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    Les Nuits blanches du facteur
    note moyenne
    3,6
    137 notes dont 30 critiques
    répartition des 30 critiques par note
    3 critiques
    11 critiques
    13 critiques
    2 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Les Nuits blanches du facteur ?

    30 critiques spectateurs

    alain-92
    alain-92

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    3,5
    Publiée le 6 septembre 2015
    Un nouveau regard d' Andreï Konchalovski sur des contrées reculées de l'actuelle Russie. Loin de toute notre modernité. Il déclare : "Je vais montrer mon film aux "acteurs" du village. Je ne pense pas que cela va les intéresser. Mais le public occidental va y trouver un certain intérêt. Ils sont peu familiarisés avec la vie russe. Ils auront du mal à croire qu'il y a des endroits où les gens vivent comme ça."

    Le film peut paraître long, certaines scènes répétitives. Il est toutefois difficile de rester insensible devant la beauté envahissante de cette nature qui semble ici comme un rempart majeur à toute modernité excessive.

    La direction de ces acteurs qui jouent leur propre rôle dans le film est minutieuse. Le facteur, principal protagoniste, est à la fois messager, confident et parfois ami. Un homme au passé incertain, hanté par la vision d'un magnifique chat gris. Le scénario, écrit au moment du montage, oscille entre rêve, fiction et pur documentaire.

    La vodka et ses ravages, la corruption, de vieilles légendes avec une rivière hantée par Kikimora, une sorcière qui enlève les enfants, s'opposent à la modernité de la ville la plus proche. Son centre commercial, des cocktails pendant "l'happy hour", des trains qui font trembler les lustres des plus proches habitations, un camp militaire doté des dernières inventions technologiques, sont comme autant de reflets de la Russie actuelle sur laquelle le réalisateur pose une caméra bienveillante. Y compris dans sa dernière image.

    La pauvreté d'un côté, les effets bruyants du capitalisme de l'autre. Entre conte et réalité, le film triomphe par sa seule photographie, et la beauté de ces paysages qui s'imposent face à une certaine fatalité qui pèse sur ses habitants.

    Le mot de fin au réalisateur : "La Russie n'est ni pauvre, ni arriérée. C'est un pays médiéval. Encore aujourd'hui. Et c'est tant mieux. Ses traditions, ses conceptions du monde, une voie de développement particulière, c'est cela sa richesse. Nous sommes un peu sauvages, un peu tumultueux, un peu dingues même. Et alors ?"
    Rafael H.
    Rafael H.

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    5,0
    Publiée le 15 juillet 2015
    Une beauté naturelle époustouflante mise en valeur par une photographie de haute volée, le film nous transporte dans ses paysages de la Russie profonde avec rythme et passion. Une scène est particulièrement anthologique : spoiler: cette balade en barque avec le petit garçon qui au fur et à mesure du comte raconté par le héros, se met à avoir de plus en plus peur !
    Un grand film du maître Konchalovsky !
    Daniel C.
    Daniel C.

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    3,5
    Publiée le 21 juillet 2015
    C'est une immersion dans l'âme russe que propose ce film. On est dans une contrée très éloignée, les moyens du bord sont rudimentaires. La télévision est finalement le lien au monde civilisé. La misère sociale semble régner. L'argent manque cruellement. L'alcool aide à supporter, à oublier. Ces gens ne sont pas des sauvages, mais ils vivent chichement, misérablement. L'eau n'est pas si courante, la toilette est de fait sommaire. Le titre du film est poétique, certaines images le sont également. C'est étrange de se dire qu'aujourd'hui les russes font partie des gens riches, alors que la misère y est si prégnante. Et dire que c'était l'idéologie communiste, qui y a été expérimentée. Marx a du maintes fois se retourner dans sa tombe... Même le décollage d'une fusée (dont le spectacle est assez impressionnant) passe inaperçu, alors qu'il a lieu à proximité. Les habitants n'en sont pas les spectateurs, nous si. Il y a de la métaphore dans ce film, qui invite à lire les romanciers russes.
    Fabien N.
    Fabien N.

