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noizet
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4,5
Publiée le 2 décembre 2021
j'ai eu comme voisin quelqu'un qui a travaillé en Afrique, à la période où se situe ce film. j'ai été époustouflé par la justesse de la retranscription par ce film , de certaines chose dont il m'a parlé sur qui s'y passait à cette époque. Beaucoup de ceux qui s'étaient expatrié étaient soit des paumés, des aventuriers attirés par l'appât du gain ou des voyous qui avaient besoin de se faire oublier en métropole. ce sont toutes ces catégories d'individus qu'on retrouve dans les personnages de ce film. la description de ce microcosme sulfureux pourrait mettre mal à l'aise mais le cinéaste a mis dans ce film la dose d'humour et d'ironie nécessaire pour rendre amusants ces personnages pour la plupart abjects et la morale est finalement en partie sauve avec l'évolution du comportement du personnage principal. la plupart des critiques négatives ne portent pas sur la qualité du film mais sur l'idée personnel de leurs auteurs sur ce qu'il retranscrit. Quand on a cotoyé pas mal de milieux pas toujours très raffinés, on se rend compte que beaucoup de gens ne connaissent pas les gens qui y évoluent et contrairement à ce que certains écrivent l'image donnée par les personnages du film est très proche de la réalité !
Proche d'"As Good As It Gets" avec Nicholson ou Indochine de Wargnier, l'exemple meme du film français n'étant pas vu à sa juste valeur malgré ses nominations en dépit de ses fans. Ou peut-etre que l'histoire de ce Lucien, flic en une colonie et au choix soit sauveur de l'ombre soit autre @!!@!!@!!@!!@ de blanc raciste , n'était pas suffisamment belle et aseptisée pour l'esprit puritain faisant la loi de nos jours à Hollywood; celui d'ailleurs préférant si souvent les beaux discours aux faits véritables. En tout cas très culte.
Superbe transposition du roman original en AOF pendant l'entre deux guerre, Philippe NOIRET au sommet de son art servi par un un TAVERNIER inspiré, tous les seconds rôles sont superbes, le drame est drôle et développe bien tous les sentiments humains avec un peu de piquant, allez, dans mon TOP 5 lui aussi.
bien mieux que le caricatural " la victoire en chantant " , noiret donne un coup de torchon à tt ceux qu'il considère comme parasites , une sorte de justicier atteint psychologiquement de ce que l'on pourrait appeler sans exagération de ... folie . " ha la belle catharina tchi tchi ........ "
Un grand film à la fois tendre et sombre. Une effroyable vision de l'Homme et un éclairage cynique sur les dessous de la colonisation française... Les brillants dialogues sont d'une justesse... portés par une interprétation de Noiret à couper le souffle.
Avec son "coup de torchon" Tavernier nous offre un grand moment de cinéma. Les acteurs, la réalisation, le scénario, les décors (dépaysants) : tout ceci est très bon.
Bertrand Tavernier déterre le Sud poisseux de Jim Thompson pour le replanter en Afrique-Occidentale française, en 1938. On entre alors dans une bourgade où le racisme colonial tient lieu de météo : le mal ne s'y déclare pas, il s'y respire. Le seul flic du coin, Lucien Cordier, a renoncé à tout, à sa femme comme à sa fonction. Il s'en prend d'abord aux personnages les plus odieux (proxénètes, maris violents), ce qui rend son glissement presque acceptable. Le tri est facile, la cible odieuse, et pourtant la jubilation reste gênante. Ce coup de torchon ne lave rien, il étale. Le pire, c'est qu'on rit beaucoup, tant les seconds rôles sont des numéros. C'est précisément ce rire qui nous compromet. On suit Cordier dans cette dérive et, quand on relève la tête, on s'aperçoit qu'on a accepté bien plus qu'on ne l'aurait cru.
