A tombeau ouvert, c'est avant tout une ambiance, celle d'un New-York désenchanté dans lequel zone un Nicolas Cage (excellent) au bord de la rupture. Accompagné par de très bons acteurs, il tente, de maintenir un semblant d'espoir et d'équilibre dans un monde fou qui le dépasse et le bouleverse. Scorcese nous entraîne dans une drôle de balade.
Scorcese filme de façon stroboscopique la lie de la nuit New Yorkaise à travers les yeux cernés d'un ambulancier insomniaque et halluciné. Dans le même genre, Dan Gilroy a tourné Night Call. Dérangeant, désespérant et pour tout dire lassant.
Film sur les bas-fonds new yorkais avec les junkies, les timbrés et les assassins qui hantent les rues. Film hyper musical (encore plus que d'habitude). Réalisation hallucinante et mouvementée, montage hypnotique mais Scorsese fait dans la surenchère à tout les niveaux, scénario et histoire ainsi que les personnages (quoi que le film n'est pas si irréaliste que cela finalement).
Scorsese nous entraîne une fois de plus dans les rues désenchantées de New York, à travers les yeux d'un ambulancier cette fois-ci. "A tombeau ouvert" est réussi visuellement et l'histoire est très prenante.
New York, la nuit, un conducteur nevrosé, un film de Scorsese, un scénario de Schrader... Ceci n'est pas sans rappeler Taxi Driver mais la comparaison s'arrête là. A Tombeau ouvert, bien que méconnu dans la filmo de Scorsese, n'en est pas moins génial. spoiler: Il vient à réfléchir sur les conditions horribles de travail des ambulanciers, sur l'euthanasie, la drogue, ...
Un pitsch très original magnifié par Nicolas Cage dans l'un de ses meilleurs rôles et une bande son, encore une fois, très rock 'n' roll avec 2 morceaux du Clash ! Si le film n'est pas à mettre devant tous les yeux, il est clairement à réhabiliter !
Au fur et à mesure qu'avance, on se dit "mais il va bien se passer quelque chose quand même ?"...et puis arrive le générique de fin. C'est lent, mou... les dialogues sont dans l'ensemble mauvais. Cage s'est également montré meilleur.
On retrouve le scorsese des taxi driver et autres mean streets dans ce film remarquable, dans lequel Nicolas cage tire son épingle du jeu en ambulancier désabusé . Mineur dans la filmo de scorsese , a tombeau ouvert mérite cependant mieux que son statut.
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1,0
Publiée le 27 septembre 2021
Le nouveau film de Scorsese A tombeau ouvert est un film sinueux qui n'a pas d'intrigue et il est complètement incertain de lui-même du début à sa fin. L'histoire est centrée sur un ambulancier perturbé qui est hanté par les fantômes de ceux qu'il a perdus au travail et qui est semble-t-il au bord de la crise de nerfs. Par moments le film est assez drôle utilisant la force de la comédie noire pour porter l'histoire. Mais le film de Scorsese implose dans ses tentatives d'être convaincant et cela est dû en partie à la performance terne et sans vie de Nicolas Cage et en partie à celle de Patricia Arquette. La bouffée d'air frais dans ce film plein de brouillard est Ving Rhames qui respire l'énergie. Lorsqu'il est à l'écran l'envie de grandeur apparaît un peu et lorsqu'il n'est pas à l'écran on en redemande. Scorsese est trop stylisé ce qui fait que son film ressemble davantage à un clip vidéo qu'au Martin Scorsese qui a réalisé certains des meilleurs films de ce siècle...
L'ultime chef-d'oeuvre de Scorsese? En tout cas, il est incontestablement sur le podium, tellement cette oeuvre est maîtrisée, riche, rythmée, critique, puissante, magnifiquement interprétée, et je pourrais encore donner mille adjectifs pour qualifié Bringing out the Dead.
