En 2016, loin de ces comédies enfantines habituelles, Kev Adams tentait un pari un peu plus adulte dans "Amis publics". Flirtant avec une base nous rappelant certains événements ayant marqué les Français (le synopsis faisant clairement écho à la catastrophe de l'usine AZF), le film nous plonge dans une histoire assez dramatique. Ici, on parle de maladie, de dernière volonté, mais aussi d'amour. Maintenant, il faut avouer que le résultat est malheureusement moins intéressant que peut laisser penser cette promesse, même s'il est quand même loin d'être critiquable. Pour être honnête, je sais à quoi m'attendre, à savoir une sorte de téléfilm un peu facile et qui utilise ces sujets pour émouvoir le public sans faire beaucoup d'efforts, ce que l'on voit beaucoup dans ce genre de projets. Et franchement, par beaucoup d'instants, on sent que le film plonge rapidement dans cela, notamment dans le jeu très forcé de certains acteurs. Par exemple, je trouve que Kev Adams ne maîtrise pas cette approche plus dramatique. Dès qu'il commence à se vouloir plus sérieux, sa diction devient immédiatement fausse. Pourtant, malgré cela, je ressens quand même la volonté de prendre ce sujet au sérieux de la part de toute l'équipe du film. À plein d'instants, on sent une véritable émotion au travers des thématiques abordées ou dans le destin de nos héros. Cela se ressent notamment dès les premières minutes, où le quotidien du personnage de Ben est rapidement mis en avant, ou évidemment dans la conclusion. C'est fait avec respect, et avec beaucoup d'honnêteté. Le film met notamment en perspective le sujet de la sécurité et de la santé, face aux grands groupes très polluants. Il pose donc des questions, et même si cela reste un film pour le grand public et qu'il n'est donc pas non plus très revendicatif, j'ai apprécié la démarche. Par conséquent, je serai assez malhonnête de critiquer ce film sur ce point, surtout que ce dernier est également assez agréable à regarder. Dans sa durée, il n'est pas très long, et il bénéficie donc d'un rythme très soutenu. Pour le coup, ce qui l'empêche alors d'être vraiment plus que cela, c'est simplement sa production et son écriture dignes d'une production de TF1. Plusieurs moments sont clairement là pour forcer le mélancolique ou le côté solennel (je pense notamment à cette séquence de la vidéo de Léo, qui va jusqu'à être diffusée dans des télévisions de supermarché, ce qui est complètement ridicule) et ils gâchent un peu tout. On sent que la plupart des acteurs y croient, que les thématiques sont les bonnes et que l'idée amène vraiment à quelques bons moments. Franchement, j'aurais juste apprécié que le tout soit un peu moins standardisé, et je pense qu'il y aurait vraiment eu quelque chose à faire avec ce long-métrage. Pour conclure, un film honnête, mais classique.