Le Cercle Rouge
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278 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 août 2011
superbe film policier des années 70 et des acteurs Alain Delon - André Bourvil (dans son dernier rôle) et Yves Montand.
Un bon scénario et tout le reste avec .
J'ai franchement pas regretté de revoir ce chef d'oeuvre.
Conseillé pour tous les cinéphiles
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2020
Un chef d'oeuvre qui réunit Alain Delon, Bourvil et Yves Montand dans un long-métrage policier à l'ancienne.
flushroyal
flushroyal

50 abonnés 910 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2013
Difficile de donner un avis sur un tel classique. J'ai tellement attendu de voir ce film que j'en attendais peut être trop justement. En effet, l'histoire en elle même m'a laissé sur ma faim. Sur le plan de la mise en scène, le film est indéniablement fascinant. Les premières minutes sont véritablement hypnotisantes et la première partie ( qui repose sur une simple traque d'un évadé en cavale ) contient de grands moments d'intensité. Le style de Jean-Pierre Melville, très visuel et peu bavard, a un vrai pouvoir d'attrait. Le film est également fascinant par ses personnages qui ne sont que de simples enveloppes dont se sont accaparés ces grands acteurs. Bourvil, dans un contre-emploi ( le rôle était à l'origine pour... Lino Ventura ) et pour ce qui est malheureusement de son ultime apparition à l'écran, est impérial. Yves Montand est également excellant dans le rôle d'un ancien flic rongé par l'alcoolisme et qui parvient à sortir de sa léthargie. Quant aux deux voyous, Melville a finalement choisi les non des moindres Alain Delon ( celui de l'épôque, celui qui ne jouait pas la star mais se muait véritablement dans ses rôles ) et Gian Maria Volonte que l'on a vu dans la célèbre trilogie des dollars de Sergio Leone. Les personnages évoluent en parfaite symbiose dans cette sombre histoire de fatalité qui contient des plans fascinants. La photographie confère également beaucoup à l'atmosphère très personnel et sombre que le metteur en scène insuffle. Ou est ma réserve donc ? Et bien dans le scénario lui même, qui peut se résumer en quelques lignes et qui est très simple et sans surprises. On sait toutefois que la spécialité de J-P Melville était selon ses termers de « dilater » des histoires d'apparence courte et simple. Ce qu'il fait avec un talent sans pareil dans son genre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 novembre 2012
Histoire noire de policiers et de malfrats à la recherche de rédemption, de pardon, de réinsertion, de liberté. On est frappé par le silence pesant, la symétrie des plans, l'économie de dialogue. Un film sur la transgression et le respect de la loi, que tout à chacun ne respecte pas. "Tout le monde est coupable, ce n'est qu'une question de temps" est la phrase qui résume bien ce film sombre, entré dans la légende du cinéma français.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2018
Après la rupture de style imposée avec « Le samouraï », Melville pousse encore plus loin son ascèse cinématographique avec « Le Cercle Rouge ». Comme pour « Le samouraï » un précepte japonais donne de manière très précise la clef de lecture du travail de Melville ; selon Bouddah : « Quand des hommes, même s'ils s'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. ». Ici c’est clairement le déterminisme et la fatalité qui obsèdent Melville qui croit que chaque être possède son propre destin auquel il ne pourra échapper quelque chemin qu’il emprunte au hasard des évènements. Pour sa démonstration, le réalisateur dont c’est l’antépénultième film, revient au polar après l’intermède résistant de « L’armée des ombres » pour ne conserver du genre que les emblèmes fondateurs comme le flingue ou les bars de nuit . Dans le cercle rouge , Corey (Delon), Vauchel (Maria Volonté), Jansen (Montand) et Mattéi (Bourvil) vont se retrouver pour l’explication finale et ce que nous narre Melville c’est leur chemin jusqu’à cette issue inéluctable pressentie à plusieurs reprises à l’entame du film. La gravité du propos n’autorise aucun des artefacts habituels du polar à la française des Becker , Grangier ou Verneuil. Pas de petites pépés ou prostituées au grand cœur mais uniquement des hommes appliqués à remplir leur fonction, flics, indics ou bandits. On peut pointer du doigt plusieurs invraisemblances scénaristiques qui s’effacent vite devant l’acuité du propos général. Pour appuyer celui-ci, Melville aidé de son chef opérateur Henri Decae, place ses héros, morts en sursis, dans des décors d’une froideur absolue et le plus souvent désertiques loin du Paris animé et canaille des années 50. Si cet ascétisme de la mise en scène peut rappeler par certains côtés la démarche de Bresson , Melville qui s’exprime dans le cinéma de genre a toujours estimé que seules des stars de premier plan pouvaient assumer l’énorme charge icônique de ses personnages à la condition sine qua non qu’elles puissent accommoder leur jeu au minimalisme requis. Delon fort de son expérience du « Samouraï » élève encore d’un cran son jeu dans l’underacting cher à Melville. Bourvil qui porte déjà sur lui le masque de la mort constitue la révélation du film même si on le savait depuis « Le miroir à deux faces » capable de rompre avec le comique naïf qu’il porta en étendard tout au long de sa prolifique carrière d’acteur et de chanteur. Le reste du casting est à l’avenant y compris Montand dont on sait que la mesure n’était pas la marque de fabrique de son jeu d’acteur. Du très grand art qui a seulement 53 ans amenait le réalisateur au firmament du cinéma français. Ce pessimisme absolu devait sans doute avoir des retentissements importants sur l’intégrité physique de cet homme anxieux et perfectionniste car le mauvais accueil reçu par son dernier film « Un flic » lui sera fatal. On ne saura jamais quelle trajectoire auraient pris sa filmographie et par ricochet celle de Delon sans cette disparition précoce. Il nous reste une dizaine de chefs d’œuvre. Combien de réalisateurs français peuvent en revendiquer autant ? Cette carrière météorique sans pratiquement aucune tâche ou concession a fait de Melville l’emblématique référence de réalisateurs aussi disparates que Corneau, Tarentino ,To ou Woo. Un juste retour des choses.
Xyrons

