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MadAngelus
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5,0
Publiée le 30 décembre 2011
Quelle surprise, Jean de Florette étant un film d'un niveau acceptable, mais finalement assez banal, je ne m'attendais pas en ce lundi 26 décembre à (re)vivre pareille expérience devant cette deuxième partie incroyablement touchante. Manon des sources (Emmanuelle Béart) outre sa beauté exceptionnelle, est une révélation hallucinante.. Le film quant à lui, pour paraphraser un ami: " il est vraiment bien fait, super bien réalisé, ça fait plaisir à voir ", ainsi pour continuer les superlatifs, les acteurs sont très convainquants, et le scénario, d'une tristesse infinie mis en valeur par des plans parfois basiques (il faut le dire) mais parfois très très travaillés, d'une finesse analytique assez grande. En bref, Manon des sources entre dans mon top X des films français, les larmes aux yeux.
On regrette de quitter Jean de Florette pour attaquer Manon des sources. Depardieu n'y est plus, logiquement... Le récit s'étire et s'étiole un peu. Le film fait la part belle à Ugolin, a qui on pardonne à moitié ses fautes.
cette suite est trés reussi, emmanuelle beart y est sombtueuse et convaincante en une manon belle est mysterieuse, ce second volet est plein de tendresse et d'emotion, culte.
Cette seconde partie manque vraiment de punch et on a franchement l’impression que les scènes s’enchaînent mollement. Peut-être est-ce dû à cette vengeance que l’on attend depuis le premier film et qui n’arrive jamais. On a bien un semblant de vengeance dans Manon, notamment lorsqu’elle bouche la source et immobilise le village, ou lorsqu’elle ignore Ugolin (Daniel Auteuil), mais il manque un petit quelque chose qui fait que le châtiment vaille vraiment le détour. Heureusement, Emmanuelle Béart sauve un peu cette suite avec son personnage. Manon est tout simplement superbe, une belle jeune fille sauvage et douce à la fois qui dégage quelque chose de très érotique (notamment au début, lorsqu’elle danse nue dans la montagne en jouant de l’harmonica). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que tous les hommes du village tombent amoureux d’elle. Ugolin avouera même “avoir eu peur de commettre un crime tant elle est belle”. Coté réalisation, le film est propre et beau, sans effets et fioritures. On apprécie l’ambiance du sud et cette autre époque qui nous plongent tout droit dans l’œuvre de Pagnol : les cigales, le soleil, les maisons en pierre, les fleurs, les accents… C’est très fluide et joliment accompagné par une musique qu’on n’oublie pas. Pour terminer, le final est remarquable et inattendu. La réalisation de cette scène est parfaite, les révélations sont faites dans le calme d’une soirée ensoleillée, à proximité d’une église et entre deux personnages déjà âgés, des aveux faits à l’approche d’une mort certaine.
Même constat que pour Jean de Florette. La logique du cinéma à la française rend ce film parfois un peu mou du genou mais l’atmosphère moite et le talent de la distribution rend le spectacle regardable. Personnellement je ne suis pas excessivement fan de ce que cette histoire explore chez l’humain, mais au final je ne peux m’empêcher de me dire satisfait par ce que j’ai vu…
Grosse production française bien calibrée à tout les niveaux. L'ensemble manque de charme.Seule Emmanuelle Béart apporte un côté sauvage et inattendu à ce film grand public.
