Julieta
Note moyenne
4,1
4063 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

341 critiques spectateurs

5
51 critiques
4
154 critiques
3
82 critiques
2
37 critiques
1
9 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2016
Sous l'égide de Sirk et Hitchcock, Almodóvar - le désormais mal aimé (la majorité des Espagnols, de droite comme de gauche, le haïssent, et sa popularité hors Espagne a sérieusement chuté depuis quelques années) - est entré dans l'ère du ressassement. "Julieta" ne nous offre rien de nouveau : du mélodrame à mèche lente (on s'en fout un peu et puis d'un coup, nous voilà bouleversés), un scénario trop riche (assemblage de plusieurs nouvelles, et ça se sent), une virtuosité technique de vieux maître, de beaux portraits de femmes, des actrices en état de grâce. Du pur Almodóvar, quoi. Avec quand même de moins en moins de couleurs, de fantaisie, et de plus en plus de tristesse glaçante. On ne connaît pas ceux qu'on aime, nous dit "Julieta", et nos pires erreurs sont inconscientes, involontaires : elles ne nous en paraissent pas moins impardonnables. Sinon, Madrid, l'Andalousie, la Galicie sont superbes et nous font battre le coeur, mais c'est la touche d'onirisme hollywoodien (très 50's donc) - le train dans la nuit, la mer cruelle - qui finissent par emporter notre adhésion. Oui, Almodóvar ressasse, et nous sommes de moins en moins nombreux à aimer ça, mais c'est désormais avec une douceur sans pareille.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2016
Pedro Almodovar nous offre ici un drame tout en délicatesse et en nostalgie autour du personnage de Julieta (Adriana Ugarte à 30 ans et Emma Suarez à 50). Ce film commence par la rencontre de Julieta avec une amie d'enfance de sa fille et à travers cela un retour en arrière sur l'histoire de sa vie. On y retrouve un formidable portrait de femme libre mais qui porte un lourd fardeau. Il y a peu ou presque pas de scènes de conflits mais tout est en suggestion spoiler: jusqu'au dénouement final assez terrible pour Julieta.
A noter, l'interprétation courte mais remarquée de Rossy De Palma.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mai 2016
Julieta est un bon Almodovar. C'est très romanesque, pas forcément très vraisemblable, et pourtant Almodovar a ce pouvoir de réussir à nous faire entrer dans son film sans broncher. Ce n'est pas pour autant son film le plus fantaisiste. Il est quelque part très humain. Adriana Ugarte, la jeune Julieta, est sublime. Le premier plan du film, également superbe, annonce la couleur : un jeu autour du rouge. La musique est pratiquement omniprésente et créée une atmosphère de mystère assez jouissive. Je pense que les amateurs d'Almodovar ne seront pas déçus car on reconnaît le style Almodovar même s'il s'en éloigne en même temps par certains aspects. Le film n'atteint par contre tout de même pas les sommets des chefs d’œuvre du cinéaste selon moi, tels que Parle avec elle ou El piel que habito.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2016
Je n'ai pas vu énormément de films réalisés par Pedro Almodovar mais à chaque film que j'ai pu découvrir, j'ai été surpris. C'est un cinéaste qui, même s'il a son style, semble aimer surprendre et raconter des histoires imprévisibles. Le voilà ici qui délaisse l'humour pour un drame adapté de nouvelles écrites par Alice Munro, racontant l'histoire de Julieta. Une femme qui vit dans la culpabilité et qui n'a pas eu de nouvelles de sa fille Antia depuis des années. Une fille qu'elle a quasiment mise de côté mais qu'une rencontre va faire revenir dans ses pensées, laissant alors la douleur s'insinuer... Julieta se décide alors à raconter son histoire : sa rencontre avec le père d'Antia, la tragédie qui la frappa, le départ d'Antia, la façon dont elle le vit. Nous sommes dans une tragédie magnifique où l'héroïne ne vit que par la douleur, brisée par un destin cruel et ironique. Cette tragédie, le cinéaste la raconte sans artifices, sans avoir besoin de forcer le trait. Ce qui frappe dans "Julieta" c'est donc sa simplicité, la façon dont l'émotion naît juste au détour de petits détails mis au service d'une histoire forte. Sans jamais tomber dans le pathos, le film nous décrit la trajectoire de Julieta durant des années, offrant au passage aux deux actrices qui l'incarnent des rôles forcément magnifiques où elles se retrouvent toutes deux sublimées dans le malheur qui les frappe. L'air de rien, Almodovar abandonne l'humour pour se concentrer à l'essentiel et livre un superbe portrait de femme. Difficile de résister à l'émotion et à la simplicité de ce petit bijou dont la simplicité narrative est la plus grande force.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2016
Julieta s’apprête à quitter l’Espagne pour aller vivre au Portugal avec son compagnon. C’est alors qu’elle rencontre Bea, une amie d’enfance de sa fille , qui lui dit qu’elle a rencontré celle-ci à Côme. Antia a disparu de la vie de Julieta depuis bien des années sans aucune explication.