770 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2010
Le cercle rouge est un très bon film de Jean-Pierre Melville. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est travaillé et intéressant, le film est captivant du début à la fin et les acteurs comme Alain Delon, Bourvil ou encore Gian Maria Volonte sont très convaincants dans leurs rôles. Bref, c’est à voir…
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2010
Le Cercle Rouge est peut-être le meilleur polar français qui soit avec Le clan des siciliens sorti à peu près à la même époque. Derrière la caméra, Jean-Pierre Melville qui inspirera pas mal de réalisateurs actuels comme Tarantino ou John Woo. Melville, une personnalité trouble. L'homme au chapeau de cow-boy et aux lunettes noires, détestable et mégalo selon José Giovanni qui travaillera avec lui sur Le deuxième souffle, et qui se fâchera avec tous ses collaborateurs. Devant la caméra, un trio d'acteurs indémodable. Delon, Montand, et Bourvil alors qu'au préalable c'était Ventura/Meurisse/Belmondo qui étaient envisagés. Bourvil, qui pour la première fois verra apparaître son prénom au générique, dans un rôle plus grave qu'à l'accoutumée, malade d'un cancer des os, décédera à 53 ans en septembre 1970 un mois avant la sortie du film. Lorsqu'il tourne Le Cercle Rouge, il lui reste 6 mois à vivre. Pessimiste voire même amer : "tous les hommes sont coupables, ils naissent innocents mais ne le restent pas très longtemps". Un film d'hommes décrira Melville. Il est vrai qu'il n'y a pratiquement aucune femme. Style épuré, pas de course-poursuite, peu de dialogues. En cela le casse de la bijouterie place Vendôme est un modèle du genre. A peu près 25 minutes sans que les protagonistes, Delon, Gian Maria Volonte et Montand n'échangent une parole. Magistral.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2025
Le cinéma de Jean-Pierre Melville est une pure abstraction. Tout est abstrait dans ce film. Tout est faut pourrions nous dire. Les décors. Les gabardines que portent les personnages. La moustache d'Alain Delon. Les cauchemars d'Yves Montand. L'absence de personnage féminin. Mais tout cela fonctionne. Car l'histoire est racontée par le comportement des personnages. Aucun dialogue explicatif ici. Ce sont les actes des personnages qui racontent l'histoire. Ainsi que le montage bien sûr. Pour suivre l'intrigue il faut regarder ce que font les personnages. Rien n'est indiqué par anticipation, rien n'est téléphoné.

Le film intrigue dans sa première moitié car il y a plusieurs sous-histoires : Gian Maria Volonté qui est transporté en train par Bourvil, Alain Delon qui sort de prison, et Yves Montand qui finira par rejoindre les autres pour faire un braquage.

Des gangsters, arrêtés, qui sortent de prison, un ex-flic, un commissaire, un ministre, le casse d'une bijouterie et des personnages qui vont vers leur destin : ce sont les ingrédients de ce film Noir. Et Bourvil restera avec ses chats. Nous pouvons trouver que le personnage d'Alain Delon se fait trop facilement piéger par le faut receleur, alors qu'il était doué pour une vigileance permanente jusqu'à maintenant. Mais il fallait qu'ils aillent vers leur destin.

