Le duo de réalisateur Joost/Schulman passe enfin dans la cour des grands avec ce cyber-teenage-thriller intéressant et particulièrement efficace. L'occasion de retrouver Emma Roberts hors de "American Horror Story" accompagnée de Dave Franco, au moins aussi talentueux que son frangin. Si le point de départ a tout d'une farce, c'est pour mieux par la suite dévoiler les véritables enjeux de l'intrigue et on passe du fun le plus pur à l'angoisse la plus inattendue au fil du scénario. Au delà du jusqu'au-boutisme et de l'absence de limite chez certains jeunes adultes pour qui réalité et fiction s'entremêlent parfois, le métrage aborde également le thème de la toute puissance du Web qui connait tout de vous et de sa part sombre, moins connue : le darkweb. Entre le besoin de violence et la perte de repères des jeunes, on trouve quand même une pointe d'optimisme ici, qui dérangera ou non mais qui pour ma part fait du bien. Avec ses accents "Big Brother is watching you", "Nerve" tire carrément son épingle du jeu en se démarquant par exemple d'un "13 Sins" avec lequel il avait à priori pas mal de point commun et dont on aurait pu craindre une pâle copie trop sage. Ici, le traitement est différent, moins "hard" va-t-on dire, avec de l'humour, des acteurs frais, du suspens et une bonne dose de fun. Franchement un très bon divertissement qui a de plus quelque chose à raconter sur le fond, une bonne surprise.
Belle critique de notre monde connectée et de ses dérives, et du formatage de la jeunesse transformée en zombies écervelés. Malgré un casting peu crédible, Nerve arrive à tenir le spectateur en haleine et à donner quelques frissons. Le film reste quand même à destination d'adolescents et de jeunes adultes, freinant le potentiel qu'il aurait ou avoir.
C’est dommage, l’idée de départ est super et c’est bien mis en scène, avec des plans filmés façon smartphones et l’intégration de Nerve dans la vie de tous les jours. Là dessus, rien à dire c’est bien joué, on se projette facilement dans ce monde un peu futuriste.
En revanche même si c’est bien joué, c’est fade au niveau de l’histoire, quelques incohérences et surtout un final baclé sa mère.
Nerve arrive au bon moment en salle, pile poil quand un jeu d'application smartphone phénomène déclenche des comportements dramatiques et risibles de la part des joueurs, sauf que ce n'est qu'un phénomène justement rien de plus. Cela dit si c'est "possible", ça veut quand même dire d'une que c'est grave, de deux que ça peut toujours être pire et aller encore plus loin... Ça me rend triste pour les très jeunes de 2016 quand même, qui vont attribués à ce film la mention Thriller psychologique incontournable. Mouais. Nous on a eu Seven et The Usual Suspects quand même hein, quand on regarde ceux là vous comprendrez vite que votre Nerve est loin, mais bien loin de mériter ses 5 étoiles. Pourtant l'idée est bonne et démontre à quel point la vie virtuelle peut être dangereuse, à un stade ou l'on commence juste à en être vraiment conscient. Sauf que ce film est très americanisé, si j'ose dire, formaté pour ne pas "trop" choquer, en d'autre terme rester bien banckable. Du coup ça ne prend pas pour la bonne et simple raison que le cinéma est déjà allé tellement plus loin que ça, on ne peut que rester sur notre faim. La fin justement est une véritable blague. Sinon c'est bien emballé, jeunes et beaux acteurs, musique, néons... On a un sympathique packaging visuel doublé d'une trame intéressante. Donc dommage, car les plus de 16 ans risquent de se sentir un peu arnaqué.
Sous prétexte de drogue une ile est bouleversée par le débordement des comportements. L'idée n'était pas mauvaise à l'origine mais les dérives nous laissent sur notre faim. PLV : avec un ancien James Bond en guise de 'maitre de la situation'
Dans un futur qui nous est proche, Nerve est un jeu illégal reprenant le principe d'action ou vérité mais sans la vérité. Il n'y a donc que des actions à effectuer par les joueurs qui doivent se filmer en relevant des défis de plus en plus fous et en étant payés pour. L'argent est fourni par les voyeurs qui décident des défis et se complaisent à voir ces inconnus prendre des risques. A l'heure de l'omniprésence des réseaux sociaux renforçant notre voyeurisme et de l'anonymat de plus en plus impossible à avoir, "Nerve" critique amèrement la société qui se profile en en exacerbant les défauts via ce petit thriller caustique, coloré et finalement assez naïf. Malgré ses nombreuses facilités scénaristiques et le manque de charisme total de Dave franco dans le rôle du beau gosse mystérieux un peu badass, il faut avouer que le film remplit bien son contrat. Suffisamment rythmé pour qu'on ne s'ennuie pas, "Nerve" a du charme et se goûte comme une petite sucrerie, réalisée avec énergie. Plus intelligent qu'il ne le laisse paraître (même si gageons-le, il manque totalement de subtilité), il nous plonge dans un univers proche de notre réalité et interroge les voyeurs que nous sommes par le biais d'un divertissement pop (la bande-originale est très cool) remplissant largement son cahier des charges. Et face à un Dave Franco falot, Emma Roberts impose son charme piquant.
Ce film emploi tellement de stéréotypes des films d'adolescents (jeune fille timide, un mec hyper beau, spoiler: le héros qui meurt mais qui meurt pas en fait ...) mais on se laisse vraiment guider par ce film où on est toujours dans de l'action et dans l'adrénaline. spoiler: En plus, on a une plutôt belle morale à la fin.
Si on enlève le coté ultra léché de ce produit industriel , la mièvrerie propre au teen-movies et la critique plus que complaisante des réseaux sociaux, il ne reste rien qu on ai pas déjà vu mille fois en rediffusion à la télé.
