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Jmartine
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3,5
Publiée le 23 juin 2016
Je ne connaissais pas Jane Austen, femme de lettres, anglaise ayant vécu de 1775 à 1817 dans le Hampshire et qui s’avère l’un des écrivains anglais parmi les plus lus et les plus aimés…Witt Stillman a adapté le roman de Jane Austen, Lady Susan…une très belle et machiavélique jeune veuve, plutôt désargentée, qui se met en quête de riches époux, pour elle-même et sa jeune fille Frederica, épaulée dans ses recherches par son amie, Alicia Johnson, une américaine en exil, mariée à un riche anglais et sans beaucoup plus de scrupule que Lady Susan…C’est un film en costumes, et le réalisateur s’est beaucoup amusé à choisir des costumes des plus extravagants, fin XVIII ième…les châteaux sont magnifiques, la campagne anglaise tout autant…c’est un film à prendre au second degré tant certaines situations peuvent friser la caricature notamment ce Sir James Martin, riche mais stupide, d’abord promis à la fille, puis pris par la mère par pur réalisme, sur les conseils d’Alicia, embarquant l’amant, Lord Manwaring, dans un ménage à trois digne d’une comédie de boulevard…et là les portes qui claquent sont remplacées par les va-et-vient en carrosses…les personnages sont présentés de façon singulière, écrans insérés malicieusement au cours du récit, et comme il y en a beaucoup, c’est tant mieux car on s’y perd un peu entre les différents protagonistes….c’est un film très bavard car nos deux grandes manipulatrices verbalisent sentiments, émotions et intentions…c’est léger, ironique et caustique… les grands moments du film sont soulignés de musique d’époque savamment reconstituée par Benjamin Esdraffo avec notamment la musique pour les funérailles de la reine Mary de Purcell qui accompagne le départ précipité de Lady Susan du manoir des Manwaring qu’elle vient de séduire sous les yeux de sa femme ….à voir comme un bon divertissement et pour Kate Beckinsale impériale en Lady Susan…
Léger comme une bulle de champagne ou de coca... Une comédie anglaise fait toujours du bien au moral. Celle ci n'échappe pas à la grande tradition anglaise par la qualité de son écriture, le burlesque des situations, et au libertinage des mœurs de ceux et celles chargées justement de les défendre. Love & Friendship n'est malheureusement pas un film mais une bonne pièce de théâtre filmée très agréablement.
Je trouve que c'est un excellent film adapté d'un roman de J. Austen. Tout est parfait : la réalisation, l'interprétation, les décors. L'ambiance et les dialogues sont particulièrement savoureux.
J'ai adoré ce film en costumes d'époque, très amusant et caustique. Un vrai régal. Les manigances de l'héroïne et les personnages savoureux font de ce visionnage un vrai plaisir.
Adapté d'une des premières oeuvres de la célèbre romancière Jane Austen, "Lady Susan". Un film choral en costume donc dans la grande veine des Jane Austen au détail près, mais d'importance, qu'ici la tragédie laisse place à une comédie satirique et même cynique. On suit donc Lady Susan Vernon, veuve par qui le scandale arrive et froissant la bonne société de son époque. Car Lady Susan Vernon est avant tout une femme forte, féministe avant l'heure qui se doit d'être une femme vénéneuse afin d'asseoir sa liberté. Le risque étant d'en devenir égoïste, manipulatrice et vénale. Une très belle surprise.
A un vent tiédasse succède un vent froid; aux nuages, la pluie: le remède idéal pour lutter contre la morosité? Aller voir un film tiré d'un bon vieux roman de Jane Austen, mais attention, pas une transposition moderne, un vrai film en costumes où les calèches sont tirées par de magnifiques et puissants traits aux robes lustrées et parfaitement assorties (vous imaginez une calèche tirée par un cheval pie et un cheval bai? My God! Shocking!) et où les dames ont des robes à tournure et sur la tête, une pièce montée de bouclettes comme sur les portraits de Gainsborough ou de Reynolds.
Le plaisir que l'on a à voir Love and Friendship est largement accru par sa délicieuse perversité. Certes, l'héroïne est désargentée; à cette époque: titre, manoir, terres et fortune revenaient intégralement au fils aîné, voire à quelque mâle un peu plus éloigné si par malheur il n'y avait que des filles, et le sort des malheureuses se retrouvant tout à coup sans ressources a été, pour Jane Austen une source inépuisable de romans.... Il leur restait à se retirer dans un modeste cottage, servies par une unique domestique; ou à taper l'incruste chez de la famille fortunée.