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    4,0
    Publiée le 4 août 2015
    Après Leviathan et dans un genre fort différent, encore une très belle surprise venue de Russie. Mélancolique, contemplatif, nostalgique... mais on ne s'ennuie pas une seconde à voir cette brillante chronique d'une superbe région rurale confrontée au déclin, fiction au ton documentaire. Les personnages (de vrais habitants dans leur vrais rôles!) sont justes et touchants, les situations ni misérabilistes ni enjolivées. Le film évoque avec beaucoup d'habileté la Russie actuelle, montrant l'étonnante juxtaposition d'une modernité tapageuse et d'un monde rural fragilisé, les injustices toujours présentes. Une pincée d'humour, un soupçon de fantastique, et ce qu'il faut d'âpreté... magistral, décidément!
    traversay1
    traversay1

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    2,5
    Publiée le 16 juillet 2015
    Les nuits blanches du facteur peut être considéré comme le dernier volet de la trilogie consacrée au monde rural russe par Andreï Konchalovski après Le bonheur d'Assia (1966) et Riaba ma poule (1994). Son dernier film diffère par son aspect documentaire, les personnages jouant leur propre rôle à l'exception d'une actrice professionnelle. Kontchalovski décrit la vie des habitants d'un hameau sur une île, loin de la "civilisation". Un autre regard sur la nature, omniprésente, et sur des existences en marge, solitaires mais solidaires. Quelques éléments de fiction, notamment autour du facteur, permettent au réalisateur de dépasser la simple contemplation de ses concitoyens, comme abandonnés du monde mais qui se passent très bien des "bienfaits" du progrès. Une vision pleine d'empathie sur un rythme toutefois lent et languissant.
    Demglinguez
    Demglinguez

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    3,5
    Publiée le 10 août 2015
    En fait il s'agit davantage d'un documentaire sur un village isolé en cours de désertification que d'une fiction à proprement parler. La plupart des acteurs, non professionnels, jouent leurs propres rôles et le scénario fut improvisé. Il n'en reste pas moins intéressant d'un point de vue sociologique de pouvoir appréhender le mode de vie des habitants de ce genre de contrée isolée.
    Le personnage du facteur, bien que maladroit avec les femmes, est attachant : il est honnête, a de l'empathie envers les autres et un réel attachement pour sa communauté et son village. D 'ailleurs le synopsis n'est pas très réaliste en présentant le thème du départ du facteur comme étant central à l'histoire.
    Sova1
    Sova1

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    3,0
    Publiée le 18 juillet 2015
    A part montrer le monde rural en Russie d'aujourd'hui, ce film n'a rien d'exceptionnel. Par moments, c'est un peu long et lassant. Pour moi, il n'y a pas vraiment de fin, c'est un peu decevant.
    rogerwaters
    rogerwaters

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    4,0
    Publiée le 28 juillet 2016
    C’est bien évidemment l’aspect documentaire qui séduit de prime abord dans ce nouveau long de Konchalovski qui revient ici à ses premières amours, à savoir le simili documentaire servant de base à la création d’une œuvre fictionnelle et poétique (on pense au Premier maître datant de 1965). La découverte de la vie quotidienne de ces Russes laisse pantois et nous explique en partie la forte mortalité de cette nation ruinée par la Vodka. Mais ce qui finit par faire des Nuits blanches une œuvre vraiment superbe, ce sont les échappées rêvées sur la musique d’Artemyev, avec la présence de ce chat mutique. On se retrouve alors en plein film de Tarkovski et cela nous pousse donc à déclarer que ce dernier long-métrage est une œuvre importante qui confirme une fois de plus l’importance d’un cinéaste décidément immense.
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 23 avril 2019
    Durant les premières minutes du film, on a l'impression que l'on ve beaucoup s'ennuyer, à condition de continuer à regarder le film, ce qui, alors, n'a rien d'évident; Et puis, petit à petit, on est happé : par les gens, par la beauté des images, par l'histoire. Et, finalement, si il y a une chose qu'on ne regrette pas, c'est d'être resté jusqu'au bout !
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 1 février 2019
    Quelle poésie dans ce beau portrait d’homme qui unit par sa présence les habitants du village.
    Le tonton, le frère ou l’amant. Il joue tous les rôles au sein de la communauté.
    Il y a du Tarkovsky sublime dans la contemplation, la réflexion sur sa vie. Les paysages majestueux où le regard se perd dans la mélancolie. La richesse du partage dans les méandres du ruisseau avec l’enfant à la recherche de la sorcière.
    C’est superbe.
    Fritz L
    Fritz L

