation décalée de Daniel Day-Lewis (méconnaissable !). Le défaut ? Trop, vraiment trop de parlotte. Cela alourdi un film qui aurait pu être une très bonne comédie enlevée. A voir en VO, of course, pour la richesse musicale des accents.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2013
Film très léger de James Ivory qui s’il n’a pas la force de « Retour à Howard End » ou des « Vestiges du jour » s’avère être un très bon cru. Ivory qui est pourtant américain n’a pas son pareil pour dépeindre la haute bourgeoisie anglaise du début du siècle. D’importantes colonies anglaises se retrouvent en villégiature dans des pensions entièrement dédiées aux sujets de sa majesté. C’est à Florence qu’une jeune femme accompagnée de sa gouvernante fera la connaissance d’un fils et de son père. La relation entre les deux jeunes gens se nouera autour de la chambre avec vue que leur cèderont les deux hommes, galanterie oblige. Tout le propos du film partira de ce petit incident heureux pour suivre les deux tourtereaux de Florence au Sussex dans le long et douloureux parcours qui les mènera jusqu’à l’amour. Entre les deux étapes nous auront vu bien des scènes bucoliques et un Daniel Day Lewis surprenant en jeune dandy maniéré incapable de retenir cette jeune femme pleine de vie. On s’amuse beaucoup à suivre tout ce petit monde emmené par la pétillante Helena Bonham Carter fiancée depuis et égérie de Tim Burton.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 août 2012
J'ai totalement, absolument, définitivement adoré ce film. Les acteurs sont extraordinaires: Helena Bonham Carter, comme a son habitude est stupéfiante, Julian Sands est si charmeur, Daniel Day-Lewis est tellement coincé, il entre tellement bien dans la peau de Cecil, Et Maggie Smith est absolument superbe!!
L'histoire est drôle, belle et extraordinairement touchante.
Ce n'est pas un film trop triste, ce que j'ai aimé parce que je n'avais pas trop envie de verser des litres de larmes, donc ce film m'a parfaitement plu.
Tout est magnifique dans ce film, notamment les paysages : Ah! L’Italie, l'Angleterre, que des pays de rêves!
Ce film est une pure merveille!
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2012
James Ivory, en grand spécialiste des adaptations des œuvres romantiques de l’ère victorienne, signe là une histoire peu passionnante uniquement basée sur les relations difficiles entre une poignée de bourgeois londoniens apathiques. L’intérêt pour le film ne peut donc venir que de son casting prestigieux, en particulier les trois actrices principales, et surtout de la qualité de la reconstitution historique. Le sens du détail dans les costumes et les décors méritent en effet davantage le détour que les minauderies et les sensibleries qui constituent la base scénaristique ce film bien trop bavard.
Hotinhere

790 abonnés 5 457 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2012
L'histoire d'une jeune femme qui découvre beaucoup de choses sur la vie et l'amour dans la campagne toscane au moment de faire son choix entre deux prétendants. Distribution étincelante dans un décor période victorienne majestueux mais le scénario n'est pas assez prenant.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2018
J'étais déjà habitué avec James ivory à ces films mélodramatiques sur l'aristocratie anglaise illustrés par la nuance et la reconstitution historique. Fidèle au style, ce film ne déroge pas à la règle. Bien joués,bien filmés, beau costumes et beau décors mais l'histoire pff.... Agréable mais trop académique pour moi.
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mai 2008
Une histoire guère intéressante, ennuyeuse ... Pour tout dire j'ai arrêté au bout d'une heure tellement j'étais lassé. A aucun moment, on se sent concerné par le film, il n'y a rien qui peut le sauver même pas Daniel Day Lewis. Je ne comprends pas les critiques si élogieuses qu'il a reçu, bref un sous-film lol.
LucyYy
LucyYy

13 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2020
Le charme de cette romance n'a pas opéré sur moi, Lucy et Georges tombent amoureux sans s'être véritablement parlé, sans avoir réellement eu de scène ensemble. De plus, leur complicité n'est pas flagrante. Je n'ai pas particulièrement apprécié le jeu de nos acteurs principaux. Heureusement il y a quelques scènes amusantes, où ces derniers savent faire preuve de davantage de spontanéité, comme la scène de baignade. Les personnages secondaires comme la tante Charlotte, interprétée par Maggie Smith ou encore Cecil, sont bien plus intéressants parfois que les véritables protagonistes. Le rendu doit être meilleur en livre qu'en film. Les beaux paysages anglais et italiens ainsi que la BO impeccable peinent à porter un scénario qui traine en longueur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2010
Tout simplement une très belle histoire d'amour, avec de très bons acteurs, comme Helena Bonham Carter et Maggie Smith. Film à voir pour des personnes aimant vraiment le cinéma, tout simplement culte.
Alasky

454 abonnés 4 522 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2018
Un film qui a du charme grâce aux décors, aux dialogues, au jeu des acteurs et à l'ambiance 1905 bien transcrite, telle une peinture. Il ne se passe pas grand chose voire rien du tout, donc fuyez si vous n'aimez pas ce genre là.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2020
Rien à voir avec la fenêtre sur cour d’Hitchcock : le suspense de Chambre avec vue ne monte pas plus haut que l’angoisse de commettre un impair en bonne société. Interprétation littérale du roman qui l’a inspiré, le film apporte les promesses du cinéma, essentiellement visuelles, & ne commet pas le moindre faux pas en matière de décors & de costumes.

Il a costumé les dialogues aussi, néanmoins : les lignes ne vont jamais ensemble, décollée les unes des autres dans une négligence d’autrui qui redonde avec les intonations compassées de personnages qui surjouent – oui, les personnages ; leurs acteurs ont avant tout la responsabilité d’en faire les diapasons constants d’une bourgeoisie que rien ne perce, pas même les forts sentiments ni les libres penseurs. On est, au sens le plus strict du terme, dans la “bonne” société. Rien d’autre ne doit exister. Donc elle est “bonne”.

On a beau croire au démarrage lent, c’est tout le film qui s’étire dans cette bonté molle d’une foule de gentilhommes & femmes qui ne se supportent pas – & que le cinéaste faillit à faire tenir au-dessus de leur propre superficialité.

Pour éviter de voir des tares partout où l’œuvre ne voulait que relater les corollaires de son sujet, on essaye de reconstruire le propos, qui doit être là, quelque part sous les monceaux de jolis mots, l’exploitation de protagonistes forts (des bourgeois érudits, ça fonctionne toujours en théorie), l’hypocrisie, les non-dits : les mensonges de la jeune Bonham-Carter, qui font l’objet d’intertitres récurrents essayant bizarrement de reconstituer des chapitres romanesques éparpillés, sont sûrement la clé de voûte d’une œuvre destinée à la maturité, ou à l’inverse le signe avant-coureur de l’écroulement de quelques bonnes mœurs ou le début d’une prise de conscience. Hélas, rien de tout ça : potins & bonne éducation auront de bout en bout la main mise sur une histoire engluée qui pas une seconde ne suspend le huis-clos social.

Donnant une vision étroite d’hommes & femmes “du monde” qui ne connaissent rien de ce dernier, le film offre une vue aussi piètre que la fameuse chambre dans une mixture de fait-exprès & d’incréativité ; on aurait pu comprendre s’il nous avait au moins laissé ouvrir la fenêtre.

→ https://septiemeartetdemi.com/
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