Vu La Loi Du Marché de Stéphane Brizé !! Le nouveau film de ce bon réalisateur français, dont il nous avait offert un très beau film avec Quelques Heures De Printemps revient ici avec un film au style documentaire qui est un drame social où est dépeint notre société. Un bon film, atypique, que l'on a pas l'habitude de voir, dû au genre social où l'on nous montre la vie telle qu'on peut la vivre lorsque l'on perd un emploi et la dure réalité lorsque l'on rencontre des difficultés dans la recherche d'emploi avec son système administratif très pénible. Présenté en compétition officielle au 68ème Festival De Cannes en 2015, le film obtiendra le prix de l'interprétation masculine pour l'acteur Vincent Lindon amplement mérité. L'histoire nous raconte la vie de Thierry, la cinquantaine qui a perdu son emploi et se retrouve au chômage. Après une longue période de plusieurs mois de galère et de chômage, il retrouvera un boulot bien moins payé et en dessous de ce qu'il faisait avant mais obligé d'accepter pour subvenir à ses besoins et à sa famille composé de sa femme et d'un fils handicapé. Il deviendra alors agent de sécurité dans un supermarché où il se retrouve face à un dilemme moral lorsqu'on lui demande alors d'espionner ses collègues. Sa réalisation est très posé mais très bonne. Mise en scène remarquable une fois encore. Techniquement parlant il n'y a pas grand-chose à reprocher. Pourtant pas très long, certaines scènes s'éternisent quelque peu nous laissant place à quelques ressentis de longueurs. Il faut aussi souligner qu'il n'y a pas de bande son pour ce métrage et pour ce genre là en général, ce n'est pas très dérangeant. La fin, un brin expéditive m'a quelque peu déçu. Le métrage tout entier se repose donc sur une nouvelle performance impeccable très forte et juste de Vincent Lindon qui est vraiment parfait dans le rôle. Ceux l'accompagnant notamment sa femme et son fils sont très bons avec Karine De Mirbeck et Matthieu Schaller. Les autres éléments du casting ne sont pas de réels acteurs mais plutôt des personnes de leurs milieux professionnels pour renforcer le réalisme poussé à l'extrême. Je relève comme ça Xavier Mathieu, Yves Ory, Catherine Saint-Bonnet. Le film est donc bon et fonctionne car il est fort et criant de vérité en clin avec la réalité de la société d'aujourd'hui ainsi que remarquablement bien joué et interprété. Un drame social fort, touchant et juste à la fois. Ma note : 7/10 !!
Rien à dire sur la prestation de Vincent Lindon, qui est très bonne. Mais c'est un documentaire avec des longueurs inutiles (séance de rocks, surveillance dans le super-marché, caméra de surveillance etc...). Je m'y suis ennuyé ferme puisque on voit cela (malheureusement) très souvent dans les infos quotidiennes. Je ne recommande pas.
Stéphane Brizé a clairement bien étudié le sujet ! "La loi du marché" frappe fort et n'hésite pas à dénoncer plusieurs aspects ridicules du monde de travail, propre à notre société. A la limite du documentaire, le long-métrage traite à merveilles ce système absurde. Que ce soit la scène d'introduction face à ce que l'on est censé appeler "conseiller" de chez Pôle emploi, ou encore le rassemblement des demandeurs d'emploi dans ces même locaux, où l'entraide n'est pas au goût du jour chez ces personnes, pourtant dans la même situation, afin de lécher le plus possible les bottes d'un pseudo formateur (cette scène en ressort comique mais pourtant tellement vraie), "La loi du marché" nous immerge dans ce parcours du combattant avec une écriture riche, vraie, et poignante. Et que dire de ces formations proposées et inutiles dans un secteur bouché, de cet entretien d'embauche via Skype plus vrai que nature, de ce face à face avec cette banquière considérant d'ores et déjà son client chômeur comme mort, insistant sur le fait de ne plus se soucier de sa personne et de se concentrer sur la sécurité financière de sa famille en lui proposant une assurance décès (histoire de ramasser toujours un peu plus d'argent sur le dos des pauvres) ; ou encore de ce flicage de salariés dans les super-marchés où les gérants cherchent à licencier du personnel par tous les moyens... Et encore, on passera sur les départs à la retraite écœurants, où les décennies de fidélité n'auront finalement aucune récompense (rappelant un certain "Mammuth" de Kervern et Delépine) et autres scènes tout aussi réelles qu'aberrantes. C'est indéniable, Stéphane Brizé maîtrise son sujet de A à Z, et nous l'expose dans ce film percutant ! Au-delà de l'importance et de la richesse de son scénario, de la prestation phénoménale de Vincent Lindon, et de son casting, dans son entièreté, tout simplement parfait, nous serons malheureusement confrontés à quelques longueurs, laissant échapper le statut de chef d’œuvre au long-métrage. "La loi du marché" n'en restera pas moins brillant, intéressant, et important !
