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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juin 2016
L'ermite du lac Baikal Belle performance pour notre ami Personnaz .On ne sait véritablement quelle est la motivation qui a conduit le personnage a un tel exil à un tel endroit: sans doute un gros chagrin,sans doute une part d 'inconscience.Les prises de vue sont magnifiques avec une excellente qualité d'images
Adapté du best-seller de Sylvain Tesson, « Dans les forêts de Sibérie » explore les fondements de notre propre existence et pose de vraies questions existentielles quant à notre dépendance dans cette société de consommation ultra-mondialisée et connectée pour finalement nous demander qu’est-ce que la vraie liberté . C’est autour de cette problématique que Teddy a fait son choix de vie, un véritable aspect philosophique du livre, magistralement retranscrit dans le long-métrage. Aucuns artifices cinématographiques, tout est d’humilité et d’altruisme à travers notamment des clichés de paysages sensationnels. La pureté du visuel et le luxe du silence sont les maîtres mots, deux perles qui permettent à ce film d’être un bijoux honnête. Une belle composition aventureuse interprétée par Raphaël Personnaz dont les touches d’humour sont à dévorer.
Bilan : Cet interprétation est un beau voyage temporel qui nous évade et qui, une fois revenu, nous recentre sur nos véritables priorités de vie.
Film très très ennuyant. Il lui faut une bonne heure pour commencer vraiment ou rien de palpitant ne se passe. Je ne pourrai être objectif sur la 2ème partie du film je me suis endormi au cinéma
Images et musique superbes, interprétation très inspirée. Personaz toujours excellent ;) Une adaptation très libre et très réussie du livre de Sylvain Tesson que j'avais adoré. Je recommande le livre ET le film.
Beaucoup de maladresses dans cette adaptation décevante du très beau livre de Sylvain Tesson. De belles images de paysages sibériens, une musique envoûtante d'Ibrahim Maalouf, même si parfois à contresens, une interprétation engagée, au sens de l'Actor's Studio, de Personnaz n'empêchent pas l'ennui de gagner peu à peu le spectateur. On aurait aimé comprendre davantage le sens à cette aventure ou alors rester dans un mystère total dans le silence et la solitude de son héros. Le réalisateur hésite, tergiverse et se perd, dommage.
Adapté du récit éponyme de Sylvain Tesson, Dans les Forêts de Sibérie réalisé par Safy Nebbou se place comme le Into The Wild français et donne envie de partir loin, très loin…
Aventurier et écrivain, Sylvain Tesson est l’auteur de nombreux livres et romans sur l’alpinisme et le voyage. Salué par le milieu littéraire et récipiendaire de nombreux prix comme celui des Hussards reçu en 2105 pour son dernier roman Berezina, Tesson est un auteur dans la veine de Gérard de Nerval et Jean-Christophe Ruffin. Publié en 2011 et récompensé par le prix Médicis du meilleur essai, Dans les Forêts de Sibérie se présente sous la forme d’un carnet d’ermitage qui raconte le périple de S.Tesson lors de son séjour solitaire pendant près un an dans un coin reculé du lac Baïkal. C’est donc ce récit que Safy Nebbou va adapter à l’écran pour son nouveau film, 4 ans après Comme un Homme, drame familial avec Charles Berling et son fils Emile. Pour jouer le rôle de l’aventurier solitaire, le choix s’est porté sur Raphaël Personnaz, figure montante du cinéma français après ses prestations remarquées dans Quai d’Orsay et L’Affaire SK1.
Dans les Forêts de Sibérie commence simplement, mais efficacement. On rentre tout de suite dans le vif du sujet et on embarque en compagnie de Teddy (R.Personnaz) loin du bruit du monde sur les rivages du lac Baïkal. Tout de suite le décor est planté, le lac gelé, la cabane où vivra le héros durant cette aventure, tous les éléments du décor sont présentés pour qu’on apprenne vite où nous sommes et comment va se dérouler l’aventure. On plonge facilement dans le quotidien de Teddy et on découvre en même temps que lui la vie coupée du monde en pleine toundra. Ainsi, Dans les Forêts de Sibérie peut se voir comme un récit sur l’apprentissage et la découverte. On doit dans ce milieu reculé tout réapprendre : se chauffer, se nourrir et s’occuper. Pendant toute la première partie du film, on reste seul en compagnie du personnage, on suit son installation et les nombreux tracas (notamment avec un ours – Coucou The Revenant) qui vont avec, mais aussi les joies et le plaisir de se retrouver loin de la frénésie du monde occidental.
La seconde partie est quant à elle bien différente et se détache du récit original de Sylvain Tesson. Safy Nebbou a voulu en en effet introduire un second personnage, sûrement par peur que le spectateur s’ennuie de voir pendant 1 h 45 uniquement Personnaz à l’écran. Ce protagoniste est un russe en cavale qui est caché dans la forêt depuis de nombreuses années. Il va au cours du film rencontrer Teddy et ils vont apprendre à se connaître et vivre ensemble. Légèrement caricatural, ce personnage russe donne certes un second souffle au film, mais on peut se poser la question de savoir s’il était forcement nécessaire. Rester fidèle au carnet de l’auteur aurait sûrement suffi, surtout après des films tels que All is Lost de J.C Chandlor avec Robert Redford qui prouvent qu’on peut faire un film avec un seul et unique personnage.
Dans les Forêts en Sibérie reste pour autant un très bon long-métrage sur la recherche de soi. Magnifiquement filmé et mis en scène grâce à une photo impeccable, ce film nous procure des sensations de liberté indescriptibles. Raphaël Personnaz fournit encore une fois une excellente prestation et arrive à lui seul à porter le film (est-ce qu’on aurait trouvé le DiCaprio français ?). Porté par la sublime musique d’Ibrahim Maalouf, le long métrage de Nebou se place comme un film d’aventure qui nous transpose et qui le temps d’1 h 45 parvient à nous faire oublier notre vie de citadin. Dépassant le simple film écolo, Dans les Forêts de Sibérie est une ode à la liberté qui se déguste sans modération.
