On pourrait comparer A Tombeau Ouvert (2000) à une grosse claque, celle du reflet provenant du miroir de notre société. Une œuvre psychédélique qui nous transporte au cœur de la nuit, au beau milieu du travail des ambulanciers. Telle l’émission de la télévision « Cops », où cette fois-ci il n’est plus question de policiers, on suit pas à pas ses sauveteurs jusqu’au bout de la nuit, fatigués par un boulot complètement assommant, pas de pause, ils enchaînent non-stop les interventions. Au milieu d’eux, Frank, ambulancier depuis un bon bout de temps, déjà usé par son train-train quotidien et notamment par les vies qu’ils n’a pu sauver (hanté nuit & jour par cela, au point d’en devenir fou). Un métier qui conditionne, transforme à jamais des êtres sains qui évoluent dans un monde de déchéance (New York nous est montré sous son plus mauvais jour, avec son lots de putes, de camés et de clochards en tous genres). Incompris ou gênant, Scorsese a du faire face à un certain refus catégorique venant de la presse et un rejet de la part du public. Une chose est sûre, avec ce film, il n’est pas resté insignifiant et n’est pas passé inaperçu. Mention spéciale à la très belle distribution où l’on retrouve Patricia Arquette, John Goodman, Ving Rhames, Tom Sizemore, Cliff Curtis et bien sûr, le plus important de tous : Nicolas Cage, qui physiquement, en impose !
Plongée effrénée dans le quotidien d'un ambulancier complètement déphasé, hanté par les vies qu'il n'a pas pu sauver, "A tombeau ouvert" se pose comme un penchant plus énergique et un peu plus optimiste que "Taxi Driver". En plus d'avoir été écrits par Paul Schrader et mis en scène par Martin Scorsese, les deux films ont comme points communs de nous montrer une vision nocturne de New York peu reluisante à travers les yeux d'un personnage qui ne dort quasiment jamais, hanté par une obsession. Mais ce film, malgré la misère qu'il montre, est beaucoup plus abordable et n'est pas sans contenir quelques notes d'humour, en particulier grâce aux seconds rôles interprétés par John Goodman, Ving Rhames et Tom Sizemore. Dans le rôle principal, Nicolas Cage est excellent et sa tête de déterré traverse tout le film dans l'espoir de pouvoir y sauver quelqu'un. Inspiré par son sujet et par les rues de New York, Scorsese nous livre une mise en scène nerveuse, rythmée par une superbe bande-originale (dont on retiendra surtout un passage à la limite du psychédélisme sur "Janie Jones" des Clash ou encore la découverte d'une scène de crime sur "Red Red Wine" d'UB40.)
Pour moi l'un des meilleurs Scorsese. Fort, grave ,désespérant, grave, beau, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce film superbe, avec son univers désenchanté mais si profond, avec un très grand Nicolas Cage au bord du désespoir. On frise le chef-d'oeuvre.
Un navet complet, avec un acteur toujours aussi mauvais. C'est mal filmé, long. Le seul mérite semble être de donner une idée du système de soin aux états unis, et encore.
J’avoue que je n’attendais pas Scorsese dans ce registre là, et ça m’a très agréablement surpris. Le concept de vivre une ville au travers d’un de ses ambulanciers – et de nuit ! – je trouve ça juste grandiose. D’abord parce qu’on se retrouve plongé dans un monde qu’on ne connaît pas, mais aussi parce que ce monde a juste des allures totalement surréalistes. Moi en tout cas, j’ai été totalement envouté. C’est superbe…
Scorsese... J'avais vu Aviator et j'avais trouvé ça très très loin d'être réussi... Cependant, tout le monde admirant le travail du Dieu Scorsese (:/), je me suis décidée à me faire ma propre opinion dessus, en commençant par un de ses "chef-d'oeuvres", à savoir "A tombeau ouvert"... Quelle déception, et quel ennui. Enfin, surtout quel ennui, étant donné que je n'en attendais pas vraiment grand chose après avoir vu l' "extraordinaire" Aviator... C'est long, c'est sombre, ça ne décolle jamais... Faudra m'expliquer en quoi c'est un chef d'oeuvre. D'ailleurs, même la prestation de Nicolas Cage n'a rien d'exceptionnel...Un film bien banal digne de TF1, rien de plus...