« Nerve » est réalisé en 2016, sous la baguette de deux jeunes cinéastes US, Ariel Schulman et Henry Joost (duo à qui l'on doit déjà « Paranormal Activity 3 et 4 »). Si le film commence comme un banal « teen movie », il prend rapidement de l'épaisseur pour se transformer peu à peu en un thriller efficace et captivant. Le scénario nous fait suivre une bande d'adolescents qui s'inscrit à un jeu vidéo novateur et apparemment bien inoffensif. Pourtant, les défis proposés aux utilisateurs sont de moins en moins innocents, au fur et à mesure qu'on se rapproche du dénouement final. La tension devient vite très prenante et on tremble pour les jeunes héros qui vont jusqu'à mettre leur sécurité en péril pour mener leur mission à son terme. Mais le film va bien au delà de l'aspect ludique de l'histoire proposée à l'écran... il développe en filigrane une vraie réflexion sur notre monde moderne, dans lequel internet et les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant, notamment auprès de la jeunesse. Le message passe admirablement bien et les jeunes acteurs s'en donnent à cœur joie... avec une mention spéciale pour la ravissante Emma Roberts (la nièce de Julia) qui tire parfaitement son épingle du jeu, dans un rôle haletant et parfois déstabilisant. Franchement, pas mal... et bien plus réaliste qu'il n'y paraît au premier coup d’œil.
Si l'on en croyait sa promotion somme toute intéressante, Nerve est un film qui promettait de l'intense, du glauque et du dérangeant. Partant d'un principe de voyeurisme à l'extrême, de multiples portes s'ouvraient à lui, destination qu'il a délibérément décidé d'éviter pour rester dans un format tout public commercial et sans prise de risque.
Le résultat ne met pas longtemps à trouver des qualifications dans l'esprit du spectateur : produit prémâché bon pour la consommation, oeuvre au potentiel intéressant rabaissée à du divertissement certes efficace, mais largement trop banal pour qu'on s'en souvienne comme d'un film qui marque vraiment, non pas comme une long-métrage distrayant mais sans plus.
Et c'est ce qu'il est, au final : pauvre déception que celle-ci, Nerve se contente de rester en surface quand il pourrait gratter en profondeur, nous servant un rendu final superficiel quand il pouvait entrer dans les pires sévices du voyeurisme, et réellement impressionner son téléspectateur. Parce qu'au final, on a rapidement l'impression de tomber sur une partie un poil plus mouvementée qu'à l'accoutumée d'un Action ou Vérité de base; on pourrait même tomber sur un Ca tourne mal d'ibraTV que ça ne nous choquerai pas le moins du monde.
Il arrivera tout de même que l'on ressente quelque émotion à la vue de tel ou tel gage (celui sur la moto était très réussi, tant au niveau de la mise en scène que de l'utilisation de la bande-son), mais ce sera soit trop rare, soit pas assez viscéral pour que l'on se sente pleinement satisfait. Là est le problème du film : quand on ressort de Nerve, on garde en nous un certain goût d'inachevé, de déception par manque d'originalité.
Ce qu'il fait, il a beau le faire bien, il restera toujours ce fait : il fallait chercher beaucoup plus loin dans l'extrême pour parvenir à vendre ce qu'on devait vendre au spectateur. Dans l'état actuel des faits, ce n'est rien de plus qu'un film tout public un poil nerveux qui ne manque pas de clichés et de moments prévisibles, et dont la mise en scène souvent banale ne lui permet pas de se sortir du cadre nocif des teen movies américains des années 2000.
Plutôt bien interprété par un duo d'acteurs assez convaincant (Emma Roberts et Dave Franco, assez bonne pioche), on n'échappera cependant pas aux personnages stéréotypés et caricaturaux : la bimbo jalouse de son amie devenant intrinsèquement l'une des méchantes du film (parce que la superficialité c'est mal, m'voyez?), et le néo-métalleux terriblement insupportable qui pense que c'est un personnage badass parce qu'il porte un flingue de gansta sous un blouson beaucoup grand pour ses bien trop maigres épaules de grand dadais.
Décevant à plus d'un titre, Nerve trouve cependant l'intelligence de partir dans une excellente direction sur sa conclusion, avant de tout gâcher par un climax ô combien stupide et incohérent, prévisible et pourtant si naïf. On sentait qu'ils voulaient que le tout se termine bien, qu'ils n'avaient pas la foi de faire une histoire profondément glauque traitant le voyeurisme de manière intelligente et pertinente (hello, Fenêtre sur cour); de fait, on tient un divertissement casse-gueule qui, même s'il fait très bien passer le temps, aurait pu être tellement plus qu'il en devient difficilement appréciable. De bonnes idées subistent, même si la plupart sont mal abordées ou développées.
Petit film de teenagers d'une efficacité redoutable sur les dangers des défis et des réseaux sociaux. Le duo met la banane, les images sont léchées, la bande son est un régal et je me suis pris au jeu. Le fond, la forme sans prise de tête, bref : bonne pioche !
Un bon film avec un scénario intelligent sur l'influence des réseaux sociaux sur notre vie. Une belle réalisation pour un film bien fait, intéressant et jamais lassant. Une belle surprise.
J’ai été frappé par le contenu de « Nerve » alors que je croyais qu’il n’était qu’une banale production pour un jeune public bien ciblé auquel je n’appartiens plus. Au-delà des apparences trompeuses, son fond est plus complexe et sa portée plus intelligente et critique qu’il n’y paraît de prime abord sur un monde connecté en permanence aux réseaux sociaux et aux jeux en ligne. Malgré ses clichés accommodants, ce thriller d’une belle efficacité, que j’aurais préféré après coup plus incisif, est une belle surprise.