Paysages, photographie, musique d'I. Maalouf, tout est sublime. L'histoire, très vaguement inspirée du livre de S. Tesson, est belle et humaine. Par contre il y a un hic : les motivations du héros sont peu claires. Qu'est-il donc venu faire dans cette cabane ? On a l'impression qu'il est en vacances, alors qu'il est sensé être dans une quête existentielle... Dommage, le film n'a pas la profondeur qu'il aurait pu avoir.
Afin d'échapper à la superficialité de son quotidien, un homme s'installe dans une cabane isolée dont il fait l'acquisition au bord du lac Baïkal en Sibérie. L'histoire est plutôt originale, démontrant dans une première partie assez rapide ce qu'implique le fait de se trouver seul en milieu sauvage et les dangers que cela peut représenter, surtout liés aux intempéries. Le film se concentre ensuite sur spoiler: la relation que le protagoniste développe avec un homme vivant reclus depuis 12 ans pour échapper à la prison . Cela permets de développer autre chose et d'éviter que le récit ne tourne en rond. J'ai aussi trouvé la musique était de bonne facture.
Sincèrement, je me doutais bien qu'en regardant « Dans les forêts de Sibérie », je n'en sortirais pas enthousiaste, ce genre de films n'étant clairement pas ce que je préfère. Mais bon, il faut savoir aussi se diversifier, et je dois dire que c'était plutôt pas mal. Alors, bien sûr, là encore dans une certaine logique cinématographique : légèrement contemplative, sans réelle action (ou si peu) et un nombre de personnages limités au strict minimum. Reste qu'une fois écrit cela, difficile d'être insensible à ces décors naturels majestueux, à cette glace offrant quelques scènes vraiment magnifiques, et on a beau ne pas forcément se retrouver dans ce choix de vie, on peut aussi le comprendre par ce calme, ce silence, ce « retour aux sources » vierge de tout urbanisme. La façon d'aborder la solitude à travers ce fugitif russe est également intéressante, notre héros ayant finalement eu besoin de cette rencontre pour la mesurer. J'avoue être plus dubitatif quant à la façon dont ce dernier prend conscience spoiler: qu'il est temps pour lui de retrouver sa vie précédente : il n'aurait pu s'en rendre compte seul, et c'est finalement Aleksei qui, après avoir essuyé plusieurs refus, l'aurait convaincu à force d'insistance ? À moins que ce ne soit son décès qui en soit l'origine : quoi qu'il en soit, ce n'était ni très clair, ni très convaincant. Maintenant, il y a quand même du sens à ce voyage dans le grand froid : à défaut de m'éclater, au moins ne me suis-je pas trop ennuyé, me retrouvant dans cette beauté sauvage et ce portrait d'un homme illustrant, sans doute, la part (parfois très bien) cachée en chacun d'entre nous d'aspirer à une paix absolue. En tout cas, pour ceux qui, comme moi, n'aurait jamais été initié à l'univers de Sylvain Tesson, ce film peut être un bon début.
Adapté du best-seller de Sylvain Tesson, un beau (mais pas passionnant) récit d'aventure en forme de quête existentielle, porté par l'interprétation sobre de Raphaël Personnaz et magnifié par de superbes paysages.
C'est beau mais c'est long. Un film très contemplatif servi par des plans magnifiques et une superbe musique. Difficile de trouver à redire : tout est bien fait. C'est juste ennuyeux.
une retraite initiatique au cœur de la nature hostile de sibérie : froid, neige, glace et isolement. en plus du face à face avec soi dans le silence, loin du tumulte de la vie contemporaine de nos pays, notre héros trouvera aussi une belle amitié. un récit qui nous capte, avec vérité et authenticité.
Très beaux paysages et belle prestation d'acteur pour Raphael Personnaz.... Par contre, sans moi pour une immersion dans un tel monde: trop froid et trop isolé!
Je suis client de ce genre de cinéma qui montre l'évasion dans des décors fantastiques comme ici "Dans les forèts de Sibérie" réalisé par avec talent par le cinéaste Safy Nebbou avec un homme ayant la trentaine qui quitte tout, travail, famille, société pour vivre dans une cabane à coté d'un lac glacier ou l'on peux rouler dessus, au milieu de nulle part dans la tranquillité et la solitude pour se chercher soit mème. Bien sur, on pense un peu à "Into the Wild" de Sean Penn au départ quand on voit la bande annonce dans cette aventure qui donne une bouffée d'air frais mais une rencontre avec un homme qui soulève le mystère vivant dans les bois et le film prend une autre dimension qui devient intéressant puisque une amitié va naitre. J'ai beaucoup aimé ce long métrage qui a des décors superbement bien filmés par Safy Nebbou et son équipe. Une belle histoire humaine qui donne a réfléchir. Raphael Personnaz et l'acteur Russe qui se prénomme Evgueri Sidikhune sont excellents. Une belle aventure qu'on peux voir à n'importe quelles saisons comme sa sortie pendant l'été.
ELOGE DU REPOS. Itinéraire d'un homme qui voulait vivre sa vie. Un air si pur, ou tout est blanc, givré, séduisant et figé. Evader l'homme de sa condition quand la société elle, n'a pour vocation première que de le laisser dans sa condition. La grâce du temps et de l'espace. Dommage que Safy Nebbou prenne trop de liberté sur le roman de Sylvain Tesson.