Reprenant plus ou moins l'intrigue de Taxi Driver, le film narre le quotidien d'un ambulancier travaillant dans un des quartiers les plus dépenaillé de New York, l'obligeant ainsi à être confronté à la dure réalité de la vie des bas-fonds de la métropole : Drogue, prostitution, violence, disfonctionnement des organes de la santé. Bref, à travers ce New York, Scorsese continue sur un thème qui lui est cher, déjà traité dans plusieurs de ces films (Taxi Driver, Les Affranchis, Casino, puis Gangs of New York), soit la construction de l'Amérique à travers la violence, le vice et la souffrance.
Frack Pierce, le jeune ambulancier dont il est question, va vivre ainsi une longue descente aux enfer, comme le réalisateur italien sait si bien les mettre en scène. Présenté comme une figure christique voulant sauver ce monde en perdition, le protagoniste est littéralement plongé dans cette misère qui le ronge, le fatigue, le portant peu à peu vers une folie hallucinée, un monde psychotique déjanté.
Bringing out the Dead n'est pas qu'un simple remake de Taxi Driver, mais une révision complète du film qui fit le succès de Scorsese, pour arriver à quelque chose de tout différent, autant sur la forme que sur le fond. Une chose qui s'en démarque en particulier, est la prouesse technique du maître, qui ne se contente plus du rythme lent et sobre de Taxi Driver, et met en scène un film doté d'un sens du rythme incroyable, d'audaces visuelles quasi jamais égalées et bien sûr, comme d'habitude, la bande son est géniale. Tout cela concède une harmonie incroyable à cette oeuvre, tout en maintenant un nombre inconsidérables de réflexions sur des problèmes sociaux majeurs de la société.
Un bon Scorsese, le scénario et la descente aux enfers de Nicolas Cage sont supers, l'interprétation est très bonne et nous donne un casting de choix. Mais on n'est loin, même très loin, d'égaler les oeuvres précédentes du réalisateur.
Plongée radicale dans l'enfer nocturne des ambulanciers New-Yorkais en proie à leurs démons où la folie et la paranoia représentent leur quotidien que Scorsese retranscrit parfaitement à l'écran avec son habituel génie, accompagné d'un subtil humour noir... Une oeuvre à "vivre"...
Le meilleur film de Scorcese ? Pas impossible, tant cet odyssée mental et visuel semble être la somme de toutes ses préoccupations. On y retrouve ainsi l'immersion dans la tête d'un personnage et la vision hallucinée du monde qui en découle, la culpabilité vécue comme moteur existentiel, l'altérité du monde et la difficulté d'y trouver sa place, le trouble identitaire et enfin un vrai sens de la compassion. Car la force du film est justement de conjuguer avec bonheur la veine "psychotique" du cinéaste avec une veine plus "humaniste" qui a toujours couru dans son oeuvre (au hasard, le magnifique "Life lessons"). Il en résulte un objet cinématographique complètement détonnant, à la fois trip visuel, hypnotique et élégiaque, mais aussi bouleversant portrait d'un homme qui s'ouvre aux autres, emprunts d'une qualité d'émotion quasi romanesque. C'est là où le film va bien au-delà de la simple variation sur le thème de "Taxi driver", comme on l'a trop vit assimilé, mais s'ouvre sur une cosmogonie existentielle bien plus complexe : l'homme qui se définit par ses actes peut-il être autre chose que ce qu'il poursuit ? Rarement un personnage de Scorcese nous aura semblé finalement si proche, universel dans sa quête : ne sommes-nous pas tous déconcerté par le silence du monde face à nos appels désespérés pour y trouver un sens et une place ? Rarement film nous aura autant impliqué émotionnellement... Et puis, quel plur plaisir de cinéma ! "A tombeau ouvert" est un feu d'artifice visuel, jamais exercice de style, mais toujours au service d'une émotion ou du mouvement intérieur du personnage. S'y enchaînent des séquences d'une folle beauté (le dealer empalé qui admire le feu d'artifice sur New York, entre autres) et d'une absolue humanité (Cage et Arquette silencieux, côte à côte dans l'ambulance, unis par les vibrations du véhicule, entre autres). Scorecese est immense et il nous livre avec ce film le diamant noir de son oeuvre, un choc cinématographique inoubliable.