La grande force de ce film est Vincent Lindon . Il apporte une grande profondeur a son personnage et à ce drame. Représentatif d'une société au chômage, combative face à l'administration et ses impasses, à la dureté du monde du travail l'acteur joue avec un sobriété intense une palette d'émotions énorme. L'impatience, la rage, la tristesse, le désarroi, l'impuissance etc....
Parlons de l'ensemble : un drame sociable sur un chomeur, un pere, un mari, un propriétaire, un soldat de sa propre liberté. Le film n'est pas dépressif, le rythme est bon, on ne s'ennui pas. Personnellement, une fin plus explicite aurait soulagé afin de voir ce personnage s'exprimer une dernière fois. C'est certain, ce n'est pas un film pour Noel, nous sommes ici devant un vrai drame, mais la loi du marché a assez de qualité pour que son visionnage soit plaisant.
Film particulièrement filmé et très bien interprété, qui de ce fait, s'assimile presque à un documentaire. C'est une plongée extrêmement réaliste dans la vie quotidienne d'un français confronté au chômage et désirant s'en sortir. Pour ce rôle, Vincent Lindon est excellent de justesse. Il en est presque le principal intérêt d'ailleurs. Puisqu'en effet, bien que très réaliste, le rythme ultra lent sur certaines séquences, nous endort un peu et fait décrocher quelque peu.
Un film tourné comme un docu témoignage. Dés la première scène, on entre dans le vif du sujet, sans préambule, sans ménagement. Un film très réaliste qui traite de la précarité des chômeurs et surtout de l'impitoyable monde du travail qui écrase sans sentiment les gens. La question qui se pose dans ce film, sommes nous prêts à tout pour trouver un job. Lindon est impeccable est a bien mérité son prix d'interprétation masculine. Par contre je ne valide pas la fin que je ne trouve pas réaliste et plausible.
film émouvant et touchant !! Vincent Lindon livre une prestation exceptionnel , on a l'impression qu'il ne récite pas des textes mais qu'il improvise !! Son jeu d'acteur est bluffant
Au moment d émettre une critique, ce film m'a fait poser des questions. Est ce qu il est réussi ? Sans conteste oui! Est ce qu il m a plu? Je serais beaucoup moins affirmatif. Alors oui Vincent Lindon est formidable et méritait amplement un prix (de la à dire que c est son meilleur rôle je n irais pas jusque là tellement je l avais aimé dans la crise par exemple). Oui à ses côtés les seconds rôles visiblement des comédiens non professionnels sont criant de vérité. Oui le film est bien écrit et traite parfaitement son sujet de cette loi du marché du travail qui humilie l individus, le rabaisse, le casse pour lui faire accepter tout et n importe quoi. Oui il y a quelques bons moments de mise en scène. Mais pour autant ce film ne m a pas emballé plus que ça, tout simplement parce que ce n est pas ce que je recherche dans un film. Je suis plus partisan du cinéma qui permet de s évader alors qu'ici on est dans une réalité documentaire et quotidienne trop austère à mon goût. Même si je salue le travail ce n est pas à mon sens un grand film.
Sous un air "d'envoyé spécial" de France 2, la loi du marché est un vrai film humain que V. Lindon porte très bien sur ces épaules. Cela nous permet d'incarner la vie d'un gauchiste pendant 1h30, un bon spectacle. ----Mai 2016----. Un film d'actualité, juste. -----Janvier 2020----
Un chômeur y verra la peinture d'une société brutale et inhumaine, le syndicaliste (rarement concerné personnellement par le chômage ...) s'empressera de souligner la légitime dénonciation de l'oppression des patrons et ces derniers, la nécessaire lutte permanente contre les diverses fraudes, soit de la clientèle, soit du personnel. Tout ceci est tellement convenu, les personnages tellement stéréotypés, les scènes interminablement étirées en longueur, et certaines parfaitement inutiles, telle la leçon de rock'n roll (!), que ce triste film distille un ennui profond, que le talent et la sincérité de Vincent LINDON ne peuvent dissiper un seul instant. ZOLA aurait beaucoup aimé.
Je suis bluffé par ce film. Un scénario limpide, la justesse du jeu d'acteur de quasiment tous les personnages. On a presque l'impression de regarder un documentaire sur la vie de cet homme qui perd son emploi. Mais tout en étant très réaliste, le scénario nous garde en haleine. On se demande vraiment ce qu'il va luis arriver. Impressionnant ! Et moi qui ne suis pas un grand amateur des films français d'habitude...
Mon impression : on a tourné des images mais on a oublié d'écrire le scénario Heureusement que Vincent LINDON est là pour donner une vie au personnage à qui il n'arrive rien
C'est un film à voir, qui fait part des réalités des difficultés de la vie. Il témoigne de problèmes éthiques, et fait en tout état de cause réfléchir. Bon film
Un dur moment de cinéma à se prendre dans la face, dans l'os, à porter sur ses épaules, sa nuque, à encaisser dans son foie, en toute conscience de l'absurdité et de l'horreur économique thématique.
Un lourd panel de désespoir, de soumission, à la hauteur des attentes, pas seulement des employeurs qui espèrent toujours plus de brebis dans leur cheptel et de rentabilité, mais aussi des employés, dans l'urgence perpétuelle d'une reconnaissance de leurs misérables fonctions, tels les jeunes parents qui ont constamment besoin qu'on valide la censée beauté de leur nouveau-né bouffi ou fripé. D'ailleurs dans le film, le fils est sévèrement handicapé : c'est réglé.
Aucun échappatoire donc dans la loi du marché, autre que celui que de savoir dire non à la fois à ses élites, ses kapos, ses collabos, ses victimes et d'en payer le prix. Quel que soit le statut, chômeur ou pourvu d'un emploi, il y a un prix... Mais il faut travailler, c'est le but ultime de l'insertion sociale, on apprend cela depuis le berceau, c'est la certitude qui nous est implantée massivement : Il faut "gagner" sa vie... Quelle horreur !
C'était déjà clair dans Matrix, nous sommes des piles, on nous videra jusqu'au bout, pas jusqu'à l'orgasme, mais jusqu'à la tombe.
Un film à ne pas mettre entre toutes les mains, je veux dire : celles qui auraient oublié que leur mobilité et leurs actions sont ordonnés par le cerveau.