On ne peut pas reprocher à Martin Scorsese de toujours caresser le spectateur dans le sens du poil, et ce n'est pas "A tombeau ouvert", plongée sombre, violente et glauque dans le New-York des laissés-pour-compte, des toxicos, des fous, qui fera dire l'inverse ; seule la fin insuffle une petite touche d'espoir. Une technique le plus souvent dynamique parfois même audacieuse, des symboles christiques, un hommage à sa manière à Woody Allen prouvent définitivement qu'on est bien dans l'univers du réalisateur de "Taxi Driver". Nicolas Cage et Patricia Arquette s'intègrent parfaitement dans ce dernier, le contraire aurait été étonnant pour l'acteur de "Leaving Las Vegas" et l'actrice de "Lost Highway", et concourent à faire de ce film une oeuvre qui ne peut pas laisser indifférent.
Premier film de nicolas cage que je n'ai pas trop aimé, pour simple et bonne raison qu'il est space ! Seul la perfection de nicolas cage dans son ro^le, sa façon de jouer est exceptionnelle. Bravo Nicolas, tu empeches les films d'avoir 0 !
le film a de quoi déconcerter par son scénario très linéaire, il faut surtout le voir comme le parcours halluciné et poétique d'un personnage dans sa ville et dans sa vie, avec une ambiance nocturne comme Scorsese sait les réussir
Ce film nous démontre s'il en était besoin que Nicolas Cage est un très bon acteur, ici, il a du se passer de sommeil pendant plusieurs jours pour avoir la tête de déterré qu'il a, le maquillage doit accentuer le trait, mais il est le personnage. Le film n'est pas vraiment un message d'espoir, même s'il parle de rédemption, Scorsese sort du cinéma mafieux mais reste à New York, la ville côté obscur, côté nuit, côté crade, côté violent, côté insurmontable. Il filme de manière nerveuse avec une bande son métallique, tout de rock percutant, et un montage limite psychédélique, il nous bouscule comme il sait le faire, collant sa caméra sur le visage de Cage pour bien nous montrer ses failles, son désespoir et la folie qui prend place dans son monde. Aux côté de lui, on se plaira à voir toute une bande d'acteurs triés sur la volet et qui sont tous border line à leur manière. C'est surréaliste, percutant et dérangeant, tout ce que Scorsese aime mettre devant sa caméra, il n'est pas là pour nous dorloter, il n'est pas là pour nous raconter une belle histoire, non, il aime nous bousculer, il aime que son cinéma nous imprègne, et nous hante durant quelque temps après le visionnage, si c'était son but, on peut dire que c'est réussi.
Mélangeant Taxi Driver et Urgence, Scorsese est ici dans son jardin. New York City la nuit, Nicolas Cage au volant de son ambulance traverse les bas-fonds de la ville monde. L'amour qui le lie petit à petit à Mary est une parenthèse enchantée dans ce monde déjanté. Un grand film.
C'est intéressant au début parce que Scorsese réussit à nous décrire une ambiance anxiogène, servie par un Nicolas Cage halluciné. On attend ensuite que le film commence, et il ne commence jamais, il y a bien une vague histoire de rédemption assez nébuleuse mais qui n'accroche pas vraiment. De plus le film quitte dans sa dernière partie le faux réalisme pour tomber dans un excès assez grotesque… tout ça pour permettre la fameuse rédemption. A la fin on a hâte que ça finisse, on hésite même à laisser tomber, on ne le fait pas mais on se dit "in fine" que si on l'avait fait on n'aurait pas raté grand-chose. Quant à Patricia Arquette, je ne l'avais jamais encore vu si fade .