Je ne connaissais pas Jane Austen, femme de lettres, anglaise ayant vécu de 1775 à 1817 dans le Hampshire et qui s’avère l’un des écrivains anglais parmi les plus lus et les plus aimés…Witt Stillman a adapté le roman de Jane Austen, Lady Susan…une très belle et machiavélique jeune veuve, plutôt désargentée, qui se met en quête de riches époux, pour elle-même et sa jeune fille Frederica, épaulée dans ses recherches par son amie, Alicia Johnson, une américaine en exil, mariée à un riche anglais et sans beaucoup plus de scrupule que Lady Susan…C’est un film en costumes, et le réalisateur s’est beaucoup amusé à choisir des costumes des plus extravagants, fin XVIII ième…les châteaux sont magnifiques, la campagne anglaise tout autant…c’est un film à prendre au second degré tant certaines situations peuvent friser la caricature notamment ce Sir James Martin, riche mais stupide, d’abord promis à la fille, puis pris par la mère par pur réalisme, sur les conseils d’Alicia, embarquant l’amant, Lord Manwaring, dans un ménage à trois digne d’une comédie de boulevard…et là les portes qui claquent sont remplacées par les va-et-vient en carrosses…les personnages sont présentés de façon singulière, écrans insérés malicieusement au cours du récit, et comme il y en a beaucoup, c’est tant mieux car on s’y perd un peu entre les différents protagonistes….c’est un film très bavard car nos deux grandes manipulatrices verbalisent sentiments, émotions et intentions…c’est léger, ironique et caustique… les grands moments du film sont soulignés de musique d’époque savamment reconstituée par Benjamin Esdraffo avec notamment la musique pour les funérailles de la reine Mary de Purcell qui accompagne le départ précipité de Lady Susan du manoir des Manwaring qu’elle vient de séduire sous les yeux de sa femme ….à voir comme un bon divertissement et pour Kate Beckinsale impériale en Lady Susan…