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    4,5
    Publiée le 30 juillet 2015
    Révélé à Cannes en 1979 avec « Sibériade », Andrei Kontchalovski se démarque pendant toute sa carrière, comme un cinéaste scrupuleux et loyal. De son parcours atypique, il a fui l’URSS avec son frère Nikita Mikhalkov (« Les yeux noirs », « Urga », « Soleil trompeur ») pour s’installer au States au début des années 80. Mais que ce soit avec « Le bayou », « Runaway train » où encore « Tango and Cash », il n’a jamais renié cette griffe qui lui est propre, marquant du sceau russe son cinéma. Cadre inventif, montage précis, direction d’acteurs rigoureuse faisant place belle aux anti-héros, sens très développé d’un réalisme social, cet ancien collaborateur d’Andrei Tarkovski (pour lequel il a écrit quelques scénarii) s’impose comme un très grand cinéaste, trop méconnu pourtant.

    Si « Les nuits blanches du facteur » peut apparaître comme intimiste aux yeux du grand public, il suffit de regarder les spectateurs et leur sourire béat à la fin de la projection pour se convaincre, pour ma part ce n’était pas nécessaire, que Kontchalovski a réalisé là un très beau film. Le sujet est particulièrement troublant, avec cette autre vision de la Russie, plus archaïque, que l’on croyait éteinte. Ce facteur est le seul lien physique avec la vie pour ces habitants presque au bout du bout du monde, il l’est tout autant au niveau spirituel, faisant un pont entre un passé disparu (grandiloquence soviétique) et un présent un peu effrayant (société de consommation). Kontchalovski, redonne vie à ces femmes et ces hommes, réinterprétant leur quotidien d’une manière si proche de la réalité, mais surtout en les sortant d’une amnésie collective, eux les derniers survivants d’un monde qui n’est plus. Le film se veut ici une belle preuve d’amour pour une patrie plurielle mais qui de tous temps a fait bloc. Ce n’est pas une considération politique, Kontchalovski s’en est toujours bien gardé dans ses films, juste un hommage aux humbles, au peuple russe.

    Magnifiquement mis en images, ces scènes de la vie quotidienne, redondantes et presque insignifiantes nous apparaissent magnifiées et délivrent un vrai message d’humanité. De manière générale, ces habitants en marge des sociétés, comme c’était déjà le cas dans « La Leon » de Santiago Otheguy, ou récemment dans le documentaire « Les trois sœurs de Yunnan » de Wang Bing, connaissent la valeur des choses, des sentiments. L’épure de leur existence révèle une grandeur d’âme enviable, où, comme le pensait Camus, « le sens de la vie est la plus pressante des questions ».
    Hotinhere
    Hotinhere

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    1,5
    Publiée le 4 juin 2018
    Un film docu sur la vie d’un village rural paumé au Nord de la Russie. Intéressant par moment pour sa partie visuelle, mais si chiant ! A voir bien éveillé...
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    4,0
    Publiée le 18 juillet 2015
    Le film se situe à mi-chemin entre documentaire (chacun joue son propre rôle) et fiction (le facteur se fait voler son moteur par exemple) mais garde toujours une sublime mise en scène, faite de plans-séquences sur le lac et d'un découpage très cadré dans les intérieurs. Avec les autres habitants du village, ce facteur fait partie d'une communauté soudée mais où les tensions sont pourtant nombreuses, notamment à cause de problème d'alcool et d'argent. La Russie est présentée dans toute la beauté de sa nature à la fois sauvage et harmonieuse, avec son vague à l'âme tellement propre à la culture slave.