Le film possède un coté hypnotique, grace à cette abstraction mécanique. Mais au détour d'une fin de séquence, une petit ligne de dialogue, "mais c'est toi", remplie d'humanité et de douceur, que dit Bourvil à Yves Montand la dernière fois qu'il le voit, que nous retiendront.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2008
Jean-Pierre Melville,immense cinéaste,a pondu son testament avec "Le cercle rouge":ce précurseur de Tarantino et de Woo,s'est distingué par sa maitrise insolente de la mise en scène,ou le statisme apparent dissimulait la tempète sous un crane.Ou comment une bande de truands paie au prix fort la détermination d'un flic solitaire et zélé.Des personnages masculins,extremement forts,en marche vers un funeste destin.On le sait dès le début,et pourtant on marche à fond.Très typé fin 60's,le cinéma de Melville est pourtant intemporel,car il brasse des thèmes humains(la vengeance,la peur,l'intimidation,la virilité...).Montand est géant,Delon magnétique,Bourvil incandescent,Volonte intense.Alors,en effet l'action est lente,mais l'immersion est totale.On s'incline devant le maitre,et on dit bravo.Tout amoureux de cinéma appréciera à sa juste valeur l'hommage.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2016
Une réussite magistrale pour Melville que ce polar réunissant une palanquée d'acteurs au sommet de leur art. Avec des lenteurs calculées et une mise en scène d'une précision chirurgicale, il multiplie les temps forts avec le même sens de l'usage du silence que dans le Samouraï. Des séquences oniriques inoubliables (cf Montand et son délirium tremens), un Bourvil totalement à contre-emploi et proprement génial, une atmosphère pesante et mélancolique distillée avec talent: le Cercle Rouge demeure un sommet du genre.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2014
Encore une fois, ce ton si subtil et si grave que Melville parvient à donner à ses œuvres se retrouve ici, peut-être même encore décuplé depuis le « Samouraï ». Il faut dire qu’il est aidé dans son œuvre par un Bourvil en état de grâce pour son dernier passage à l’écran. Encore une fois, tout est maitrisé, merveilleusement ciselé et cela jusqu’au dénouement final. J’adore, tout simplement.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2010
Un classique de chez les plus grands classiques dont on ne se lasse pas de revoir. Pour son avant dernier film, Jean-Pierre Melville signe un superbe long-métrage sur les ravages de la fatalité porté par d'excellents comédiens. On peut surtout saluer la grande prestation de Bourvil dans un rôle à contre-emploi et dont c'est malheureusement le dernier film. Delon, Montand et Volonte sont eux aussi impeccables. On ne peut pas prétendre connaitre le polar à la française sans avoir vu "Le Cercle Rouge". On voit que ce sont surtout les personnages masculins qui sont mis en avant ; des hommes divisés qui finiront par se retrouver de manière inexorable dans le cercle rouge. Tout y est orchestré magistralement par le cinéaste qui fait preuve d'une sobriété hallucinante. Il est calme, prend tout son temps, déroule son histoire avec finesse et expose souvent une solitude presque tragique au spectateur. A ne pas manquer.
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2025
Le mystère du texte d'introduction se révèle à la fin du film, mais comme dans d'autres films, il tient en peu de mots : du quatuor prestigieux d'acteurs, il ne faut pas espérer une scène commune. L'ambiance y est souvent particulière, propre à Melville. On retient et je l'ai fait moi même que le fait que ce soit un film de casse. Ce dernier remplit le film un bon moment, il est essentiel, mais il y a tant d'autres aspects. J'ai redécouvert le film dernièrement, et notamment des scènes à voir absolument, le tout début du film même avant le générique. J'ai été frappée par le rôle totalement à contre-emploi de deux acteurs, Bourvil, son avant-dernier et c'est d'autant plus émouvant. Un des rares films où son nom apparaît complet avec son prénom. C'était un grand acteur, on le voit souvent au fait de pouvoir avoir la capacité de tout tourner, des films comiques comme des films dramatiques. Mais il n'a pas pu s'en empêcher, à la toute fin du tournage, ce clin d'oeil, il s'est mis à chanter une des ses chansons célèbres, la tactique du gendarme ! L'autre acteur est Yves Montand jouant un homme fini, ancien flic, alcoolique qui va avoir un rôle essentiel dans le casse. Delon fait du Delon, ce n'est pas dans ce film que je le préfère. Quant à Gian Maria Volonte, je retiens surtout la scène du train, enfin plutôt quand il s'en échappe.
J'encourage à voir ce film et avec le plus d'attention possible pour ne pas rater tous ces détails précieux. Un grand film à redécouvrir et savourer.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2012
Encore une réussite de Jean-Pierre Melville, un thriller policier comme personne d’autre en France n’a jamais su les faire avec autant de talent. Son scénario, partant de l’idée banale de la préparation d’un casse, va toutefois vite s’épaissir grâce au travail fait autour de chacun des personnages puis se transformer une intrigue impeccablement rythmé jusqu'à ce que la mise en image du suspense atteigne le paroxysme de sa qualité lors de la scène du hold-up. Les membres de son casting mythique sont tous brillants, en particulier Bourvil parfait en contre-emploi dans la peau de ce commissaire inflexible. L’intensité atteinte ici parvient à transcender l’observation de ces quatre destins liés par une conclusion que l’on sait, dès le début, tragique. C’est ni plus ni moins que la maitrise de son art par Melville fit de lui un exemple pour les générations suivantes de cinéastes.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2020
Jean-Pierre Melville impose dès le début du film sa marque en procédant à une mise en scène lente, préférant montrer les actions de ses acteurs en silence.
Les acteurs sont parfaitement choisis pour correspondre au style Melville malgré un regretté Bourvil à la rue dans un rôle dramatique qui ne lui sied guère.
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