Quand Kev Adams apparaît dans un film, il se fait souvent moquer pour la médiocrité de son jeu et l’indigence des projets dans lesquels il s’engage. Personnellement, s’il est loin d’être un de mes acteurs préférés, il ne m’inspire pas vraiment plus de sentiments négatifs que cela. C’est donc avec des réserves, mais sans idée préconçue plus négative que ça que je me suis mis devant ce long-métrage. Si je précise tout cela, c’est pour éviter que l’on pense que j’ai une dent contre lui, parce qu’il faut le dire, j’ai trouvé le film assez mauvais. Le principal point noir étant, que cela a beau être une comédie, il ne faut pas pour autant faire n’importe quoi. Or, ici, l’intrigue manque totalement de crédibilité. Franchement, quel imbécile a pour rêve de faire des braquages de banques… ? Et qui se dirait, je vais réaliser son rêve et mettre en place un faux braquage ? Eh bien, c’est pourtant l’idée de base de ce film. Dès le départ, on voit que les choses sont mal engagées, mais comme dans course de haies, le film va régulièrement buter sur chacune des haies et finir par s’effondrer sur la ligne d’arrivée. Au présupposé irréaliste vont s’ajouter des péripéties abracadabrantes, des personnages assez caricaturaux, des dialogues faiblards et une interprétation vraiment pauvre de la part de certains acteurs (et pas forcément Kev Adams d’ailleurs). On le voit, il est difficile de croire à un film qui met si peu de sérieux dans son édification. Du coup, on a une comédie dramatique qui réussit de temps à autre à nous tirer un sourire, mais qui le plus souvent nous tire plutôt des soupirs d’agacement devant un spectacle risible dans le fond. Cela ne dure qu’une heure et demie et n’est pas, soyons honnête si insupportable que cela, mais quand on dépense une dizaine d’euros pour voir un film, on est en droit d’attendre quelque chose de plus abouti. Après, pour en revenir à Kev Adams, il ne faudra pas se plaindre si une partie du public vous considère comme un pitre dénué de talent d’acteur quand s’engage dans des projets si terriblement insuffisants.