    LA SUITE :
    poet75
    poet75

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    4,0
    Publiée le 22 juillet 2015
    Voulez-vous voir un film dépaysant autant que somptueux? Ce long-métrage d'Andréi Konchalovsky, à mi chemin entre fiction et documentaire, devrait parfaitement convenir.
    Pas d'acteurs dans cette oeuvre, mais les habitants d'un coin perdu du nord de la Russie, au bord du lac Kenozero, filmés au naturel. A commencer par Liocha, le facteur, obligé de traverser le lac immense pour porter aux habitants des villages non seulement leur courrier mais leur maigre pension et les objets du quotidien qu'ils ont réclamés. Entre le facteur et les villageois se sont nouées des relations de grande complicité. Liocha n'est pas un fonctionnaire mais, bien davantage, un confident, voire un ami. Lui qui a réussi à en finir avec la vodka depuis deux ans (et qui se promet d'en terminer un jour avec le tabac) n'émet aucun jugement chaque fois qu'il a affaire à un des habitants, ivrogne invétéré, mais il l'accompagne, il l'aide, il le soutient. Il y a chez Liocha quelque chose de l'ordre de la compassion.
    Bien sûr, le facteur n'est pas un saint, il laisse apparaître quelques failles, mais c'est un homme simple qui sait se mettre au service d'autrui. C'est peut-être avec un jeune garçon, son neveu, que la complicité est la plus grande. Il l'emmène volontiers avec lui, partout où il va, pour lui dévoiler des endroits secrets, mystérieux et terrifiants hantés par la sorcière Kikimora ou pour une escapade en ville avec à la clé la dégustation d'une glace.
    Pourquoi donc cet homme simple et plutôt droit souffre-t-il néanmoins d'insomnies et est-il visité par un étrange chat gris que lui seul a le privilège de voir? Le film ne donne pas de réponse, mais lorgne habilement du côté du fantastique, lors de quelques scènes suggérant que peut-être la vie de Liocha n'a pas été toujours aussi limpide que les eaux du lac qu'il sillonne sur son bateau.
    Quant à ce coin de Russie, il n'est peut-être pas aussi perdu qu'il semblait. En tout cas, l'on découvre au cours du film qu'il avoisine une base militaire, ce qui donne lieu, au cours d'une des scènes finales, au spectacle le plus ahurissant qui soit: deux mondes se côtoient, l'un qui n'est fait que de pauvreté et de rusticité, l'autre où l'on dépense une fortune pour mener à bien un projet militaire.
    Quoi qu'il en soit, Andréi Konchalovsky a réalisé un film superbe, multipliant les prises de vue les plus belles et nous offrant quantité de plans somptueux sur le lac, la nature, mais aussi les villages et les villageois. Une oeuvre fascinante et émouvante qui nous fait admirer et sentir la Russie éternelle! 8/10
    soulman
    soulman

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    3,5
    Publiée le 8 juin 2018
    Même si la déception finit par l'emporter, le récit ne réussissant jamais à décoller réellement, on ne peut qu'être sensible à certains moments de pure magie lorsque le facteur croise l'ivrogne du village, des voisines qui veulent revoir "Un homme et une femme" ou un enfant à qui il veut apprendre à pêcher.
    Quant à la splendeur des décors naturels, qui sont un personnage important du film, elle est magnifiée par un cadre toujours parfaitement défini par le cinéaste.
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