Julieta, écrit à Antia et décide de rester à Madrid. Elle se remémore l’histoire de leur vie commune laquelle débute avec la rencontre du père d’Antia.

Remarquablement interprété, ce film met en scène des femmes surtout, dont Julieta à 30 ans et à 50 ans.

L’histoire est triste, parlant d’êtres ordinaires, de façon fine et délicate. Le ton d’Almodovar est tout en retenue et la caméra explore l’expression riche des visages.

J’ai beaucoup aimé ce film questionnant le thème de la disparition volontaire des personnes, j’ai juste trouvé qu’il ne lassait passer que peu d’émotions.
Maurizio Mongiovi
Maurizio Mongiovi

20 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2016
Les derniers films d'Almódovar ont été objets de plusieurs remarques, certaines justifiées, d'autres un peu moins. Avant de voir Julieta j'avais lu des critiques comme quoi le film était trop conventionnel, et que Pedro décidait, encore une fois, de parcourir un chemin à lui connu, sans le courage d'autrefois. De quoi se demander quel film ces critiques ont vu. Mis à part (façon de parler) la magnificence formelle et l'extraordinaire direction des acteurs, ce film est tellement à l'opposé de ce que son auteur faisait il y a 20 ans qu'on a presque l'impression d'être face à une sorte de Doppelgänger de "Tout sur ma mère": où, dans ce dernier, le moteur des rapports humains était sous le signe de la solidarité, de l'amour et de la compassion, dans Julieta il y a rien de tout cela: la proverbiale "sympathie entre femme" du cinéma Almodorovian est devenu égoïsme, possession, infantilisme, même nihilisme, mais malgré cela, pas dépourvu d'une forme d'amour, sincère certes, mais pas moins étouffante. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que Pedro remet en discussion ses propres clichés, il suffit de regarder comment il a décrit les vieux personnages de la movida, zombies d'un monde qui n'existe plus et qui vaguent perdus dans "Les amants passagers". On peut aimer ou pas "Julieta", on peut le trouver trop sobre ou pas assez, on peut trouver que cela manque en transsexuels et Bonne sœurs nymphomanes. En ce qui me concerne, j'ai trouvé dans ce film ce qui j'avais du mal à trouver dans "Tout sur ma mère": la sincérité (et oui, je fais partie de l'1% de fans de Pedro qui n'a pas surkiffé ce film). Sinon, côté formel etc etc, il n'y a pas de doutes: Almodóvar a retrouvé son esprit, le film est une merveille pour les yeux.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2016
Après le creux des Amants Passagers, Pedro Almodovar présentait à Cannes son nouveau film, Julieta, cherchant à témoigner des difficultés existantes lorsque nous sommes confrontés à l'absence. Beau esthétiquement, touchant, et avec des actrices d'une justesse incroyable, le réalisateur espagnol renoue avec ses deux sujets fétiches : l'amour et le deuil. S'il le film est réussi, on regrettera toutefois une narration assez linéaire et un manque de questionnement qu'on apprécie chez Almodovar (Volver ou La piel que habito, par exemple).
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 mai 2016
Un Almodovar de bon cru, après le décevant "Les amants passagers".
Ici, il est question d'amour, de parents, d'éducation, de spiritualité, de principes, de la vie et de la mort.
Ce n'est pas seulement un portait de femme, même s'il s'agit principalement de narrer la vie de l'héroïne (Emma Suárez), sur 25 ans de son existence.
Il s'agit avant tout d'humanité, de son rapport à l'autre, de ce qu'on est prêt à accepter et de ce qu'on ne peut tolérer.
Avec l'atmosphère propre à Almodovar, même si, dans ce film, il est plus en retenue.
Un bémol : je suis resté un peu sur ma faim. Je sais que c'est très à la mode des films sans véritable fin, où le spectateur peut imaginer la fin qui lui convient; Moi, j'ai besoin que l'auteur m'amène au bout de sa logique, que je la partage ou non.
Et, s'il vous plaît, allez le voir en V.O. ! C'est tellement plus beau en espaňol !
Jamon-de-Baiona
Jamon-de-Baiona