Après Pagnol, et après l’adaptation de Jean de Florette, Berri poursuivit avec Manon des Sources, film dramatique en costume assez académique, mais d’une efficacité certaine. Le film séduit en premier lieu par son ambiance. De beaux décors naturels, une ambiance authentique, une reconstitution un peu légère peut-être mais de qualité cependant. Le film de Berri est visuellement agréable, il respire du moins, et si la mise en scène s’avère un peu lourde, un peu statique parfois, technique relativement simpliste pour appuyer des scènes dramatiques, ce n’est pas catastrophique non plus. Reste que Berri aurait pu se montrer plus entreprenant à ce niveau. Le scénario est bon, et reste l’atout maître de Manon des Sources. Si la première partie laisse penser qu’il y a quelques longueurs, il n’en est rien en fait à la vue de la seconde partie. Ne laissant pas place à l’ennui, bien aidé par de bons dialogues, le film s’enfonce au fur et à mesure dans le drame après avoir commencé dans la comédie, et franchement c’est prenant et bien fait. On se laisse happer par l’intrigue jusqu’au final explosif. Rien à redire, Manon des Sources est efficace, et sa méchanceté simple le tire du pathos lourdaud de bien d’autres drames en costume. Quant au casting il regroupe de belles pointures du cinéma hexagonal, et il y a peu à redire. Un Yves Montand au sommet, avec une prestation remarquable, un Daniel Auteuil excellent, et en plus vrai admirateur de l’œuvre de Pagnol, une Emmanuelle Béart très séduisante, au jeu un peu roide néanmoins. Je dirai la même chose d’Hippolyte Girardot d’ailleurs. Clairement Montand et Auteuil emportent le morceau et forme un duo que je n’attendais pas aussi convaincant. Il est évident que l’excellente écriture des personnages est pour beaucoup dans le plaisir qu’on a à les suivre. Manon des Sources est donc un remake aux allures un peu académiques que l’on pourrait prendre pour un film « scolaire ». Mais grâce à son récit solide, à ses interprètes, et à un travail propret sur la forme, c’est tout à fait digeste, et même plus que cela, ce n’est pas une barre de cinéma académique gentil mais qui ne gêne personne. 4
Une étoile qui peut paraitre sévère dans la mesure ou cette suite à "Jean de Florette" n'a rien de honteuse, et pourtant, il est vrai que reste tout de même assez sur notre faim. Car autant toute la force du premier opus (ou presque) reposait sur le petit nombre de personnages qui s'affrontaient plus ou moins consciemment, autant là, les personnages se multiplient et le film en devient alors assez terne. En effet, que ce soit la présence lourdaude et sans support des habitants du village, restant superficiels et qui plus est affublés de répliques assez indigentes et plutôt lassantes. Emmanuelle Béart, malgré sa beauté, n'arrive pas à rendre fascinant son personnage de Manon des Sources, qui aurait sans doute gagné à avoir plus de temps sur l'écran. Heureusement, Claude Berri semble se reprendre lors de son dénouement, le film réussissant alors à retrouver le ton intimiste et sensible qui faisait la force de "Jean de Florette". C'est d'autant mieux que le film pourrait alors définitivement tomber dans un pathos grotesque, ce qu'il évite joliment. On se prend même à être légèrement ému... Dommage que tout cela n'intervienne qu'à une petite demi-heure de la fin, car notre amertume des 75 premières minutes n'est en définitive que renforçé. Vous l'aurez compris, "Manon des Sources" n'est pas un mauvais film, mais tout de même un film qui laisse un profond gout d'inachevé. Dommage.
« Manon des sources », bénéficie de la même qualité photographique que « Jean de Florette » ainsi qu’un grand numéro d’Yves Montand et la beauté gracieuse d’Emmanuelle Béart (avant qu’elle se fasse faire un bec à la Daisy Duck). Néanmoins, cette deuxième partie est mal scriptée et inégalement montée. Après soixante quinze minutes au rythme inégal, sauvées en grande partie par la danse de Manon et la détresse d’Ugolin (Auteuil au sommet), le cinéaste arrive enfin à se lâcher. Mais si ce volet est ainsi supérieur au premier, il supporte difficilement la comparaison avec l’original de Pagnol. Car cette fin succède à plus de trois heures (en comptant la première partie) d’un cinéma cérébral et, malgré la chaleur du Midi, glacial. Très surestimé par la critique, y compris par les anglo-saxons, (Chanel 4 le classant même dans les 100 meilleurs films de l’histoire), adulé par le public français (2 fois 7 millions d’entrées), cette tragédie digne des Atrides méritait assurément un traitement plus ambitieux et moins sur la pédale de frein. Peut être un autre réalisateur ?
Une suite aussi passionnante et bouleversante (Montand si émouvant dans la lecture finale de la lettre) avec une apparition, Emmanuelle Béart (César de la Meilleure actrice dans un second rôle).
Tout le monde a oublié, ou presque, mais Manon est restée et elle est bien décidée à se venger. La suite de Jean de Fleurette, conserve les ingrédients qui ont fait la réussite et le charme du premier film pour notre plus grand plaisir.