Ce que le film constate froidement, c'est qu'une loi qui ne s'applique plus à personne cesse d'exister. Dans cette colonie, l'arbitraire finit par remplacer toute règle, et la violence devient une conséquence presque naturelle du système. J'y vois un laboratoire à ciel ouvert où l'on observe des êtres que l'on aimerait appeler des monstres pour s'en tenir à distance, mais qui semblent finalement assez ordinaires. Cordier frappe rarement le premier ; il souffle sur les braises et laisse les autres achever le mouvement, si bien que le récit avance davantage par poussées de honte que par éclats. La caméra de Tavernier rôde, entre chez les gens sans frapper, tourne autour des groupes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bon côté où se placer. Aucune image de carte postale, aucune concession au pittoresque colonial, juste une lumière collante et une chaleur poisseuse. Le problème principal, c'est qu'une fois le mécanisme énoncé, le film le répète. Cordier ne se transforme plus vraiment, et le dernier tiers avance à vide. J'ai aussi été un peu déçu par cette diction moulée à la virgule, qui met une vitre entre les comédiens et nous.
Tavernier, l'humaniste patenté, l'amoureux du classicisme, le pourfendeur de la Nouvelle Vague, signe ici son film le plus cynique, et sans doute le plus libre. Philippe Noiret y est immense. Son Cordier hausse les épaules, dérive vers la destruction, et l'on se surprend à éprouver de la compassion pour un homme dont les actes deviennent de plus en plus difficiles à défendre. Isabelle Huppert joue cette jeune femme prête à suivre n'importe qui, n'importe où ; si l'actrice n'est pas encore tout à fait celle que l'on connaîtra, la flamme couve déjà. Une scène résume pour moi tout le film : celle où l'on recloue un Christ tombé de sa croix. Un dieu qu'il faut remettre d'aplomb au marteau, et des gens qui n'y croient plus pour s'en charger. Il ne reste personne, là-haut, pour envoyer qui que ce soit. Alors Cordier finit par se donner à lui-même une forme de légitimité, avec la tranquillité de celui qui croit encore obéir à un ordre.
J'adore Noiret, je garde une affection particulière pour les documentaires de Tavernier. J'avais vu coup de torchon il y a 25 ans et j'en gardai un bon souvenir. Sincèrement le film a mal vieilli et le scénario cousu de fil blanc, reste la prestation de Noiret à la hauteur mais qui ne suffit plus 40 ans après à porter, seul, le film. Revoir Isabelle Huppert a ses debuts reste également agréable. Film anecdotique donc.
Pas très convaincant, l'univers de Thompson, ici plus qu'ailleurs, est trop "borderline" pour être traité au cinéma - cela se confirma à maintes reprises dans les adaptations américaines, mais en France on est en droit et en devoir (?) de préférer et de loin "Série Noire" l'adaptation des "cliques et des cloaques" (gasp ! les titres de la Série noire !) de Corneau...
Bon, Tavernier et son scénariste revisitent le grand roman de Big Jim en y incluant la quasi totalité des dialogues (superbes) initiaux et en pillant nombre d'autres sources de Thompson ailleurs, dans d'autres romans ! Ma foi, ça se défend... ou pas.
Quant à transposer le cadre de "1280" âmes (cf JB Pouy) en Afrique coloniale avec un Eddy Mitchell en polo marin et une "Rose" déversant des flots d'immondices en guise de conversation, ça tient ni plus ni moins de la pure trahison - enfin, ça n'est qu'un avis.
Un film inoubliable Bertrand tavernier nous montre au travers d un flic désabuse et martyrise les travers de notre société un magnifique adaptation du roman de Jim thompson 1275 âmes
Un superbe film francais avec des grands acteurs, la creme de l'époque. C'est drole , cynique ,corrosif , caricatural dans l'Afrique au temps des colonies. Noiret, Marielle , Marchand et Eddy Mitchell.....
Très beau film,phillipe Noiret joue à la perfection son rôle, de très belles répliques.. Bref ce film nous fait rire mais nous laisse pensif à la fin. Chapeau!