un Vincent Lindon magistral qui nous entraine dans les méandres de la vie quotidienne des petites gens, les laisser pour compte ceux qui sont obligés de "voler" un steak pour survivre ou des points sur une carte de grande enseigne. un prix d'interprétation à Cannes largement mérité.
Quelle déception que ce film interminable, d'un ennui prodigieux, de scènes trop longues qui s'enchaînent sans véritable sens. Quelle caricature! La vraie vie n'est pas aussi ennuyeuse. Quel dommage, j'avais tant aimé mademoiselle Chambon...
film/documentaire assez bien réussi grace a la puissance de vincent lindon qui est formidable. Pour ce qui est du film pas mal de scenes avec des lenteurs qui se font oubliés par des moments de vie tres realiste que tout le monde a vécu. A allez voir si on a pas le moral a zéro .... sinon risque de suicide !!!
Long, beaucoup trop long ! pas de dialogue, trop de gros plans. Vincent Lindon égal à lui même dans un rôle certes difficile et pesant, mais a-t-on déjà vu cet acteur sourire ??? Il a toujours des rôles de dépressif, paumé, bégayant....et il est bon dans ces habits là. Mais, même en période difficile, (au chômage moi même) il y a heureusement des moments de partage ou on rit et se détend, alors que ce film ne montre qu'un coté très lourd, pesant, limite sans espoir. Si votre moral n'est pas au beau fixe, n'allez surtout pas voir ce film !!
Franchement...un petit chouillat de déception pour ce film (documentaire) ...Scénario limpide, vrai, sans chichis, pas de musique, des regards et des interrogations par rapport à la société ...malheureusement je n'ai pas eu l'impression "d'apprendre" quelques choses ...
Bon film social, magistralement interprété par Vincent Lindon, qui suit le parcours d'un chômeur de 50 ans. Ancré au plus proche de la réalité, à la manière d'un documentaire où la caméra est posée et se contente de tourner, le film est prenant et offre effectivement un très beau rôle à Vincent Lindon. Le seul bémol, forcément, c'est qu'en filmant le quotidien et sans recherche de mise en scène, certaines scènes, loin d'être inutiles, peuvent s'avérer un peu longues pour le spectateur, notamment dans le magasin (télésurveillance, départ à la retraite...), mais n'enlèvent rien à la qualité du film et de son sujet.
Fort, prenant. Parce que là, ce n'est pas (que) du cinéma. Il faut s'adapter au ton des dialogues : ils "font bizarre", parce que justement les voix ont les intonations de la vie réelle, et non celles des codes du cinéma, même le plus réaliste (technique du cinéma-vérité). Pas réellement d'intrigue. Mais des personnages, semblables à ceux qu'on peut croiser dans la vie (mais justement, dans la vie, on ne fait que les croiser - au mieux ... Beaucoup de nos décideurs, je pense, n'en ont vu qu'à l'état de statistiques ... -, ici on reste avec eux, on les voit. Ce n'est pas du misérabilisme : juste le quotidien de ce qu'on peut appeler la violence au travail, la violence banale du mode de vie que nous trouvons "normal", sauf qu'ici elle n'est pas nommée, même pas dénoncée (pas frontalement), seulement montrée, sèchement, constat sans trémolos ni fioritures. Et ça cogne. "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?"...