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2016
Un film est réussi quand on tarde à sortir de la salle tellement l'histoire nous a envoûté. C'est le cas pour Julietta. Pour ce film, Almodovar excelle dans la sobriété, la pudeur, la finesse. Je ne vais pas dévoiler l'histoire mais le réalisateur a su capter les émotions de ses acteurs au plus près. Une pure merveille. On s'attend au drame toutes les minutes sans tomber dans des pièges grossiers, peut-être à cause d'une musique un peu trop présente.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2016
Comme toujours, un nouveau film de Pedro Almodovar est un événement. Comme souvent il est reparti bredouille de Cannes. Après le thriller (La piel que habito) et la comédie (Les amants passagers), il revient à son genre de prédilection le (mélo)drame. Un retour où il adapte trois nouvelles de la canadienne Alice Munro (l'auteur de Loin d'elle) et où le casting est bien nouveau pour nous (sauf Rossy de Palma, très bien. Malheureusement les autres actrices, inconnues chez nous, risquent de le rester). Tous les ingrédients pour être surpris et s'attendre à un grand film. Surtout que la mise en scène est maitrisée et élégante, que le récit est prenant et que la photo est magnifique. Alors pourquoi en sort-on frustré ? Parce qu'il manque une émotion, un souffle, une épaisseur qui ne sont plus plus présents chez Almodovar dans ses drames depuis Volver (voir plus). Pourtant tous les thèmes du maître espagnol sont là. C'est vraiment dommage car on passe malgré tout un bon moment et il aurait suffi de peu en plus pour nous faire basculer vraiment. Même si, comme certains, je ne qualifierai pas le film de « vieux », on est tout de même légèrement déçu...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2016
On retrouve enfin Pedro Almodovar... Le vrai, celui qui s'intéresse aux femmes et à ce qu'elle peuvent apporter de mieux dans ce monde, avec leur façon inégalable d'aborder la tragédie individuelle.
Les images sont somptueuses. Le jeu des acteurs est irréprochable. Le rythme est juste et saisissant, et le temps passe avec une douceur de laquelle il est difficile de s'extraire au moment du générique de fin. J'ai adoré retrouver cet univers d'Almodovar avec en plus une maturité qui, selon moi, place la valeur de ce film largement au dessus de la pile de toute son œuvre.
Merci...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mai 2016
Ce film d'1h39 paraît bien long. Non pas qu'on s'y ennuie, bien au contraire, mais on se demande rapidement quelle « tuile » va de nouveau tomber sur cette pauvre Julieta à qui rien ne réussit. Le destin semble s'acharner contre elle de façon implacable. On suit avec souffrance le naufrage d'une vie qui lui échappe sans qu'elle y prenne vraiment part, ce qui induit chez le spectateur un sentiment d'impuissance et de malaise par identification à cette sympathique Julieta qui se décompose progressivement. Si c'était le dessein d'Almodovar, alors son film est parfaitement maîtrisé et ne laissera pas indifférent. A déconseiller néanmoins aux déprimés.
virg2312
virg2312