Notre héroïne, Lady Susan (Kate Beckinsale), peu portée sur la modestie, a clairement choisi la seconde solution; ce qui la rend délicieuse, c'est que c'est une garce d'anthologie, ce qui nous change des demoiselles exquises mais trop bien-pensantes de Raison et sentiment et autre Orgueil et préjugés..... elle ne s'est jamais intéressée à sa fille Frédérica (Morfydd Clark), timide et renfermée, collée en pensionnat, mais elle va promptement s'en débarrasser, lui ayant trouvé un fiancé richissime, d'un heureux caractère mais hélas affligé d'une bêtise crasse (Tom Bennett).... Quant à Susan, elle compte bien continuer à fleureter avec de jeunes hommes de la génération du fiancé, mariés (l'avantage de la religion anglicane sur la catholique est qu'elle permettait le divorce...) ou non, jusqu'à trouver un bel et beau parti. On suit donc avec délice les tribulations de Susan et de sa grande amie américaine Alicia (Chloë Sevigny), unie a un vieux rabat-joie (Stephen Fry), et en entendant les deux copines rire de la prochaine crise de goutte qui ne devrait pas tarder à emporter le vieux mari, on comprend que madame Austen ne se faisait pas d'illusion sur la moralité des hommes.... et des femmes.
Le dernier retournement de situation, qui intervient dans la dernière scène, vous fera glousser de rire comme toute la salle...
Je ne connaissais pas du tout le réalisateur américain, Whit Stillman, mais il semble être devenu plus britannique que de nature!! Le film a été tourné en Irlande, une bonne partie des acteurs (ils sont nombreux...) est irlandaise; les plus âgés ont vraiment une tronche à sortir d'un pub, et les plus jeunes ressemblent tous plus ou moins à Colin Firth, comme l'élégant Reginald DeCourcy (Xavier Samuel) que lady Susan va s'ingénier à faire tourner en bourrique...
Un bain de fraîcheur et de dépaysement, bien plus dépaysant certes que "SuperXman" ou "Les Saturniens contre-attaquent".... Moi, j'adore!!
C'est un film d'époque intéressant, intrigant et divertissant. J'aime bien de temps en temps ce genre de films. On est confrontés à une heroïne intelligente, belle mais perverse, menteuse, égoïste et manipulatrice.
Un film d'époque très réussi. Le ton est amer, sarcastique, et les relations entres les personnes sont bien vues. J'ai vraiment adoré cette histoire jubilatoire.
on est loin des liaisons dangereuses . le réalisateur ne s'est pas foulé. il a mis ses comédiens statiques devant la caméra a dire un texte qui va si vite qu'il est impossible de lire les sous titres. certes il,y a de beaux costumes, certes il y a de beaux décors, mais un rien de mise en scène aurait été bienvenue , curieuse façon de filmer , c'est d'un ennui a dormir .
Whit Stillman est un réalisateur américain qui tourne peu : 5 films en 26 ans, plus 2 épisodes de séries TV. "Love & Friendship" est l'adaptation de "Lady Susan", un court roman épistolaire de Jane Austen probablement écrit à la fin du 18ème siècle. C'est toujours avec délice qu'on se plonge dans ce monde très particulier qu'est l'aristocratie britannique, un monde dans lequel les seuls soucis semblent être la réputation et la situation financière. On est quelque part vers les années 1790 et "Love & Friendship" s'intéresse au sort de lady Susan Vernon, une jeune veuve qui souffre d'une mauvaise situation financière et d'une réputation très dégradée. Sa vie consiste à se faire inviter par des parents ou des amis et à rechercher un bon parti aussi bien pour sa fille Frederica que pour elle. Dans une distribution somptueuse, on remarque tout particulièrement Kate Beckinsale, excellente dans le rôle de Lady Susan et Tom Bennett, exceptionnel dans le rôle de James Martin, un riche aristocrate d'une rare stupidité. Quelques anecdotes : à propos d'un homme, qu'il serait bon ou pas d'épouser : "il est trop vieux pour être manœuvré, il est trop jeune pour mourir" ; dans le château de Churchill, le majordome s'appelle ... Winston ! Quant à la musique, c'est un florilège de ce qui s'est fait de mieux en la matière tout au long du 18ème siècle.
C'est décidément le réal le plus surestimé du monde. Je n'ai aimé aucun de ses films qui sont toujours d'un ennui, d'une fadeur et d'une platitude sans égal. A chaque fois je me dis, ben il a du apprendre à faire des films... rien à faire, c'est toujours aussi nul !