Vincent Lindon livre comme d'habitude une excellente performance, le film est très réaliste , il est filmé comme un quasi documentaire , rien n est romancé , on est vraiment plongé dans le quotidien de ce chômeur qui se bat pour sa famille .
A conseiller donc à ceux qui souhaitent voir un film social , complètement ancré dans l'époque actuelle
On n'a jamais montré le monde "administratif" comme cela.
Si le débat se focalise sur les scènes dans le supermarché ou à Pôle Emploi (suite à l'ignominieuse déclaration de Laurence Parisot notamment), je préfére insister dans cet article sur tout ce que le film montre d'autre : une vraie vie qui n'est JAMAIS évoquée au cinéma.
De ce point de vue, le film de Stéphane Brizé est d'une radicalité absolue. Je ne connais pas de films de fiction qui s'attache à montrer avec une telle acuité des scènes de la vie quotidienne en dehors de toute contextualisation dramatique. Parmi ces nombreux à-cotés, un des plus remarquable est le rendez-vous avec la personne de la banque qui propose une assurance vie. Il y a dans cette scène sur le fil une tension délicate qui est absolument remarquable. Cette tension repose sur un postulat que le film manipule souvent : l'employée de banque fait correctement son boulot (d'un point de vue rationnel sa proposition est tout à fait fondée, car la situation de la famille de Thierry serait à l'évidence catastrophique si un accident arrivait à ce dernier), mais le personnage principal le reçoit comme un coup de poing.
Parmi les autre scènes emblématiques de ce film exceptionnel figure celle de la vente du bungalow : Qui a tort ? Qui a raison ? Quel est le bon prix de vente ? Pourquoi Thierry considère-t-il que son interlocuteur est malhonnête alors que la négociation s'effectue sur une base d'égalité ?
Tout au long du film, on cherchera en vain un coupable, un "méchant". Chacun a ses arguments, qui ne sont pas idéologiques mais souvent de bon sens. Chacun essaye de faire au mieux, dans le contexte qui lui est donné. Le patron de supermarché ou le RRH ne sont pas inhumains, ils ne sont pas machiavéliques, tout comme le recruteur sur Skype (franchement honnête), le directeur d'école, les collègues syndicalistes.
La conjonction de cet a priori non-négatif et des partis-pris osés de Brizé (l'endroit où regarde la caméra est un miracle tout au long du film) donne au film sa tonalité si particulière qui mélange dignité humaine, pugnacité morale et épiphanie du quotidien.
Nul. Je ne peux pas mettre un zéro, dommage le film ne mérite pas plus. Aucun intérêt, lent, mal filmé avec des plans fixes exaspérants et trembles. La magie de Cannes ne perdure visiblement pas au delà du festival et du nombrilisme de la profession. Seule une forme de misérabilisme permet peut être d'apprécier ce navet.
Il ne faut pas se leurrer : on est dans la vraie vie, telle que peuvent la vivre plein de gens, oui il y en a qui vole de la bidoche car ils n'ont pas de quoi se la payer et qu'ils ont envie de temps en temps d'en manger, oui, des caissières se font virer pour avoir piquer des bons de réduction, oui, il y en a qui se suicide à cause de ça, rien n'est exagéré, tout est réalité. Il faut juste en prendre conscience, le réaliser, la société de "con"sommation amène à des comportements d'une absurdité déconcertante, mais c'est juste "la vie de tous les jours" pour des milliers de personnes, j'ai beaucoup aimé ce film car il met le doigt là où ça fait mal, il dénonce, c'est pas gai c'est sûr, mais je préfère ce genre de film à une comédie bien souvent ratées, BRAVO VINCENT LINDON !