19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2016
Fan d'Almodovar, j'ai trouvé le film entre 2 courants : Le drame almodovarien autour d'un portrait de femme et la tragédie grecque mêlant fatalité et non-dits. J'ai aimé mais ce n'est pas mon préféré. Almodovar qui innove ça donne La piel que habito. La c'est légèrement tiède.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2016
Ayant été très déçu de son dernier film "Les amant passagers" mais ayant adoré le précédent "La piel que habito", j'avais espoir de retrouver le bon cinéaste qui a fait sa renommée car il faut avouer que la bande-annonce ne présage rien qui vaille ; on comprend rien à l'histoire et ça donne pas forcément envie de se coltiner 1h40 de film... Fort heureusement, je n'ai pas été déçu ! Je n'aurai pas pensé assister à une telle histoire, si prégnante du début à la fin, et interprétée par de talentueux acteurs ! L'intrigue se concentre autour d'une femme solitaire d'une cinquantaine d'années et de ses secrets, sa culpabilité et ses regrets en tant que mère et épouse. L'histoire s'étend dans le temps (une trentaine d'années environ), les nœuds se défont petit à petit, et même si les détails sont nombreux et qu'il ne faut en aucun cas baisser son attention au risque de louper une étape, le tout est d'une très grande clarté et d'une justesse incroyable du côté des acteurs ! Le personnage principal est joué par deux actrices pour pouvoir jouer l'étendue d'une longue période de vie. La plus jeune, Adriana Ugarte, d'une beauté folle et plutôt vive, passionnée par son métier de professeur de grec ancien, joue le cœur du drame, les flash-back, tandis que Emma Suarez, femme d'âge mûr ayant tourné la page, retrouve les fantômes du passé dans une appréhension et une nostalgie s'assimilant parfaitement au jeu de la première. Ce portrait de femme est à la fois magnifique et dur, parlant à la fois d'amour, de famille, du temps qui passe, de frustrations, de hasards qui créé notre avenir et d'erreurs qu'on regrette. L'esthétique d'Almodovar vient se greffer subtilement par dessus, un jeu de couleurs vives (surtout dans les flash-back), des effets surréalistes discrets, et une mise en scène épurée laissant entièrement les acteurs occuper le terrain avec leurs émotions ! Malgré la dureté du scénario, on sombre jamais dans le pathos et on devine l'adaptation de nouvelles à travers la multiplicité des lieux où se déroulent l'action : du train sous la neige au centre ville de Madrid, en passant par les Pyrénées ou encoure par le bord de mer ! Tel un bon gros bouquin, "Julieta" dessine une héroïne moderne rappelant celles des mythologies, n'ayant que ses propres émotions pour la guérir des malheurs qui l'entourent !
Vincent T.
Vincent T.

29 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2016
Un mélodrame juste, intime et poignant sur l’histoire d’une femme qui décide d’écrire son Histoire pour en faire part à sa fille qui l’a abandonné sans aucune raison apparente.

Une tragédie filmée sur 40 ans qui évoque l’amour, la filiation et la perte. Alternant présent et passé ingénieusement, le réalisateur nous montre l’existence de femmes et leurs choix plus ou moins importants sur le moment qui entraîneront des conséquences sur leur futur. Sans compter, le poids du sentiment de culpabilité qui peut naître ou renaître suite à ses choix.

A défaut d’être original, un portrait de femme émouvant mis en avant par une poésie dans la mise en scène. La palette des couleurs est très belle (le rouge et le bleu notamment) et les habits sont très intelligemment utilisés pour se marier avec les décors.

Emma Suárez et Adriana Ugarte sont sublimes et leur jeu d’actrice bouleversant de réalisme amène à nous faire ressentir leur douleur sans compter qu’Almodóvar à un don pour filmer les femmes et les mettre en valeur, c’est brillant.

Après le chef d’œuvre « La piel que habito », Almodóvar signe un très beau film à voir pour découvrir son style de réalisation.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse